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Voilà : Maintenant opoto va entamer une longue série de présentation de polars. L’actualité sera toujours présente mais uniquement via le scoop.it (en haut à droite du site). Bonnes découvertes et bonnes lectures.

NicolMike Nicol, Killer Country, éd. Ombres noires, 2014
Mike Nicol nous propose une nouvelle immersion dans l’Afrique du Sud contemporaine, en proie à la violence et au racisme mais aussi riche de cultures ancestrales et de paysages sublimes. Envoûtant.
Mace et Pylon, deux ex-free fighters reconvertis dans la sécurité, offrent leurs services aux riches touristes du Cap, donr les rues sont gangrénées par la violence. Mais lorsqu’ils décident d’investir de l’argent sale dans un deal immobilier douteux, ils ont affaire à des adversaires d’un nouveau genre : Obed Chocho, tout juste remis en liberté conditionnelle, et Spitz, un psychopathe qui assassine au son de playlists méticuleusement sélectionnées. Dans l’ombre, la vénéneuse Sheemina tire les ficelles, méditant sa vengeance…
Mace et Pylon échapperont-ils à la colère de leur vieille ennemie et au tueur lancé à leur poursuite ?
Parce que lire en musique c’est quand même sympa, rendez-vous sur Youtube et découvrez la playlist de Spitz, cette fameuse musique qui coule dans son Ipod lorsqu’il assassine froidement ses proies…
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smithRoger Smith, Le piège de Vernon, éd. Calmann-Lévy, 2014

Le Cap. « Dans une ville où c’est le sang qui sépare les riches des pauvres, la vérité n’est que le mensonge auquel on croit le plus. » Cette citation du magazine Goodreads dit on ne peut mieux la brutalité et la psychologie perverse qui règnent dans la capitale de l’Afrique du Sud.
Au moment où Sunny Exley, quatre ans, se noie près d’une maison de plage luxueuse, son père, Nick, fume de l’herbe et sa mère, Caroline, est dans les bras de son amant. Quant à celui qui pourrait sauver la fillette, Vernon Saul, un ancien flic au passé trouble et à l’enfance désastreuse, il ne bouge pas d’un cil. Bien au contraire, alors même qu’il assiste au drame, il attend. Puis, quand tout est fini, il fait un bouche à bouche inutile à la fillette, mais très utile à ses plans : Vernon est en effet quelqu’un qui, Noirs ou Blancs, entend dominer et manipuler tout le monde. Et, bien sûr, dès qu’il découvre la tragédie, Nick Exley devient une proie de premier ordre.
Étude sans concession des mécanismes subtils de la culpabilité et de la douleur, Le Piège de Vernon nous montre une société où les repères du bien et du mal ne sont plus à même d’aider les individus à prendre les décisions qui s’imposent.
Terrifiant.
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ebersohnWessel Ebersohn, La tuerie d’octobre, éd. Rivages (noir), 2014

Un mystérieux assassin supprime les uns après les autres des blancs qui avaient perpétré des années auparavant massacre contre des militants anti-apartheid. Après plus de 15 ans d’absence, le 4e volume des enquêtes de Yudel Gordon, psychiatre rattaché aux services de l’autorité policière sud-africaine.
Les 3 autres volumes de la série, tous en collection Rivages/Noir, sont : La nuit divisée (1993), Coin perdu pour mourir (1994), Le cercle fermé (1996).
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meyerDéon Meyer, Kobra, éd. Seuil (policiers), 2014

Paul Anthony Morris, mystérieux client britannique de la guest-house d’un domaine viticole de Fransshoek, a disparu, et ses trois gardes ont été tués. Seul indice : des douilles de cartouches gravées d’une tête de cobra. Dès le début de son enquête, Benny Griessel se heurte à la réticence du consulat et de sa hiérarchie.
Au Cap, le jeune Tyrone Kleinbooi dérobe sous l’œil d’une caméra de surveillance le sac d’une touriste dans la marina du port. Alors qu’ils s’apprêtent à l’interroger, les agents de sécurité sont abattus méthodiquement par un tueur cagoulé qui laisse sur place des douilles gravées d’une tête de cobra.
Tyrone réussit à s’échapper en emportant son butin, mais quand, peu après, sa sœur Nadia est kidnappée, Benny le soupçonne d’être en possession d’un élément crucial.
Le tueur semble être un professionnel surnommé Kobra, mais pour qui travaillerait-il ?
Et Paul Anthony Morris se révèle être un brillant mathématicien, inventeur d’un logiciel permettant de repérer, dans les transactions financières mondiales, le parcours de l’argent sale issu du crime organisé et du terrorisme. Qui a commandité son enlèvement ?

baxBruno Bax, La dangereuse africaine, Éd. Ditis (La chouette), 1958

Hervé de Hersault (H. pour les services secrets) était prodigieusement intéressé par ce qui venait d’apparaître sur l’écran; le système de Télévision qui lui permettait d’observer les visiteurs bien avant que ceux-ci n’aient atteint son repaire, lui montrait en effet l’élégante silhouette de Dominique, avançant furtivement dans la nuit pluvieuse… Pourquoi cette femme si sûre d’elle était-elle en proie à la terreur ? Pourquoi Dominique le suppliait-elle de résoudre un problème et refusait-elle de lui en fournir les données ?
On trouve le livre à partir de 1 €, par exemple ici

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Des polars comme s’il en pleuvait : une bonne grosse averse de lecture palpitante, papillonnante, passionnante, pour la saison des pluies ; à déguster sans modération jusqu’au retour du soleil… (image Eric Warnauts)

PaulinFréderic Paulin, La grande peur du petit blanc, éd. Goater noir, 2013
Rennes, début des années 1970.
Louis Gascogne, ancien militaire, un temps barbouze et nouvellement détective privé tente de se reconstruire une vie loin de l’Algérie.
Achraf Laïfaoui, officier du FLN tombé en disgrâce travaille désormais à l’usine Citroën de Rennes, loin de sa famille, loin de son pays.
Mais le temps et la distance ne semblent pouvoir rien y faire : une décennie après la fin des combats, la mort, elle, continue à frapper aveuglément ces hommes revenus brisés d’une guerre qui n’a pas dit son nom.
Car, par-delà les souvenirs des années de conflit et leurs nouvelles existences au rabais, il semblerait que les ennemis d’hier doivent rendre des comptes à un fantôme…

khadraYasmina Khadra, Qu’attendent les singes, éd. Juillard, 2014

Une jeune étudiante est découverte assassinée dans la forêt de Baïnem, près d’Alger. Une femme, Nora Bilai, est chargée de mener l’enquête, loin de se douter que sa droiture est un danger mortel dans un pays livré aux requins en eaux troubles. Qu’attendent les singes est un voyage à travers l’Algérie d’aujourd’hui où le Mal et le Bien se sentent à l’étroit dans la diablerie naturelle des hommes.

