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Centrafrique » opoto

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didier_kassai_lrd_def-db21cLa Centrafrique raconte l’histoire d’un effondrement : celui d’une Nation tout autant que l’échec de la gestion des affaires par les puissances européennes, anciennement colonisatrices. Depuis dix ans, ce pays plus grand que la France, rebondit de crise en crise. Celle de 2013-2014 est sa troisième guerre civile de la décennie. La plus violente, la plus meurtrière, mais aussi celle dont le monde commence à percevoir l’écho. Et le drame.

En effet, qui se souvient des renversements de pouvoir de 2004, puis 2008, adoubés par la France ? Qui sait exactement ce que font les troupes françaises dans ce pays qui accueille l’une de leurs principales bases d’intervention sur le continent ? Qui a bien compris les raisons de l’opération Sangaris, décidée en un éclair par le président de la République ?

Pour éclairer le vécu des Centrafricains, voici le témoignage d’un auteur de bande dessinée, habitant de Bangui.  est chrétien, mais cela ne faisait pas de différence jusqu’à maintenant. Sa femme est musulmane, mais là aussi, cela ne changeait pas le quotidien de cette famille sans histoire. Leur environnement a basculé l’été dernier, avec les premiers massacres à coloration confessionnelle. Coloration, car les motivations profondes de cette nouvelle guerre pour le pouvoir ne semble guère reposer sur de vrais antagonismes religieux. Il est plutôt question d’appétits politiques, économiques et sociaux.

Alors que le Parlement français a voté, mardi 25 février, à l’unanimité des groupes politiques, la prolongation de l’opération militaire dans laquelle sont engagés 2 000 soldats, nul ne sait comment parvenir à reconstruire de toutes pièces un état devenu invisible.

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Quelques mois après Kitoko Djaz, Benoît Kongbo est de retour avec l’histoire d’Aïcha…

Benoît Kongbo, C’est si triste de ne pouvoir te haïr, Éd. Opoto, 2011

« Je déposerais mon manuscrit avec le stylo sur le lit à côté de toi. Je humerais l’odeur âcre de tes aisselles. Je lècherais la sueur piquante de ton entrejambes. Je serais vraiment navrée de ne pouvoir te dire adieu autrement. A peine me serais-je évaporée dans le vent que tu te réveillerais. Ta nudité t’étonnerait. Ton souvenir serait confus et vague. Tu te rappellerais que la veille tu étais rentré avec une fille prénommée Aïcha. Tu ne saurais pas pourquoi elle ne serait pas là moins encore pourquoi la porte de ta chambre serait grande ouverte. A l’idée que tu pourrais être victime de vol tu te mettrais à vérifier soigneusement tes affaires et ce serait à cet instant-là que tu dé-couvrirais mon manuscrit… »
Après le distraillant roman Kitoko Djaz, Benoît Kongbo nous présente l’histoire d’Aïcha. Portrait d’une jeune femme centrafricaine a l’érotisme qui « sauvage maaal »,  C’est si triste de ne pouvoir te haïr est le roman d’une jeunesse perdue dans une Afrique actuelle : pleine de bruits, de fureurs et d’injustices.

Remarqué comme « Plume émergente » par la revue Notre Librairie, Benoît Kongbo vit et travaille à Bangui.

Lire les 3 premiers chapitres et/ou commander le livre

Johary Ravaloson, Géotropiques, Éd. Vents D’ailleurs, 2010
« Je », surfeur devant l’Éternel et dans l’océan Indien, Malgache vivant à La Réunion, avec son grand amour, B. L’histoire commence légère, facile, comme une vague, sous le soleil et le vent docile. Mais la rugosité de la vie s’en mêle. « Je » lit les carnets laissés par Andy. Carnets qui racontent l’histoire d’amour entre B., la Française, et Andy, le Malgache, sur fond de manifestations d’étudiants à Paris, puis d’un retour à Madagascar. Des sensibilités se heurtent, des individualités se découvrent…
Un premier roman publié d’un auteur malgache, loin de tous clichés concernant cette grande île si méconnue. Dans un style enlevé, rapide, comme le mouvement d’une vague, le ressac de la mer, Johary Ravaloson raconte une histoire d’amour et de mort, met en scène une génération portée par l’espoir et nourrie par les désillusions.

