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Cette journée internationale de la femme est l’occasion de faire un petit tour d’horizon d’auteures de polar d’Afrique.

Malla Nunn, Le sang et la poussière, Éd. Des deux terres, 2012

Une enquête de l’inspecteur Cooper
Durban, Afrique du Sud, 1953. Alors que l’inspecteur Emmanuel Cooper gagne sa vie en surveillant les docks de manière clandestine, le meurtre brutal d’un jeune garçon le force à sortir de l’ombre. Lorsque deux assassinats semblables font de lui le suspect numéro un, il est obligé de se cacher de la police et de mener officieusement sa propre enquête. Il plonge alors dans le milieu de la pègre de Durban –un univers trouble, où se côtoient gangsters, prostituées et maquereaux– pour comprendre le véritable enjeu politique de l’affaire. Sous la pression des nouvelles lois ségrégationnistes, il doit coûte que coûte trouver le meurtrier avant que la police ne l’inculpe, et rendre enfin justice au garçon couché dans le sang et la poussière.
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Patricia Kim, Ta haine, ma peur, Éd. L’Harmattan (Thriller), 2011

Tard le soir, dans les rues de Paris, une jeune femme traquée : elle tente d’échapper à des agresseurs d’un genre particulier. Pourquoi est-elle poursuivie? Elle ne le sait pas. Ce dont elle était sûre : tout a commencé le jour où elle reçut le premier émail anonyme… Un thriller qui prend comme toile de fond un racisme ordinaire, aboutissant ici à un fait divers glaçant…

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Taylor Stevens, Dernière piste, Éd. Presses de la Cité ( Sang d’encre), 2011
Emily Burbank, jeune Américaine idéaliste partie explorer l’Afrique, n’a pas donné signe de vie depuis quatre ans.
Une seule personne peut la retrouver : Vanessa Munroe. Cette spécialiste du renseignement sillonne le globe afin de récolter des informations pour ses clients, principalement des entreprises prêtes à payer le prix de son expertise. Intuitive et capable de s’adapter à toutes les situations, elle n’en demeure pas moins une femme meurtrie. Elevée en Afrique par des parents missionnaires, Munroe a fugué lorsqu’elle était adolescente pour suivre une bande de trafiquants d’armes.
Mais un drame l’a forcée à fuir, et à ne jamais regarder en arrière. Lorsque Richard Burbank, un riche entrepreneur texan, lui demande de retrouver sa fille adoptive disparue en Afrique, Munroe voit là l’occasion d’affronter enfin les vieux démons qu’elle a laissés en quittant ce continent. Avec ce roman âpre et rythmé, porté par un personnage étonnant, Taylor Stevens fait une entrée fracassante dans l’univers du thriller.

Christine Adamo, Requiem pour un poisson, Éd. Gallimard (Folio Policier), 2006
1938.
Un chalutier peine an large de l’Afrique du Sud. Ce qui semble être un gros requin se débat dans ses filets avec une rage inconcevable et déjà la malédiction frappe. Le mousse, sur une secousse plus forte, bascule dans les mailles et se noie, broyé par le poids des thons de cent cinquante kilos. Une peur ancestrale bouleverse l’équipage. Le poisson découvert sous le cadavre du jeune homme a des écailles préhistoriques, une mâchoire énorme et des nageoires comme des pattes.
C’est un cœlacanthe. Une espèce que l’on croyait disparue et qui a survécu, depuis la nuit des temps, à toutes les évolutions. Il serait le chaînon manquant entre le monde des abysses et les premières formes de vie terrestre. L’ancêtre même de l’homme ? Le secret des origines ? Quatre-vingts années plus tard, aux Comores, Londres ou Paris, accidents et disparitions perdurent. Une jeune femme, pour élucider la mort de son père scientifique, va tenter à son tour de percer cet invraisemblable mystère.
A quel prix ?

Laurence Gavron, Boy Dakar, Éd. Le Masque (Masque Grd Format), 2008
Mayekoor, un Boy Dakar typique, tombe sous la coupe du marabout mouride Serigne Mustapha Koddu et se convertit à l’Islam. Sa sœur et sa petite amie, inquiètes de le savoir sous l’influence d’un gourou veulent à tout prix le faire revenir à la raison. Désespérées, elles finissent par demander de l’aide à Pa’ Djéli, le meilleur féticheur de la ville. L’homme est retrouvé mort quelques jours plus tard, des épines de porc-épic plantées dans le cœur. Jules, le brigadier chargé de l’enquête, nous entraîne alors dans le Dakar des trafics et des gargotes où se retrouvent petits truands et musiciens capverdiens. Bientôt plongé dans une intrigue où se mêlent politique, religion et croyances diverses, Jules part à la recherche de Ken Bugul, une jeune mendiante muette à la beauté stupéfiante.

Margie Orford, Roses de Sang, Éd. Payot (Payot/Suspense), 2009
La profileuse sud-africaine Clare Hart enquête en Namibie : dans une petite ville aux portes du désert, une succession de crimes étranges terrifie la communauté des mendiants.
A Walvix Bay, trois enfants des rues ont été assassinés. Pour la population, c’est le destin ordinaire de trop nombreux orphelins du sida. Les autorités locales, elles, sont promptes à soupçonner la tribu nomade des Topnaars. Et pour cause : elles ont entrepris de récupérer leurs terres. Mais Tamar Damases, la jeune inspectrice chargée de l’affaire, croit déchiffrer la signature d’un tueur en série. Elle décide de solliciter l’aide de Clare. Bientôt un autre garçon disparaît…
Dans cette région marquée au fer rouge par l’ancien colon sud-africain, la vérité se trouve-t-elle au cœur du désert, là où sont enfouis les secrets les plus terribles, les plus toxiques ?
Margie Orford, journaliste et photographe, a grandi en Namibie et en Afrique du Sud. Elle vit ajuourd’hui à Cape Town.
Le site de Margie Orford (en anglais)

