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Deuxième série de la rentrée littéraire : les livres au format poche. Une bonne occasion de (re)découvrir des titres publiés l’année passée. (Lecture à Angongué. Photo Anne Cillon Perri)

Didier Daeninckx, Galadio, Éd. Gallimard ( Folio), 2011
Allemagne, années trente. Ulrich est un adolescent de Duisbourg comme les autres. À un détail près : sa peau est noire…
Son père, un soldat africain, est venu en Allemagne avec les troupes françaises d’occupation chargées de veiller à l’application du traité de Versailles. Il est reparti en 1921, quelques mois avant la naissance de cet enfant, fruit d’un bref amour avec une jeune Allemande.
Ils sont des centaines, comme Ulrich, à incarner ce qu’Hitler et les nationalistes ne cesseront de dénoncer, dans l’entre-deux-guerres, comme la « honte noire », symbole de l’avilissement délibéré du sang aryen par les occupants. Leur sort ne sera en général guère plus enviable que celui des Juifs.
Ulrich, pour sa part, va connaître un destin inattendu et mouvementé, et découvrir une autre facette de son identité : Galadio.
Comme toujours, Didier Daeninckx s’appuie sur une documentation très fouillée pour éclairer un aspect méconnu de l’histoire du vingtième siècle. Il révèle ici le sort terrible des Allemands métis dans un pays emporté par le délire nazi. De Duisbourg aux studios de cinéma de Babelsberg, jusqu’aux rivages du Sénégal où se déroulent les premiers combats entre pétainistes et gaullistes, Ulrich apprend à connaître les hommes.

Jean-Christophe Rufin, Katiba, Éd. Gallimard ( Folio), 2011
Quatre touristes occidentaux sont assassinés dans le Sahara. L’attaque est signée « al-Qaida au Maghreb islamique », dont tout laisse à penser que les partisans veulent aller beaucoup plus loin et rêvent de frapper la France au cœur. L’événement est présenté par les médias comme un fait divers tragique mais il met en alerte les services de renseignements du monde entier. Au centre de leurs jeux complexes, Jasmine. Jeune fonctionnaire du Quai d’Orsay apparemment sans histoire, elle émerge peu à peu comme la pièce maîtresse d’une opération d’envergure inédite. Quels liens cette Française à l’élégance stricte entretient-elle avec le monde musulman ? C’est en démêlant les fils les plus intimes de sa vie que la vérité se fera jour et que le suspense, haletant, trouvera son dénouement. Complice, victime ou agent double, Jasmine incarne le mélange de répulsion et de fascination que le fondamentalisme religieux exerce inconsciemment sur chacun de nous.

Francis Zamponi, Le boucher de Guelma, Éd. Gallimard ( Folio policiers), 2011
Arrêté lors d’une escale en Algérie, Maurice Fabre est inculpé de génocide et crimes contre l’humanité. Ancien sous-préfet de Guelma, petite ville de l’Est algérien, il est accusé d’avoir ordonné et perpétré les tristement célèbres « massacres de Guelma » en 1945 : lors des célébrations du 8 mai, des émeutes nationalistes éclatèrent et furent réprimées dans le sang, faisant de nombreuses victimes parmi les Européens comme parmi la population musulmane.
Plus de soixante ans après ces événements, Maurice Fabre accepte de répondre à la justice algérienne et se replonge dans les heures sombres de la France coloniale. Bien embarrassé par cette arrestation au moment où les relations entre les deux pays semblent s’apaiser, le gouvernement français tente de le faire passer pour un vieillard gâteux. Mais Fabre a prévu de dévoiler toute la vérité…

Mohammed Aïssaoui, L’affaire de l’esclave Furcy, Éd. Gallimard (Folio), 2011
«Le 16 mars 2005, les archives concernant « L’affaire de l’esclave Furcy » étaient mises aux enchères, à l’hôtel Drouot. Elles relataient le plus long procès jamais intenté par un esclave à son maître, trente ans avant l’abolition de 1848. Cette centaine de documents – des lettres manuscrites, des comptes rendus d’audience, des plaidories – illustrait une période cruciale de l’Histoire.
Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d’octobre 1817, dans l’île de la Réunion que l’on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d’instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.
Après de multiples rebondissements, ce procès, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, à Paris.
Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n’a laissé aucune trace, ou si peu. J’ai éprouvé le désir – le désir fort, impérieux – de le retrouver et de le comprendre. De l’imaginer aussi.»