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otsiemiJanis Otsiemi, Le chasseur de lucioles, éd. Pocket, 2014

Le corps d’un ex-flic retrouvé sur la plage, abattu au canon scié, calibre 22. Un fourgon blindé attaqué en plein Libreville, pour un butin d’une vingtaine de millions de francs CFA. Des prostituées assassinées par un tueur en série bien décidé à débarrasser la ville de toutes ses lucioles.
Au Gabon, comme ailleurs, la nature a horreur du vide, surtout en matière de crime. Meurtres, chantage, corruption… ici, on tire à balles réelles, et puisque l’argent est le nerf de la guerre, les flics peuvent difficilement la gagner sans se salir les mains…

smithRoger Smith, Le sable était brûlant, éd. LGF ‘Livre de poche), 2014

Accusé du meurtre de sa femme et de ses enfants, Robert Dell comprend que c’est à sa vie qu’en veut Inja Mazibuko, le flic et chef zoulou qui l’a arrêté. Désespéré, il s’attend au pire lorsqu’il est kidnappé par son père, ancien mercenaire de la CIA, bien décidé à rendre justice lui-même. Commence alors une traque infernale à travers une Afrique du Sud où la violence côtoie la misère et l’archaïsme tribal.
Dans sa quête de vengeance, Dell croisera le chemin de Sunday, une adolescente prête à tout pour échapper au mariage forcé auquel elle est destinée, et de Disaster Zondi, un ancien flic.

BussiMichel Bussi, Ne lâche pas ma main, éd. Pocket, 2014

Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au coeur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

mabanckouAlain Mabanckou, Tais-toi et meurs, éd. Pocket, 2014

Pour un roman noir, et sans jeu de mots, c’en est un. Décor : le Paris du milieu des Africains, leurs boîtes, leurs bandes et leurs « hommes d’affaires » sapés en technicolor, avec des pompes évidemment en croco, bleu ciel ou vert (ou rouge). L’histoire : Julien, un cave venu du Congo avec un faux nom, se fait prendre sous l’aile de Pedro, un caïd. Pedro fait un coup foireux à l’issue duquel une femme se jette par la fenêtre. Enquête de police : Julien se fait refiler de force l’identité de Pedro et finit à Fresnes, où il écrit ce récit. Le style : caméra au poing. Plus d’un sociologue des milieux d’immigrés y trouvera matière à réflexion.  À la dernière page, on a l’impression d’éteindre la télé après être passé des toilettes d’un club branché à une cellule de Fresnes en compagnie d’un tordu furieux. Les portraits des filles qui hantent les parages sont gratinés. Mais celui de l’avocat, Me Champollion ( !), n’est pas mal non plus. La moralité : quand t’es le plus faible, tais-toi et meurs.
Couronné par plusieurs prix littéraires, Mabanckou écrit dru. Et certainement vrai. Un petit hic : il renforce à son insu certains préjugés sur l’immigration. Mais c’est certain : il n’écrit pas pour rien.
Gerald Messadié

la traque de la musaraigne [blog]-193x300Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne, éd. Jigal, 2014

Quand Stéphane Néguirec, jeune Breton un brin rêveur, poète à ses heures, amoureux du large et des horizons lointains, débarque à Cotonou, au Bénin, il ne sait pas encore que question dépaysement, il va être servi ! Aux paysages enchanteurs qui l’électrisent, s’ajoutent les charmes des filles aux courbes délicieuses et notamment, ceux de la mystérieuse Déborah Palmer qui lui propose très vite un mariage blanc contre une fortune en billets verts.
À l’autre bout de la ville, Jésus Light, un voyou ghanéen, traque sans relâche sa femme, Pamela, partie précipitamment avec le butin de son dernier casse… En temps normal, leurs chemins n’auraient jamais dû se croiser… Mais c’était sans compter sur cette bande de ravisseurs islamistes venus du Nigéria voisin à la recherche d’otages européens…

ebersohnWessel Ebersohn, La tuerie d’octobre, éd. Rivages (rivages/noir), 2014

Un mystérieux assassin supprime les uns après les autres des blancs qui avaient perpétré des années auparavant un massacre contre des militants anti-apartheid. Après plus de 15 ans d’absence, le 4e volume des enquêtes de Yudel Gordon, psychiatre rattaché aux services de l’autorité policière sud-africaine.?Les 3 autres volumes de la série, tous en collection Rivages/Noir, sont : La nuit divisée (1993), Coin perdu pour mourir (1994), Le cercle fermé (1996).

eric guy

Deuxième livraison de ce début d’année avec un retour remarqué (et remarquable) du « père » du polar sud africain : Wessel Ebersohn. (Avec encore une superbe image)

ebersohnWessel Ebersohn, La tuerie d’octobre, éd. Rivages (rivages/noir), 2014
Un mystérieux assassin supprime les uns après les autres des blancs qui avaient perpétré des années auparavant un massacre contre des militants anti-apartheid. Après plus de 15 ans d’absence, le 4e volume des enquêtes de Yudel Gordon, psychiatre rattaché aux services de l’autorité policère sud-africaine.?Les 3 autres volumes de la série, tous en collection Rivages/Noir, sont : La nuit divisée (1993), Coin perdu pour mourir (1994), Le cercle fermé (1996).

