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Déon Meyer » opoto

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Petit tour d’horizon dans la pays de Mandela.

Roger Smith,  Blondie et la mort, Éd. Calman Levy, 2012
Par une énième nuit de chaleur insupportable, l’ex-top modèle Roxy Palmer et son mari Joe, trafiquant d’armes, sont kidnappés dans leur voiture. Joe finit dans une mare de sang et, les voyous partis, Roxy prend alors une décision qui va à jamais changer le cours de sa vie. Les deux kidnappeurs, Disco et Godwynn, n’ont disparu que pour mieux la traquer. Billy Afrika, lui non plus, n’a pas l’intention de la laisser filer : Joe lui devait en effet une grosse somme d’argent…
Quant à Piper, psychopathe éperdu d’amour, il est bien décidé à ramener Disco, sa « femme », à la « maison », c’est-à-dire la prison de Pollsmoor.
Commence alors dans le décor somptueux du Cap un ballet d’une violence fascinante entre tous ces réprouvés qui ne cherchent qu’une chose : la rédemption.

Déon Meyer, A la trace, Éd. Seuil (policier), 2012
Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.
Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.
L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.
Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.
Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays.

Malla Nunn, Le sang et la poussière, Éd. Des deux terres, 2012
Une enquête de l’inspecteur Cooper.
Durban, Afrique du Sud, 1953. Alors que l’inspecteur Emmanuel Cooper gagne sa vie en surveillant les docks de manière clandestine, le meurtre brutal d’un jeune garçon le force à sortir de l’ombre. Lorsque deux assassinats semblables font de lui le suspect numéro un, il est obligé de se cacher de la police et de mener officieusement sa propre enquête. Il plonge alors dans le milieu de la pègre de Durban –un univers trouble, où se côtoient gangsters, prostituées et maquereaux– pour comprendre le véritable enjeu politique de l’affaire. Sous la pression des nouvelles lois ségrégationnistes, il doit coûte que coûte trouver le meurtrier avant que la police ne l’inculpe, et rendre enfin justice au garçon couché dans le sang et la poussière.

Caryl Ferey, Zulu, Éd. Gallimard (folio policier), 2010
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

Margie Orford, Les captives de l’Aube, Éd. Payot, 2009
Dans les nuits de Cape Town, des jeunes filles disparaissent : la première enquête de la journaliste et profileuse Clare Hart, par Margie Orford, la nouvelle reine du suspense sud-africain.
Alors que Clare fait un reportage sur le trafic des femmes en Afrique, le cadavre d’une adolescente est retrouvé. La police demande l’aide de la profileuse, m ais déjà un autre corps est découvert…
Cape Town compte un nouveau tueur en série. Son territoire : le Waterfront, sa luxueuse marina, mais aussi ses bars à hôtesses. Et si, justement, les meurtres étaient liés à l’industrie du sexe ? Pour le savoir, Clare devra explorer les tréfonds de la ville : une descente au cœur de la perversité et de la violence.

Louis Ferdinand Despreez, Le noir qui marche à pied, Éd. Phébus, 2008

L’inspecteur Zondi, surnommé ” Bronx ” par ses collègues à cause de son bref passage au FBI, a commencé sa carrière en coursant la racaille de Johannesburg et des townships du Gauteng.
Lui qui s’est toujours conduit en profiler, qui a toujours cherché à comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête des criminels, va devoir aujourd’hui plus que jamais user de ce talent : c’est la cinquième disparition d’enfant signalée à Pretoria depuis la rentrée des classes. Aucune demande de rançon, et pas la moindre piste.

Existe aussi au format poche : Éd. Points (policier)

Vincent Crouzet, Villa Nirvana, Éd. Flammarion, 2007
Cap de Bonne-Espérance.
Un agent de la DGSE est porté manquant. Son frère de combat au Service Action, François Vargas, mène l’enquête. Installé dans une maison adossée au granit, la Villa Nirvana, l’espion affronte les pires superstitions. Un grand requin blanc – tueur absolu – croise au large, des psychopathes hantent la nuit, les enfers ravagent les regards de Kimberley, la patronne des coast guards, et de Heather, princesse de sang xhosa.
La menace rôde-t-elle vraiment sous les eaux profondes ? Pourquoi tant de violence sous les lunes noires ? Rites cruels ou légendes obscures ? En Afrique, tout est question de masques. Le soir tombe. Le  » docteur « , un vent austral cruel, se lève sur l’océan Indien, rafale les crêtes de Judas Peak, tourmente la lande, et, inexorablement, fond sur un cap de naufrages. Les persiennes commencent à chanter. Bienvenue à la Villa Nirvana.