Yves Pinguilly, Adrienne Yabouza, Le bleu du ciel biani biani, Éd. Oslo (Le temps qui passe), 2010
Aïcha et Fatou, les deux grandes filles de Niwalie sont jumelles. Jeunes femmes, elles viennent de se retrouver, après avoir été séparées dans l’enfance.
Elles sont belles, mais le corps blessé de l’une et le corps malade de l’autre sont inguérissables. Elles en veulent au monde entier, aux hommes en particulier. Elles sont décidées à se venger.
Dans ce roman social-sorcier, où l’on retrouve l’écriture libre-réaliste des auteurs, c’est une part de la vie ordinaire des femmes de Bangui qui nous est contée. Ici les femmes ont en effet le premier rôle qui n’est pas toujours un beau rôle.

Avant la sortie dans quelques jours (j’en parlerai tout bientôt) du nouveau roman de Benoît Kongbo voici deux titres que l’on peut acquérir (pas cher) et lire sur son ordinateur, son téléphone, sa liseuse…

Benoît Kongbo, Balenguindi, Éd. L’harmattan (Encres Noires), 2003
A travers ce recueil de nouvelles, l’on découvre la vie des Centrafricains, enfants de la rue, chasseurs, chercheurs de diamants, pêcheurs des rives de l’oubangui. Une vie où se mêlent étroitement modernité et tradition, réalité et mystères .
Ce recueil exprime aussi la révolte d’une jeunesse contre la corruption, contre la misère des enfants de la rue et contre certaines pratiques héritées du passé comme l’excision.

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Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) mâtiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…

Lien de téléchargement

Kitoko Djaz de Benoît Kongo vient d’entreprendre son voyage dans les librairies de l’exagone.

Pour découvrir ce roman en camfranglais il suffit de lire de larges extraits dans la bibliothèque numérique ou en cliquant sur ce lien :

Bonne lecture

Deuxième volet d’ ouvrages jeunesse édités en Afrique. La liste est loin d’être exhaustive. Une source importante est La joie par les livres et son site Takamtikou plus particulièrement centré sur l’Afrique, les Caraïbes et l’Océan Indien. Pour approfondir le sujet les liens sont à votre disposition à la fin de ce papier.

Gongo

Serge Diantantu, La Petite Djily et Mère Mamou , Éd.Diantantu Editions, 2008
Djili n’aime pas rentrer à la maison après l’école, pas plus qu’elle n’aime les vacances… Nous apprenons pourquoi : la nouvelle femme de son père la maltraite. Cette BD met en scène une situation malheureusement fréquente, d’une manière ni appuyée ni démonstrative, par le biais d’une vraie histoire conséquente et bien ficelée, avec des dialogues et des dessins très vivants, ancrés dans la réalité de Kinshasa (comme le dit l’argumentaire de vente, l’ouvrage  « illustre si fidèlement l’Afrique qu’elle en exhale même son parfum »). Cette BD a été remarquée par l’ONU et paraîtra prochainement en allemand et en anglais. Belle production : grand format, couverture cartonnée, papier glacé. Venu du cinéma à la BD parce qu’il coûte trop cher de réaliser des films, Serge Diantantu publie lui-même certains de ses ouvrages. Il est l’auteur, entre autres, de deux BD sur Simon Kimbangu.
Savoir +

Ile de la réunion

Robi, Maïté Chaveron, Elle a de qui tenir !, Éd. Océan Éditions, (Océan jeunesse), 2009
Qui n’a pas cherché, dans les traits de son enfant, un peu de soi ou de sa famille ? C’est à ce travers des adultes que l’album répond, en laissant petit à petit, au fil des pages, une place pour l’enfant et sa personnalité propre…
Sur un tel sujet, le texte pourrait aisément verser dans le mièvre : or, ce n’est pas le cas. Avec un joli rythme, une vraie présence en adéquation avec les illustrations, on découvre un album sincère et authentique ; une poésie sur les dettes familiales, qu’elles soient physiques ou psychologiques. En outre, l’alternance entre les peintures (réservées principalement aux portraits de la famille) et les croquis au crayon rose (représentant l’enfant en train de grandir) est un excellent choix graphique : il renforce la cohérence d’un texte fondé sur la comparaison des personnes et permet, au passage, une célébration du métissage.
Savoir +

Guniée

Ahmed Tidjani Cissé, Naby Yoro : Le géant de Matakan, Éd. Ganndal, 2006
Ce recueil publié à Conakry en 2006 est toujours disponible sur place et à Paris, heureusement, car il est très intéressant. Ce sont de riches récits de la Guinée maritime pour la plupart, des histoires vraies, de la vie quotidienne et du passé, entremêlées de légende. Le récit qui donne le titre au recueil se situe sur l’île de Matakan au large de Conakry. Il raconte l’histoire du géant qui vécut sur cette île et sauva les habitants de la famine ; son tombeau reçoit encore des hommages chaque premier jeudi du mois lunaire… « La vengeance du Wagadou-Bida » rapporte l’histoire de ce serpent mythique dont un jeune éphèbe coupa la tête pour sauver sa fiancée du sacrifice rituel. Cela entraîna la fin du royaume ; les survivants partirent au XIe siècle s’installer dans l’actuelle Guinée. Cinq récits et trois contes complètent le volume.
Savoir+