Hisham Matar, Au pays des hommes, Éd. Points, 2011
Est-ce bien Baba, caché derrière des lunettes noires, qu’il a aperçu ? Suleiman est troublé : son père, que l’on dit en voyage d’affaire, a traversé la place en l’ignorant. En cet été 1979 à Tripoli, les événements lui échappent : un proche de son ami Karim est emmené violemment par des inconnus. Et que veulent ces hommes qui fouillent sa maison ? Pourquoi sa mère brûle-t-elle tous leurs livres ?
Né à New York de parents libyens, Hisham Matar a passé une partie de son enfance à Tripoli et au Caire. Au pays des hommes est son premier roman. Il a figuré dans la dernière sélection du Booker Prize.
« Un puissant roman politique et une tendre évocation des conflits humains ? l’identité, le pardon, l’amour. »
The Observer

J. M. Coetzee, L’Eté de la vie, Éd.. Points, 2011
Le célèbre écrivain J. M. Coetzee est mort. En recueillant le témoignage de ses proches, un universitaire établit sa biographie posthume. Amant indésirable, enseignant sans charisme, homme distant et peu sociable : le portrait n’est guère flatteur. En imaginant ce qu’on dirait de lui une fois disparu, John Coetzee dévoile son mal-être et une formidable méditation sur la condition humaine.
Né en 1940, J. M. Coetzee a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. Il a écrit deux autres récits autobiographiques : Vers l’âge d’homme et Scènes de la vie d’un jeune garçon, disponibles en Points.
« Un autoportrait virtuose, qui entremêle le vrai et le faux, l’autobiographie et le roman. Magistral. »
Télérama

Abdellah Taïa, Le Jour du Roi, Éd. Points, 2011
À la vie, à la mort. Khalid et Omar, deux enfants de Salé, sont les deux moitiés d’un même fruit. Pourtant, tout les oppose. Khalid le riche, Omar le pauvre. Lorsqu’on a l’âge de courir dans les dunes jusqu’à en perdre la tête, l’argent et les différences sociales n’existent pas. Cette fragile insouciance ne résistera pas à la visite du roi Hassan II.
Abdellah Taïa est né à Salé (Maroc) en 1973. Il vit à Paris où il prépare un doctorat en lettres. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment L’Armée du salut et Une mélancolie arabe, disponibles en Points.
« Le lyrisme dépouillé d’Abdellah Taïa épouse parfaitement le tragique de la situation. »
Le Nouvel Observateur

Anouar Benmalek, Le Rapt, Éd. Livre de poche, 2011
Confronté aux violences qui secouent l’Algérie, Aziz se veut détaché et caustique, seule façon pour lui de se protéger. Mais, lorsque sa fille de quatorze ans est enlevée, il comprend que l’ironie ne lui sera d’aucun secours. Le ravisseur contacte la famille et menace sa victime du pire si la police est prévenue. De toute façon, qui aurait envie de s’en remettre aux autorités algériennes ? Aziz peut-il alors compter sur Mathieu, le beau-père de sa femme, un Français dont le passé pendant la guerre d’Algérie est plutôt trouble ?
Le souffle de la colère gonfle les pages de ce dernier roman. De la première à la cinq centième page, […] il enveloppe le lecteur, le bringuebale à travers différents temps et espaces pour le laisser groggy, l’estomac encore noué, un goût d’amertume au fond de la gorge. Et pourtant… on serait presque tenté d’en redemander. Jean-Pierre Han, L’Humanité.