Gillian Slovo, Poussière rouge, Éd. Bourgois, 2001
Aussi percutant qu’un excellent polar mais saisissant par son accent de vérité, Poussière rouge est un livre capital sur l’apartheid mais aussi sur le poids de l’histoire.
Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le souvenir de l’apartheid, les autorités sud-africaines ont mis en place dans les années quatre-vingt-dix la commission « Vérité et Réconciliation », chargée d’organiser la confrontation entre bourreaux et victimes pour tirer un trait sur le passé. C’est dans ce cadre que comparaît à Smitsrivier Dirk Hendriks, un ex-policier blanc, face à Alex Mpondo, militant de l’ANC. À cette occasion Sarah Barcant, qui a grandi à Smitsrivier mais exerce le métier de procureur à New York, revient au pays pour découvrir que la résurgence du passé est particulièrement délicate et que la vérité est plus complexe qu’il n’y paraît. Aussi percutant qu’un excellent polar mais saisissant par son accent de vérité, c’est un livre capital sur l’apartheid mais aussi sur le poids de l’histoire.

Wessel Ebersohn, La nuit divisée, Éd. Rivages (noir n° 153), 1993
Johannesburg, 1978. Victime de son état torturé et de son corps gangrené, un petit commerçant ouvre chaque nuit la porte de sa réserve pour piéger les cambrioleurs amateurs qui s’y introduisent. Parce que le “Criminal Procedure Act” du pays autorise l’utilisation de la violence pour défendre la propriété privée, parce que ses victimes sont pour l’essentiel de jeunes Noirs désargentés, il n’a jamais été inquiété. Lorsque le colonel de police Freek Jordaan l’envoie consulter son ami Yudel Gordon, psychiatre attaché à l’autorité judiciaire, ce dernier comprend qu’il a affaire à un patient dangereux et qu’il n’existe qu’une seule issue : le guérir au plus vite pour l’empêcher de recommencer. Cinglante mise en accusation du gouvernement sud-africain et de ses lois à sens unique, ce roman a obligé Wessel Ebersohn à se réfugier quelque temps dans la clandestinité pour des raisons de sécurité. (édité en 1981 et traduit en 1989).

Quelques romans noirs ou polars. Pas si romancés que cela mais plutôt comme un témoignage des temps présents. Du frisson pour toute la semaine… (photo Radio Nederland Wereldomroep)

Ryk Hattingh, Conrad Botes, La Bande à Foster, Éd. L’Association (Ciboulette), 2011
L’histoire tragique de la bande à Foster, petit groupe de voyous traqués par les polices corrompues d’Afrique du Sud. Entre désillusions et quête d’identité collective, le destin d’une société viciée.
L’histoire : Hitchcock et Nicolaas sont deux sud-africains d’aujourd’hui. Pour échapper à l’ennui ou à la solitude, ils boivent des binouzes et sniffent quelques rails de coke de temps à autre. Mais ils se remémorent aussi des histoires d’antan impliquant des petits bandits auxquels ils s’identifient. Tel ce fait divers évoquant la bande à Foster, malfrats devenus ennemis publics numéros 1 en 1914… L’histoire est simple, elle ressemble un peu à celle de la bande à Bonnot : après vols dans des banques, trafic d’alcool, meurtres et petits larcins, Maxim et Mezar Foster sont traqués par la police. A l’époque, l’histoire avait fasciné presse, public et police qui, a grands renforts de moyens, tentait de leur mettre le grappin dessus. Le pouvoir à l’œuvre en Afrique du Sud, couplé à un barnum médiatique, cela donne un mélange de fascination et d’impuissance, de bavures et d’abus, de vice et de corruption, pour une poursuite qui ne peut s’achever que par la tragédie…

Déon Meyer, A la trace, Éd. Seuil (policiers), 2012

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.
Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.
L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.
Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.
Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays.

