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rentrée sept 2012 » opoto

rentrée sept 2012


Envie de voyage ? Mieux qu’un guide, emportez un polar …

Qu’ils soient écrits par des auteurs africains ou pas tous ces polars parlent de l’Afrique, des Afriques.
Des centaines de livres à découvrir, classés par pays et par époques (années de parutions des ouvrages).
Il manque sans doutes pas mal de titres, alors n’hésitez pas à donner vos avis et à proposer des compléments.
Bonnes lectures, bons voyages…

Les trois derniers de la rentrée littéraires : un voyage au Libéria, en Ethiopie et à la Réunion.

Leymah Gbowee, Notre force est infinie, éd. Belfond, 2012
Les images de ces femmes en blanc héroïques qui ont réussi à chasser Charles Taylor du Libéria ont fait le tour du monde. Parmi elles, Leymah Gbowee, le chef de file du mouvement. Un témoignage renversant, poignant et criant de sincérité sur son combat pour la paix et la démocratie au Libéria et en Afrique de l’Ouest, doublé d’un magnifique portrait de femme.
Inspirant et bouleversant, le témoignage unique d’une femme dont le courage, la passion et l’exceptionnelle force de conviction ont fait renaître l’espoir dans un pays ravagé. ??Leymah Gbowee n’a que dix-huit ans quand la guerre civile éclate au Liberia. Pendant quatorze ans, les troupes de Charles Taylor vont semer la terreur et la mort. Premières victimes, les enfants dont le dictateur fait des soldats, et les femmes harcelées, parfois violées par les miliciens. ?Au prix d’une volonté inouïe, Leymah Gbowee va relever la tête. Avec dans le coeur une conviction inébranlable : qu’importe l’ethnie, qu’importe la religion, si elles se rassemblent, les femmes peuvent défier la violence des hommes. ??D’innombrables sittings en terrifiantes confrontations avec les seigneurs de guerre, en passant par une grève du sexe aussi spectaculaire qu’efficace, Leymah Gbowee et son armée de femmes en blanc vont réussir l’impensable : pousser Charles Taylor à l’exil et ramener la paix au Liberia. ??Leymah Gbowee a reçu le prix Nobel de la paix en 2011.

Jean-François Samlong, Une guillotine dans un train de nuit, éd. Gallimard (Continents noirs), 2012
« L’adjoint Choppy se souvint d’Ernestine Généreuse qui lui avait confié que Sitarane, disposant d’une force surnaturelle chez les morts, se métamorphoserait en rapace, vipère, limace, glouglou, et qu’il deviendrait une « mort-ombre » pour punir ses ennemis. D’un côté, il y aurait ceux qui useraient de tabous pour être dans les bonnes grâces de l’Ombre ; de l’autre, ceux qui manipuleraient des talismans pour se protéger d’Elle, et les femmes vivraient dans la peur d’être fécondées par cet esprit maléfique qui frapperait comme il avait frappé de son vivant. On ne parlerait plus que du châtiment de l’Ombre car, quelque lien qui eût pu unir Sitarane à l’humain, il l’avait rompu pour toujours. »

Maaza Mengiste, Sous le regard du lion, éd. Actes sud, 2012
Durant la révolution éthiopienne, dans les années 1970, les destins d’un père et de ses deux fils qui ne font pas les mêmes choix. Ce formidable premier roman convainc par sa sensibilité complexe, sa vision politique acérée, ses personnages forts et son écriture captivante.

Suite et fin (?) de la rentrée littéraire 2012 : deux occasions supplémentaires pour passer de bons moments de lecture.

Victor Kathémo, Le descendant africain d’Arthur Rimbaud, éd. Myriapode, 2012
Racho est un homme originaire de Dirédoua près de Harar en Éthiopie. Sa trisaïeule, femme Amhara d’une certaine élégance, vécut une brève et discrète idylle avec Arthur Rimbaud pendant le deuxième séjour de ce dernier à Harar. Suite à la famine due à la guerre et aux problèmes de sécheresse sévissant en Éthiopie, le famille de Racho s’exila dans le Golfe de Guinée.
Comme Rimbaud, Racho fait état d’une veine artistique féconde. Il est sculpteur et offre une nouvelle vie aux bibelots et colifichets qu’il ramasse au Port autonome de Cototrou. Mais son art ne répondant à aucune règle académique, Racho a du mal à se faire accepter par ses pairs et à vivre de son art. Il va ainsi décider de tout laisser tomber et d’aller mener sa vie sur le continent de son illustre ancêtre dans l’espoir d’y recevoir, du fait de sa filiation, un abord princier. Pour ce faire, il embarque sur un navire marchand dissimulé dans un container. Débarqué au Havre, il n’a qu’une idée en tête : visiter la tombe de son ancêtre et traverser le Rhin pour élire domicile en Rhénanie. Cueilli par les policiers allemands, il se fera renvoyer en France où, pour se prémunir contre une situation clandestine, il sera obligé de déposer une demande d’asile politique perdant définitivement la maîtrise de son destin.
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Alain Mabankou, Tais-toi et meurs, éd. La Branche (vendredi 13), 2012
Quittant le Congo, Julien Makambo arrive en France sous le nom de José Montfort. Il est accueilli à Paris par Pedro, figure de proue du milieu congolais de la capitale. Sapeur à la pointe des tendances et « homme d’affaires » au bras long, Pedro prend Julien sous son aile et l’initie au monde des combines souterraines. Les affaires tournent, Julien a la vie belle et festive, jusqu’à ce vendredi 13 maudit, ou il se retrouve malgré lui mêlé à la défenestration d’une jeune femme.
En prison, il écrit son histoire, celle d’un jeune homme confronté à son destin : Makambo en lingala signifie « les ennuis ». Et face aux ennuis, une règle d’or règne ici en maître : Tais-toi et meurs.