Candi Miller, Le sel et le miel, Éd. J’ai lu, 2011
1958.
Alors que l’apartheid règne en Afrique du Sud, la jeune Koba, onze ans, membre d’une tribu nomade du Kalahari, assiste au meurtre de ses parents par deux chasseurs blancs. Recueillie par Marta et Deon, un couple d’Afrikaners, Koba s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie, tout en ayant conscience qu’elle est source de conflit entre les époux, dont les opinions divergent sur l’éducation à lui donner. Mannie, leur fils, éprouve d’abord un sentiment de culpabilité à l’égard de Koba, qui n’empêche pourtant pas une amitié de naître entre eux, jetant un pont fragile par-delà les différences raciales.
Mais la réalité les rattrapera lorsque cette amitié – qui s’est au début forgée grâce au troc :  » Je te donne du sel ; tu me donnes du miel  » – se transformera en amour… Pour rédiger ce roman, comparé outre-Manche à ceux de Karen Blixen et de Nadine Gordimer, Candi Miller a passé de longues semaines dans le désert du Kalahari, à la rencontre de ses habitants, afin de s’imprégner de leur culture. Un texte dont l’écriture sensible et poétique fait ressentir le charme envoûtant de l’Afrique.

Trois recueils d’histoires courtes témoignent d’une Afrique actuelle loin des clichés touristiques où du misérabilisme ambiant. Parfait pour le bus, le métro ou les embouteillages matinaux. (photo : sur le Wouri, Douala. Beb)

Dave Eggers, Du haut de la montagne, une longue descente, Éd. Gallimard (Folio), 2011
Un groupe de randonneurs s’apprête à attaquer l’ascension du Kilimandjaro.
Cinq Américains accompagnés d’un guide et d’une trentaine de porteurs. Rita, Shelly, Grant, Mike, et Jerry veulent se prouver à eux-mêmes ou au reste du monde, qu’ils sont capables de grimper jusqu’au sommet mythique de l’Afrique. Ils ne tardent pas à se rendre compte que la randonnée est loin d’être une partie de plaisir… Dave Eggers, auteur du Grand Quoi (prix Médicis étranger 2009) signe une nouvelle haletante, dans laquelle l’angoisse et l’absurdité des hommes croissent à mesure que le sommet approche.

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Lieve Joris, Ma cabine téléphonique africaine, Éd. Actes Sud, 2011
L’histoire de Bina, postier malien, courageux et débrouillard, qui a fait de Lieve Joris son (involontaire) sponsor et lui a dédié sa cabine téléphonique, inaugure ici une série de récits consacrés à l’Afrique (Mali, Congo, Tanzanie, Sénégal), au Proche-Orient (Égypte, Syrie) et à l’Europe de l’Est (Hongrie, Pologne en compagnie de l’écrivain Ryszard Kapuscinski).
Comme toujours chez Lieve Joris, on est frappé par la densité des rencontres. Sans s’attarder sur les circonstances de ses voyages, elle privilégie la compréhension des destins. Curieuse, empathique, laissant le temps la rendre familière à ses interlocuteurs, l’auteure promène un regard attentif, toujours respectueux. Elle n’est jamais dupe – mais elle n’est jamais juge. Les lieux où elle fait étape sont parfois sous le choc de bouleversements violents.
La survie et la débrouille sont de règle. Par ce recueil où sont rassemblés de multiples portraits, Lieve Joris nous fait saisir à quel point les gens qu’elle croise, dispersés sous toutes les latitudes, luttent pour se construire, dans un champ d’obstacles, une vie digne des pages chaleureuses qu’elle leur consacre.

Jean-Christophe Rufin, Sept histoires qui reviennent de loin, Éd. Gallimard (Blanche), 2011
Sept histoires, sept univers différents, et toujours la même attention aux cultures du monde entier.
Dans ce recueil, Jean-Christophe Rufin interroge une fois de plus le monde contemporain, à travers la fiction. Du Mozambique à l’île Maurice, d’un train pour l’Allemagne au Sri Lanka, ces récits brefs et enlevés scrutent l’humanité en marche, telle qu’on peut l’observer aujourd’hui. Si le ton est souvent enjoué, le propos n’en est pas moins sérieux : chaque histoire invite à la découverte et à la réflexion.
Sans jamais se départir d’un plaisir d’écriture évident, Jean-Christophe Rufin parvient à introduire dans des récits prenants la description précise et intelligente d’un pays, d’une situation. Il sait inviter le lecteur à la réflexion sans jamais renoncer à l’émouvoir, ni à l’amuser.