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Benjamin Legrand, Un escalier de sable, Éd. Seuil, 2012

Dans un futur proche, des militaires français sont envoyés dans l’Est africain, en plein désert. Dans quel but ? Officiellement, pour protéger le chantier de reconstruction d’un pont. Une « mission d’interposition », pour reprendre les termes de l’état-major. S’interposer, d’accord, mais entre qui et qui ? Mystère.
Face à la ville d’Al-Jannah, à moitié en ruine, les hommes du colonel Rivelain (dont l’inoubliable lieutenant Devarrieux, Sammy le fan de Dylan, Kevin 1 et Kevin 2, car des beaufs, il en faut) montent un camp. Sous un soleil de plomb, l’attente s’installe, pénible, épuisante. Lumière aveuglante, soif continuelle, chaleur suffocante, la troupe s’enfonce dans une sorte de mirage collectif et suicidaire… dont l’extrait soudain un redoutable sniper. Son objectif ? Tuer un soldat par jour. Parfois deux, si l’occasion se présente. Pour quelle revanche ? Mystère encore.
Jusqu’à ce que, au terme de plusieurs semaines d’angoisse et de mort, la raison de la présence française se dévoile soudain, pour le plus grand malheur des militaires.

Patricia Kim, Ta haine, ma peur, Éd. L’Harmattan (Thriller), 2011

Tard le soir, dans les rues de Paris, une jeune femme traquée : elle tente d’échapper à des agresseurs d’un genre particulier. Pourquoi est-elle poursuivie? Elle ne le sait pas. Ce dont elle était sûre : tout a commencé le jour où elle reçut le premier email anonyme… Un thriller qui prend comme toile de fond un racisme ordinaire, aboutissant ici à un fait divers glaçant…

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Abasse Ndione, Ramata, Éd. Gallimard (La noire), 2000
 » Elle était un de ces très rares êtres dont le bon Dieu avait pris un soin particulièrement méticuleux pour façonner leur moule et faire de leur physique, en tout point, une œuvre parfaite.
Elle n’était ni grande ni petite, ni maigre ni grosse, son teint n’était ni clair ni sombre, et son visage était aussi agréable et apaisant à contempler qu’un clair de lune en pleine forêt, un lever de soleil en haute montagne ou son coucher dans une mer tranquille […]. Impossible à un homme normalement constitué, saint comme mécréant, de la voir, de devant comme de derrière, sans avoir des idées lubriques dans la tête.
Elle était belle, très belle, plus belle même que Gina Lollobrigida. Et elle le savait.  » Belle, Ramata l’est sans conteste ni rivale. D’où vient alors qu’elle soit aussi mauvaise, querelleuse, vaniteuse et infidèle ? D’où vient, en fait, que cette femme superbe, riche et adulée, soit aussi malheureuse ? Ramata est une étonnante tragédie moderne inscrite dans un pays (le Sénégal) en quête de sa modernité.
C’est aussi le portrait magnifique d’une femme et de la douleur qui la ronge. C’est surtout la confirmation de l’étonnante force littéraire du nouveau roman africain.

John le Carré, La constance du jardinier, Éd. Seuil, 2001
Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, a été sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya.
Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain dune organisation humanitaire, a disparu sans laisser de trace. Justin, l’époux de Tessa, diplomate de carrière au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile. Sa quête l’entraîne à Londres, puis à travers l’Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu’au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime.
Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d’étranges alliances politiques. Et tandis que s’éveille la conscience de Justin, tandis qu’il se rallie à la cause de Tessa, allant jusqu’à achever la mission qu’elle s’était assignée, sa plus grande révélation sera la découverte de cette femme qu’il n’a guère eu le temps d’aimer.
La Constance du jardinier mêle l’histoire bouleversante d’un homme grandi par la tragédie et l’impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation par l’un des romanciers les plus incisifs de notre époque.

Deon Meyer, Les soldats de l’aube, Éd. Seuil (Seuil Policiers), 2002
Zet van Heerden que ses parents ont prénommé Zatopek en hommage à un célèbre athlète tchèque, n’est pas au mieux de sa forme. À l’image de son pays où les conséquences de l’apartheid se font toujours cruellement sentir et où la commission “Vérité et Réconciliation” a de quoi faire pour rétablir un semblant d’harmonie dans une population déchirée par les luttes raciales. L’enquête que mène Zet, ex-policier reconverti en détective, sur un homme torturé et abattu d’une balle de M16, va révéler l’implication des services secrets sud-africains aux côtés des Américains dans la guerre d’Angola, au cours des années 1970, et provoquer une bataille rangée entre mafia, police et forces spéciales. Quand la culpabilité est l’affaire, non d’un individu, mais de tout un pays, le roman policier y prend une dimension nouvelle et passionnante.

