Warning: include(/homepages/14/d218128377/htdocs/blog/wordpress/wp-content/themes/connections-reloaded1/functions.php): failed to open stream: Permission denied in /homepages/14/d218128377/htdocs/blog/wordpress/wp-settings.php on line 329

Warning: include(): Failed opening '/homepages/14/d218128377/htdocs/blog/wordpress/wp-content/themes/connections-reloaded1/functions.php' for inclusion (include_path='.:/usr/lib/php7.0') in /homepages/14/d218128377/htdocs/blog/wordpress/wp-settings.php on line 329
Ghana » opoto

Entries tagged with “Ghana”.


photo007

Première sélection de romans pour cette nouvelle année que l’on vous souhaite agréable et pleine de projets. (photo Beb Licence Creative Commons

notrequelquepart-l-572086

Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part, éd. Zulma, 2014
C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…
Porté à merveille par une traduction qui mêle français classique et langue populaire d’Afrique de l’Ouest, ce roman époustouflant nous laisse pantelants, heureux de la traversée d’un monde si singulier.

cardosoDulce Maria Cardoso, Le retour, éd. Stock, 2014

Adolescent, Rui vit en Angola avec ses parents et sa soeur. En 1975, la guerre civile fait rage et, comme tous les Blancs, ils doivent partir pour la métropole. Mais c’est à trois qu’ils feront le voyage de retour : soupçonné par l’armée de libération d’être le « boucher de Grafanil », le père de Rui est arrêté devant ses yeux et emprisonné.
À Lisbonne, la famille incomplète est accueillie dans un hôtel 5 étoiles, rempli de rapatriés comme eux. Rui va y découvrir l’automne, les fi lles, la honte et la peur de devenir le seul homme de la famille. Son père reviendra-t-il un jour ?
Dulce Maria Cardoso livre un roman sensible sur la perte – perte du pays aimé, perte de l’innocence – porté par le regard juste et touchant d’un adolescent. Elle rend hommage à tous les exilés qui ont un jour dû laisser une terre derrière eux

huchuTendai Huchu, Le meilleur coiffeur de Harare, éd. Zoé, 2014

Vimbai est la meilleure coiffeuse du Zimbabwe. Fille-mère au caractère bien trempé, c’est la reine du salon de Madame Khumala; jusqu’à l’arrivée de Dumi, surdoué, beau, généreux, attentionné, très vite il va détrôner Vimbai.
Quand Vimbai comprend enfin le secret de Dumi, elle fait un chemin intérieur que le pouvoir au Zimbabwe est loin de suivre.
Le meilleur coiffeur de Harare ne se contente pas d’une romance aigre-douce et des cancans d’un salon de coiffure. Outre la dénonciation de l’homophobie, il propose une peinture légère, mais implacable de la vie quotidienne et politique au Zimbabwe.

plantagenetAnne Plantagenet, Trois jours à Oran, éd. Stock, 2014

J’ai toujours su qu’un jour il faudrait que j’aille en Algérie.
Je suis fille, petite-fille, arrière-petite-fille de piedsnoirs. Enfant, j’en étais fière, ensuite j’en ai eu honte. Longtemps je me suis trouvée là, entre ces deux rives. Et la relation complexe, douloureuse, que j’entretenais avec mes racines a dirigé ma vie malgré moi, dicté mes choix.
Quand ma grand-mère est morte, j’ai pensé que ce jour était arrivé.
Le 15 septembre 2005, j’ai embarqué avec mon père sur un vol à destination d’Oran. J’ignorais ce que nous allions trouver là-bas, si la maison où il était né existait encore, comment nous serions accueillis. J’ignorais surtout si ce voyage, dont j’attendais beaucoup et que j’ai forcé mon père à accomplir avec moi, serait une victoire, ou une erreur. Il y avait un risque. Je l’ai pris.

Eorsenaric Orsenna, Mali ô Mali, éd. Stock, 2014

Dix ans après avoir publié « Madame Bâ », un roman émouvant sur une institutrice au Mali, Erik Orsenna retrouve son personnage fétiche et décrit le Mali d’aujourd’hui dans « Mali, ô Mali ».
Dix ans après avoir retrouvé son petit-fils à Paris, Madame Bâ retourne au Mali, un pays désormais menacé par les djihadistes. L’auteur entraîne le lecteur dans la réalité du Mali d’aujourd’hui, faisant écho à l’actualité de ce pays instable et attachant.

al-FMohamed al-Fakharamy, La traversée du K.-O., éd. Seuil, 2014

Plongée vertigineuse dans le quotidien, les rêves et les désillusions des habitants d’un bidonville situé à la périphérie du Caire, La Traversée du K.-O. est un roman qui ne recule devant rien. À travers ce récit d’une grande inventivité formelle, au réalisme brutal, Mohamed al-Fakharany donne à voir la vérité toute nue de ces territoires invisibles où la vie impose toute sa violence aux individus, où la morale et la légalité constituent de pures abstractions, où le terme « gouvernement » sert à désigner la police, où le trafic de stupéfiants et la prostitution sont à peu près les seuls métiers envisageables, où la consommation de drogues de toutes sortes et la violence entre les sexes sont les exutoires les plus courants de la rage collective. Un roman à la fois prémonitoire des renversements politiques qu’a connus l’Égypte ces toutes dernières années et, malheureusement, encore d’actualité.