Christian Perrissin, Boro Pavlovic, Les Munroe : T. 1, La vallée du Rift, Éd. Glénat, 2010
Longtemps les Blancs du Kenya ont fait la pluie et le beau temps dans la vallée du Rift. Aujourd’hui, leurs jours sont comptés. Robert Munroe, aristocrate à la tête d’une plantation de café, doit faire face à une succession de crises dont la cavale de Sean, son fils cadet, n’est pas la moindre. Hostile depuis toujours à la communauté blanche ultraconservatrice, Sean ose s’amouracher d’une Kikuyu des bidonvilles de Nairobi. Jugé coupable du meurtre de celle-ci, il cherche à se faire justice.
Robert aimerait pouvoir alors compter sur l’aide de son fils aîné et de son unique fille pour faire face à ces problèmes, mais Ted est un bon à rien et Karen ne supporte plus son père…
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Jean-Christophe Rufin, Katiba, Éd. Flammarion, 2010
Une katiba est un camp de combattants islamistes installé dans le Sahara c’est à la fois une cache et un relais, un lieu où l’on prie, où l’on négocie et tue. Repère invisible en avion ou par satellite, c’est là que les pièges se resserrent et que se décident les attaques. Le chef de la zone qui s’étend entre le Mali, l’Algérie et la Mauritanie, Kader Bel Kader, a décidé de court-circuiter les autres bandes de trafiquants qui sévissent, afin d’asseoir son influence auprès des chefs d’al-Qaida. Expédié en Mauritanie par l’agence de renseignements Providence (qui agissait déjà dans l’ombre, avec Le Parfum d’Adam), pour espionner les artisans de ces menaces terroristes, Dim trouve sur sa route une jeune femme, Jasmine. A la fois française et algérienne, connaissant de l’intérieur la diplomatie occidentale et les nouvelles lois de la guerre terroriste, elle marche à la frontière entre deux mondes ennemis, elle fascine et inquiète. Elle incarne à elle seule le proverbe sénégalais qui ouvre le roman et en tisse la trame principale : « Un chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut suivre deux chemins à la fois. » Un grand roman où se croisent et s’affrontent deux civilisations.
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Christian Epanya, Le taxi-brousse de Papa Diop, Éd Syros, 2005
Quand Sène ne va pas à l’école, il aime accompagner son oncle Papa Diop dans son taxi-brousse. Car même si le trajet est toujours le même ? il relie Dakar à Saint-Louis du Sénégal ?, pour Sène c’est chaque fois une aventure différente : un jour, il fait monter dans le taxi toute une équipe de lutteurs qui vient de gagner un tournoi important, un autre c’est une mariée, et un autre encore, une femme qui accouche dans le taxi !
Un album au style, au ton et aux couleurs de l’Afrique. Les moments de vie croqués dans le taxi-brousse permettent d’évoquer le quotidien de la société sénégalaise. Les illustrations de Christian Epanya sont autant de clins-d’œil à la peinture africaine, narration naïve et colorée.

Contes d’Afrique, Éd. Rue Des Enfants, 2010
Aux côtés d’un oiseleur, d’un singe un peu moqueur ou bien d’un homme étrangement touffu, les enfants sont amenés à découvrir les plus beaux contes du continent africain. Ils se laisseront alors embarquer sur les ailes d’une grande aigrette et peut-être parviendront-ils à retrouver un étrange anneau magique… Chaque récit est un voyage peuplé d’êtres et d’histoires aussi mystérieux que fascinants.
Les couleurs chaudes et éclatantes des illustrations les feront pénétrer en plein cœur des fabuleux paysages de l’Afrique.

Marc Cantin, Moi, Félix, 10 ans, sans-papiers, Éd. Milan (Milan Poche Junior, n° 21), 2007
Ils sont quatre, à se cacher à bord d’un cargo parti d’Abidjan, en route pour Brest. La mère, Moussa le frère aîné, Bayamé la petite sœur et puis Félix, 10 ans. Ils fuient la misère des champs de cacao pour une vie meilleure, une vie rêvée en France. D’abord clandestins chez l’oncle Massoudé, en attendant du travail, et une régularisation. Mais les choses tournent mal, la police intervient. Seul Félix échappe miraculeusement à l’expulsion. Mais il est seul.