Alexander Mc Call Smith, Les enquêtes de Mma Ramotswe : Les larmes de la girafe, Éd. 10/18 (Grands Detectives, numéro 3574), 2003
Depuis qu’elle a ouvert la première agence de détectives au féminin du Botswana, la trés pulpeuse Mma Ramotswe a trouvé le bonheur…
D’autant qu’entre deux enquêtes à mener, elle doit penser à son prochain mariage avec le plus courtois et le plus généreux des hommes,Mr.J.L.B Matekoni. Se méfiera-t-elle assez de la bonne acariâtre ? Regretterra-t-elle la promotion de Mma Makutsi au poste d’assistante-détective? Se remettra -t-elle de ses soudaines responsabilités de mère de famille ? En tout cas, elle réussira à rendre le sourire à une mère qui l’avait perdu depuis dix ans…

Henning Mankell, La lionne blanche, Éd. Seuil (Seuil Policiers), 2004
Avril 1992. En Scanie, Louise Åkerblom, se retrouve sur un chemin qu’elle n’aurait jamais dû emprunter : un homme l’abat froidement d’une balle en plein front. Peu auparavant, en Afrique du Sud, le tueur professionnel Victor Mabasha, se voit confier une mission inespérée. Ses commanditaires sont des Blancs, comme d’habitude. Mais cette fois, des Afrikaners haut placés, opérant au cœur des services secrets sud-africains.
Quelques jours plus tard, le corps de Louise est retrouvé au fond d’un puits, à Skurup, aux environs d’Ystad, par Wallander et son équipe qui enquêtaient déjà sur sa disparition. Mais le passé de la victime est désespérément sans histoire. Pas le moindre indice.
Quelques jours plus tard, une maison explose à Skurup. Des débris de radio sophistiquée, de revolver et le doigt sectionné d’un homme noir sont retrouvés dans les décombres.
Le point de départ ici pour Henning Mankell est pourtant une tentative d’assassinat contre Mandela, peu après sa libération, par des Afrikaners extrémistes. Chargé d’enquêter sur la disparition d’une mère de famille exécutée par un ex-agent du KGB, lequel entraînait en Suède le tueur noir à la solde des fascistes blancs, Wallander est habilement introduit par son créateur dans le climat politique confus de l’Afrique du Sud.

Pepetela, Jaime Bunda, agent secret, Éd. Buchet-Chastel, 2005
Jaime Bunda, dit Popotin à cause de son impressionnant derrière, a été casé par son cousin au Bunker, siège des services secrets angolais. Depuis plus d’un an, ledit derrière vissé à une chaise, il s’ennuie… jusqu’au jour où son chef lui confie une mission – retrouver l’assassin d’une gamine de quatorze ans, tuée après avoir été prise en stop par un inconnu roulant dans une luxueuse voiture noire. Tandis que ses méthodes pour le moins loufoques sèment la consternation au Bunker, Jaime Popotin se retrouve sur la piste du mystérieux T, également appelé le  » pagre fumé  » – un gros poisson, donc, de mèche avec un certain Saïd Bencherif, escroc libanais entré clandestinement dans le pays… Quand Pepetela, l’auteur phare de la littérature angolaise, s’attaque au roman policier, c’est toute la société qui est radiographiée avec une verve, une truculence et une autodérision réjouissantes.

Pierre Cherruau, Claude Leblanc, Ballon noir, Éd. L’ecailler (Speciales, n° 21), 2006
Un jeune et brillant joueur de football africain doit être transféré d’un club européen à un club japonais. Mais il disparaît pendant le voyage…
Menée parallèlement au Japon par un flic à la retraite ami du directeur de club de Niigata et en Afrique par une détective privée sénégalaise qui va filer du mauvais coton dans les dangereuses provinces du Nigeria, l’enquête sur la disparition de Emeka Uche le donne pour mort. Mais c’est sans compter sur les talents de trompe-la-mort de la belle Mme Diop et sans l’intelligence et les déductions du détective Kishimoto.
Dans un monde du foot qui n’est guère épargné par les affaires (dopage, corruption, magouilles diverses) et alors que va s’ouvrir la grand’messe de la Coupe du Monde, ce roman arrive à point nommé pour donner au lecteur un angle de vue à la fois réaliste et romanesque concernant les vérités du football-business.

