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Merwan Chabane, Fabien Bedouel, Maurin Defrance, Fabien Nury, L’or et le sang, T2 - L’or et le sang, Éd.12 Bis, 2010
Léon Matillo et Calixte de Prampéand rejoignent Tanger à bord de leur voilier, l’Arudj, chargé d’armes. Cette cargaison sera vendue aux combattants rifains qui livrent une guerre d’indépendance aux espagnols colonisateurs. Nos deux aventuriers, trafiquants à la petite semaine, vont se retrouver piégés par un prétendu combattant qui est à la solde de l’occupant.
Une fois emprisonnés ils retrouvent Ahmed, qui doit être fusillé. Léon et Calixte prennent les choses en mains et feront évader leur compagnon. Dès lors ils deviendront des héros de guerre indépendantiste. Mais l’aventure ne fait que commencer…
L’Or et le sang a reçu un accueil très élogieux à la parution du tome 1. Nominé à Angoulême, il consacre Fabien Nury comme l’un des tous meilleurs scénaristes actuels et nous a fait découvrir trois talents en devenir… Merwan Chabane et Fabien Bedouel au dessin et Maurin de France qui est à l’origine de cette fabuleuse histoire.
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Aleksic, Bruno Falba, Antichristus, T2 - Bonaparte, Éd. Soleil Productions (Secrets Du Vatican), 2010
Le voile se lève sur le voyage de Napoléon en Égypte.
1798 ap. J.-C. Bonaparte, l’ennemi de l’Église, veut prendre Alexandrie. Mais pourquoi ? Le chevalier Achard de Bonvouloir le suit contre ses convictions. S’il a pactisé avec l’Antéchrist, c’est pour mieux déjouer ses plans. Sa quête n’est pas sans danger. Ses alliés dévoilent en Égypte leur véritable visage. Les francs-maçons sont ici. La résistance musulmane s’organise. La flotte britannique rode. Que cherchent-t-ils ? L’or des Templiers, le pouvoir ou la mémoire du monde ? C’est ce que le chevalier Achard de Bonvouloir va tenter de découvrir.

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Jean-Christophe Chauzy, Anne Barrois, Bonne arrivée à Cotonou, Éd. Dargaud, 2010
Un personnage, nommé Charles, parisien et féru d’Afrique gagne un voyage/safari au Bénin. Il arrive de plein pied dans un univers qu’il a imaginé, recrée à partir d’images stéréotypées et découvre la réalité de l’Afrique et le fossé entre l’image rêvée et la réalité. Un voyage criblé de pièges et loufoque dans un décor luxuriant et animalier.
Kùabò ! C’est ainsi que l’on est accueilli à Cotonou où la langue fon est bien plus parlée que le français qui, pourtant, a valeur de langue officielle. Kùabò ! Bonne arrivée ! Quels mots réconfortants pour le yovo (l’étranger) qui y arrive pour la première fois, surpris par la moiteur de l’air et un brin angoissé dans l’attente de découvrir, après que son avion s’est posé de nuit, à quoi ressemblent les choses lorsqu’elles sont dans la lumière du jour ! (d’autres infos sur Bodoï)

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Mathieu Sapin, Marguerite Abouet, Akissi, T1 : Attaque de chats, Éd. Gallimard Bd, 2010
Pauvre Akissi ! Les chats du quartier la poursuivent pour lui prendre son poisson, son petit singe Boubou manque de finir à la casserole avec une bonne sauce graine, et elle n’est qu’un misérable margouillat aux yeux de son grand frère Fofana… Mais il en faudrait beaucoup plus pour décourager Akissi. Car cette petite fille-là est survitaminée, une aventurière, une championne du monde de la bêtise, un piment.
«Akissi est très dynamique et le lecteur s’attache très vite à elle. Ses petites aventures, contées sous forme de bandes dessinées, son toutes aussi drôles les unes que les autres». (Lire l’intégralité de l’article sur Livres-à-lire)

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Hippolyte, L’Afrique de papa, Éd. Des Bulles Dans L’océan, 2010
«Jusqu’en 1980, Saly était un village de pêcheurs au sud de Dakar. C’est aujourd’hui le plus grand centre touristique d’Afrique de l’Ouest.
En haute saison, plus de 20 000 personnes s’y retrouvent le long des plages. Soleil, mer, golf, quad… Saly attire aussi des retraités européens. L’un d’eux est le père ­d’Hippolyte. «Elle est pas belle la vie ?» lui demande-t-il. Le fils ne répond pas : il dessine, photographie et raconte «L’Afrique de papa». L’Afrique de Papa mêle subtilement BD traditionnelle et photographies. La grande force réside dans l’alliance des deux techniques qui se font écho, apportant une vraie force au propos». (Lire l’intégralité de l’article sur Weebulle )

