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Mongo Beti » opoto

Entries tagged with “Mongo Beti”.


Ousmane Sembène, Le docker noir, Éd. Présence africaine, 2002
Diaw Falla,  » le docker noir « , mène à Marseille une existence misérable et précaire, mangeant d’un bol de riz, logé dans un hôtel infâme, heureux encore si le matin il a pu trouver de l’embauche. Il n’a, pour se retenir à la vie, que son amour pour Catherine, et l’espoir de devenir un grand écrivain. Le meilleur de lui-même, en effet, il l’a placé dans un roman qu’il a écrit pendant les brefs moments volés à la fatigue. Cette noble ambition l’aidera-t-elle à triompher du destin et des préjugés raciaux ? Ou le mènera-t-elle à sa perte ? Le docker noir est un long cri d’amertume où éclate un désir passionné de justice. C’est aussi un avertissement, un document de première main sur la vie des minorités noires perdues dans les grandes villes européennes.
Ousmane Sembène à écrit ce livre en 1956.

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Amos Tutuola, L’ivrogne dans la brousse, Éd. Gallimard (l’imaginaire), 2006
« Je me soûlais au vin de palme depuis l’âge de dix ans. Je n’avais rien eu d’autre à faire dans ma vie que de boire du vin de palme. » C’est sur cette fulgurante déclaration que débute le narrateur. Les 560 000 palmiers de sa plantation lui fournissaient suffisamment de vin de palme pour en boire quotidiennement plus de deux cents calebasses. Mais un jour son « malafoutier », l’homme qui lui préparait son vin de palme, tombe du haut d’un arbre et se tue. Voilà un bien grand malheur : impossible de trouver un « malafoutier » aussi expert que le défunt, et la soif se fait bien vite sentir… Le narrateur décide donc d’aller rechercher son « malafoutier » dans la Ville-des-Morts, et ce sont ses aventures dans la Brousse et le monde des Êtres Étrangers et Terribles qui constituent le sujet de ce récit écrit directement en anglais par Amos Tutuola en 1952, Yoruba de l’ancien Nigeria britannique. Raymond Queneau s’est efforcé de rendre le caractère d’« art brut » de ce conte et les « contradictions » d’un des tout premiers romans africains, publié pour la première fois en français en 1953.

Eza Boto, Ville cruelle, Éd. Présence africaine, 2001
Dans ce premier roman publié sous le pseudonyme d’Eza Boto en 1954, le lecteur découvrira, tracés avec une force qui s’accomplira exemplairement dans les œuvres postérieures, fort célèbres, de Mongo Béti, les drames d’une Afrique dominée, ceux qui opposent les humbles, les simples, les paysans, aux différents types d’exploiteurs du monde politique, économique et religieux. Cette œuvre dénonce une situation historique qui, en tant de lieux, dans ce monde, est toujours actuelle.

Ahmadou Kourouma, Les soleils des indépendances, Éd. Seuil (Points), 2006
Quel sera le sort de Fama, authentique prince malinké, aux temps de l’indépendance et du parti unique ? L’ancien et le nouveau s’affrontent en un duel tout à la fois tragique et dérisoire, tandis que passe l’histoire, avec son cortège de joies et de souffrances.
Au-delà de la fable politique, Ahmadou Kourouma restitue comme nul autre toute la profondeur de la vie africaine, mêlant le quotidien et le mythe dans une langue réinventée au plus près de la condition humaine. Dès sa parution en 1970, ce livre s’est imposé comme un des grands classiques de la littérature africaine.
En savoir + avec Africulture

Ousmane Sembène, Les bouts de bois de dieu, Éd. Pocket (n° 871), 2002
Ce roman, qui se déroule du Sénégal au Soudan (le Mali d’aujourd’hui), s’inspire de faits réels: la grève des cheminots du « Dakar-Niger », ces ouvriers noirs qui, entre eux, s’appellent les « Bouts de bois de Dieu ». Ils veulent conserver les traditions, les lois du clan, les coutumes, mais le progrès – implacable – les pousse. Au long de la ligne de chemin de fer, d’innombrables personnages se croisent et se rejoignent : les Africains qui, tant que dure la grève, ont peur, peur du long silence des machines, et, surpris par ce mouvement, les Européens qui s’appliquent à conserver le prestige de la vieille Afrique. Mais au coeur de ces voix discordantes, de ces âmes déchirées, s’élève un amour de l’homme d’autant plus bouleversant qu’il est lucide. Respecter l’homme n’est pas chose aisée…
En savoir + avec Encres noires