agualusaJosé-Eduardo Agualusa, La guerre des anges, éd. Metailié, 2014

Les morros et les favelas de Rio sont en flammes, la police, sous couvert de répression du trafic de drogue, a mitraillé une procession religieuse et tué des enfants. Le jour approche où cette guerre va descendre sur la ville et les beaux quartiers du bord de mer. Francisco, un ancien colonel de la Sécurité en Angola, installé au Brésil pour fuir les pièges d’un amour féroce et les tourments de sa mémoire, prépare ce jour en vendant des armes. Un journaliste angolais plonge dans cet incendie à la recherche de réponses aux questions que peu de gens veulent bien se poser. Racisme ou mépris social ? Émeute ou révolte d’esclaves ? José Eduardo Agualusa crée dans une prose limpide des personnages inoubliables, Jararaca, le jeune chef de bande charismatique, Catiavala, le colonel à la voix de Nat King Cole, Euclides, le journaliste nain, Jacaré le rappeur fou de drogue, Anastacia la spécialiste de l’ayahuasca et des vagins dentés, Florzinha la belle vénéneuse, Monte le tortionnaire rédacteur de discours présidentiels… Un grand roman littéraire dans lequel la fiction est rattrapée par l’actualité.

van niekerkMarlene Van Niekerk, Agaat, Marlene Van Niekerf, éd. Gallimard (Du monde entier), 2014

Milla est clouée sur son lit, paralysée. Seule sa domestique noire prend soin de cette femme abandonnée de tous. Quarante ans plus tôt, Milla régnait pourtant en maîtresse sur cette grande ferme près du Cap, et sa vie était pleine de promesses. Maintenant, la mort est proche, et sa mémoire passe en revue les souvenirs éparpillés d’une vie en morceaux : la décision d’adopter Agaat, une petite fille noire, quand son mariage avec Jak ne lui donne pas les enfants espérés, puis la naissance tardive d’un fils qui transforme Agaat en servante, et les conflits incessants avec son mari.
Milla est condamnée au silence, mais en clignant des yeux, elle espère encore communiquer avec Agaat qui veille sur elle, malgré tout. Entre loyauté et vengeance, fierté et tendresse, un combat silencieux s’engage entre les deux femmes, pendant qu’à l’extérieur le monde de l’apartheid vit ses toutes dernières heures. Agaat impressionne par sa puissance, à la fois épique et polyphonique, et plonge le lecteur dans un drame intime et familial d’une rare densité.

N dongoMamadou Mahmoud N’Dongo, Les corps intermédiaires, éd. Gallimard (continents noirs)
« Abbas avait mis au point un procédé pour repérer la plus belle femme dans une assemblée, une approche simple…

C’est celle que toutes regardent… Rétrospectivement, je le reconnaissais bien là, il s’appuyait sur autrui pour parvenir à ses fins ; pour ma part, j’employais une technique plus rudimentaire où mon désir allait d’une fille à l’autre, mais avant cette phrase, comme toute proie, je ne sentis sa présence que lorsqu’il le décida, c’est-à-dire quand j’étais déjà mort. » Thomas Schoeller est un artiste-vidéaste, qui travaille à sa dernière installation ayant pour thème : « Les femmes dans la révolution de Jasmin ».
Abbas Sidi Saïd est un riche collectionneur, fils de Nabil Sidi Saïd, despote et guide religieux d’un pays gagné à son tour par les révolutions arabes. Abbas commande son portrait à Thomas Schoeller. De cette rencontre aux diaboliques péripéties, Mamadou Mahmoud N’Dongo nous offre avec Les corps intermédiaires un formidable roman, au confluent de l’histoire, du religieux, de la création artistique, où les passions deviennent obsessions.

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Une belle main de polars pour les longs ouiquendes du mois de mai à déguster entre manif et brin de muguet

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Jean-Hugues Oppel, Vostok, éd. Rivages (Rivages/Noir, n° 900), 2013
Quelque part en Afrique, sous une chaleur étouffante, la société Métal-Ik exploite les « terres rares », ces métaux stratégiques nécessaires à la haute technologie. Certaines multinationales, on le sait, ne sont pas très regardantes en matière de droit du travail. Aussi, lorsqu’une agence de l’ONU dépêche Tanya Lawrence sur place, elle n’est clairement pas la bienvenue. Face à l’hostilité générale, elle ne peut compter que sur Tony Donizzi, le guide que lui a assigné le consortium. Le climat s’alourdit vite dans la colonie minière de Métal-Ik, alors qu’une autre menace bien plus grande et moins perceptible, se profile…
Auteur de thrillers politiques féroces, Jean-Hugues Oppel (Grand Prix de littérature policière, Prix Mystère de la critique) signe son grand retour après plusieurs années d’absence.

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djibouti.inddElmore Leonard, Djibouti, éd. Rivages (Thriller), 2013
Dara Barr réalise des documentaires dans l’air du temps : le viol des femmes bosniaques, les néo-nazis, La Nouvelle-Orléans après Katrina. Décidée à se lancer de nouveaux défis, elle part pour Djibouti afin de filmer les pirates des temps modernes en action. Mais le soleil de la région a manifestement tapé sur certains crânes. Est-il vrai, par exemple, que l’explosion d’un superméthanier peut libérer autant d’énergie qu’une bombe atomique ? Cela expliquerait pourquoi un tel navire intéresse tellement les djihadistes locaux… Et si, au lieu d’un documentaire, Dara tournait finalement un film à gros budget hollywoodien ?
« Le plus grand écrivain américain de romans policiers. » (Newsweek)
Elmore Leonard, référence obligée de culture populaire américaine contemporaine, a influencé toute une génération d’écrivains, de scénaristes et de réalisateurs. Il a reçu en 2012 la médaille des Lettres américaines de la National Book Foundation.