Amid Lartane, L’envol du faucon vert, Éd. A.m. Metailie (Metailie Noir), 2007
Dans les années 1990, le jeune Oulmène, fils d’un notable du régime algérien et cancre notoire, rêve de créer une banque privée et une compagnie aérienne. Il n’a pas de capitaux, mais son projet délirant va curieusement rejoindre ceux, beaucoup moins naïfs, des plus hautes sphères des « décideurs de l’ombre » qui contrôlent le pouvoir à Alger Dès lors, une machine implacable se met en branle.
Oulmène réalisera son rêve, sans toujours comprendre le rôle qu’on lui fait jouer dans un univers glauque aux acteurs étranges : intermédiaires douteux, banquiers véreux ou hon­nêtes, islamistes manipulateurs ou manipulés, généraux tireurs de ficelles et assassins sans scrupules.
Un roman noir librement inspiré d’une affaire qui a défrayé la chronique en France en 2002 et 2003, avant de se solder par l’un des plus grands scandales financiers de l’Algérie d’au­jourd’hui.
Écrit par un initié des sombres arcanes du pouvoir algérois, ce livre nous emmène à la découverte d’un pays étrange, où la vérité ne se découvre pas, mais s’invente…

Laurence Gavron, Boy Dakar, Éd. Le Masque (Masque Grd Format), 2008
Mayekoor, un Boy Dakar typique, tombe sous la coupe du marabout mouride Serigne Mustapha Koddu et se convertit à l’Islam. Sa sœur et sa petite amie, inquiètes de le savoir sous l’influence d’un gourou veulent à tout prix le faire revenir à la raison. Désespérées, elles finissent par demander de l’aide à Pa’ Djéli, le meilleur féticheur de la ville. L’homme est retrouvé mort quelques jours plus tard, des épines de porc-épic plantées dans le cœur. Jules, le brigadier chargé de l’enquête, nous entraîne alors dans le Dakar des trafics et des gargotes où se retrouvent petits truands et musiciens capverdiens. Bientôt plongé dans une intrigue où se mêlent politique, religion et croyances diverses, Jules part à la recherche de Ken Bugul, une jeune mendiante muette à la beauté stupéfiante.

Christian Roux, Kadogos, Éd. Rivages (Rivages Noir, numéro 749), 2009
« Kadogos », c’est comme cela qu’on appelle les enfants-soldats au Congo. De loin, ça fait peur; mais quand ils débarquent dans le coin de Rambouillet, armés et décidés à se venger, cela fait carrément tout drôle. Rajoutez qu’ils s’appellent Cobra le Dur, Giap, La Mort dans les Yeux ou Zig la Folle, on commence à se douter que le pire n’est pas loin! Mais ce ne sont pas les seuls personnages étonnants du dernier roman de Christian Roux. Marnie, par exemple, elle a été éduquée par son père pour devenir la meilleure tueuse à gages du monde. Maintenant qu’elle a rompu avec lui, elle se contente de pratiquer des euthanasies quasiment incontestables… Et un jour, en plus, elle rencontre l’amour!
Eustache, lui, est flic; on le connaît car, à la fin de Placards (précédent roman de Christian Roux, qui ressort bientôt en Folio policier), c’est lui qui a délivré puis recueilli Tony, un gamin martyrisé devenu autiste. Et c’est pas simple à gérer quand on mène l’enquête sur des meurtres particulièrement abjects.
On commence à voir se dessiner l’univers de Christian Roux, où les médecins de cliniques très privées ou certains flics de services très spéciaux sont tout sauf très clairs.
Tous ces personnages vont converger dans une de ces histoires d’amour, de mœurs et de mort qui permettent à Christian Roux de décrire le monde qui l’entoure, qui nous entoure. Avec son interrogation permanente sur la violence infligée aux plus faibles, qu’ils soient victimes de meurtres, d’abus sexuels ou de guerres qui les dépassent. (Présentation de Stéphane Bernard de la librairie La Réserve)