Yambo Ouologuem, Le Devoir de violence, Éd. Le serpent à plumes, 2003
Nos yeux boivent l’éclat du soleil, et, vaincus, s’étonnent de pleurer, Maschallah ! oua bismillah !….
Un récit de l’aventure sanglante de la négraille – honte aux hommes de rien ! – tiendrait aisément dans la moitié de ce siècle ; mais la véritable histoire des Nègres commence beaucoup, beaucoup plus tôt, avec les Saïfs, en l’an 1202 de notre ère, dans l’empire africain de Nakem, au sud du Fezzan, bien après les conquêtes d’Okba ben Nafi et Fitri. Censuré en France depuis plus de trente ans, étudié dans le monde entier, briseur de tabous, Le Devoir de violence est une œuvre puissante et unique, un roman-culte du continent africain.
Vaste saga historique, il retrace, depuis le XIIIe siècle, la geste des Saïfs, conquérants et maîtres du mythique empire Nakem. Fabuleux prosateur de tous les excès et de tous les crimes, Yambo Ouologuem dit les complexités de l’Histoire de l’Afrique où l’esclavage et la colonisation sont même antérieurs à l’arrivée des Européens qui ne firent peut-être que reprendre à leur compte et en l’amplifiant dramatiquement un système fou qui existait déjà.
Le Devoir de violence a reçu le Prix Renaudot en 1968.  » C’est un brûlot, magnifiquement écrit, une attaque directe et féroce de l’impérialisme et du colonialisme.  » Valérie Thorin, Jeune Afrique
En savoir + avec Le Monde Diplomatique

Mongo Beti, Remember Ruben, Éd.Le serpent à plume, 2001
Mor-Zamba était un enfant sans racines lorsqu’il arriva à Ekoumdoum. Et la peine qu’il eut à se faire adopter par le village témoigna que l’époque basculait dans un monde nouveau, aux règles brouillées par la colonisation. Raflé par les Blancs avec des milliers d’autres, il découvre Fort-Nègre, l’immense ville coloniale, et son pendant noir, Kola-Kola, fabuleux bidonville où il participera à la lutte contre l’occupant blanc. Dans ce roman majeur de la littérature africaine, Mongo Beti, romancier féroce, conte avec ferveur les bouleversements de l’Afrique à la veille des Indépendances.
En savoir + avec Bernard Magnier

Henri Lopes, Le pleurer-rire, Éd. Présence Africaine, 2003
Le Pleurer-Rire est dominé par tonton Hannibal-Ideloy Bwakamabé Na Sakkadé.
Ancien baroudeur devenu Président de la République à la faveur d’un coup d’Etat, il exerce un pouvoir illimité. A travers ce roman, c’est le problème du pouvoir et du contre-pouvoir qui est posé dans toute son ampleur. La violence verbale qui perce au détour de chaque page n’a d’égal que le tragique des situations et des événements qui y sont décrits. Œuvre forte et dense, complexe et lucide, Le Pleurer-Rire fonde son originalité sur sa structure polyphonique, son rythme varié et sa charge d’ironie et d’humour qui justifie son titre.
Mêlant grâce et trivialité, fiction et réalité, citations et parodie, il tente de renouveler l’écriture romanesque qui devient, ici, le lieu où diverses formes de langage s’engendrent les unes les autres, se répondent, s’entrecroisent, s’éclairent, ou se heurtent et finalement s’enchaînent dans un mouvement continu.
En savoir + avec Afrology

En Afrique francophone, les colonies c’est fini depuis 50 ans. Pour certains elles ont laissé la place aux indépendances. Pour d’autres c’est plutôt la mise en place de la françafrique.