Voir le site de l’auteur (en anglais)

smith3Roger Smith, Le Sable était brûlant, éd. Calmann-Levy, 2013
Avec Le sable était brûlant, Roger Smith voulait écrire un thriller qui se nourrisse de tout ce qui le mettait en rage dans l’Afrique du Sud d’aujourd’hui : corruption généralisée du monde politique, assassinats de 1 500 enfants par an, mariages forcés des jeunes filles et viols des vierges, certains hommes y voyant le remède absolu contre le SIDA. Le tableau est lugubre, mais criant d’une vérité insoutenable.   Déjà traumatisé d’apprendre que son épouse était la maîtresse de Ben Barker, un entrepreneur corrompu qui vient d’être liquidé par des malfrats à la solde du pouvoir, Robert Dell se voit accusé d’avoir volontairement causé la mort de sa femme et de ses enfants lors de l’attentat déguisé en accident de voiture auquel il vient d’échapper. Comprenant qu’il s’agit d’un coup monté, il tente de se défendre, mais sent que c’est à sa vie même qu’en veulent le flic afrikaner Hans Theron et son collègue Zoulou Inja Mazibuko, qui viennent de l’arrêter. Désespéré, il s’attend au pire lorsqu’il est brutalement kidnappé par l’être qu’il déteste le plus au monde, à savoir son propre père, un ancien mercenaire de la CIA qui a décidé de le sauver. Commence alors un voyage infernal dans une Afrique du Sud où, preuve même de l’arriération tribale qui y règne dans certains endroits, la jeune Sunday essaie d’échapper au mariage forcé auquel elle est destinée.

Voir le site de l’auteur (en anglais)

filiere malgachePierre Maury, Filière malgache, éd. No comment, 2013
Xavier, grand reporter, est envoyé à Madagascar pour enquêter sur l’esclavage moderne et ses filières.?Pas très méthodique, il se donne le temps de comprendre un peu comment fonctionne cette société dont il ignore tout.?Mais bientôt, il se retrouve sur la piste d’un dangereux réseau de trafic d’êtres humains aux ramifications internationales.?Il se lance alors dans une poursuite aventureuse dont les multiples rebondissements conduiront son enquête bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginé…
Pierre Maury est né en Belgique en 1954. Il vit à Antananarivo (Madagascar), d’où il exerce, depuis plusieurs années, le métier de chroniqueur littéraire pour le grand quotidien francophone belge Le Soir. En 2006, il a créé la Bibliothèque malgache, où il réédite principalement des textes libres de droits, mais où il publie aussi des œuvres contemporaines.
Voir le site des éditions no comment

MikeNicolMike Nicol, La dette, éd. Ombres noires, 2013
Haine, drogue, trafics d’armes et de diamants sont au cœur de La Dette,  premier volet de la trilogie Vengeance de Mike Nicol. Publié et traduit dans de nombreux pays, ce roman a fait partie des dix meilleurs livres de l’année pour le journal Die Zeit, l’équivalent du « Time » en Allemagne, en compagnie de Fred Vargas, Robert Littell et Donald Ray Pollock notamment.
Le Cap (Afrique du Sud). Tenus par une ancienne dette, deux anciens mercenaires et trafiquants d’armes reconvertis dans la sécurité, Mace Bishop et Pylon, sont engagés par un malfrat pour assurer la protection de son fils, Matthew. Gérant d’une boîte de nuit, véritable plaque tournante de la drogue, Matthew est menacé par une association vertueuse, la Pagad. Cette association – en réalité une officine mafieuse – est représentée par l’avocate Shemina February, manipulatrice au passé trouble qui semble connaître Mace et Pylon du temps de l’apartheid.
Installés dans une maison adaptée au handicap de leur fille, Mace et sa femme Oumou sont financièrement aux abois. Aussi, lorsque l’ex-maîtresse de Mace, Isabella, lui propose un convoyage d’armes pour l’Angola, il ne refuse pas. Mais l’affaire tourne rapidement au règlement de compte. Là encore, Shemina February n’est pas loin. Si Mace et Pylon ont oublié qu’elle a été leur victime, elle non. Elle s’est jurée de les détruire à petit feu…

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Timbuktu1

Puisque le Mali est (tristement) à la une de l’actualité en ce moment, voici quelques polars qui en disent long sur les intérêts des belligérants… 

mali meloAlain Leygonie, Mali Mélo, éd. Baleine (Le Poulpe), 1995
Michel Ligié, directeur au Fonds Communautaire de Développement, s’est-il bien tué en voiture au Mali comme l’a tout d’abord cru son épouse ? Y a-t-il un lien entre sa disparition et celle de l’argent de l’Europe, les cinq cents millions de francs CFA détournés à l’époque de l’accident ? Cela fait assez de questions pour que Gabriel s’envole pour Bamako, laissant la veuve dans un abîme de perplexité. Quand la réalité dépasse l’affliction, ressusciter un mort n’est pas une mince affaire. Il n’y avait que le Poulpe pour y voir clair dans ce Mali-mélo.
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diallo_a_koutyAïda Mady Diallo, Kouty, Mémoire de sang, éd. Gallimard (série noire), 2002
Soudain, la blancheur du ciel matinal vira à l’ocre. Un gros nuage de poussière envahit l’espace et le silence qui régnait sur le quartier fut déchiré par les vrombissements de moteurs puissants. Pendant un court instant, Ousmane resta debout près de sa femme, pétrifié, le regard fixé sur l’horizon. Puis il se ressaisit, se tourna vers sa compagne et lui ordonna d’aller se réfugier dans la maison avec les enfants.
Il vit alors les Land Rover s’arrêter et une vingtaine d’hommes enturbannés, armés de Kalachnikov et de coupe-coupe, en surgirent. Ils se dirigèrent vers un ensemble d’habitations par groupes de trois ou quatre, et, à l’aide de leurs armes, défoncèrent les portes.
Les Tall se précipitèrent chez eux et, peu après, ils entendirent les Touareg qui forçaient la porte. Tout se passa très vite. Ousmane se saisit de son couteau tandis que Fathy faisait sortir Kouty par la fenêtre de la chambre.
– Va vite te cacher dans le grenier à mil, ma chérie, dit-elle, en poussant sa fille à l’extérieur…
Gao, Mali, 6 mars 1984. Le village est attaqué par une bande de pillards touaregs. La famille de Kouty, une fillette de 10 ans, est massacrée sous ses yeux par quatre hommes : le corps chétif de son petit frère est fracassé contre un mur, son père est égorgé pendant qu’il assiste au viol de sa femme, la mère de Kouty se suicide peu après en s’immolant par le feu… Kouty, Mémoire de sang est le récit de la longue vangeance de cette fillette. C’est aussi une partie de l’histoire de l’Afrique qui vit longtemps le peuple noir capturé et vendu comme esclave par les seigneurs du désert.

