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Maurice Attia » opoto

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L’indépendance de l’Algérie a 50 ans. Petit choix de lectures autour de cet événement.

Kaddour Riad, Putain d’indépendance !Éd. Contre allée, 2012
C’est l’aspiration d’un homme et d’un pays qui veulent enfin devenir eux-mêmes, c’est-à-dire autre. Un homme qui grandit en même temps que son pays, en proie aux mêmes rêves, dans une errance commune. En 1962, le FLN accède au pouvoir et proclame l’indépendance dans une liesse populaire qui ne résistera pas aux lendemains incertains. « Les pays coloniaux conquièrent leur indépendance, là est l’épopée. L’indépendance conquise, ici commence la tragédie. » (Aimé Césaire) Témoignage incisif, Putain d’indépendance ! est le récit implacable d’une révolution confisquée. L’humour avec lequel l’auteur brosse, dans des scènes tragi-comiques, la vie d’un « algérien indépendant », ajoute à la qualité d’une écriture qui se révèle avec ce premier roman.
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Tahar Ouettar, L’As, Éd. Le temps des cerises, 2012
L’As (peut-être le chef-d’œuvre de Tahar Ouettar, qui prend place dans la littérature révolutionnaire aux côtés de La Mère de Gorki ou de Gouverneurs de la rosée de Roumain) raconte la guerre d’Algérie, vue du côté des combattants algériens, et plus précisément à travers le regard de l’As, personnage principal et sorte d’idiot du village. Il raconte la répression et les tortures, mais aussi un épisode jusque-là tabou : la liquidation de maquis communistes par l’aile droite du mouvement nationaliste. L’As a été publié en arabe à Alger en 1974.
Tahar Ouettar est considéré comme l’un des principaux écrivains algériens arabophones, connu et étudié dans tout le monde arabe. Il a participé à la révolution algérienne et a connu, avec Boumediene, la prison pendant la lutte de libération nationale. Celui-ci président, Tahar fut l’un des rares cadres marxistes du FLN. Il a été, ensuite, directeur de la radio nationale. Ses romans et ses nouvelles n’ont cessé d’interroger la société algérienne. Il est mort à Alger durant l’été 2010.


Mouloud Mammeri, L’opium et le bâton, Éd. Points, 2012
« Les ans et les générations, les soleils et les pluies, les guerres et la paix ont modelé ce village qui ne ressemble à nul autre. Ce que des siècles ont fait il suffit ? fffffff (il souffla sur ses doigts) ? du vent d’une nuit pour le détruire, que ce soit la nuit du soleil ou celle de vos esprits. » Tala, niché dans les montagnes, est le village de Bachir et de sa famille. Piégés, déchirés entre le FLN et l’armée française, ses habitants s’interrogent : et si Tala n’était qu’une étoile morte ? Certains comme Tayeb ont vendu leur âme, d’autres comme Bachir et son frère Ali sont partis aider les frères. Entre ces deux extrêmes, une majorité de pleutres, passifs et apeurés… Qui sait si Tala survivra à la nuit des esprits ?

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Mario Urbanet, Mur de Sable, Éd. Le temps des cerises, 2012
Mario Urbanet a été appelé en Algérie et y a fait son service de 1956 à 1958. Quarante ans plus tard ce qui n’avait pas été dit ni écrit remonte à la surface. Ce qu’il nous livre aujourd’hui n’est pas un simple récit de souvenirs. Ici, le témoignage prend la forme d’un grand poème non seulement pour raconter ce qui a été, mais pour essayer de comprendre comment des jeunes « normaux » ont pu être entraînés dans la machinerie de la guerre et sa barbarie. Interrogation d’autant plus actuelle que l’histoire paraît se répéter avec entêtement…

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Barouk Salamé, Une guerre de génies, de héros et de lâches, Éd. Rivages (rivages thriller), 2012
Été 1962 : Serge Sarfaty, alors adolescent, sa grand-mère Rebecca et son cousin Samuel vivent la fin de l’Algérie française, meurtrie à la fois par l’OAS et par le FLN, en dépit des accords d’Evian censés permettre la réconciliation de toutes les populations.
D’un côté, l’OAS n’en finit pas de plastiquer l’infrastructure de la ville ; de l’autre, certains groupes du FLN sont engagés dans une spirale meurtrière : les Pieds-noirs sont enlevés par dizaine chaque jour et on commence à liquider les « collaborateurs » musulmans.Dans ce contexte confus, la famille Sarfaty, juive mais engagée en faveur de l’indépendance, croit n’avoir rien à craindre. Mais la grand-mère de Serge, Rebecca, qui s’était liée au MNA, un mouvement concurrent du FLN, détient sur ce dernier un document compromettant.
Bientôt, le petit Serge est enlevé.Oran, le 5 juillet, fête de l’indépendance. Beaucoup de voyous et d’incontrôlés du FLN, armés, avides de vols ou de violences faciles sont cachés dans la foule en liesse. À la différence d’Alger, aucune mesure n’a été prise pour éviter les débordements, le service d’ordre est réduit. À la suite d’une fusillade, la fête dégénère en massacre. Pendant ce temps, l’ALN (Armée de Libération Nationale), qui n’a pas combattu dans les maquis mais a été armée par les Russes et les Chinois, attend à la frontière marocaine de pouvoir entrer en Algérie