kanorFabienne Kanor, Faire l’aventure, éd. Lattès, 201

Biram a 17 ans et il n’a encore rien vécu. Mais il a du temps et beaucoup d’imagination. Alors avec ses jumelles pointées sur la ligne d’horizon, il imagine ce que sera sa vie à des milliers de kilomètres du Sénégal et de Mbour : il dansera un funk sur une piste de danse, il portera une veste de cuir, il conduira une voiture allemande, des filles l’entoureront. Il oubliera ce village loin de tout, la maison de sa tante, la buvette où il travaille deux jours par semaine, ces pleureuses qu’il croise chaque jour sur la plage, là où elles ont vu leur fils partir faire l’aventure et ne jamais revenir. Il oubliera même Marème, cette petite crâneuse, une fille de Dakar, qui passe ces vacances au village et qui est son premier amour. Lorsque Biram se tient face à l’océan, c’est comme s’il possédait le monde. Il se fiche des discours de ceux qu’il appelle les « anciens combattants », ceux qui sont partis en Europe, preuves vivantes que l’aventure se termine souvent au point de départ, sur un convertible épuisé à ressasser des souvenirs de voyages ratés. Biram, comme Marème, rêvent de quitter Mbour où le temps semble passer moins vite qu’ailleurs. Ils « feront l’aventure ».

L’été s’étant manifestement installé, quoi de mieux qu’une histoire poignante à dévorer pour bronzer intelligemment sur la plage (ou dans son jardin, sur sa terrasse…). (Image de Guy Raives et Éric Warnauts pour le festival BD 2006 au CCF de Douala/Cameroun)

Mohamed Benchicou, Le mensonge de Dieu, Éd. Michalon, 2011
Aurai-je la force de tout écrire ? Je suis le mendiant du cimetière et j’avais cette histoire pour les hommes. Mais Double-Goulot est mort et il n’est plus personne à qui la raconter. Personne si ce n’est toi, mon vin. Oui, qui écouterait mon récit sans rougir de sa propre capitulation ?
Alger, décembre 2007. Poursuivis par les services secrets algériens, les petits-enfants du mendiant ont emporté son précieux journal avant de fuir la ville exsangue. À sa lecture ressurgissent leurs souvenirs, éclairés par la voix du miséreux venu leur conter l’odyssée extraordinaire de leurs ancêtres, épris, tout comme eux, de liberté et de justice.
Dans cette grande fresque romanesque, Mohamed Benchicou retrace les destins croisés d’une famille de combattants indigènes, insoumis et séducteurs. D’une plume vibrante et sensuelle, il nous entraîne sur les traces du peuple algérien de 1870 à nos jours.
Un livre-prière, poétique et musical, mêlant toutes les passions humaines. Un texte engagé contre l’obscurantisme, porté par un souffle épique et une puissante énergie lyrique.

Adam Schwartzman, Eddie, Éd. Phébus, 2011
Kwasi Edward Michael Dankwa, Eddie Signwriter pour ses clients, vit à Accra, capitale du Ghana.
Il a vingt ans, une petite amie très belle, Céleste, et s’est taillé une belle réputation dans son métier de peintre d’enseignes. Sa vie bascule le jour où l’on retrouve la tante de Céleste morte, noyée. Les voisins, le médecin, les villageois, tous suspectent Eddie d’avoir, en séduisant la nièce, amené la malédiction sur une maison où la vertu faisait loi. Rongé de culpabilité, incapable de maintenir heureuse sa relation avec Céleste, Eddie quitte le Ghana et devient un « sans papier » en France.
Où le quotidien comme on peut l’imaginer, ne sera pas rose. Petits boulots humiliants, peur d’être renvoyé dans son pays, détresse devant l’arrestation de ses compagnons de galère, obsession de son passé, terreur d’un présent sans issue et d’un lendemain qui ne chante pas, Eddie tente de survivre. Employé enfin chez une fleuriste pour le moins haute en couleurs, humaniste dans l’âme, il va peu à peu renaître à lui-même.

Sefi Atta, Avale, Éd. Actes sud (Lettres africaines), 2011
Colocataires, collègues et amies, Rose et Tolani se serrent les coudes pour supporter les journées exténuantes, les fins de mois difficiles, le machisme ambiant et l’atmosphère tendue de Lagos, ville dépourvue de règles, véritable machine à broyer. Quand l’une se fait renvoyer pour insubordination et que l’autre se retrouve secrétaire d’un chefaillon lubrique, les vrais ennuis commencent, et avec eux la tentation d’entrées d’argent plus faciles. Un roman sombre, brûlant de l’énergie d’une jeunesse exposée mais jamais résignée.