Mkonatoussa Konaté, Les enquêtes du commissaire Habib : L’assassin du Banconi, éd. Publie.net (Publie.noir), 2012
Le commissaire Habib, après avoir longtemps officié à la Série Noire, a déménagé chez Fayard Noir : il fallait bien qu’on le retrouve sur les chemins numériques !
Ce qui ne change pas : le Mali, l’odeur et le bruit de l’Afrique, mais aussi la grande vibration populaire de la langue, toutes les facettes du rire et de l’humour, et ce grand tremblement permanent d’humanité.
Sauf que lui, l’inspecteur Habib, et son inspecteur Sosso qui serait presque le personnage principal du livre, n’ont pas le temps de s’intéresser au tourisme. Une série de meurtres avec signature, des histoires de fausse monnaie, l’intervention d’un marabout, et le fond très obscur des services de sécurité qui se font la nique…
Si vous voulez du polar, et du bon du vrai du fort, en voilà.
Reste cette puissance du continent et de la langue, ce qui se nomme Afrique…
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les-marques-du-fouet-209x300Gérard Streiff, Les marques du Fouet, éd. La manufacture de livres, 2011
« Les marques du fouet disparaissent mais pas les injures » dit un proverbe bambara.
Au Mali, l’assassinat d’un ancien colon français, ex-militaire, déchaîne les passions sur les terres arides du Sahel. Lorsque les narcos colombiens, qui utilisent le Mali pour leurs trafics vers l’Europe, croisent des sans papiers expulsés, des islamistes de l’AQMI, et ces nouveaux blancs d’Afrique, la violence fait sortir le désert de sa torpeur.
François Graffin, dit le Flamand rosse, PDG de la société Transfer, qui gère notamment la ligne Bamako-Dakar, est assassiné au Mali dans des conditions terribles. Magali, la journaliste aux bons sentiments venue aider des sans papiers expulsés de Seine Saint Denis, et son ami le libraire Raphaël Cineux dit « Racine » viennent en aide à Tiecoura Traore, cheminot accusé du crime. Ils plongent en catastrophe dans une société malienne dont ils ignorent à peu près tout. L’étudiante et le libraire vont mener chacun de leur côté une enquête où leurs préjugés sur la société africaine seront battus en brèche. Lutte de classes ? Trafic de drogue ? Séquelle coloniale ? Terrorisme ? Vengeance sectaire ? Jalousie de polygame ? Comme toujours en Afrique, les pistes ne manquent pas…

air cocaineC’est pour bientôt :
Laurent Guillaume, ancien flic devnu écrivain, publiera en novembre un nouveau roman qui aura pour cadre le Mali.
Ancien flic français dans le Val-de-Marne et à Annecy, puis conseiller du directeur de la police pour les affaires de stupéfiants au Mali (2007-2011), Laurent Guillaume, 45 ans, est l’auteur de plusieurs romans policiers (Mako, Le Roi des crânes, Doux comme la mort) et collabore avec le réalisateur français Olivier Marchal. Il publiera en novembre chez Denoël un nouveau polar qui a pour cadre le Mali. « Les faits, explique-t-il, sont librement inspirés de l’affaire Air Cocaïne, qui défraya la chronique en 2009. Le personnage principal sera un métis franco-malien, ex-flic français en cavale en Afrique pour une sombre affaire liée à son passé. »

D’autres polars sur le Mali

Suite et fin (?) de la rentrée littéraire 2012 : deux occasions supplémentaires pour passer de bons moments de lecture.

Victor Kathémo, Le descendant africain d’Arthur Rimbaud, éd. Myriapode, 2012
Racho est un homme originaire de Dirédoua près de Harar en Éthiopie. Sa trisaïeule, femme Amhara d’une certaine élégance, vécut une brève et discrète idylle avec Arthur Rimbaud pendant le deuxième séjour de ce dernier à Harar. Suite à la famine due à la guerre et aux problèmes de sécheresse sévissant en Éthiopie, le famille de Racho s’exila dans le Golfe de Guinée.
Comme Rimbaud, Racho fait état d’une veine artistique féconde. Il est sculpteur et offre une nouvelle vie aux bibelots et colifichets qu’il ramasse au Port autonome de Cototrou. Mais son art ne répondant à aucune règle académique, Racho a du mal à se faire accepter par ses pairs et à vivre de son art. Il va ainsi décider de tout laisser tomber et d’aller mener sa vie sur le continent de son illustre ancêtre dans l’espoir d’y recevoir, du fait de sa filiation, un abord princier. Pour ce faire, il embarque sur un navire marchand dissimulé dans un container. Débarqué au Havre, il n’a qu’une idée en tête : visiter la tombe de son ancêtre et traverser le Rhin pour élire domicile en Rhénanie. Cueilli par les policiers allemands, il se fera renvoyer en France où, pour se prémunir contre une situation clandestine, il sera obligé de déposer une demande d’asile politique perdant définitivement la maîtrise de son destin.
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Alain Mabankou, Tais-toi et meurs, éd. La Branche (vendredi 13), 2012
Quittant le Congo, Julien Makambo arrive en France sous le nom de José Montfort. Il est accueilli à Paris par Pedro, figure de proue du milieu congolais de la capitale. Sapeur à la pointe des tendances et « homme d’affaires » au bras long, Pedro prend Julien sous son aile et l’initie au monde des combines souterraines. Les affaires tournent, Julien a la vie belle et festive, jusqu’à ce vendredi 13 maudit, ou il se retrouve malgré lui mêlé à la défenestration d’une jeune femme.
En prison, il écrit son histoire, celle d’un jeune homme confronté à son destin : Makambo en lingala signifie « les ennuis ». Et face aux ennuis, une règle d’or règne ici en maître : Tais-toi et meurs.