Maurice Attia, Jacques Ferrandez, Alger la noire, Éd. Casterman, 2012
Alger, 1962 : un monde finit de se décomposer, bientôt l’Algérie sera indépendante et l’OAS mène son baroud d’honneur.
Sur la plage de Padovani, à Bâb-el-Oued, deux gamins ont trouvé les corps d’Estelle et de Mouloud : une balle dans le cœur pour elle, une autre dans la nuque pour lui et trois lettres gravées sur son dos… Paco Martinez, inspecteur de police qui refuse envers et contre tous de prendre parti dans cette guerre, va, avec un acharnement dérisoire, s’emparer de cette affaire pour échapper à la guerre civile et fuir le chaos de son univers.
Épaulé, un temps, par Choukroun, son coéquipier et ami, puis par Irène, sa flamboyante maîtresse, Paco, fils d’un anarchiste espagnol assassiné durant la guerre d’Espagne, sera inévitablement rattrapé par son histoire lorsque sa grand-mère, sombrant, à l’image de la ville, dans la démence, lui fera perdre quelques illusions. Menant son roman noir à quatre voix, l’auteur nous entraîne dans l’univers glauque d’une famille de la bourgeoisie algéroise, avec ses secrets, ses perversions et ses conflits de loyauté.
Mais qu’importe alors la mort de deux individus, quand, à Bâb-el-Oued, la folie et le désespoir engendrés par les « événements d’Algérie » forcent des êtres résignés à tout abandonner ou à tout détruire ?

Loïc Malnati, Olivier Marro, Congo-Océan, Éd. Glénat (Hors collection), 2012
Brazzaville, en 1934.
Lisa est la fille unique de Charles Tréchault, puissant négociant colonial. Elle est enceinte et promise à Walter, fils de Cecil Robbes, propriétaire de mines de diamants. Lisa a d’autres rêves que la vie de riche héritière : elle est horrifiée par la cruauté des chasseurs qui désunissent sans pitié les couples de calaos, oiseaux connus pour leur fidélité en amour. Et c’est avec une cruauté bien pire que Walter traite les employés indigènes qui s’épuisent sur le chantier du train, le Congo-Océan… Lisa croise un jour le chemin de Paul, chez qui tout n’est que douceur. Tous deux tombent immédiatement et irrémédiablement amoureux. Mais Charles Tréchault et Cecil Robbes n’ont pas l’habitude de voir leurs plans contrariés…
Dans ce très beau roman graphique, Loïc Malnati nous emmène en Afrique à une époque révolue, pour nous conter une histoire romantique, exotique et universelle.
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Christian Clot,  Esteban Mathieu, Guillaume Dorison,  Julien Telo, Mary Kingsley : La montagne des dieux, Éd. Glénat, (Explora), 2012

Lorsqu’elle débarque en Angola au milieu de l’année 1893, Mary Kingsley n’a connu que trois choses : son quartier de Londres qu’elle n’a jamais quitté, sa mère malade dont elle s’est occupée et les écrits de voyages africains d’un père toujours absent. Pourtant, à la mort de ses deux parents, elle embarque aussitôt pour une Afrique où sauvagerie, violence et horreur se côtoient selon les récits des explorateurs. Une Afrique dont elle ne connaît rien, mais qui lui a volé son père !
Elle est venue pour mourir. Ce qu’elle va vivre lui en coupe l’envie ! Dans la forêt tropicale, sur des fleuves ou des montagnes, elle apprendra les rudiments de la survie en milieu hostile, rencontrera des tribus « cannibales et sauvages » pourtant si riches, et ira plus loin que nul n’a encore été.
Au travers du regard d’une femme qui deviendra l’avocate infatigable du mode de vie africain, ce voyage, parfois au cœur de l’enfer, est un hymne aux échanges culturels et à la tolérance.
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Marazano, Frusin, L’expédition : Le roi de Nubie, Éd. Dargaud, 2012