Florent Couao-Zotti, Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire, Éd. Le serpent à plumes (serpent noir), 2010
Il y a d’abord une miss, belle et longiligne, qu’on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, tout aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d’affaires libanais d’échanger de l’argent contre une valise de cocaïne. Il y a enfin un détective privé, contacté par une troisième chérie, qui voudrait un acquéreur pour la même poussière d’ange.
Par-dessus le marché, deux flics de la Brigade des Stupéfiants sont prêts à bousculer les habitudes établies dans la hiérarchie. Ils refusent de faire ami-ami avec les trafiquants et s’engagent dans une course-poursuite contre le principal suspect : Smaïn, l’homme d’affaires.
Mais les nuits à Cotonou ont de multiples saveurs, qu’elles proviennent des fantômes teigneux, des amazones ou des populations elles-mêmes. Des gens qui aiment se rendre justice et charcuter au couteau tous ceux qui, dans leurs quartiers, sont surpris en flagrant délit de « pagaille nocturne ». Pour eux, personne ne peut leur donner de leçon : si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au porc de le dire !

Pour découvrir l’Afrique du Sud autrement que par les stades de foot, rien de tel que des livres de poches dans lesquels ont peut plonger à toutes heures et pendant …la mi-temps !

John Maxwell Coetzee, Disgrâce, Éd. Points, 2002
Pour avoir voulu séduire l’une de ses étudiantes, David est contraint de démissionner de l’université du Cap. Fuyant une société trop puritaine à son goût, il se réfugie chez sa fille, à la campagne… Se savoir sans avenir, telle est la tragédie des personnages d’un roman qui porte bien son titre. Dans l’espace déshumanisé et profondément angoissant d’une campagne sud-africaine livrée à l’exercice permanent de la violence, il n’y a aucune issue pour ces êtres que le désespoir et la mort cernent. La South African way of life est un leurre, martèle J. M. Coetzee. Dans cette dénonciation sans concession d’un pays en totale perte de vitesse, la littérature devient un véritable enjeu. J. M. Coetzee montre à quel point il ne la conçoit que dans le choc de l’écriture, profondément ancrée dans le réel.

Nadine Gordimer, Pillage, Éd. Lgf (livre de poche, n° 30576), 2006
L’écrivain n’invente pas, il prend. Il saisit au passage un mot, une silhouette, recueille une anecdote, devine un drame, entrevoit ou croit entrevoir un secret, et c’est de tout cela qu’il fait son miel.
Ainsi faut-il comprendre le titre de ce recueil, Pillage, dont les dix textes qui le composent – fragments, contes moraux ou allégoriques – s’inspirent de notre tragique condition humaine.
Ces histoires touchent à des thèmes sociaux et politiques, l’apartheid, la mentalité coloniale, la difficulté de se comprendre entre ethnies ou générations… Mais au-delà du devenir d’un pays, l’Afrique du Sud, c’est aussi une vision de l’être humain qui nous est délivrée à travers des personnages voués à la solitude, à la mélancolie, à leurs propres incohérences et à la quête indéfinie de leur identité.
« Une magistrale autopsie de la condition humaine. »
André Clavel, L’Express.

André Brink, Au-delà du silence, Éd. Lgf (Ldp, numéro 30368), 2005
Sud-Ouest africain, début du XXe siècle. Des hommes observent, le sang chauffé par l’alcool et le désir, l’arrivée de bateaux en provenance d’Allemagne. A leur bord, des centaines de femmes engagées aux frais de l’Empire pour fournir aux colons allemands une épouse, et parfois simplement de la chair.
Pour Hanna X comme pour beaucoup de ces femmes, c’est un peu le voyage de la dernière chance. Petite fille dans la grisaille d’un orphelinat de Brême, elle rêvait à ce qui se cache au-delà du silence, au pays des palmiers qui voient naître le vent. Fuyant la misère et les mauvais traitements, Hanna pense trouver en Afrique la matérialisation de ses rêves d’enfant. C’est un monde livré à la brutalité coloniale et masculine qu’elle y découvre à ses dépens. Violée, défigurée, Hanna refuse de se soumettre à la loi du plus fort. A la tête d’une armée où autochtones et femmes allemandes font cause commune contre le pouvoir des colons, la jeune femme organise une révolte, un voyage au-delà du silence imposé par la violence et l’oppression.
En réunissant les éléments épars de l’identité d’une femme au destin hors du commun, « Au-delà du silence » donne la parole aux minorités souvent oubliées de l’Histoire. Un roman plein de bruit et de fureur, hanté par les images d’un passé peu glorieux. Un captivant plaidoyer en faveur de la liberté.