Christian Lestavel, Africa Corse, Ed. du Toucan (Toucan noir), 2012
L’Afrique, pour la famille Sperone, c’est un terrain de jeux… de casinos. Quand Gabriel Vanves, un ancien des services français leur propose une centaine de millions de dollars à blanchir après un coups d’Etat au Libéria, Ange Sperone prend immédiatement le chemin du « continent noir ». Son frère Christian tente de son côté de décrocher auprès de ses amis politiques l’exploitation légale des machines à sous en France. Et transformer ainsi un secteur déficitaire en mine d’or. Mais tous veulent leur part du gâteau: affairistes, mafieux italiens, voyous français, politiciens. Et ces derniers ne sont pas les moins dangereux…

Jérôme & Emmanuel Pierrat, Qui a tué Mathusalem ?, Ed. Denoël (Thrillers), 2012

Un matin dans la brousse sud-africaine, Mathusalem, l’un des plus beaux rhinocéros mâles du Sarah’s Nature Park, est retrouvé criblé de balles. Et la corne sciée.
Pour l’inspecteur Ovambo qui mène l’enquête, les doutes sont vite dissipés. Le massacre des rhinocéros a commencé depuis longtemps. Grands amateurs de corne pilée, réputée aphrodisiaque, les Chinois n’y sont pas étrangers.
Malgré les valeurs et la couleur de peau qui les séparent, Adam Ovambo, l’officier de police noir, et Sarah de Vijser, la blonde propriétaire du parc, vont enquêter de pair. Ils déjoueront les pièges d’une police corrompue et s’appuieront sur quelques gangsters du Cap pour remonter la filière en passant par les casinos de Hong Kong et le bush de Namibie. Au fil de leurs aventures, ils rapprocheront deux mondes qui s’ignorent et souvent se méprisent, dans l’Afrique du Sud désenchantée de l’après-apartheid.

Petit tour d’horizon dans la pays de Mandela.

Roger Smith,  Blondie et la mort, Éd. Calman Levy, 2012
Par une énième nuit de chaleur insupportable, l’ex-top modèle Roxy Palmer et son mari Joe, trafiquant d’armes, sont kidnappés dans leur voiture. Joe finit dans une mare de sang et, les voyous partis, Roxy prend alors une décision qui va à jamais changer le cours de sa vie. Les deux kidnappeurs, Disco et Godwynn, n’ont disparu que pour mieux la traquer. Billy Afrika, lui non plus, n’a pas l’intention de la laisser filer : Joe lui devait en effet une grosse somme d’argent…
Quant à Piper, psychopathe éperdu d’amour, il est bien décidé à ramener Disco, sa « femme », à la « maison », c’est-à-dire la prison de Pollsmoor.
Commence alors dans le décor somptueux du Cap un ballet d’une violence fascinante entre tous ces réprouvés qui ne cherchent qu’une chose : la rédemption.

Déon Meyer, A la trace, Éd. Seuil (policier), 2012
Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.
Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.
L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.
Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.
Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays.

Malla Nunn, Le sang et la poussière, Éd. Des deux terres, 2012
Une enquête de l’inspecteur Cooper.
Durban, Afrique du Sud, 1953. Alors que l’inspecteur Emmanuel Cooper gagne sa vie en surveillant les docks de manière clandestine, le meurtre brutal d’un jeune garçon le force à sortir de l’ombre. Lorsque deux assassinats semblables font de lui le suspect numéro un, il est obligé de se cacher de la police et de mener officieusement sa propre enquête. Il plonge alors dans le milieu de la pègre de Durban –un univers trouble, où se côtoient gangsters, prostituées et maquereaux– pour comprendre le véritable enjeu politique de l’affaire. Sous la pression des nouvelles lois ségrégationnistes, il doit coûte que coûte trouver le meurtrier avant que la police ne l’inculpe, et rendre enfin justice au garçon couché dans le sang et la poussière.

Caryl Ferey, Zulu, Éd. Gallimard (folio policier), 2010
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

Margie Orford, Les captives de l’Aube, Éd. Payot, 2009
Dans les nuits de Cape Town, des jeunes filles disparaissent : la première enquête de la journaliste et profileuse Clare Hart, par Margie Orford, la nouvelle reine du suspense sud-africain.
Alors que Clare fait un reportage sur le trafic des femmes en Afrique, le cadavre d’une adolescente est retrouvé. La police demande l’aide de la profileuse, m ais déjà un autre corps est découvert…
Cape Town compte un nouveau tueur en série. Son territoire : le Waterfront, sa luxueuse marina, mais aussi ses bars à hôtesses. Et si, justement, les meurtres étaient liés à l’industrie du sexe ? Pour le savoir, Clare devra explorer les tréfonds de la ville : une descente au cœur de la perversité et de la violence.

Louis Ferdinand Despreez, Le noir qui marche à pied, Éd. Phébus, 2008

L’inspecteur Zondi, surnommé ” Bronx ” par ses collègues à cause de son bref passage au FBI, a commencé sa carrière en coursant la racaille de Johannesburg et des townships du Gauteng.
Lui qui s’est toujours conduit en profiler, qui a toujours cherché à comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête des criminels, va devoir aujourd’hui plus que jamais user de ce talent : c’est la cinquième disparition d’enfant signalée à Pretoria depuis la rentrée des classes. Aucune demande de rançon, et pas la moindre piste.

