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Éthiopie » opoto

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Les trois derniers de la rentrée littéraires : un voyage au Libéria, en Ethiopie et à la Réunion.

Leymah Gbowee, Notre force est infinie, éd. Belfond, 2012
Les images de ces femmes en blanc héroïques qui ont réussi à chasser Charles Taylor du Libéria ont fait le tour du monde. Parmi elles, Leymah Gbowee, le chef de file du mouvement. Un témoignage renversant, poignant et criant de sincérité sur son combat pour la paix et la démocratie au Libéria et en Afrique de l’Ouest, doublé d’un magnifique portrait de femme.
Inspirant et bouleversant, le témoignage unique d’une femme dont le courage, la passion et l’exceptionnelle force de conviction ont fait renaître l’espoir dans un pays ravagé. ??Leymah Gbowee n’a que dix-huit ans quand la guerre civile éclate au Liberia. Pendant quatorze ans, les troupes de Charles Taylor vont semer la terreur et la mort. Premières victimes, les enfants dont le dictateur fait des soldats, et les femmes harcelées, parfois violées par les miliciens. ?Au prix d’une volonté inouïe, Leymah Gbowee va relever la tête. Avec dans le coeur une conviction inébranlable : qu’importe l’ethnie, qu’importe la religion, si elles se rassemblent, les femmes peuvent défier la violence des hommes. ??D’innombrables sittings en terrifiantes confrontations avec les seigneurs de guerre, en passant par une grève du sexe aussi spectaculaire qu’efficace, Leymah Gbowee et son armée de femmes en blanc vont réussir l’impensable : pousser Charles Taylor à l’exil et ramener la paix au Liberia. ??Leymah Gbowee a reçu le prix Nobel de la paix en 2011.

Jean-François Samlong, Une guillotine dans un train de nuit, éd. Gallimard (Continents noirs), 2012
« L’adjoint Choppy se souvint d’Ernestine Généreuse qui lui avait confié que Sitarane, disposant d’une force surnaturelle chez les morts, se métamorphoserait en rapace, vipère, limace, glouglou, et qu’il deviendrait une « mort-ombre » pour punir ses ennemis. D’un côté, il y aurait ceux qui useraient de tabous pour être dans les bonnes grâces de l’Ombre ; de l’autre, ceux qui manipuleraient des talismans pour se protéger d’Elle, et les femmes vivraient dans la peur d’être fécondées par cet esprit maléfique qui frapperait comme il avait frappé de son vivant. On ne parlerait plus que du châtiment de l’Ombre car, quelque lien qui eût pu unir Sitarane à l’humain, il l’avait rompu pour toujours. »

Maaza Mengiste, Sous le regard du lion, éd. Actes sud, 2012
Durant la révolution éthiopienne, dans les années 1970, les destins d’un père et de ses deux fils qui ne font pas les mêmes choix. Ce formidable premier roman convainc par sa sensibilité complexe, sa vision politique acérée, ses personnages forts et son écriture captivante.

2O ans après sa disparition, Attilio Miccheluzzi est honoré par le festival d’Angoulême.

Attilio Micheluzzi, Bab-el-Mandeb, Éd. Mosquito, 2010

Égypte 1935, bruits de bottes autour du canal de Suez, les services secrets s’agitent : les Italiens sont sur le point d’envahir l’Éthiopie. En marge de la grande Histoire l’improbable rencontre entre un sergent-major anglais, une danseuse égyptienne, un révolutionnaire italien et une Lady raffinée…
Et les voilà traversant le désert pour livrer deux automitrailleuses aux guerriers du Négus.
Sur fond de tensions géopolitiques autour du canal de Suez, la valse des destins de quatre personnages en 1935, conduits à assurer une livraison d’armes en Abyssinie. Le choc de l’amour, de l’argent, de l’idéal politique et de la grande aventure, et le sens de la mise en scène de l’italien.

