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Le poète du Wouri revient avec un hommage à ses amis québécois.

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Fernando d’Almeida, L’ouvert de l’ultime : tombeau de Gatien Lapointe , Éd.. L’écrit des fores, Éd. Heury, 2011

Tu es ce poète d’altitude buvant
À la goulée chantant à pleine poitrine
La terre qui t’enterre
Dans la nuit de l’aurore
Sous la neige éloquente d’un pays
Trouvant cohérence
Dans la grande soif d’eaux vives

En savoir +

Le poète Fernando d’Almeida a écrit Didascalies d’un séisme dans l’urgence : le tremblement de terre du 12 janvier a détruit la majorité des bibliothèques du pays.
En posant ses vers sur la feuille il souhaite contribuer au renouveau des équipements de lecture publique en Haïti. Avec les éditions opoto il a choisi de verser ses droits d’auteur à Bibliothèques Sans Frontières afin d’aider à la reconstruction des bibliothèques. Dans la même idées les éditions opoto s’engage à verser la totalité du bénéfice réalisé par les ventes du livre à l’association.

Vous pouvez contribuer à cette action solidaire en achetant le livre dans votre librairie (les éditions opoto sont distribuées par Calibre : chaque libraire peut donc le commander) ou en adressant un chèque de 15 € aux éditions opoto (port compris) : éditions opoto, 17 impasse du Dr Delteil, 17310 St Pierre d’Oléron, France.

Découvrir un large extrait de Didascalies d’un séisme

« Quand commence le décompte
Des corps que décomposent les jours
À chaque désolation de l’existence »
Fernando d’Alméida, depuis les rives du Wouri n’est pas resté insensible aux drames de ses frères haïtiens.  Face à l’urgence, il est resté à sa table à composer un long poème : Didascalies d’un séisme est un poème de solidarité avec le peuple haïtien.
Il y a deux jours il m’annonçait par courriel son envie pressente d’écrire un texte d’une soixantaine de pages. Ce matin ce sont 83 textes qui m’attendaient. Avant la publication du recueil aux éditions opoto (ce qui prend plus de temps que l’écriture cette fois ci !) voici un large extrait.

Breyten Breytenbach, Outre-voix = Voice Over, Éd. Actes Sud, 2009

Le verset qui abrite sous son aile un seul poète
a déjà perdu tout rythme

Il y a un peu plus d’un an que le poète palestinien Mahmoud Darwich est décédé. Dans cette conversation nomade avec Mahmoud Darwich, Breyten Breytenbach poursuit sa conversation interrompue avec son ami. Elle prend désormais la forme de ce long poème.

Extrait :
au moment de mourir, Mahmoud
ton aorte se débat
comme éclate un serpent pourpre
car les versets n’arrivent plus
à filer la parfaite métaphore
de ton cœur jaillit tel un poème
le sang ultime
dans cet hôpital étranger
du pays barbare,
ton cœur enfin
devenu oiseau sans ailes

Lire un autre (beau) texte de Breyten Breytenbach  : Un os à ronger (La République des Lettres)

Ahmad Al-Malik, Stella Gaetano, Hisham Adam, Abdulaziz Baraka Sakin, Nouvelles du Soudan, Éd. Magellan et Cie (Miniatures), 2009
Soudan Indépendant depuis 1956, le Soudan moderne est l’un des pays les plus vastes du continent africain.
Étymologiquement, son nom dérive de l’expression arabe Bilâd as-Sûdân,  » le pays des Noirs « , qui désignait l’ensemble de l’Afrique saharienne à l’époque médiévale. Depuis au moins deux décennies, la diversité culturelle et religieuse (il est l’héritier des civilisations pharaonique, chrétienne et musulmane), mais aussi la dictature, la guerre civile et ses conséquences comme la misère et le sort des déplacés, se reflètent dans la production littéraire.
Les auteurs des six nouvelles rassemblées ici sont d’origine arabe, nubienne, sudiste ou darfouri. Tous écrivent en arabe, mais mettent en scène des personnages venus des quatre coins du pays, avec leurs coutumes et leurs caractéristiques. Les faits évoqués sont souvent graves, mais l’habileté et l’élégance des auteurs, l’humour et le Style onirique de certains. qui n’est pas sans rappeler le réalisme magique sud-américain, les transforment en petits bijoux, témoins à la fois d’une dure réalité et d’une littérature qui ne demande qu’à être découverte.