Existe aussi au format poche : Éd. Points (policier)

Vincent Crouzet, Villa Nirvana, Éd. Flammarion, 2007
Cap de Bonne-Espérance.
Un agent de la DGSE est porté manquant. Son frère de combat au Service Action, François Vargas, mène l’enquête. Installé dans une maison adossée au granit, la Villa Nirvana, l’espion affronte les pires superstitions. Un grand requin blanc – tueur absolu – croise au large, des psychopathes hantent la nuit, les enfers ravagent les regards de Kimberley, la patronne des coast guards, et de Heather, princesse de sang xhosa.
La menace rôde-t-elle vraiment sous les eaux profondes ? Pourquoi tant de violence sous les lunes noires ? Rites cruels ou légendes obscures ? En Afrique, tout est question de masques. Le soir tombe. Le  » docteur « , un vent austral cruel, se lève sur l’océan Indien, rafale les crêtes de Judas Peak, tourmente la lande, et, inexorablement, fond sur un cap de naufrages. Les persiennes commencent à chanter. Bienvenue à la Villa Nirvana.

Gillian Slovo, Poussière rouge, Éd. Bourgois, 2001
Aussi percutant qu’un excellent polar mais saisissant par son accent de vérité, Poussière rouge est un livre capital sur l’apartheid mais aussi sur le poids de l’histoire.
Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le souvenir de l’apartheid, les autorités sud-africaines ont mis en place dans les années quatre-vingt-dix la commission « Vérité et Réconciliation », chargée d’organiser la confrontation entre bourreaux et victimes pour tirer un trait sur le passé. C’est dans ce cadre que comparaît à Smitsrivier Dirk Hendriks, un ex-policier blanc, face à Alex Mpondo, militant de l’ANC. À cette occasion Sarah Barcant, qui a grandi à Smitsrivier mais exerce le métier de procureur à New York, revient au pays pour découvrir que la résurgence du passé est particulièrement délicate et que la vérité est plus complexe qu’il n’y paraît. Aussi percutant qu’un excellent polar mais saisissant par son accent de vérité, c’est un livre capital sur l’apartheid mais aussi sur le poids de l’histoire.

Wessel Ebersohn, La nuit divisée, Éd. Rivages (noir n° 153), 1993
Johannesburg, 1978. Victime de son état torturé et de son corps gangrené, un petit commerçant ouvre chaque nuit la porte de sa réserve pour piéger les cambrioleurs amateurs qui s’y introduisent. Parce que le “Criminal Procedure Act” du pays autorise l’utilisation de la violence pour défendre la propriété privée, parce que ses victimes sont pour l’essentiel de jeunes Noirs désargentés, il n’a jamais été inquiété. Lorsque le colonel de police Freek Jordaan l’envoie consulter son ami Yudel Gordon, psychiatre attaché à l’autorité judiciaire, ce dernier comprend qu’il a affaire à un patient dangereux et qu’il n’existe qu’une seule issue : le guérir au plus vite pour l’empêcher de recommencer. Cinglante mise en accusation du gouvernement sud-africain et de ses lois à sens unique, ce roman a obligé Wessel Ebersohn à se réfugier quelque temps dans la clandestinité pour des raisons de sécurité. (édité en 1981 et traduit en 1989).

3 polars, pour un long ouiquende qui s’annonce pluvieux. 3 bonnes raisons de rester sous la couette et de bien se reposer avant d’aller à la manif du 1er mai…

Pierre D’Ovidio, Le Choix des désordres, Éd. 10/18, 2012
Surprise et mise en difficulté par le départ du général de Gaulle, la IVe République craint l’embrasement de ses colonies. Maurice Clavault, chargé de surveiller l’activité malgache à Paris, est dépêchéà Madagascar pour enquêter sur la disparition d’un éminent colon français. Tandis que d’autres enlèvements surviennent, Clavault découvre les stratégies perfides des tenants de l’ordre colonial…
Pierre D’Ovidio fait revivre la période marquante de l’après-guerre et celle de la décolonisation, restituant avec talent l’atmosphère, la saveur authentique d’une époque si proche et si lointaine.

Alexander Mc Call Smith, Le mariage avait lieu un samedi, Éd. 10/18, 2012
Résoudre des énigmes n’a jamais effrayé Mma Ramotswe, créatrice de l’Agence N°1 des Dames Détectives de Gaborone. Tandis que son assistante Mma Makutsi défend la cause des femmes du Botswana tout en préparant son mariage, Precious, armée de sa détermination coutumière, mène l’enquête sur un étrange carnage de bétail et les apparitions fantomatiques de sa regrettée camionnette !
Un savoureux voyage au cœur de l’Afrique et du mystère, autour du célèbre duo de Dames Détectives.

Roger Smith, Mélanges de sangs, Éd. Le Livre de Poche (Thriller), 2012
Jack Burn, sa femme enceinte et leur petit Matt sont agressés un soir par deux membres du gang des Americans. Ex-marine réfugié en Afrique du Sud, Jack les tue… tous les deux. Le vieux veilleur de nuit Benny Mongrel a tout vu. Ancien du gang des 28, il vit dans l’enfer des Flats et, craignant de replonger, il se tait. Jusqu’au jour où le flic Gatsby Barnard l’interroge. La guerre est alors déclarée et tous les coups sont permis, d’autant plus que Barnard est lui-même sous la surveillance de Disaster Zondi, un enquêteur zoulou qui veut sa tête. Ce roman couronné par le Deutschen Krimi Preis sera adapté au cinéma avec Samuel L. Jackson dans le rôle de Disaster Zondi.
Un auteur essentiel qui vient s’imposer au côté de Deon Meyer comme l’autre grand écrivain d’Afrique du Sud. Brigitte Hernandez, Le Point.

Cette journée internationale de la femme est l’occasion de faire un petit tour d’horizon d’auteures de polar d’Afrique.