;

;

;

;

;

Donald E. Westlake, Kahawa, Ed. Rivages (Rivages/noirs n° 377), 1997
Voler six millions de dollars sous forme de grains de café, qui dit mieux ? C’est ce que se proposent de faire Lew Brady et Frank Lanigan. Ils vont monter le hold-up du siècle : s’attaquer à un train de marchandises transportant une récolte de café. Nous sommes en Afrique orientale, en 1977. Idi Amin Dada règne sur l’Ouganda et nombreux sont ceux qui voudraient le voir tomber…
Westlake nous embarque dans un grand roman d’aventures où se mêlent érotisme, violence, exotisme et, bien sûr, humour.
Si Kahawa est un grand livre d’aventure il ne faudrait pas le réduire à cette dimension, même si Donald E. Westlake est un maître du genre.
L’action, située dans l’Ouganga du sanguinaire Idi Amin Dada, rassemble des trafiquants, des « affreux » et une foule de personnages plus inquiétants les uns que las autres.
Au delà de l’histoire, traduite par Jean-Patrick Manchette – et c’est déjà un gage de qualité, c’est tout un système qui est décrit : celui d’une lutte sans merci, d’une course effrénée, d’une manipulation constante avec comme objectif sublimé l’argent !
Comme toujours chez Westlake la narration est solide, documentée, vivante. La construction du roman tient en halène jusqu’au dénouement, sans temps morts : difficile de lâcher le livre lorsqu’on s’y plonge. 671 pages plus loin (dans l’édition de poche, 370 dans l’édition grand format parue en 1983 aux éditions Presses de la cité) on sort bouleversé de tant de violence et de gâchis, presque hagard devant un tel déferlement, mais comblé d’avoir vécu ce (long) moment de lecture !

André Allemand, un crime en Algérie, Ed. Rivages/noirs n°384), 2001
Voilà un petit polar qui se lit agréablement bien. L’histoire se situe au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, en 1963. On y retrouve l’ambiance de ce jeune pays où tout est à construire, à inventer mais aussi des personnages en embuscade doté d’un machiavélisme brutal et prêt à s’approprier une parcelle de pouvoir la plus étendue possible. Si le début de l’intrigue peut paraître banale (une jeune fille est violée sur une plage, son compagnon est tué) on comprend vite avec Jean Mercier, le consul de France à Alger, que l’histoire est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît et que les victimes ne sont pas toujours celles que l’on croît.
En savoir + : Un crime en Algérie
Du même auteur son polar se situant à Madagascar : Au cœur de l’ile rouge

Jean-Marc Pasquet, Nègre blanc, Ed. Mémoire d’encrier, 2006
Situé en Afrique de l’Ouest, entre Côte-d’Ivoire et Ghana, Nègre blanc offre une vision contemporaine de l’Afrique particulièrement fidèle aux réalités.
Construit comme une course poursuite il nous promène entre quartiers chauds, plages paradisiaques pour touristes en passant par la forêt tropicale. C’est un polar urbain chargé de légendes millénaires et écrasé par les conséquences de la colonisation.
Débutant autour d’une louche affaire de diamants l’épopée de Niilanti va se poursuivre dans la violence extrême, en croisant l’amour et l’amitié, mais elle va surtout lui offrir la possibilité d’un grand voyage intérieur qui lui permettra d’ouvrir ses sens sur de nouvelles vérités.
Quelques mots de l’auteur (lu sur haitirectoverso) : « Nègre Blanc, comme tous mes romans, est une pure fiction, mais je l’ai bien sûr nourrie de mes expériences africaines. Avec Nègre Blanc, j’ai voulu écrire un thriller qui, tout en se déroulant en milieu urbain, évoque la gravité des dommages perpétrés depuis cinq siècles par l’empreinte coloniale sur le continent et salue en même temps la pérennité de certaines valeurs animistes de l’Afrique millénaire. Je suis arrivé en Afrique de l’Ouest la première fois à l’âge de dix-sept ans, avec mon passeport pour seul bagage. J’ai vécu pendant des années dans la rue, entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, une vie de clandestin nomade, refusant systématiquement les privilèges que me conférait mon statut d’occidental. L’Afrique que j’ai eu la chance de côtoyer, a servi de terreau à Nègre Blanc, mais l’histoire n’a rien d’autobiographique. Récemment, un professeur de littérature africaine à Montréal, m’a montré un exemplaire du roman complètement annoté, dans lequel il avait saisi des passages entiers, et écrit dans la marge : « Pas écrit par l’auteur ». Il s’est excusé auprès de moi, de m’avoir pris pour un « Nègre » au sens littéraire, refusant de croire, en voyant ma tête sur la photo en 4 ème de couverture, que je puisse être l’auteur d’un livre se référant de façon si contemporaine à l’Afrique millénaire, un compliment qui m’a comblé ».