Henning Mankell, La lionne blanche, Éd. Points, 2005
Avril 1992. En Scanie, Louise Åkerblom, jeune mère de famille et agente immobilière vient de conclure une affaire. Elle prend sa voiture pour visiter une dernière maison et se retrouve sur un chemin qu’elle n’aurait jamais dû emprunter : un homme l’abat froidement d’une balle en plein front. Peu auparavant, en Afrique du Sud, dans la province du Transkei, le tueur professionnel Victor Mabasha, qui croupit dans un bidonville, se voit confier une mission inespérée. Ses commanditaires sont des Blancs, comme d’habitude. Mais cette fois, des Afrikaners haut placés, opérant au cœur des services secrets sud-africains. Sa cible, un homme politique de premier plan. Le Président Frederik De Klerk ? Il n’en sait pas plus. Quelques jours plus tard, le corps de Louise est retrouvé au fond d’un puits, à Skurup, aux environs d’Ystad, par Wallander et son équipe qui enquêtaient déjà sur sa disparition. Mais le passé de la victime est désespérément sans histoire. Pas le moindre indice.
Quelques jours plus tard, une maison explose à Skurup. Des débris de radio sophistiquée, de revolver et le doigt sectionné d’un homme noir sont retrouvés dans les décombres.
Après avoir tourné en rond, l’enquête démarre véritablement. Y-a-t-il un lien entre l’explosion et le meurtre ?
La suite est hautement imprévisible : un télescopage vertigineux entre la banale réalité quotidienne de la Scanie et la lutte sans merci qui oppose, au même moment, à l’autre bout du monde, les partisans forcenés de la suprématie blanche et les artisans tout aussi déterminés de l’abolition de l’apartheid et du processus de démocratisation.

Deon Meyer, Lemmer l’invisible, Éd. Points, 2010

Lemmer est free-lance pour une agence de gardes du corps qui propose deux types de prestations, les « gorilles » et les « invisibles ». Ancien détenu condamné pour meurtre, il tente de refaire sa vie dans un village reculé. Le matin de Noël, un appel de l’agence l’informe qu’Emma Le Roux, une consultante de Cape Town, désire louer ses services.
Elle a cru reconnaitre son frère disparu depuis bien longtemps sur un avis de recherche diffusé par la police à la télévision et s’est faite agressée presque aussitôt avoir contacter les services de la police.
Une grande promenade au travers du Bush Sud Africain commence. Elle sera agitée ; fortement ! Elle entrainera Lemmer et Emma dans un tourbillon où les années d’ apartheid ressurgirons dans les mémoires et dans les chairs…

Wilbur Smith, A l’ouest de l’horizon, Éd. Pocket (Pocket, numéro 13650), 2009
Cap de bonne espérance, début du XVIIIe siècle. En matière de courage, Jim et Mansour n’ont rien à envier à leurs augustes aînés, Tom et Dorian Courtney. Si leurs deux familles sont parvenues à s’établir solidement dans ce comptoir batave, elles le doivent autant à leur indéniable sens du commerce qu’à une solidarité à toute épreuve. Aussi lorsque Jim, n’écoutant que son cœur, dérobe à un navire négrier une jeune et jolie condamnée hollandaise, le clan tout entier n’hésite pas à lui porter assistance. Mais à faire des vagues, la tempête ne tarde pas à gronder au-dessus des Courtney… Ce nouvel affront ne va pas sans réveiller de vieilles rancunes. Précipités en plein conflit, aux confins de l’Afrique et de l’Arabie, les Courtney n’ont guère le choix : il leur faut écrire, encore et encore, le destin d’une famille hors du commun…

D’autres livres sur l’ Afrique du Sud

Deon Meyer, Treize heures, Éd. Seuil (Seuil Policiers), 2010
Le Cap. 5:36 – Une femme monte la côte de Lion’s Head en courant. Elle est jeune, belle, Américaine, et terrifiée. Des hommes la traquent, comme une bête.5:37 – L’appel réveille l’inspecteur Bennie Griessel. Il y a eu un meurtre. Une femme, la gorge tranchée. Elle gît à deux pas de St Martini, l’église luthérienne de Long Street.7:02 – Saoule, l’ex-sensation du chant Alexa Barnard découvre le cadavre de son mari volage à côté d’elle, par terre. Et un pistolet juste à côté d’elle.À neuf heures, avec deux meurtres à résoudre et une insupportable envie de boire, Griessel comprend soudain qu’entraîner une nouvelle génération d’inspecteurs risque d’être un rien plus compliqué que ce qu’il escomptait.Passé midi, la course contre la montre engagée pour sauver une jeune touriste de la mort vire au cauchemar.Et à cinq heures et demi de l’après-midi, on tire sur Griessel, en plein cœur.Soit treize heures bien ordinaires dans la vie d’un inspecteur des Homicides du Cap.

