Entries tagged with “Répubique Démocratique du Congo”.
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dim 8 jan 2012

L’exploitation du continent africain va de pair avec la découverte par les premiers explorateurs d’immensités alors inconnues par les européens : les ressources sont abondantes et les bras nombreux. La machine à briser les peuples peut se mettre en place au profit le l’honorable société bienpensante : hommes politiques, grands patrons et hiérarchie ecclésiastique. Malgré tout quelques grains de sable tentent de prendre le parti de l’espoir d’une vie meilleure…(image : http://www.afriqueredaction.com)
1900
Mario Vargas Llosa, Le rêve du celte, Éd. Gallimard, 2011
Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions et des rencontres du protagoniste, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l’homme par l’homme dans les forêts du Congo – alors propriété privée du roi Léopold II de Belgique, et dans l’Amazonie péruvienne – chasse gardée des comptoirs britanniques jusqu’au début du XXe siècle.
Personnage controversé, intransigeant, peu commode, auteur d’un célèbre rapport sur l’Afrique qui porte son nom, l’aventurier et révolutionnaire irlandais Roger Casement (1864-1916) découvre au fil de ses voyages l’injustice sociale mais également les méfaits du colonialisme qu’il saura voir aussi dans son propre pays. Au rêve d’un monde sans colonies qui guidera son combat, viendra ainsi s’ajouter, comme son prolongement nécessaire, celui d’une Irlande indépendante. Tous les deux vont marquer la trajectoire de cet homme intègre et passionné dont l’action humanitaire deviendra vite une référence incontournable mais dont l’action politique le conduira à mourir tragiquement dans la disgrâce et l’oubli. Mario Vargas Llosa exhume ici une fascinante figure historique et, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, la replace brillamment dans son époque et dans la trame unique de son destin. Mais en même temps, il nous invite à réfléchir sur des sujets strictement contemporains comme le nationalisme, l’homophobie ou les séquelles du colonialisme européen en Afrique et en Amérique latine.
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1960
Jean Ziegler, L’or du Maniéma, Éd. Points, 2011
Au lendemain de l’assassinat de Lumumba, l’Afrique s’enflamme. Des peuples révoltés ravagent le Congo, menaçant le pouvoir soutenu par les mercenaires blancs et l’empire des seigneurs des mines. Thomas, l’humaniste, qui aime passionnément Isabel, et Santos, le doctrinaire, qui la soupçonne de trahison, luttent avec les mêmes armes, mais dans des buts différents. Personne ne peut arrêter la tragédie.
« Il y a autre chose dans la vie que les mines, l’argent et le pouvoir. »
Jean Ziegler est citoyen de la République et canton de Genève. Il est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies et auteur de nombreux essais politiques qui l’ont rendu mondialement célèbre.
« Témoin incontournable, Jean Ziegler offre ce livre de tempêtes et d’amour. »
Le Magazine littéraire
Édition revue et augmentée par l’auteur.
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2012
Christophe Boltanski, Patrick Robert, Minerais de sang : les esclaves oubliés du monde moderne, Éd. Grasset, 2012
Qui connaît la cassitérite ? C’est le principal minerai de l’étain, sans lequel nos téléphones portables, nos radios, nos télévisions et autres appareils ménagers ne fonctionneraient pas. Aujourd’hui, avec la demande accrue en matières premières d’économies en surchauffe, comme la Chine grande dévoreuse d’énergie, ces pierres anonymes ont acquis une valeur considérable. Pour la première fois, dans un livre-enquête, une traque presque policière sur plusieurs continents, Christophe Boltanski nous donne à voir, à sentir, à comprendre le prix de sang de ces lourdes roches extraites du sous-sol. Des mines du Nord-Kivu au Congo, où des gamins africains s’enfoncent sous la terre au péril de leur vie – mais que vaut leur vie ? – aux tours de La Défense, où des entreprises mondialisées disent tout ignorer du chemin qu’empruntent les minerais, notre reporter-écrivain a suivi le fil hasardeux, dangereux, qui mène de l’ombre de ces esclaves modernes à la lumière de notre consommation quotidienne.
De la République Démocratique du Congo au London Metal Exchange, des marchands de Goma aux usines de Malaisie, de l’Afrique des guerres oubliées aux poubelles à ciel ouvert du Ghana, d’un bureau à l’Élysée à des rapports alarmants ignorés par la logique financière, c’est un roman-vrai, un polar de sang, d’argent, d’influences obscures, de politique.
