Henning Mankell est né le 3 février 1948 en Suède. A 24 ans, il part en Afrique, d’abord en Guinée-Bisseau et s’installe dans les années 70 en Zambie, avec sa première femme. En 1985, Mankell choisit Maputo, au Mozambique. Depuis plus de 15 ans, il dirige ainsi la seule troupe de théâtre professionnelle du pays, Mutumbela Gogo. Écrivain engagé et généreux, il partage depuis sa vie entre le Mozambique et la Suède.

Henning Mankell, L’oeil du léopard, Éd. Seuil, 2012

Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson, adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux : aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois.?1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence, Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’oeufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine.
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Henning Mankell, Comédia infantil, Éd. Points, 2005

« Le ciel était dégagé après les violentes pluies et la lune était pleine le soir où je posai Nelio sur le matelas sale. Là où à l’aube, neuf jours plus tard, il allait mourir. » Une nuit, dans une ville africaine, un homme est assis sur le toit d’un théâtre et contemple la ville à ses pieds. Il se remémore l’histoire que Nelio, l’enfant des rues, lui a confiée au cours des neuf nuits qui lui restaient à vivre. Qui est cet enfant âgé de dix ans qui détient déjà toute la sagesse d’un vieil homme? Pourquoi a-t-on voulu le tuer? La guerre civile fait rage. Nelio est le seul rescapé de la mise à sac de son village. Après une période d’errance, il finit par gagner la grande ville et il rejoint un groupe d’enfants des rues avec lesquels il affronte la misère, la faim, l’intolérance. Face à la barbarie, Nelio oppose la poésie et la générosité et se laisse guider par l’imaginaire.

Henning Mankell, Le cerveau de Kennedy, Éd. Points, 2010

Automne 2004. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer, fragment par fragment, les dernières années d’une vie brutalement interrompue. Secondée par Aron, le père d’Henrik, qu’elle est allée chercher au fin fond de l’Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d’inquiétantes zones d’ombre. Pourquoi Henrik s’intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone? D’où provenaient les grosses sommes d’argent dont il disposait? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida? Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu’elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent.Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, elle se laisse conduire par ses pas jusqu’au cœur de l’Afrique. Une vérité effroyable l’y attend. À travers ce thriller palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d’un continent rongé par le sida.

Henning Mankell, Tea-Bad, Éd. Points, 2008

Tea-Bag, jeune Nigériane, traverse l’Europe à pied, persuadée que tout là-haut, en Suède, une porte s’ouvrira pour elle. Tania, venue de Smolensk, a franchi la Baltique à la rame, portée par le même espoir. Leïla est arrivée d’Iran alors qu’elle était enfant. Ensemble elles se démènent pour survivre dans une banlieue de Göteborg où elles ont échoué par hasard. Pendant ce temps, le célèbre auteur Jesper Humlin, qui attend l’inspiration en surveillant son bronzage et le cours de ses actions en Bourse, tente d’échapper à la tyrannie de sa petite amie et de sa mère. Le jour où sa trajectoire croise celle de Tea-Bag, Tania et Leïla, c’est le choc. Il découvre l’existence d’une Suède inconnue, clandestine, comme un double  » en négatif  » de la Suède officielle, laquelle ignore tout de la première. Aussitôt il envisage de détourner leurs expériences à ses propres fins. Mais les jeunes filles n’ont pas dit leur dernier mot… Dans le nouveau roman de Mankell, comédie et tragédie se donnent la main : tour à tour drôle et grave, dérisoire et engagée, cette histoire pleine de rebondissements et de larmes est un conte inspiré du XXIe siècle et un hommage vibrant à des héroïnes bien réelles.

Henning Mankell, La lionne blanche, Éd. Points, 2005

Scanie, avril 1992. Louise Akerblom, agente immobilière et jeune mère de famille, disparaît dans des conditions mystérieuses. Pendant ce temps, en Afrique du
Sud, un groupe d’Afrikaners fanatiques prépare avec soin un attentat contre une importante figure politique. Quelques jours plus tard, le corps de Louise, le front troué d’une balle, est repêché dans un puits. L’inspecteur Wallander et son équipe enquêtent. Mais le passé de la victime est limpide et les recherches piétinent. C’est alors que les policiers découvrent près des lieux du crime le doigt tranché d’un homme noir. Y aurait-il un lien entre la réalité quotidienne de la province suédoise et la lutte politique sanglante qui se déchaîne à un autre bout du monde ? Wallander en sait peu sur l’apartheid ou sur la situation internationale. Et il ignore la relation qui peut exister entre l’ex-KGB et les nationalistes blancs d’Afrique du Sud. Cette fois, ce n’est plus le sort de quelques individus qu’il a entre ses mains, c’est le destin d’une nation.

Henning Mankell, Le roman de Sofia, Éd. Flammarion, 2011

C’est l’histoire d’une jeune Africaine – Sofia – et d’un pays en proie à la guerre civile – le Mozambique – qu’évoque ici Henning Mankell. Rythmé en trois temps et inspiré de faits réels, ce roman offre des pages lourdes de malheurs. Depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, Sofia sera confrontée à d’effroyables épreuves. Son père sera assassiné, sa sœur Maria perdra la vie en sautant sur une mine, elle-même perdra ses deux jambes dans l’explosion tandis que sa jeune sœur Rosa sera victime du sida. Pas de répit pour la petite fille comme pour la femme volontaire et courageuse qu’elle deviendra. Évidemment le poids des épreuves entamera de temps en temps son moral, mais elle poursuivra son chemin, même si elle «?se posait beaucoup de questions. Elle se demandait pourquoi on l’avait obligée à entrer dans ce monde où il n’y avait que des morts.?» L’écriture est simple, les phrases sont courtes?; des dialogues plutôt rapides apportent une certaine fluidité à l’ensemble. Le roman n’est pas vraiment bouleversant, on reste à distance des personnages. Mais le récit a la force du témoignage et rend bien compte de la misère des plus démunis en Afrique.

Henning Mankell, Le fils du vent, Éd.Points 2005

En 1875, Hans Bangler, jeune entomologiste, quitte la Scanie pour le désert du Kalahari. Il pense y dénicher un insecte rare, mais c’est un enfant orphelin qu’il ramène en suède. Objet de curiosité et de répulsion, le petit Daniel ne rêve que d’apprendre à marcher sur l’eau pour aller retrouver son désert et ses ancêtres.

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