Stephen Smith, Voyage en postcolonie, Ed. Grasset, 2010
Ancien journaliste à Libération, puis au Monde, actuellement enseignant à l’université de Duke, aux États-Unis, et auteur en 2003 du très controversé Négrologie, Stephen Smith publie Voyage en postcolonie. Cinquante ans après les indépendances, que reste-t-il de la France en Afrique subsaharienne ? Plus précisément, qu’ont fait les Africains, depuis qu’ils sont libres de choisir, de ce que l’ancien colonisateur leur a apporté, du Code Napoléon à la baguette en passant par la langue française ? Comment se situent-ils par rapport à la Françafrique, la queue de comète affairiste  de ‘l’ Etat franco-africain’ bâti en 1960 sur les restes de l’Empire ? Fort de l’idée que les ‘postcolonies’ au sud du Sahara ont pris leur destin en main, et qu’elles sont désormais un Nouveau Monde pour la France en raison de l’héritage colonial en partage, Stephen Smith va à la rencontre d’Africains, de la Côte d’Ivoire à la Guinée, au Sénégal et au Mali, puis du Cameroun au Gabon en passant par le Congo, pour ‘voir, comprendre, se faire surprendre’.

Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun – Autopsie d’une décolonisation, Ed. La Découverte (La Découverte/Poche), 2010
Mongo Beti, écrivain camerounais, est connu pour ses romans, notamment ceux des années 1950, qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience du colonialisme et dans la lutte contre celui-ci.
Publié en 1972 par les Éditions François Maspero, Main basse sur le Cameroun était un réquisitoire contre les crimes du président Ahidjo, dictateur du Cameroun par la grâce du néocolonialisme français. Son but fut largement atteint, semble-t-il, puisque le livre fut interdit, saisi, l’éditeur poursuivi, et l’auteur l’objet de multiples pressions et menaces. Sa réédition, en 1977, dans une version revue, était encore d’une actualité brûlante à l’heure de l’intervention française au Zaïre.
Mongo Beti montre en effet que les anciennes colonies d’Afrique occidentale française et d’Afrique équatoriale française, formellement indépendantes depuis les années 1960, n’en sont pas moins restées étroitement contrôlées par la France. Trente ans plus tard, ce livre reste un document historique majeur, indispensable pour comprendre les évolutions ultérieures de la  » Françafrique « . Une préface inédite d’Odile Tobner, présidente de Survie, retrace l’histoire mouvementée de ses différentes éditions.