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Christian Straboni, Laurence Maurel, Le chapeau de Rimbaud, Éd. Akileos (Regard Noir Et Blanc), 2010
Juillet 1886, Abyssinie…
Dans le port de Tadjoura, minuscule protectorat français, un homme débarque du boutre d’Aden…
Son nom est Jean-Roch Folelli, ancien ouvrier typographe.
Que cherche-t-il ? Un ailleurs, toujours plus loin, et une caravane pour y aller. Pendant trois mois, Folelli découvre la petite colonie de commerçants et de militaires.
D’entrée, le soupçonneux chef de la garnison de Tadjoura, le Quartier-Maître Le Dantec, l’espionne. Folelli fait la connaissance d’un négociant français, Arthur Rimbaud, coincé depuis sept mois avec son serviteur Djami par les difficultés rencontrées pour lever une caravane. Il doit livrer à Ménélik, le roi guerrier du Choa, 2000 fusils et 60000 cartouches. Enlisé dans d’incessantes démarches et d’interminables négociations pour la constitution de sa caravane, Rimbaud s’ennuie. Pour tromper l’attente, il marche, bricole une lanterne magique, fait de la photographie, ironise sur ses compatriotes et se commande un chapeau de paille d’Italie sur catalogue.
Folelli obtient de Rimbaud de se joindre à sa caravane. La veille du départ de la caravane, Le Dantec découvre que Folelli est un évadé du bagne de Calédonie où il avait été déporté comme communard.
Alors qu’il menace de l’arrêter, Folelli le tue…
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A. Dan, Laurent Galandon, Tahya el Djazaïr, T2 – Du sable plein les yeux, Éd. Bamboo (Grand Angle), 2010
Quand la bande dessinée soulève le dernier tabou de l’histoire de France, la guerre d’Algérie.
Pierre et Paul se sont connus dans la résistance. Ils se retrouvent en Algérie en 1954. Le premier est engagé dans l’armée française. Le second était instituteur à Alger avant de fuir les événements et de se réfugier dans un village des Aurès avec sa compagne musulmane.
Paul ne pourra rester neutre lorsque celle-ci est victime d’un massacre qui semble orchestré par le FLN. Il va rallier Pierre à Alger et découvrir l’insoutenable face cachée de la « pacification » que son âme de résistant ne peut cautionner. Il adhère alors à la cause algérienne.
Un récit poignant à propos d’un sujet oublié dans la tourmente algérienne, les combattants européens ralliés aux indépendantistes.
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Tedbabe Tilahoun, Le Cantique des Cantiques de Casantchis, Éd. L’Archange Minotaure (Aux Abyssinies), 2009
L’héroïne de ce récit autobiographique, c’est la «belle Casantchis» d’Addis Abeba, un quartier de plaisir de la capitale éthiopienne, avec ses boîtes de nuits et ses hôtels de passe, «du plus classe au moins coté».
L’auteur nous rapporte, sans rien dissimuler, la vie nocturne des filles et de leurs clients. Dans ce huis clos tonitruant, règnent «l’authentique ivresse, la vraie flambe, les pelotages en règle, les engueulades magnifiques, la prostitution sans limite». Tout ce que les bienséances d’une société formaliste et pudibonde feignent d’ignorer. Ce livre est donc un défi à l’hypocrisie, et une condamnation virulente, distanciée par l’humour, du cynisme et de la lâcheté des prostituants.
Débauchés, ivrognes, tenanciers, entremetteurs, mendiants et orgueilleux, sont crûment épinglés dans cette fresque-charge brutalement colorée. Par sa jactance noire, son verbe outrancier, son obscénité, ce voyage au bout de la nuit abyssine a fait scandale. Ses parodies des célèbres poèmes d’amour de La Bible ont été jugées sacrilèges. Ce témoignage, remarquable par son intérêt à la fois littéraire et sociologique, a connu en Éthiopie un succès qui ne s’est pas démenti.

Tedbabe Tilahoun est né en 1964 en Éthiopie. Il a fait son service militaire sous le DERG (le régime militaromarxiste qui a renversé L’empereur Hailé Sélassié en 1974 et s’est maintenu au pouvoir jusqu’en 1990), ce qui lui a valu de servir sur le front. Il a ensuite suivi des études de lettres à l’Université d’Addis Abeba, tout en écrivant dans des périodiques éthiopiens. Devenu journaliste spécialisé dans l’actualité sociale, il décide en 2002 d’émigrer aux États Unis où il vit depuis lors. C’est en 2003, alors que son manuscrit a été refusé par plusieurs éditeurs par crainte du scandale, que l’éditrice indépendante Sinedu Abebe choisit courageusement de publier Le Cantiques des cantiques de Casantchis. L’ouvrage connaîtra aussitôt un succès qui ne s’est pas démenti (près de 70 000 ex. vendus en quatre ans — un événement éditorial en Éthiopie.) Le Cantiques des cantiques de Casantchis est son premier livre.