C’est la rentée… littéraire 2012. Deuxième salve des livres qui sortent en cette fin d”été. Avec, après le sublime Le rêve du celte Vargas LLosa et Congo de Vuillard un troisième livre, en 2012, sur l’histoire du Congo : Congo, une histoire de David Van Reybrouck ; à lire sans modération…

Sandrine Charlemagne, Mon pays étranger, éd. La Différence, 2012
Le voyage qu’entreprend la narratrice pour rejoindre l’Algérie où son père est né, est un pèlerinage et une quête d’identité. Sur le bateau qui l’emmène de l’autre côté de la Méditerranée, les souvenirs se bousculent. Qui est-elle au milieu de ces hommes aux visages familiers dont elle ne parle pas la langue ? A Alger, c’est Mahmoud, un Algérien rencontré à Paris, qui l’accueille et la guide. Il a travaillé au Théâtre national dont le directeur a été assassiné. ?Au fil de ses haltes, au théâtre, au café, dans les rues, elle prend conscience de la misère, de la peur, du désespoir de ces jeunes gens sans avenir et pourtant si pleins de vie et hospitaliers. Avant de repartir, elle passera dix jours à Oran, chez Amina dont le mari a été tué et qui vit seule avec ses filles. Visages de femmes, petits faits du quotidien, paysages, odeurs, intrusions brusques de la violence, réminiscences des attentats, du passé de la narratrice, tout s’interpénètre et frémit dans ce livre qui rend palpable la vie profuse et déchirée des gens chez qui s’exacerbent encore, comme une plaie qui ne se referme pas, espoirs et regrets.

Martine Desjardins, Maleficium, éd. Phébus, 2012

« Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Pardonnez à ces sept pécheurs victimes d’étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune, et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair. Pardonnez aussi à cette femme calomniée, emmurée dans un cruel silence. Pardonnez enfin à l’homme de Dieu qui a recueilli leurs aveux et brisé le sceau de la confession en les transcrivant dans un opus à l’odeur de soufre, Maleficium. ?A la fin du XIXe siècle, sept hommes partis aux confins de l’Orient et de l’Afrique croisent tour à tour la route d’une troublante créature. Pourquoi les soumet-elle aux plus inavouables tentations ? De quoi cherche-t-elle à les punir ? En huit tableaux, Martine Desjardins compose une fresque baroque, invitant à voyager aux limites des plaisirs et de la souffrance. Une œuvre rare, parfumée de fantastique, d’exotisme et d’érotisme, portée par une langue somptueuse.

Mathias Enard, Rue des voleurs, Actes Sud, 2012

C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.
Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.
Dans Rue des Voleurs, roman à vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des Voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe.
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Teju Cole, Open City, éd. Denoël (& d’ailleurs), 2012

Nous sommes en hiver : Julius, un jeune Nigérian interne en psychiatrie, vient de connaître une rupture douloureuse. La pression des consultations le laisse exsangue et son passé au Niger le hante. Pour tromper sa solitude, il déambule dans New York. Très vite, ces longues marches deviennent l’occasion de confronter son isolement à des milliers de visages anonymes dans une ville cosmopolite mais meurtrie par les attaques du 11 septembre. De rencontre fortuite en rencontre fortuite, ces visages prennent corps, donnent de la voix, comme autant de témoins d’un paysage humain morcelé, à la fois déchiré et uni par la question de l’autre : marathonien claudiquant seul sur le trottoir après l’exploit, vieux professeur de littérature à l’agonie, cireur de chaussures haïtien, sans-papiers libérien incarcéré, jeunes Noirs américains en quête d’eux-mêmes, patients inconsolables. Magnifique série de rencontres qui font s’engouffrer dans le texte toute la modernité de New York, cependant qu’en contrepoint l’architecture que Julius déchiffre sans relâche, la musique qu’il écoute, les pièces d’art qu’il contemple dévoilent au lecteur le prodigieux palimpseste de la ville.
Étonnant premier roman, Open City met en scène un homme en crise dans une ville en crise. La prose de Teju Cole, profonde, rythmée, sert à merveille cette belle médiation sur l’identité, la perte, l’acceptation de soi et des autres, dans un monde où l’altérité est partout brandie comme une menace.