Malla Nunn, Le sang et la poussière, Éd. Des deux terres, 2012

Une enquête de l’inspecteur Cooper
Durban, Afrique du Sud, 1953. Alors que l’inspecteur Emmanuel Cooper gagne sa vie en surveillant les docks de manière clandestine, le meurtre brutal d’un jeune garçon le force à sortir de l’ombre. Lorsque deux assassinats semblables font de lui le suspect numéro un, il est obligé de se cacher de la police et de mener officieusement sa propre enquête. Il plonge alors dans le milieu de la pègre de Durban –un univers trouble, où se côtoient gangsters, prostituées et maquereaux– pour comprendre le véritable enjeu politique de l’affaire. Sous la pression des nouvelles lois ségrégationnistes, il doit coûte que coûte trouver le meurtrier avant que la police ne l’inculpe, et rendre enfin justice au garçon couché dans le sang et la poussière.
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Patricia Kim, Ta haine, ma peur, Éd. L’Harmattan (Thriller), 2011

Tard le soir, dans les rues de Paris, une jeune femme traquée : elle tente d’échapper à des agresseurs d’un genre particulier. Pourquoi est-elle poursuivie? Elle ne le sait pas. Ce dont elle était sûre : tout a commencé le jour où elle reçut le premier émail anonyme… Un thriller qui prend comme toile de fond un racisme ordinaire, aboutissant ici à un fait divers glaçant…

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Taylor Stevens, Dernière piste, Éd. Presses de la Cité ( Sang d’encre), 2011
Emily Burbank, jeune Américaine idéaliste partie explorer l’Afrique, n’a pas donné signe de vie depuis quatre ans.
Une seule personne peut la retrouver : Vanessa Munroe. Cette spécialiste du renseignement sillonne le globe afin de récolter des informations pour ses clients, principalement des entreprises prêtes à payer le prix de son expertise. Intuitive et capable de s’adapter à toutes les situations, elle n’en demeure pas moins une femme meurtrie. Elevée en Afrique par des parents missionnaires, Munroe a fugué lorsqu’elle était adolescente pour suivre une bande de trafiquants d’armes.
Mais un drame l’a forcée à fuir, et à ne jamais regarder en arrière. Lorsque Richard Burbank, un riche entrepreneur texan, lui demande de retrouver sa fille adoptive disparue en Afrique, Munroe voit là l’occasion d’affronter enfin les vieux démons qu’elle a laissés en quittant ce continent. Avec ce roman âpre et rythmé, porté par un personnage étonnant, Taylor Stevens fait une entrée fracassante dans l’univers du thriller.

Christine Adamo, Requiem pour un poisson, Éd. Gallimard (Folio Policier), 2006
1938.
Un chalutier peine an large de l’Afrique du Sud. Ce qui semble être un gros requin se débat dans ses filets avec une rage inconcevable et déjà la malédiction frappe. Le mousse, sur une secousse plus forte, bascule dans les mailles et se noie, broyé par le poids des thons de cent cinquante kilos. Une peur ancestrale bouleverse l’équipage. Le poisson découvert sous le cadavre du jeune homme a des écailles préhistoriques, une mâchoire énorme et des nageoires comme des pattes.
C’est un cœlacanthe. Une espèce que l’on croyait disparue et qui a survécu, depuis la nuit des temps, à toutes les évolutions. Il serait le chaînon manquant entre le monde des abysses et les premières formes de vie terrestre. L’ancêtre même de l’homme ? Le secret des origines ? Quatre-vingts années plus tard, aux Comores, Londres ou Paris, accidents et disparitions perdurent. Une jeune femme, pour élucider la mort de son père scientifique, va tenter à son tour de percer cet invraisemblable mystère.
A quel prix ?

Laurence Gavron, Boy Dakar, Éd. Le Masque (Masque Grd Format), 2008
Mayekoor, un Boy Dakar typique, tombe sous la coupe du marabout mouride Serigne Mustapha Koddu et se convertit à l’Islam. Sa sœur et sa petite amie, inquiètes de le savoir sous l’influence d’un gourou veulent à tout prix le faire revenir à la raison. Désespérées, elles finissent par demander de l’aide à Pa’ Djéli, le meilleur féticheur de la ville. L’homme est retrouvé mort quelques jours plus tard, des épines de porc-épic plantées dans le cœur. Jules, le brigadier chargé de l’enquête, nous entraîne alors dans le Dakar des trafics et des gargotes où se retrouvent petits truands et musiciens capverdiens. Bientôt plongé dans une intrigue où se mêlent politique, religion et croyances diverses, Jules part à la recherche de Ken Bugul, une jeune mendiante muette à la beauté stupéfiante.

Margie Orford, Roses de Sang, Éd. Payot (Payot/Suspense), 2009
La profileuse sud-africaine Clare Hart enquête en Namibie : dans une petite ville aux portes du désert, une succession de crimes étranges terrifie la communauté des mendiants.
A Walvix Bay, trois enfants des rues ont été assassinés. Pour la population, c’est le destin ordinaire de trop nombreux orphelins du sida. Les autorités locales, elles, sont promptes à soupçonner la tribu nomade des Topnaars. Et pour cause : elles ont entrepris de récupérer leurs terres. Mais Tamar Damases, la jeune inspectrice chargée de l’affaire, croit déchiffrer la signature d’un tueur en série. Elle décide de solliciter l’aide de Clare. Bientôt un autre garçon disparaît…
Dans cette région marquée au fer rouge par l’ancien colon sud-africain, la vérité se trouve-t-elle au cœur du désert, là où sont enfouis les secrets les plus terribles, les plus toxiques ?
Margie Orford, journaliste et photographe, a grandi en Namibie et en Afrique du Sud. Elle vit ajuourd’hui à Cape Town.
Le site de Margie Orford (en anglais)

Aïda-Mady Diallo, Kouty, mémoire de sang, Éd. Gallimard (série noire), 2002
Gao, Mali, 6 mars 1984.
Le village est attaqué par une bande de pillards touaregs. La famille de Kouty, une fillette de 10 ans, est massacrée sous ses yeux par quatre hommes : le corps chétif de son petit frère est fracassé contre un mur, son père est égorgé pendant qu’il assiste au viol de sa femme, la mère de Kouty se suicide peu après en s’immolant par le feu… Kouty, mémoire de sang est le récit de la longue vengeance de cette fillette.
C’est aussi une partie de l’histoire de l’Afrique qui vit longtemps le peuple noir capturé et vendu comme esclave par les seigneurs du désert. C’est surtout le premier roman noir écrit par une jeune femme africaine.

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