Ivan Vladislavic, Clés pour Johannesbourg : Portrait de ma ville, Éd. Zoé (Écrits d’ailleurs), 2009
Début du deuxième millénaire, Johannesbourg reste divisée, désormais autant par la pauvreté et la violence que par la race.
Vladislavic, fin arpenteur des rues, des quartiers, des parkings, des jardins, circule de scène en scène aussi cocasses que tragiques. Le livre est composé de 138 entrées, comme autant de clés pour comprendre la ville, à la manière Vladisalvic : sorte de regard agile et enregistreur, esprit joueur qui analyse, compare, fait des liens et manie les mots pour dire les impressions les plus fines. Ce texte est une ode amoureuse à Johannesbourg, industrielle, polluée, dangereuse, belle et injuste.

Hamidou Dia, Poésie africaine et engagement, Éd. Acoria-Dunia (Les mots en partage), 2009
Après avoir inventorié et analysé les différents thèmes porteurs du débat sur la création poétique africaine, l’auteur tout en s’appuyant sur des exemples concrets, nous permet de saisir les enjeux actuels de cette poésie. Il met notamment en évidence l’apport et l’héritage des poètes comme Tchicaya U Tam’Si, David Diop, Aimé Césaire, René Depestre ou Véronique Tadjo. Il nous permet, ainsi, de comprendre l’évolution des problématiques liées à la question de l’identité littéraire, qu’elle soit, individuelle, continentale ou nationale, tout en proposant l’esquisse d’une poétique personnelle.
Romancier, poète, critique littéraire et préfacier, Hamidou Dia fut secrétaire de la revue québécoise Études littéraires et rédacteur en chef de la revue Présence Africaine. Il est le représentant de l’association des écrivains du Sénégal en Europe. C’est le poète de la mémoire, du fleuve et de l’exil, enraciné dans la culture peul dans laquelle il a grandi. Hamidou Dia vit en France où il enseigne la littérature négro-africaine et la philosophie.

Aminata Sow Fall, La grève des Bàttu, Éd. Du Rocher (Histoire Vécue, n° 124 ), 2009
Si tous les mendiants de la « Grande Ville » se mettaient en grève contre les autorités qui rêvent de débarrasser les rues des « encombrements humains ».
La grève des bàttu fait désormais partie des grands classiques de la littérature africaine. Aminata Sow Fall imagine dans ce livre que les mendiants de la « Ville » lassés d’être persécutés par le pouvoir, feraient grève soudain, refusant d’aller mendier. Ils partent s’installer loin, hors de la ville, et là, attendent. En ville, la vie devient impossible car tout bon musulman se doit de faire des offrandes. Alors chacun se met à prendre le car, jusqu’à « l’arrêt des mendiants » pour faire ses dons. Et quels dons ! il faut du bon argent et de la viande sinon, l’offrande est impitoyablement refusée. Tout va encore se compliquer pour Mour Ndiaye, responsable des mendiants au Ministère de l’Intérieur. Il a consulté plusieurs marabouts pour savoir ce qu’il devrait faire pour être nommé Vice-Président du pays. La réponse est tombée, implacable : distribuer des offrandes de viande dans le bàttu des mendiants, au cœur même de la ville dont il vient de les expulser. La grève des bàttu est un roman, empli d’humour, qui exprime toute la réalité des maux actuels de l’Afrique francophone, tels qu’ils furent légués en grande partie, par la colonisation, et tels qu’ils perdurent aujourd’hui.

Anne Cillon Perri, Chanson pour Marennes et Oléron, éd. opoto, 2009
Avant la sortie en librairie prévue pour le début octobre voici un long extrait du nouveau recueil du poète camerounais Anne Cillon Perri.
Mars 2009. Par une froide soirée d’hiver, le poète camerounais arrive au Pays Marennes Oléron. Quelques heures plus tôt, il quittait son Afrique natale et ses 35°. Pendant trois semaines il présente ses œuvres aux habitants d’Oléron et du bassin de Marennes. En explorateur avisé il prend des notes, des photos, mais surtout, il fait des rencontres. Chanson pour Marennes et Oléron est la relation de ce voyage à la découverte d’un Pays, de ses habitants et de leurs bizarreries…

Publiez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque.

