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rentrée littéraire 2009 » opoto

Entries tagged with “rentrée littéraire 2009”.


Ananda Devi, Le sari vert, Ed. Gallimard, 2009
Dans une maison de Curepipe, sur l’île Maurice, un vieux médecin à l’agonie est veillé par sa fille, Kitty, et par sa petite-fille, Malika. Ces deux femmes le haïssent. Entre elles et lui se tisse un dialogue d’une violence extrême, où affleurent progressivement des éléments du passé, des souvenirs, des reproches, et surtout la figure mystérieuse de la mère de Kitty, l’épouse du  » Dokter-Dieu « . La jeune femme du mourant a disparu dans des circonstances terribles. Malika et Kitty parviennent à arracher des bribes de vérité au vieil homme, jusqu’à comprendre leur propre histoire… Ananda Devi use d’une palette sombre pour décrire un univers marqué par les rapports de domination et de violence. Ce nouveau roman n’en est pas pour autant désespéré : il impressionne par sa vigueur, par son style à la fois lyrique et féroce, par la vitalité de ses personnages.
Ananda Devi est née le 23 mars 1957 à Trois-Boutiques (Île Maurice), au milieu des champs de canne à sucre. L’île Maurice est, dans sa splendeur et sa diversité humaine, au cœur de l’œuvre d’Ananda Nirsimloo-Anenden. Cette ethnologue de formation – docteur en anthropologie sociale (University of London) –, et traductrice de métier, est sensible à l’imbrication des identités et des langages ; aussi explore-t-elle avec une grande acuité de nombreux caractères humains, recomposant ainsi les multiples univers qui se côtoient, s’affrontent, se déchirent dans un espace insulaire qui n’est pas moins analysé que recréé. Si elle a choisi d’écrire en français, ses romans et ses nouvelles intègrent le créole et l’hindi. Son style incisif, lyrique et pénétrant, offre à la langue française de nouvelles dimensions culturelles et linguistiques liées à son île natale. Ananda Devi vit à Ferney-Voltaire (près de Genève) depuis 1989, après avoir passé quelques années au Congo-Brazzaville…(lire la suite de l’article de Véronique Bragard, sur lehman.cuny.edu)
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Anne Cillon Perri, Chanson pour Marennes et Oléron, Éd. opoto, 2009
Mars 2009. Par une froide soirée d’hiver, le poète camerounais arrive au Pays Marennes Oléron. Quelques heures plus tôt, il quittait son Afrique natale et ses 35°.
Pendant trois semaines il présente ses œuvres aux habitants d’Oléron et du bassin de Marennes. En explorateur avisé il prend des notes, des photos, mais surtout, il fait des rencontres.
Chanson pour Marennes et Oléron est la relation de ce voyage à la découverte d’un Pays, de ses habitants et de leurs bizarreries…

Le livre est vendu 10 €. Sur cette somme 1 € est destiné à la construction d’une bibliothèque dans le village de Anne Cillon Perri. Nous vous présenterons le projet dès la fin de la semaine…

Les premiers vers :

Et puis il a fallu partir
Perdre mon ancrage
Au sol solide du terroir
Traverser l’énorme rature
Du dernier cordon policier
Et plus haut que les oiseaux
Plus haut que les nuages
S’envoler dans la nuit profonde

Yaoundé
Douala
Tamanrasset
Musiques arabes
Et au petit matin
Aéroport Mohamed V
Cordon policier
Et l’attente
Toute une journée
À poireauter là
À lécher les vitrines de l’espoir
À tourner
et retourner
des
araberies
Vendues à prix d’or
Aux doux benêts de passage

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Khaled Al Khamissi, Taxi, Éd. Actes sud (Textes arabes), 2009
Portant chacune sur un aspect particulier de la vie sociale, économique ou politique en Égypte, ces cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire composent un tableau fascinant de ce pays à un moment clé (avril 2005-mars 2006) du règne du président Hosni Moubarak – qui sollicitait alors un cinquième mandat. Tout y est, en effet : les difficultés quotidiennes de la grande majorité de la population, la corruption qui sévit à tous les échelons de l’administration, l’omniprésence et la brutalité des services de sécurité, le blocage du système politique, les humiliations sans fin que la population subit en silence, les ravages du capitalisme sauvage…
Consignés en dialecte égyptien avec un humour décapant et un admirable sens de la mise en scène, ces échanges librement reconstitués par l’auteur, sinon entièrement inventés par lui, relèvent à la fois de la création littéraire et de l’enquête de terrain. S’ils font connaître les griefs des “gens d’en bas”, ils laissent aussi entrevoir les raisons pour lesquelles le pouvoir en place tient bon malgré sa décrépitude et son impopularité.
Ce court extrait donne la tonalité du roman :  » On se demande pourquoi l’économie est foutue ! s’est exclamé le taxi. Ce sont les gens qui la foutent en l’air. Vous y croyez, vous ? En Égypte, les gens paient plus de vingt milliards de livres chaque année en factures de téléphone. Vingt milliards de livres, ça veut dire que si on ne parlait pas pendant deux ou trois ans, l’Egypte serait transformée. Les Egyptiens sont tarés, je vous jure. Ils n’ont pas de quoi manger mais chacun se balade avec son téléphone portable et une cigarette à la bouche ».
C’est sans doute cette combinaison inédite de lucidité politique, de tendresse pour les plus faibles et d’humour qui explique la diffusion de Taxi, dans sa version originale, à plus de cent mille exemplaires.
Né au Caire en 1962, Khaled Al Khamissi est producteur, réalisateur et journaliste. Diplômé de sciences politiques de l’université du Caire et de relations internationales de l’université de Paris- Sorbonne, il a publié en 2007 ce premier livre, devenu rapidement un best-seller et aussitôt traduit en plusieurs langues européennes. Son deuxième opus, Safînat Nûh (L’Arche de Noé), paraîtra au Caire à la fin de 2009.
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Marie NDiaye, Trois femmes puissantes, Éd. Gallimard (Blanche), 2009
Trois récits, trois femmes qui disent non.
Elles s’appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L’art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d’une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d’une conscience livrée à la pure violence des sentiments.
Dans Trois femmes puissantes, Marie NDiaye raconte des vies déchirées entre l’Afrique et la France. Une interrogation sur la condition humaine la plus contemporaine : les migrations et les questions d’appartenance. Un des livres les plus dérangeants et obsédants de cette rentrée.