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jeu 27 jan 2011

L’année commence bien : un nouvel album des amis Raives et Warnauts. Même si le (superbe) album n’est pas directement lié à l’Afrique, sa présence envoutante (p. 38) suffit amplement à mon bonheur, d’où sa place dans ce blog.
Éric Warnauts, Guy Raives, Les temps nouveaux : T 1, le retour, Éd. Le Lombard, 2011
Après huit ans passés au Congo belge, Thomas éprouve le mal du pays et revient dans ses Ardennes natales.
Mais revient-on jamais chez soi ? Alice, son amour de jeunesse, est maintenant la mère des enfants de son frère Charles. Et la Belgique de 1938, déchirée entre les rexistes pro-nazis de Léon Degrelle et ses querelles intestines, peine à se déterminer au sein de cette Europe trouble, agitée par les conquêtes hitlériennes et la guerre d’Espagne. Warnauts et Raives ouvrent une page sombre de l’Histoire, au prisme de la vie d’un village tout ce qu’il y a de plus tranquille… en apparence !
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Le site des auteurs
Séraphin Kajiwami, Les diamants de Kamituga, Éd. AAD, 2011
Lina, une jeune Congolaise de Bukavu, rend visite à sa maman Asha à l’hôpital, accompagnée de ses amis. Asha est atteinte du SIDA. Un souvenir apporté par sa fille la replonge soudain dans le passé et la conduit à parler de sa vie aux jeunes gens.
Elle leur raconte comment son mari, Mayele, longtemps sans emploi, a choisi de se faire engager dans la mine de coltan et de cassitérite de Kamituga pour subvenir aux besoins de sa famille. Là-bas, les tentations sont nombreuses. Lorsqu’il est impliqué dans une affaire de diamants, il s’enfuit et tente d’échapper aux militaires. Il rejoint finalement Bukavu, porteur, sans le savoir, du virus du SIDA.
Ce « thriller humanitaire », entre aventure et sensibilisation sur le virus du SIDA, nous offre un témoignage bouleversant sur le quotidien des habitants de la région des Grands Lacs.
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Maryse Charles, Jean-François Charles, Francis Carin, Ella Mahé, T 2, Princesse des Sables, Éd. Glénat, 2011
Une grande saga romanesque au coeur de l’Égypte d´aujourd’hui et d’hier.
Ella Mahé se remet doucement du départ de ce mufle de Thomas Reilly. Après avoir pérégriné quelques jours en touriste, il est temps pour elle de se souvenir qu’elle est en Égypte à l’invitation du musée du Caire. Son conservateur, séduit par l’expertise française en matière de restauration de manuscrits anciens, la prie de se rendre à Ismaïlia, la perle du canal de Suez, pour apporter ses bons soins à une réserve précieuse d’ouvrages. Sur la route qui relie Le Caire à Ismaïlia, Ella Mahé est fascinée par les paysages traversés, comme si elle y avait vécu…Trois mois seulement après la sortie du premier tome, la saga Ella Mahé s’enrichit d’un deuxième volume, dessiné en partie par Jean-François Charles et cette fois accompagné de Francis Carin.
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Mots-clefs : BD, BD afrique, Congo, Egypte, Eric Warnauts, Francis Carin, Guy Raives, Jean-François Charles, Maryse Charles, Répubique Démocratique du Congo, Séraphin Kajiwami, SIDA
sam 26 sept 2009
Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Éd. Fayard, 2009
A bord de l’avion Paris- Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale.
Passionné d’espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l’auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu’il ne sera pas près doublier.
Patrick Besson propose un tableau fascinant de l’Afrique subsaharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d’amour et de colère. Mais le fleuve tuera l’homme blanc se présente comme l’œuvre la plus accomplie d’un auteur qui, depuis son premier livre parmi en 1971, quand il avait dix-sept ans, n’a cessé d’étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.