Anne Cillon Perri, Chanson pour Marennes et Oléron, Éd. opoto, 2009
Mars 2009. Par une froide soirée d’hiver, le poète camerounais arrive au Pays Marennes Oléron. Quelques heures plus tôt, il quittait son Afrique natale et ses 35°.
Pendant trois semaines il présente ses œuvres aux habitants d’Oléron et du bassin de Marennes. En explorateur avisé il prend des notes, des photos, mais surtout, il fait des rencontres.
Chanson pour Marennes et Oléron est la relation de ce voyage à la découverte d’un Pays, de ses habitants et de leurs bizarreries…

Le livre est vendu 10 €. Sur cette somme 1 € est destiné à la construction d’une bibliothèque dans le village de Anne Cillon Perri. Nous vous présenterons le projet dès la fin de la semaine…

Les premiers vers :

Et puis il a fallu partir
Perdre mon ancrage
Au sol solide du terroir
Traverser l’énorme rature
Du dernier cordon policier
Et plus haut que les oiseaux
Plus haut que les nuages
S’envoler dans la nuit profonde

Yaoundé
Douala
Tamanrasset
Musiques arabes
Et au petit matin
Aéroport Mohamed V
Cordon policier
Et l’attente
Toute une journée
À poireauter là
À lécher les vitrines de l’espoir
À tourner
et retourner
des
araberies
Vendues à prix d’or
Aux doux benêts de passage

En savoir +

« mes mots ne cracheront plus
sur la crasse du mensonge
mes pas ne connaîtront plus
le chemin de l’exil »

Extrait d’un précédent receuil :

La voix du silence

Silence ! les mots insolites et bruyants
Cessez donc de vociférer
Silence ! vous dérangez la nuit
Qui s’endort épuisé aux pieds des misérables
Et l’aube que vous réveillez
Les yeux rouges d’insomnie
Silence ! les morts se reposent
Au fond de leurs ténèbres, assourdis
Par le crissement des dents carnassières
Silence ! les esprits sont épouvantés
Par vos bruits étranges
Ils harcèlent la nuit éveillée
Qui les empêche de se montrer
Silence ! je dois me concentrer
Pour comprendre vos complaintes.

En savoir +: Anissa Mohammedi

Fernando d’Alméida, L’évangile du coït, Éd. opoto, 2009
Fernando d’Alméida revient sur la poérotique. Dans la bibliothèque numérique on peut découvrir ses réflexions sur le sujet (de la poérotique). Aujourd’hui il nous propose des textes, écrits entre Douala et Montréal avec une escale à Paris.
Actuellement à l’imprimerie le livre paraitra le 15 juin et sera disponible dans toutes les bonnes librairies (bon, s’il n’est pas sur la table de votre libraire il peut aussi faire l’effort de le commander).

Doublement africain par ses origines béninoises et camerounaises, Fernando d’Alméida est également d’ascendance noire brésilienne.
Il est considéré comme le poète le plus décisif, le plus accompli du Cameroun et l’un des meilleurs de la francophonie littéraire africaine.
Premier africain lauréat du Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor en 2008 décerné par la Maison africaine de poésie internationale, d’Alméida est universitaire. Il enseigne les littératures française, belge et québécoise à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines à l’Université de Douala.
L’évangile du coït a été écrit lors de son dernier séjour au Québec.

Lire les premières pages

Lionel Bourg vient de publier L’immensité restreinte où je vais piétinant et Fernando d’Alméida s’apprête à sortir L’évangile du coït. Jusque là rien de bizarre. sauf que l’on retrouve les deux compères dans Comme sont nus les rêves de Lionel Bourg, aux éditions Apogée, où le titre du premier texte, surgit du Cameroun, est un vers de Fernando d’Alméida : L’échéance du songe. Les deux écrivains y font aussi tourner la calebasse dans un maquis en face de l’université de Douala. Ensuite le texte de présentation du livre de Fernando est tiré d’une lettre que lui a adressé Lionel. Je n’ai plus qu’à vous engager à lire Interdit de laver sa mobylette isi (qui par ailleurs vient d’être publié dans le magazine Comme une culture) vous y retrouverez les deux poètes circulant sur le boulevard de la liberté.
Lionel Bourg, L’immensité restreinte où je vais en piétinant, Éd. La Passe du Vent, 2009
Lionel Bourg nous confie de multiples poèmes qui, au fond, n’en composent qu’un seul. Un livre qui paraît écrit d’un souffle, presque dans le mouvement, mais qui a, bien sûr, été plusieurs fois remanié. Page après page, on entre plus avant dans cet univers surtout peuplé de proches, de familiers – des poètes, pour la plupart. Lionel Bourg retrace ici l’existence ordinaire d’un homme ordinaire au parcours incertain.
Extrait :
Vivre alors
mais vivre un peu plus loin
si ce n’est davantage vivre
entre peur et merveille
les yeux rivés
à la berge nuptiale une
main caressant les cheveux emmêlés
de son unique rêve

Merci à Claudia pour la photo montage.