Avec L’Expédition, dont Le Lion de Nubie est le 1er tome, Marazano et Frusin nous entraînent en Égypte, peu après la conquête romaine, pour une grande série d’aventures classique…
Le 1er volet de L’Expédition commence en Égypte avec la découverte par une centurie romaine d’une embarcation à la dérive. À son bord se trouve le cadavre d’un homme noir portant sur lui des documents dans une langue inconnue et de riches bijoux, autant d’éléments suggérant l’existence d’une civilisation riche et puissante. Une civilisation inconnue de Rome. Le centurion Caïus Bracca ne pouvant pas monter d’expédition officielle, il organise la désertion de dix hommes et les envoie, sous les ordres de Marcus Livius, à sa recherche. Seuls trois d’entre eux parviendront effectivement aux portes de ce royaume fabuleux, et Marcus Livius sera le seul à en revenir pour raconter leur incroyable aventure.
Ce 1er tome de l’Expédition inscrit la série dans la pure tradition de la bande dessinée d’aventures : un album balayé par le souffle de l’Histoire, traversé par des personnages héroïques au milieu de décors grandioses.
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Eric Borg, Alex Talamba, Sidi Bouzid Kids, Éd. Casterman (KSTR), 2012

« Tout le monde parle de toi, et pas qu’à Sidi Bouzid, dans toute la Tunisie ! Tu as libéré les cœurs, et la parole. Les jeunes se bougent enfin. C’est magnifique… » Ainsi Foued parle-t-il à son ami Mohamed, dont il ne reste qu’une silhouette agonisante, méconnaissable et silencieuse sur un lit d’hôpital, enveloppée de bandelettes, quelques jours après qu’il se soit immolé par le feu un jour de décembre 2010. Mohamed mourra peu après, mais son geste terrible, en effet, a enfin libéré les forces intérieures du peuple tunisien, étouffé depuis si longtemps. L’insurrection commence et la peur, pour la première fois, va changer de camp…
Sur le mode de la chronique, au plus près de la réalité humaine de la rue, Sidi Bouzid Kids tient tout en sobriété et en retenue le journal de la révolte tunisienne, déclenchée il y a quelques mois à peine par le désespoir d’un petit marchand de primeurs, au fin fond d’une ville de province où il ne se passait jamais rien. Un témoignage coup de poing sur les premiers pas du printemps arabe.
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Maurice Attia, Jacques Ferrandez, Alger la noire, Éd. Casterman (univers d’auteurs), 2012

Alger, fin janvier 1962. Sur l’une des plages de la ville, on retrouve les cadavres nus de deux jeunes gens enlacés. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau, les trois lettres « OAS ». Exécution presque ordinaire au titre du nettoyage ethnique, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l’assassinat de Mouloud et d’Estelle cache-t-il autre chose ? S’échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l’inspecteur Paco Martinez mène l’enquête flanqué de l’irascible Choukroun, le vieux flic juif qui lui sert de mentor. Rythmées par les plasticages et les règlements de compte, qui ne cessent d’empoisonner un peu plus une atmosphère déjà irrespirable, leurs investigations les conduiront dans les coulisses et les arrières cours bien peu reluisantes de la grande ville, entre passions politiques, affairisme, banditisme, mœurs dissolues et violence omniprésente. Oui, décidément, Alger la blanche pourrait tout aussi bien s’appeler Alger la noire…
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Frédéric Bihel, Jean-François Charles, Maryse Charles, Africa Dreams : Dix volontaires sont arrivés enchaînés, Éd. Casterman, (Univers d’auteurs), 2012

1897. Dans le port d’Anvers, on charge et on décharge les vapeurs qui « font le Congo ». Cargaisons d’ivoire et de caoutchouc d’un côté, d’armes et de chaines de l’autre… Car en dépit du nom officiel de cette lointaine possession africaine – E.I.C., pour État Indépendant du Congo –, c’est bien le Roi Léopold qui en est l’unique propriétaire légal. Et sa consigne est claire : rentabiliser au mieux et au plus vite cette immense colonie, quitte à y faire régner l’arbitraire le plus absolu. Loin des regards, un quasi esclavage est imposé aux populations locales, comme l’a constaté depuis sa récente arrivée au Kivu le jeune missionnaire Paul Delisle. En dépit des discours « civilisateurs », éducation et évangélisation ne sont décidément pas les priorités du tyran de Bruxelles…
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