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Mouna-Hodan Ahmed, Les enfants du khat, Éd. Sépia (Sépia-Poche), 2010
Récit de la vie d’Asli, adolescente djiboutienne, confrontée aux errements de la jeunesse dans une société conditionnée par la consommation du khat, herbe hallucinogène locale. Premier roman.
Il s’agit d’un roman écrit par l’une des seules romancières originaires de Djibouti. Le khat est une drogue que tous les Djiboutiens mâchent dans l’après-midi, anéantissant tout travail et toute initiative. Considéré par beaucoup comme un fléau national, il perturbe aussi bien le psychisme des habitants que l’économie du pays. Cette chronique de la vie quotidienne à Djibouti livre le tableau de cette société gangrènée par par le khat. L’auteure, née à Djibouti conserve néanmoins l’espoir qu’un jour prochain, « les enfants du khat » reprendront le pays en mains et aboliront cette tradition délétère.
En savoir + sur Mouna-Hodan Ahmed

Florent Couao-Zotti, Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire, Éd. Le serpent à plumes (serpent noir), 2010
Il y a d’abord une miss, belle et longiligne, qu’on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, tout aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d’affaires libanais d’échanger de l’argent contre une valise de cocaïne. Il y a enfin un détective privé, contacté par une troisième chérie, qui voudrait un acquéreur pour la même poussière d’ange.
Par-dessus le marché, deux flics de la Brigade des Stupéfiants sont prêts à bousculer les habitudes établies dans la hiérarchie. Ils refusent de faire ami-ami avec les trafiquants et s’engagent dans une course-poursuite contre le principal suspect : Smaïn, l’homme d’affaires.
Mais les nuits à Cotonou ont de multiples saveurs, qu’elles proviennent des fantômes teigneux, des amazones ou des populations elles-mêmes. Des gens qui aiment se rendre justice et charcuter au couteau tous ceux qui, dans leurs quartiers, sont surpris en flagrant délit de « pagaille nocturne ». Pour eux, personne ne peut leur donner de leçon : si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au porc de le dire !
En savoir + : Le blog de Florent Couao-Zotti et le blog du livre “la cour du mouton”

Mohamed Leftah, Hawa, Éd. La Différence (Littérature), 2010
À Casablanca, le quartier du Boussbir, lieu des bordels et de la débauche, voit éclore l’amour des jumeaux Zapata et Hawa, fruits de la rencontre d’un soldat américain et d’une prostituée. Liés par une passion incestueuse, monstrueuse, ils grandissent et s’affirment parmi les dealers et les maquereaux qui forment la mafia locale, ces « anges bagarreurs », innocemment cruels, que la plume de Leftah transfigure en héros.
« Qu’il s’agisse des romans ou des nouvelles, ces œuvres ont détonné dans le paysage littéraire. Qu’une voix d’une si profonde maturité, d’une ampleur passionnelle qui vous traîne vers le sublime à travers une promenade cauchemardesque dans les bas-fonds, émerge après des années de silence, et de surcroît en français venant du Caire via un éditeur parisien, n’a pu que sidérer les lecteurs, en état de choc. »
Kenza Sefrioui, Le Journal Hebdomadaire
En savoir + sur Mohamed Leftah

Mohamed VI, qui lors de son accession au trône se voulait un monarque moderne, prouve encore une fois que le pouvoir royal n’est qu’une dictature déguisée. Il agit en digne fils de son père si prompt à massacrer ses opposants. Bizarre aussi que les grands démocrates occidentaux ne trouve rien à y redire !
Le tribunal de première instance de Casablanca a condamné, vendredi soir, le directeur du quotidien Akhbar Al Youm Taoufik Bouachrine et le caricaturiste Khalid Guedar à 3 ans de prison avec sursis et une amende de 50.000 dh chacun, pour “manque de respect dû au prince”.
Les deux mis en cause ont été condamnés à verser solidairement la somme de 3 millions de dh en guise de dommage et intérêt et à publier, à leurs frais, le verdict dans deux journaux nationaux arabophones et deux francophones.
“Nous vivons avec des lois du moyen âge”, affirme justement Khalid Guedar

En savoir + : L’Etat marocain utilise des méthodes de voyous pour faire taire la presse indépendante
En savoir + sur Khalid Gueddar avec Bella ciao : La vengeance du roi Mohamed VI sur Khalid Gueddar

Le caricaturiste khalid Gueddar, également dessinateur pour le Journal Hebdomadaire et le journal Akhbar Al-Youm au Maroc, risque de trois à cinq ans de prison assortis d’une amende de 270 000 euros pour… un dessin ! Les deux procès devaient avoir lieu vendredi 23 octobre mais ont été une nouvelle fois reportés au lundi 26 et vendredi 30 octobre.
Le quotidien indépendant Akhbar Al Youm n’a pas obtenu d’un tribunal de Casablanca l’autorisation de rouvrir ses locaux, fermés depuis le début du mois par les autorités.
Le ministère de l’Intérieur a posé début octobre des scellés au siège du journal, interdisant aux journalistes l’accès à leurs bureaux.
Taoufik Bouachrine et Khaled Gueddar, respectivement directeur et caricaturiste d’Akhbar Al Youm, sont poursuivis pour “non respect dû a un membre de la famille royale”.
Le dessin de Plantu, qui faisait la une du Monde le 22 octobre a subit lui aussi la censure marocaine : le journal à été interdit les 22 et 23 ocobre.

En attendant le verdict du tribunal de Casa, le combat pour Khalid et la liberté de la presse au Maroc continue. Avec le soutien de nombreux caricaturistes, journalistes, personnalités politiques, partis politiques et syndicats…

Voir les dessins de solidarité avec Khalid Gueddar