David Van Reybrouck, Congo, une histoire, Actes Sud, 2012

Le livre du Congo, un essai total écrit comme un roman.?De la préhistoire aux premiers chasseurs d’esclaves, du voyage de Stanley missionné par Léopold II à la décolonisation, de l’arrivée de Mobutu puis de Kabila à l’implantation industrielle d’une importante communauté chinoise, ce livre retrace, analyse, conte et raconte 90 000 ans d’histoire : l’Histoire d’un immense pays africain au destin violenté.
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C’est la rentée… littéraire 2012. Première salve des livres qui sortent en cette fin d »été. Avec (encore) un superbe roman de Tierno Monénembo…

Tierno Monénembo, Le terroriste noir, éd. Seuil, 2012
Le terroriste noir est l’histoire, superbement mise en fiction, du résistant Addi Bâ (1916-1943). Ce « Petit peul », orphelin adopté en France à l’âge de 13 ans, s’est engagé dès 1939 comme tirailleur et s’est distingué rapidement au combat. Prisonnier, il s’évadera, sera recueilli dans un village des Vosges où il organisera un des premiers et des plus efficaces réseaux de résistance, avant d’être arrêté et exécuté par les soldats allemands.
Il faudra attendre 60 ans, quand la médaille de la Résistance lui sera décernée en 2003 à titre posthume, pour que ses exploits et son charisme resurgissent dans les mémoires. C’est grâce à celle de Germaine Tergoresse, petit fille pendant la guerre, que Tierno Monénembo fait revivre l’étonnant destin et la personnalité hors du commun d’Addi Bâ.
Avec une écriture inventive, attentive aux richesses de l’oralité, l’auteur nous offre un dixième roman d’une grande force, appelé à devenir un véritable classique et à révéler à un large public le talent rare de ce grand écrivain guinéen d’expression française.

Mamadou Mahmoud N’Dongo, Remington, éd. Gallimard (Continents Noirs), 2012
« Mon dimanche a commencé comme le début d’un film de Jim Jarmusch par un long plan séquence où le héros devant son verre de pur malt est assis au comptoir, près de lui, une Rita Hayworth éméchée mime une danse lascive devant un juke-box à la prise débranchée, tandis que le barman lit 2666 de Roberto Bolaño, il est minuit passé de cinq minutes, rue Myrha, je regarde mon reflet dans le miroir au-dessus du comptoir, je venais d’avoir quarante et un ans ». Miguel Juan Manuel vit à Paris, il est critique rock pour le magazine Remington, où il tient une chronique dans laquelle il fait entendre sa musique.
Un brin narcissique, un rien insouciant, Miguel Juan Manuel carbure au sexe, à l’alcool et au rock’n’roll… mais, le soir de son anniversaire, il fait son examen de conscience lors de la fête que lui organisent ses amis et ses fantômes. Dans de courts chapitres, comme autant de récits de vie, de récits de soi, Mamadou Mahmoud N’Dongo relate les ambivalences, les incertitudes, les doutes d’une génération.

Collectif, Les lyres de l’Ogooué, éd. Jets d’encre, 2012
Dix femmes gabonaises nous parlent de la femme.
Dix plumes, dix voix. À la fois différentes et univoques, pour évoquer les thèmes qui touchent les femmes du monde entier : l’amour, dont rêvent toutes les jeunes filles et qui peut se transformer en cauchemar, la maternité, le désir de liberté et le besoin de reconnaissance, la vieillesse, la solitude, le deuil…
Les nouvelles présentées dans cet ouvrage esquissent des portraits tantôt drôles tantôt graves de femmes et de jeunes filles africaines, soulignant avec fraîcheur et élégance que si la femme est plurielle, sa condition et ses aspirations sont universelles.

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Abdellah Taïa, Infidèles, éd. Seuil, 2012
Slima est une putain marocaine. Son fils Jallal l’aide à attraper les hommes, les clients, les soldats d’une base militaire. Il parle à sa place, se bat pour elle. Tous deux résistent à la misère et aux humiliations. Ils savent manipuler les hommes, tirer d’eux de quoi survivre. Ils se sont inventé une religion où cohabitent l’Islam, la sorcellerie, et des rêves nés des chansons populaires et des films. Marilyn Monroe est devenue pour eux une sorte d’idole protectrice.
Slima est arrêtée par la police. Elle est torturée par les sbires d’Hassan II. Elle met Jallal à l’abri en l’envoyant en Egypte. Elle le rejoint et reprend son métier de prostituée au Caire. Elle y rencontre un Belge, converti à l’Islam. Avec lui elle trouve la voie d’une ascèse qui la conduit à mourir sur la tombe du prophète à Médine. Installé à Bruxelles par l’amant de sa mère, Jallal s’y sent étranger.
Révolté et rêveur, il rencontre à son tour, dans un hôpital, un européen musulman, qui le subjugue. C’est un coup de foudre où la spiritualité tient plus de place que la sensualité. Ensemble ils partent pour Casablanca avec le projet de se faire exploser. Jallah voit dans cette explosion une façon d’imposer au monde leur amour réprouvé et de venger sa mère. Quand il comprend que son ami est en fait un terroriste il est trop tard.
Jallah, après sa mort, est accueilli par un Dieu qui n’est autre que Marilyn Monroe, l’idole de sa mère.