Comme souvent un nouveau roman de Patrick Besson ne laisse pas indifférent. Voici une petite revue de presse :
Sur Bibliosurf : « Depuis combien de temps Patrick Besson n’a t-il pas écrit un bon livre ? 10 ans ? Mais le fleuve tuera l’homme blanc, sinueux roman de 450 pages, marque son retour de façon fracassante, livre ambitieux et audacieux, construit sur plusieurs étages de narration, polyphonique et labyrinthique. »
Sur TV5 : « Enfin un bon roman de Patrick Besson! Rectifions: un bon demi-roman. Disons jusqu’à la page 243. Le problème, c’est qu’il en compte 484. »
Sur Lire : « L’avantage – ou le problème – avec Patrick Besson, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. A quoi peut ressembler l’appartement d’un individu réputé provocateur qui écrivait simultanément au Figaro et à L’Humanité? »
Sur France soir : « Près de 500 pages qui se lisent d’une traite. Sans que jamais l’intérêt du lecteur faiblisse. De la haute voltige. »
Et une petite citation bessoniènne pour vous donner l’eau à la bouche : “En Afrique, on se couche tôt. Comme en prison. Ou à l’hôpital. Se coucher tard est un privilège, se lever tard une marque de distinction. Les aristocrates et les bourgeois aiment la nuit parce qu’elle les rassemble. C’est leur huis-clos dans lequel ils baisent entre eux après s’être enrichis sur le dos des prolétaires pendant le jour. Après le coucher du soleil qui coïncide avec celui des pauvres, les chefs d’Etat africains, en compagnie de leurs conseillers blancs et de leurs putes noires, dévorent l’âme du peuple”
jeu 22 jan 2009
Trois romans à lire sous la couette ou près du feu (c’est selon) pour un week-end qui s’annonce pluvieux.
Biyi Bandele, La drôle et triste histoire du soldat Banana, Éd. Grasset, 2009
1944. A peine sorti de l’enfance, le fantasque et fanfaron Ali Banana quitte son Nigeria natal pour rejoindre, fleur au fusil, une unité spéciale de la Royal West African Army la « Brigade Thunder », improbable commando de bras casses crée par un colonel dément et chargé de décimer l’ennemi au fin fond de a Birmanie Notre jeune Candide va faire son voyage au bout de la nuit une traversée hallucinée du coeur des ténèbres, dans une jungle noyée de pluies, infestée de snipers, de bêtes sauvages et de cadavres à la dérive, de Japonais maniant l’argot nigérian et de sangsues particulièrement attachantes. Pris dans l’apocalypse, le soldat Banana et ses frères d armes, les « Chindits », vont peu a peu sombrer dans la folie.
Inspiré de faits et de personnages réels, La drôle et triste histoire du soldat Banana est un inoubliable récit, cru et violent mais illuminé par de somptueux éclats de drôlerie et de poésie. Biyi Bandele raconte la guerre comme jamais encore on ne avait fait.
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Henning Mankell, Le cerveau de Kennedy, Éd. Seuil, 2009
Automne 2004. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer, fragment par fragment, les dernières années d’une vie brutalement interrompue. Secondée par Aron, le père d’Henrik, qu’elle est allée chercher au fin fond de l’Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d’inquiétantes zones d’ombre. Pourquoi Henrik s’intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone? D’où provenaient les grosses sommes d’argent dont il disposait? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida? Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu’elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent.Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, elle se laisse conduire par ses pas jusqu’au coeur de l’Afrique. Une vérité effroyable l’y attend. À travers ce thriller palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d’un continent rongé par le sida.
Lire un interviou où Henning Mankell parle de l’Afrique
Alain Mabanckou, Black Bazar, Éd. du Seuil, 2009
Originaire du Congo, résidant à Paris depuis une quinzaine d’années, amoureux des cols italiens à trois boutons et des chaussures Weston, le narrateur est une sorte de dandy africain qui voit son existence basculer du jour au lendemain lorsque sa compagne le quitte pour suivre un compatriote qui joue du tamtam dans un groupe qui n’est pas connu en France, «y compris à Monaco et en Corse». Il partage désormais son temps entre sa machine à écrire et le Jip’s, un bar du 1er arrondissement fréquenté par la plupart
de ses amis, personnages truculents aux noms inoubliables. Tous pensent qu’il s’est mis à l’écriture pour noyer son chagrin et exprimer sa colère. En réalité, c’est le journal d’un homme révolté qu’il entreprend d’écrire, croquant avec sarcasme et cocasserie la folie dumonde qui l’entoure.
Né au Congo-Brazzaville, Alain Mabanckou vit aux États-Unis où il enseigne la littérature francophone. Il a obtenu le prix Renaudot en 2006 pour Mémoires de porc-épic. Il est également l’auteur de Verre Cassé.