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Fred Bissahou, Une vie à Mangueba, Éd. De La Fremillerie, 2009
Mangueba était un village paisible. Riverain des forêts et des montagnes légendaires, il se profilait à  travers le feuillage d’un massif de manguiers et d’orangers dans l’ombre de ses cases et l’harmonie de ses habitants.
Mais lorsque « Des armes crépitèrent sur la route», le village sombra dans un destin funeste. Alors commença une Autre histoire manguébienne : «Manenie ne put y croire à  l’annonce de la nouvelle par Hanna. C’était comme un brasier dans sa tête. Ses mains se crispèrent, elle entrecroisa ses doigts pour éviter qu’ils ne tremblent, alla dans la chambre de Salvador pour s’en rassurer. Anna l’y suivit. La chambre était vide. Silencieuse comme la nuit. Manenie s’assit à  même le sol, eut une sueur froide : l’impression d’avoir failli à  un devoir essentiel, celui d’une mère vigilante. Elle pensa à Didine qui ne venait toujours pas, à Salvador qu’elle ne reverrait peut-être plus jamais !»
Fred Bissahou est Congolais (Brazzaville), né à Dolisie.
En 2005, il publie une première œuvre littéraire : Des roses et des ronces. Un recueil de poèmes qui lui apporte une certaine renommée dans les milieux académiques.
Fred Bissahou part au Kenya puis en Inde : un voyage de découvertes et d’expériences. Un voyage au milieu des couleurs et des senteurs.
De retour au Burkina-Faso, le pays qui l’a adopté comme un fils, Fred Bissahou écrit son premier roman : Une vie à Mangueba.
En savoir + sur le livre et l’auteur
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Abdulrazak Gurnah, Adieu Zanzibar, Éd. Galaade, 2009
Kenya, 1899. Il est apparu à l’aube comme une figure de légende avant de s’effondrer aux pieds d’Hassanali. Martin Pearce, écrivain britannique, a été battu, volé et abandonné par ses guides dans le désert. Recueilli par son sauveur, il tombe amoureux fou de Rehana, la sœur de son hôte. Une relation interdite et scandaleuse commence, dont les conséquences se répercuteront sur les générations suivantes.
Zanzibar, années 1950. Amin, Rashid et leur sœur Farida sont chacun en proie aux difficultés du secret. Farida vit un amour caché que ses parents désapprouveraient. Amin s’éprend d’une femme plus âgée, Jamila, la propre petite-fille de Rehana et de Pearce, enfant de la honte et objet de mille rumeurs. Quant à Rashid, le narrateur, il part étudier à Londres dans un univers glacial et raciste, alors que Zanzibar, au lendemain de l’indépendance, bascule dans la violence et le chaos.
Londres, années 1960. Les parents de Rashid sont morts et les secrets ont été déliés. Dans un contexte social et racial apaisé, Rashid, devenu enseignant, rencontre par hasard la blanche Barbara, une lointaine cousine de Jamila…
De la fable poétique au témoignage désenchanté, Abdulrazak Gurnah raconte les amours et les illusions de Martin et de Rehana, d’Amin et de Jamila, de Rashid et de Barbara. Noirs ou Blancs, Indiens ou Arabes tissent, de Zanzibar à Londres, autant d’histoires d’ombre et de lumière.
Né en 1948 sur l’île de Zanzibar, Abdulrazak Gurnah est l’auteur de Près de la mer lauréat 2007 du prix RFI Témoin du monde et sélection pour le prix Baudelaire. Abdulrazak Gurnah vit aujourd’hui à Brighton et enseigne la littérature à l’université de Kent.
Il est édité en France par Gallaade éditions.