Grégory Jarry , Otto T., Petite histoire des colonies françaises Tome 3 : La décolonisation, Ed.  FLBLB, 2009
En 2006, alors qu’un ministre suggérait d’enseigner les «aspects positifs de la colonisation», Grégory Jarry et Otto T. constatent à quel point ceux-ci sont méconnus. Ils entament alors la série Petite histoire des colonies françaises, afin de rafraîchir les mémoires et rendre intelligibles les enjeux de la colonisation, d’une façon pédagogique et documentée autant que distrayante.
Après deux tomes coloniaux (L’Amérique française puis L’Empire) et une parenthèse uchronique (La Conquête de mars), Grégory Jarry et Otto T. devancent les commémorations des indépendances en 2010 et apportent leur pierre dans la mare de l’identité nationale avec ce troisième tome consacré à la décolonisation, et plus particulièrement aux guerres d’Indochine et d’Algérie.
« Mes chers amis, vous l’attendiez depuis longtemps, j’ai enfin le plaisir de vous annoncer la parution du troisième volume de la Petite histoire des colonies françaises. Ensemble et durant plus d’une heure et demie, nous allons voir par quelles convulsions de l’histoire La France, qui possédait un Empire Colonial de 12 millions de km² en 1914, est redevenu un pays tout à fait normal au début des années 60. Ce phénomène par lequel un peuple décide de se séparer d’êtres humains dont il a conquis les terres et le cœur depuis des dizaines d’années, les historiens auraient pu l’appeler « Drame d’amour ». Finalement, ils ont opté pour «Décolonisation». (…)
En quelque sorte, la Décolonisation fut la privatisation de la Colonisation. »
Le Général de Gaulle
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Remember Ruben, publié en 1974, est un roman important. D’une histoire individuelle, celle de Mor-Zamba l’enfant abandonné, Mongo Beti raconte l’histoire complexe et douloureuse de la décolonisation du Cameroun.
Écrit dans un style fluide et attachant, ce roman nous entraîne en Afrique entre les années 30 et 60. Le lecteur se retrouve plongé au milieu des populations, de leur vie et de leurs préoccupations. On découvre que la guerre fratricide des blancs pourtant mondiale (le « monde » se pensait-il déjà sans l’Afrique ?) ne présente que peu d’intérêt pour l’homme de la brousse. Mais également que la politique coloniale française d’après-guerre, comme toute colonisation, est profondement injuste. Et malgré tout, qu’il faut bien vivre au quotidien dans les villages et les bidonvilles, au rythme des petits trafics, des sales boulots et de la débrouille.
Mor-Zamba était un enfant sans racines lorsqu’il arriva à Ekoumdoum. Et la peine qu’il eut à se faire adopter par le village témoigna que l’époque basculait dans un monde nouveau, aux règles brouillées par la colonisation. Raflé par les Blancs avec des milliers d’autres, il découvre Fort-Nègre, l’immense ville coloniale, et son pendant noir, Kola-Kola, fabuleux bidonville où il participera à la lutte contre l’occupant Blanc. Dans ce livre majeur de la littérature africaine, Mongo Beti, romancier féroce, mais pas dénué d’humour, conte avec ferveur les bouleversements de l’Afrique à la veille des Indépendances au moment où le mouvement indépendantiste prend de l’ampleur sous l’impulsion de Ruben Um Nyobé, la figure emblématique du combat, sorte de Che Camerounais dont les partisans peignent le nom, la nuit à la peinture rouge sur les murs de la ville.
Écrivain Camerounais francophone décédé en 2001, Mongo Beti, fait partie de ces consciences de l’Afrique, de ces intellectuels qui ont préféré la vérité aux compromissions. La vérité sur les colonisateurs Français, mais également la vérité sur les dictateurs qui leur ont succédé.
Dans son Dictionnaire de la négritude Mongo Béti parle de Ruben um Nyobé en ces termes : « Si le mot miracle peut s’appliquer à une destinée, c’est bien à celle du fondateur du nationalisme radical camerounais […]. Sa prédication n’a duré que dix années. Les notables se sont rarement mêlés aux foules qui l’escortaient, composées pour l’essentiel de jeunes, de miséreux, de femmes, d’exploités, en somme de victimes. »
Remember Ruben est un moment de notre histoire commune méconnue, et qu’importe la couleur de peau, à découvrir avec intérêt.
Lire un entretien de Mongo Béti dans l’Humanité à propos de la réédition de Remember Ruben.
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Le 13 septembre 1958, il y a cinquante ans, était tué Ruben Um Nyobè. C’est dans une forêt de Sanaga Maritime, dans le sud du Cameroun, qu’une patrouille française qui traquait depuis des mois le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC) repérera son objectif. Et l’abattit comme un animal sauvage. Son corps fut traîné jusqu’au chef-lieu de la région, où il fut exhibé, défiguré, profané. « Le Dieu qui s’était trompé » est mort, annoncera triomphalement un tract tiré à des milliers d’exemplaires. Le corps de Ruben Um Nyobè fut coulé dans un bloc de béton.
Cinquante ans après son assassinat, le nom de Ruben Um Nyobè est presque oublié en France. Au Cameroun, en revanche, il reste l’objet d’une immense admiration. Mais cette admiration populaire est restée longtemps contrariée, toute référence à Um Nyobè et à son parti, l’UPC, ayant été interdite par la dictature d’Ahmadou Ahidjo mise en place en 1960 avec le soutien de l’ancienne métropole. La moindre évocation de Um Nyobè était considérée par le pouvoir en place comme « subversive » et sévèrement réprimée. Sa mémoire ne put être perpétuée que dans la clandestinité ou dans l’exil.
Lire le suite de la formidable histoire de Ruben sur Le monde Diplomatique.