Voir le blog d’Alain Mabackou
Lire un extrait de Black Bazar
jeu 4 déc 2008
Posted by Bruno under Actualité
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Cultures Sud dans son numéro 171 de novembre 2008 propose un dossier sur Tchicaya U Tam’si :
« Disparu prématurément en 1988 à l’âge de cinquante-sept ans, l’écrivain congolais Tchicaya U Tam’si nous a laissé une œuvre à la fois poétique, dramaturgique et romanesque d’une singulière modernité. Produite chronologiquement entre les écrits des « pères fondateurs » (Senghor, Césaire, Damas) et ceux de son « fils » littéraire et compatriote Sony Labou Tansi, cette oeuvre placée sous le signe du refus et de la révolte, en rupture notamment avec la négritude senghorienne, semble être bel et bien passée à côté de la critique, en témoigne notamment la pénurie d’ouvrages d’analyse sur l’auteur.
Vingt ans après sa mort, Cultures Sud revisite et réaffirme la « modernité voyoue » du poète.
Par-delà les incontournables aspects historiques, pour mieux comprendre aujourd’hui la timidité voire la frilosité des relations culturelles entre le Maghreb et l’Afrique noire, on peut s’interroger sur des problématiques communes, qu’il s’agisse de littératures d’engagement et pleines d’espoir, ou bien de figures éclairées comme le poète soudanais Mohamed Faytouri ou la pensée avant-gardiste du Martiniquais Frantz Fanon, précurseurs du panafricanisme incarné par Lumumba.
Avec la complicité d’universitaires, spécialistes, écrivains, famille et amis, ce numéro invite à méditer sur la création et les combats politiques de Tchicaya U Tam’si, ainsi que sur sa postérité littéraire, sans oublier cette personnalité hors du commun qui faisait de lui à la fois un être écorché mais généreux, bricoleur le jour et écrivain la nuit.
Entre analyse littéraire et événements vécus, cette livraison réhabilite l’œuvre de celui que ses proches appellent toujours « Gérald ». Puisse cette initiative susciter l’envie des éditeurs qui découvriraient le Congo intérieur, historique et mythique tel que raconté au travers de sa tétralogie romanesque malheureusement aujourd’hui épuisée : Les Cancrelats, Les Méduses, Les Phalènes et Ces fruits si doux de l’arbre à pain, parus successivement dans les années 1980. »
Tchicaya passion, Éd. Cultures France (Cultures Sud N° 171), 2008
Découvrir le sommaire de ce numéro de Cultures Sud
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Petite précision : les lives de Tchicaya U Tam’si sont annoncés épuisés par Cultures Sud alors que l’on peut en trouver des exemplaires (en occasion) sur Chapitre.com ou Amazon.
ven 14 nov 2008
Dans l’actualité le Kivu se fait encore remarquer : assassinats, viols, pillages et autres combats entres militaires/miliciens/mercenaires. Les enfants soldats sont aux premières loges mais ce n’est pas nouveau ! Pour aider à comprendre la situation il n’est pas inutile de plonger dans l’histoire de Salva le traducteur dont John le Carré nous raconte l’histoire dans Le chant de la mission qui vient de sortir en édition de poche.
Bruno Salvador, alias Salvo, est le fils d’un missionnaire irlandais et d’une villageoise congolaise.
Devenu un éminent interprète, il est envoyé en mission sur une île perdue où une conférence secrète doit décider de l’avenir du Kivu, et donc du Gongo. Témoin involontaire des cyniques machinations organisées pour piller l’Afrique, il s’engage dans une lutte dangereuse et effrénée pour sauver le Congo. Particulièrement bien documenté, ce qui ne gâche rien, John Le Carré prouve encore une fois qu’il est un écrivain majeur et un témoin pertinent des ravages causés par la cupidité de quelques uns.
John le Carré, Le chant de la mission, Éd. du Seuil (Points), 2008
John le Carré avant précedemant présenté un autre visage de l’Afrique dans La constance du jardinier : Tessa Quayle, jeune avocate anglaise, a été sauvagement assassinée dans le nord du Kenya.
Son compagnon et amant supposé, médecin africain d’une organisation humanitaire, a disparu. Justin, l’époux de Tessa, diplomate de carrière et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile. Sa quête l’entraîne à Londres puis à travers l’Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu’au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux même du crime.
Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d’étranges alliances politiques.
John le Carré, La constance du jardinier, Éd. du Seuil (Points), 2002
Le dernier ouvrage de John le Carré : Un homme très recherché
L’actualité du Kivu : Le Kivu, paradis des groupes armés par Jean Chatain de l’Humanité.