En savoir + sur son précèdent livre (prix RFI 2007)

Boubacar Boris Diop, Les petits de la guenon, Éd.Philippe Rey (Roman français), 2009
« J’aurais préféré te parler de vive voix, comme tout conteur digne de ce nom, pour faire battre plus vite ton cœur et t’éprouver par mes déroutantes énigmes. […] Je t’écris, faute de mieux, et parce que sans cela il me serait bien égal d’être mort ou vivant. »
Ces mots sont ceux d’un très vieil homme, Nguirane Faye, à l’adresse de son petit-fils Badou. Au soir de sa vie, il souffre d’être sans nouvelles de ce dernier, émigré dans quelque lointain pays étranger. Ils ne se reverront plus, il le sait. Il décide alors de tout lui raconter dans sept Carnets que le jeune homme trouvera à son retour à Niarela.
Mais ce qui devait être une simple relation de la vie quotidienne d’un quartier dakarois devient peu à peu une fiction foisonnante. Nguirane Faye dresse le bilan de sa propre vie et nous fait découvrir, par un subtil croisement des récits, l’histoire de ses aïeux, les royaumes anciens, les grands écrivains wolofs et le Sénégal d’aujourd’hui.
À la fois fable politique et narration intimiste, ce roman ambitieux revisite sans relâche un passé mythique pour éclairer une troublante modernité.

Les petits de la guenon est la version française de Doomi Golo, roman en wolof de Boubacar Boris Diop, paru en 2003 aux Éditions Papyrus, à Dakar. La traduction en a été librement assurée par l’auteur lui-même.

En savoir + sur Boubacar Boris Diop
A découvrir
un article de Boubacar Boris Diop : Identité africaine et mondialisation (Il s’agit moins de subir la mondialisation que de recréer le monde : l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop en appelle à la résistance des créateurs africains).
A découvrir
ce mois ci dans Le monde Diplomatique l’article de Boubacar Boris Diop : Omar Bongo, une passion française.

Abdourahman A. Waberi, Passage des larmes, Éd. JC Lattès, 2009
Djibril a quitté Djibouti depuis de longues années. A Montréal, il est devenu un homme neuf : le pays de son enfance n’est plus pour lui qu’une terre étrangère, poussiéreuse, un terrain vague. Employé par une agence de renseignement, il doit pourtant y retourner pour une mission de quelques jours. Djibouti est devenu un enjeu géostratégique majeur : la France, les Etats-Unis, Dubaï, les islamistes se disputent ce morceau de basalte. Djibril n’a que faire de leurs querelles mais il se sent trahi par ce pays né, comme lui, un 17 juin 1977, jour de l’Indépendance. Les plaies s’ouvrent, les fantômes des siens viennent le hanter, son enquête piétine. Chaque jour, il se laisse entraîner sur les chemins dangereux de la mémoire. De sa prison cachée sur les îlots du Diable, au large de Djibouti, Djamal, le frère jumeau de Djibril, né quelques minutes après lui, a appris le retour de son aîné prodigue : il le suit en pensée où qu’il aille, l’interpelle, ne le laisse pas en paix. On ne revient pas impunément sur les traces de son passé.
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Voir une vidéo de l’interviou d’Abdourahman A. Waberi


Abdourahman Waberi, Passage des larmes (Mediapart)
envoyé par Mediapart. – L’info video en direct.

Léonora Miano, Les aubes écarlates : Sankofa cry, Éd. Plon, 2009
Epa a été enrôlé de force dans les troupes d’Isilo, un mégalomane qui rêve de rendre sa grandeur à toute une région de l’Afrique équatoriale. Emmené au cœur d’une zone isolée, il découvre qu’il est entouré de présences mystérieuses : plusieurs fois, il aperçoit des ombres enchaînées demander réparation pour les crimes du passé. Sur tout le continent, les esprits des disparus de la traite négrière distillent l’amertume et la folie en attendant que justice leur soit rendue…
Parvenant à s’échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l’aide à reprendre goût à la vie. Comment donner à l’Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d’une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d’infortune et les rendre à leur famille.
Extrait :
 » A quelques pas de là, le vent hurlait à travers le feuillage des arbres. On aurait dit un chœur enragé. Dans l’obscurité épaisse de cette nuit, les balles ont fusé. Ils se sont tirés dessus jusqu’au point du jour. Nous ne portions pas d’armes, nous autres. Comme je te l’ai dit, on ne nous les laissait pas. On ne nous les donnait que lorsqu’une opération avait été prévue, et seulement à la dernière minute. Ceux d’entre nous qui possédaient des lames, des couteaux ou des pointes de quelque sorte, ne pouvaient s’en servir. Nous étions à plat ventre, cependant que les balles volaient au ras de nos têtes. Parfois, des cris ont été lancés. Près de moi. En face de moi. A côté de moi. Impossible de savoir par qui. Il faisait encore plus noir qu’à notre arrivée. Quelqu’un avait dispersé les branches du foyer, d’un coup de pied mesquin. Les dernières flammes n’avaient pas mis longtemps à s’éteindre.« 
Beaucoup plus d’infos sur
le site de Léonora Miano


Léonora Miano présente Les aubes écarlates
envoyé par blogsdeplon. – Futurs lauréats du Sundance.