Moussa Konaté, La malédiction du lamantin, Éd. Points (Points Policier), 2010
Sur l’îlot de Kokrini, les notables de la tribu des Bozos, dont Kouata est le chef, pensent que la dernière crue du Niger est le prix à payer pour l’outrage commis, des années plus tôt, par l’un des leurs. Celui-ci avait volé leur totem, le lamantin, pour le revendre. Kouata et Nassoumba, sa première épouse, sont retrouvés foudroyés. Encore une vengeance du lamantin ? L’affaire s’annonce délicate pour le commissaire Habib.

Antonio Junior NZAU , Traite au Zaïre, L’Harmattan (Polars noirs ; 1), 1984
Traite au Zaïre d’Antonio J. Nzau offre un cocktail qui avait déjà fait ses preuves, en d’autre temps et sous d’autres latitudes, en réunissant énigme policière, personnages crapuleux et arrière fond politique. Ici, un médecin congolais est aux prises avec les tenants des réseaux de prostitution, des politiciens véreux, les barbouzes des services secrets, des diplomates plus ou moins scrupuleux, et quelques autres personnages au demeurant fort peu recommandables…

L’Afrique du sud en littérature on connait depuis longtemps : Brink, Coëtze, Gordimer, … En polar moins. Portant depuis quelques temps le pays de Nelson Mandela s’affirme comme un acteur de choix sur la place du roman policier. On se souvient de Wersel Eberson qui eut le courage de publier des polars dans une Afrique du sud sous le joug de l’apartheid. A découvrir maintenant trois bons polars bien noirs(sans jeu de mot) et sans concessions quant aux problèmes sociaux politiques et raciaux. Meyer et Despreez sont africains et Ferey français. Despreez écrit en français et Ferey à séjourné en Afrique du sud. Tous les trois nous parlent d’une Afrique du sud actuelle, qui gére son passé et prépare son avenir. Ce n’est pas simple et parfois douloureux.

L’inspecteur Zondi, surnommé  » Bronx  » par ses collègues à cause de son bref passage au FBI, a commencé sa carrière en coursant la racaille de Johannesburg et des townships du Gauteng.
Lui qui s’est toujours conduit en profiler, qui a toujours cherché à comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête des criminels, va devoir aujourd’hui plus que jamais user de ce talent : c’est la cinquième disparition d’enfant signalée à Pretoria depuis la rentrée des classes. Aucune demande de rançon, et pas la moindre piste.
Louis-Ferdinand Despreez, Le noir qui marche à pied, Éd. Phébus, 2008

A la Body Armour, société de protection des puissants, les gorilles sont chargés d’intimider les malfaiteurs – les invisibles, qui ne paient pas de mine, étant des gardes du corps bien plus redoutables.
Invisible, Lemmer a fait quatre ans de taule pour meurtre et tente de refaire sa vie lorsqu’on lui confie une nouvelle mission: protéger la belle et frêle Emma Le Roux, patronne d’un cabinet de consultants. Il va la voir et écoute son histoire. Elle lui dit avoir vu son frère à la télé. Il est soupçonné d’avoir tué un sorcier et des braconniers dans la province de Mpumalanga et serait en fuite. Seul problème: ce frère est censé être mort depuis longtemps.
Emma appelle la police et accepte l’idée qu’il s’agirait d’une erreur. Mais, deux jours plus tard, trois hommes essaient de la tuer. Lemmer, qui la prenait pour une folle, décide de l’aider dans son enquête. Qu’elle lui mente sûrement n’a plus d’importance: lui aussi veut savoir.
Deon Meyer, Lemmer, l’invisible, Éd. Seuil (policiers), 2008

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin.
Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait. Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records. Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch.
Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds. Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale.
Caryl Férey, Zulu, Éd. Gallimard (Série noire), 2008