Moncef Ghachem, Mugelières, Éd. Apogée (Piqué d’étoiles), 2010
L’excellente maison d’édition Apogée nous propose de sa Bretagne (terre de pêcheurs s’il en est) un texte magnifique :
 » Belle bouffé d’oxygène iodé que ce témoignage de Moncef Ghachem qui nous permet de recouvrer les brises et meltem d’une époque où les pêcheurs étaient des êtres « chevronnés…
authentiques et compétents », des hommes fiers du métier qu’ils exerçaient en toute sérénité, en ce temps pas si lointains où les enfants rêvaient d’être marins, pirates, aventuriers, explorateurs… plutôt que traders, homme d’affaires, stars du showbiz, martyrs ou mercennaires… »
Alain Jégou.

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Christine Adamo, Requiem pour un poisson, Éd. Gallimard (Folio Policier), 2006
1938.
Un chalutier peine an large de l’Afrique du Sud. Ce qui semble être un gros requin se débat dans ses filets avec une rage inconcevable et déjà la malédiction frappe. Le mousse, sur une secousse plus forte, bascule dans les mailles et se noie, broyé par le poids des thons de cent cinquante kilos. Une peur ancestrale bouleverse l’équipage. Le poisson découvert sous le cadavre du jeune homme a des écailles préhistoriques, une mâchoire énorme et des nageoires comme des pattes.
C’est un cœlacanthe. Une espèce que l’on croyait disparue et qui a survécu, depuis la nuit des temps, à toutes les évolutions. Il serait le chaînon manquant entre le monde des abysses et les premières formes de vie terrestre. L’ancêtre même de l’homme ? Le secret des origines ? Quatre-vingts années plus tard, aux Comores, Londres ou Paris, accidents et disparitions perdurent. Une jeune femme, pour élucider la mort de son père scientifique, va tenter à son tour de percer cet invraisemblable mystère.
A quel prix ?

Anita Conti, Géants des mers chaudes, Éd. Payot (Petite Bibliothèque Voyageurs), 2001
En Afrique, Anita Conti (1899-1997) est une légende.
De l’embouchure de la Mellacorée jusqu’au rio Nunez, de la Casamance à la Gambie, la première femme océanographe française demeure  » la Dame blanche « . C’est qu’après la deuxième guerre mondiale elle est chargée d’établir les cartes de pêche des côtes africaines. L’enjeu est considérable : il s’agit de sauver les populations de la famine et de corriger leurs terribles carences en protéines. Anita Conti réussira au-delà de toute espérance, prospectant des milliers de kilomètres de côtes, installant des pêcheries, découvrant l’extraordinaire richesse en vitamines.
A des poisson-scie, requins-marteaux et requins-tigres, les  » géants des mers chaudes « .

Christian Chaboud , Eyolf Jul-Larsen , Jean-Pierre Chauveau , Les pêches piroguières en Afrique de l’Ouest. Dynamiques institutionnelles : pouvoirs, mobilités, marchés, Éd. Karthala (Hommes et Sociétés), 2000
En dépit des crises politiques, économiques et sociales que connaissent les pays d’Afrique de l’Ouest, la pêche piroguière continue de connaître une vigueur économique remarquable.
Au-delà des débats sur l’évolution des pêches artisanales en Afrique de l’Ouest, la  » qualité empirique  » des phénomènes sociaux et institutionnels qui opèrent dans ou autour des activités de pêche peut apporter un éclairage incisif sur les recompositions qui s’opèrent actuellement en Afrique, sous trois aspects essentiels : l’aspect politique de la régulation de l’accès aux ressources (biologiques, matérielles, sociales et institutionnelles) et de leur contrôle ; la mobilité géographique et professionnelle des individus et des groupes ; la très forte intégration aux marchés (locaux, régionaux et mondial) de la pêche piroguière. L’introduction générale présente un historique et un état des connaissances sur la pêche et les sociétés de pêcheurs.
Elle propose de substituer au  » paradigme halieutique « , focalisé sur la détermination des institutions par l’environnement bio-écologique et les techniques de son exploitation, une approche anthropologique plus large des dynamiques institutionnelles passées et contemporaines. Les contributions (d’anthropologues principalement, mais aussi de géographes et d’une historienne, et en référence aux travaux récents des économistes) montrent que les régulations des pratiques de pêche impliquent des systèmes de pouvoirs et de règles beaucoup plus diversifiées ; que les identités ethnique, professionnelle et de genre constituent des enjeux autour desquels les différents groupes d’acteurs élaborent des stratégies actives de négociation ; que, pour interpréter l’écart entre les objectifs des projets de développement et leurs résultats réels, il faut prendre en compte la confrontation des normes, des logiques et des  » règles du jeu  » des acteurs locaux, tant du côté des  » développeurs  » que du côté des pêcheurs.