Aïda-Mady Diallo, Kouty, mémoire de sang, Éd. Gallimard (série noire), 2002
Gao, Mali, 6 mars 1984.
Le village est attaqué par une bande de pillards touaregs. La famille de Kouty, une fillette de 10 ans, est massacrée sous ses yeux par quatre hommes : le corps chétif de son petit frère est fracassé contre un mur, son père est égorgé pendant qu’il assiste au viol de sa femme, la mère de Kouty se suicide peu après en s’immolant par le feu… Kouty, mémoire de sang est le récit de la longue vengeance de cette fillette.
C’est aussi une partie de l’histoire de l’Afrique qui vit longtemps le peuple noir capturé et vendu comme esclave par les seigneurs du désert. C’est surtout le premier roman noir écrit par une jeune femme africaine.

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Moncef Ghachem, Mugelières, Éd. Apogée (Piqué d’étoiles), 2010
L’excellente maison d’édition Apogée nous propose de sa Bretagne (terre de pêcheurs s’il en est) un texte magnifique :
 » Belle bouffé d’oxygène iodé que ce témoignage de Moncef Ghachem qui nous permet de recouvrer les brises et meltem d’une époque où les pêcheurs étaient des êtres « chevronnés…
authentiques et compétents », des hommes fiers du métier qu’ils exerçaient en toute sérénité, en ce temps pas si lointains où les enfants rêvaient d’être marins, pirates, aventuriers, explorateurs… plutôt que traders, homme d’affaires, stars du showbiz, martyrs ou mercennaires… »
Alain Jégou.

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Christine Adamo, Requiem pour un poisson, Éd. Gallimard (Folio Policier), 2006
1938.
Un chalutier peine an large de l’Afrique du Sud. Ce qui semble être un gros requin se débat dans ses filets avec une rage inconcevable et déjà la malédiction frappe. Le mousse, sur une secousse plus forte, bascule dans les mailles et se noie, broyé par le poids des thons de cent cinquante kilos. Une peur ancestrale bouleverse l’équipage. Le poisson découvert sous le cadavre du jeune homme a des écailles préhistoriques, une mâchoire énorme et des nageoires comme des pattes.
C’est un cœlacanthe. Une espèce que l’on croyait disparue et qui a survécu, depuis la nuit des temps, à toutes les évolutions. Il serait le chaînon manquant entre le monde des abysses et les premières formes de vie terrestre. L’ancêtre même de l’homme ? Le secret des origines ? Quatre-vingts années plus tard, aux Comores, Londres ou Paris, accidents et disparitions perdurent. Une jeune femme, pour élucider la mort de son père scientifique, va tenter à son tour de percer cet invraisemblable mystère.
A quel prix ?

Anita Conti, Géants des mers chaudes, Éd. Payot (Petite Bibliothèque Voyageurs), 2001
En Afrique, Anita Conti (1899-1997) est une légende.
De l’embouchure de la Mellacorée jusqu’au rio Nunez, de la Casamance à la Gambie, la première femme océanographe française demeure  » la Dame blanche « . C’est qu’après la deuxième guerre mondiale elle est chargée d’établir les cartes de pêche des côtes africaines. L’enjeu est considérable : il s’agit de sauver les populations de la famine et de corriger leurs terribles carences en protéines. Anita Conti réussira au-delà de toute espérance, prospectant des milliers de kilomètres de côtes, installant des pêcheries, découvrant l’extraordinaire richesse en vitamines.
A des poisson-scie, requins-marteaux et requins-tigres, les  » géants des mers chaudes « .

Christian Chaboud , Eyolf Jul-Larsen , Jean-Pierre Chauveau , Les pêches piroguières en Afrique de l’Ouest. Dynamiques institutionnelles : pouvoirs, mobilités, marchés, Éd. Karthala (Hommes et Sociétés), 2000
En dépit des crises politiques, économiques et sociales que connaissent les pays d’Afrique de l’Ouest, la pêche piroguière continue de connaître une vigueur économique remarquable.
Au-delà des débats sur l’évolution des pêches artisanales en Afrique de l’Ouest, la  » qualité empirique  » des phénomènes sociaux et institutionnels qui opèrent dans ou autour des activités de pêche peut apporter un éclairage incisif sur les recompositions qui s’opèrent actuellement en Afrique, sous trois aspects essentiels : l’aspect politique de la régulation de l’accès aux ressources (biologiques, matérielles, sociales et institutionnelles) et de leur contrôle ; la mobilité géographique et professionnelle des individus et des groupes ; la très forte intégration aux marchés (locaux, régionaux et mondial) de la pêche piroguière. L’introduction générale présente un historique et un état des connaissances sur la pêche et les sociétés de pêcheurs.
Elle propose de substituer au  » paradigme halieutique « , focalisé sur la détermination des institutions par l’environnement bio-écologique et les techniques de son exploitation, une approche anthropologique plus large des dynamiques institutionnelles passées et contemporaines. Les contributions (d’anthropologues principalement, mais aussi de géographes et d’une historienne, et en référence aux travaux récents des économistes) montrent que les régulations des pratiques de pêche impliquent des systèmes de pouvoirs et de règles beaucoup plus diversifiées ; que les identités ethnique, professionnelle et de genre constituent des enjeux autour desquels les différents groupes d’acteurs élaborent des stratégies actives de négociation ; que, pour interpréter l’écart entre les objectifs des projets de développement et leurs résultats réels, il faut prendre en compte la confrontation des normes, des logiques et des  » règles du jeu  » des acteurs locaux, tant du côté des  » développeurs  » que du côté des pêcheurs.