Bénin

Constantin Adadja, Les Trois singes : je reviendrai, Éd. Star (Prémices), 2009
Comme de nombreux enfants béninois, Gildas a été envoyé au Nigeria pour payer une dette familiale. Réduit à l’esclavage, il s’est enfui en se cachant dans un camion de gravier où il est mort étouffé. Le scénario mêle habilement récit de l’annonce de son décès aux membres de sa famille avec des flash-back sur les raisons mêmes de cette tragédie. L’alternance de points de vue permet la remontée de souvenirs différents et brosse en creux un portrait de Gildas. C’est une bande dessinée poignante, sans lourdeur en dépit d’une volonté de faire passer un message, et bien portée par le style graphique attentif aux expressions des personnages.
Savoir +

Sénégal

Sous la dir. de Nafissatou Dia Diouf, T. T. Fons, Les Petits chercheurs, Éd. Tamalys, 2008
Des scientifiques du Sénégal proposent aux enfants vingt-deux expériences, sur les plantes, la lumière, l’électricité, la mécanique, l’eau… Pour chacune, une double page : quelques phrases pour susciter l’intérêt, indications illustrées sur le matériel nécessaire (facile à trouver !) et la manière de faire, puis des explications pour aider à comprendre ce qui s’est passé ; le tout complété d’un peu de vocabulaire et d’une vignette humoristique. La table des matières indique le niveau de difficulté des expériences. Limpide, très bien conçu, ce petit ouvrage est une excellente initiation à la science par une démarche active.
En savoir + sur Nafissatou Dia Diouf

Hélène Ngone Diop, Mame Daour Wade, Moustapha Ndiaye, Des djinns de toutes les couleurs = Jinne yu mel nune, Éd. BLD, 2008
Paru en 1997 dans une édition qui regroupait trois histoires, cette nouvelle présentation du conte, seul, dans un album carré plus petit, permet de mieux en goûter la saveur. La cohabitation entre les djinns et les hommes n’est pas facile, surtout à l’heure de la sieste quand les petits êtres invisibles ne cessent leur vacarme… Un texte très court, en français et en wolof ; d’amusantes illustrations très colorées de Moustapha Ndiaye dans son style si reconnaissable que l’on a plaisir à retrouver.
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Lamine Diemé, Bébé Amine, Éd.BLD (Tété), 2008
Quand Bébé Amine se réveille seul dans un grand lit, c’est d’abord la perplexité qui se lit dans ses yeux, bientôt relayée par l’inquiétude, pour finir par une très grosse colère. Heureusement, Maman n’est pas loin. Dans ce petit album carré, broché, aux illustrations très expressives, le récit est mené essentiellement par l’image qui joue habilement sur les cadrages. C’est le deuxième album dans la collection « Tété » de Lamine Diémé, jeune illustrateur dakarois, également auteur de courts métrages d’animation et de bandes dessinées.
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Centrafrique

Didier Kassaï, Vincent Carrière, L’Odyssée de Mongou, Éd. Les Rapides, 2008
Les adaptations en BD de grandes œuvres africaines, permettant de les faire connaître à de plus nombreux lecteurs, ne courent pas les rues… Cette BD est l’adaptation d’un roman classique de la littérature centrafricaine (disponible aux Éditions Sépia), écrit par Pierre Sammy-Mackfoy, écrivain et pédagogue, qui a dirigé à Bangui le journal pour enfants Balao. Le bédéiste centrafricain Didier Kassaï, plusieurs fois primé, a mis en images documentées, agréables et bien lisibles, la vie extraordinaire de Mongou. Ce chef bandia voit les Européens, hommes d’armes et d’Église, arriver pour la première fois dans son village et en changer le destin, puis aide au recrutement des Tirailleurs et découvre la France…  Une histoire collective et personnelle simplement « montrée », sans que des jugements de valeur interviennent.

Ile Maurice

Gabrielle Wiehe, Sirandann :Petites devinettes = Small Guessing Games, Éd. Vizavi, 2009
Ce livre de devinettes trilingue (créole, français, anglais) est un hommage rendu à la culture de l’océan Indien et au célèbre jeu des sirandanes partagé par toutes les générations. Natacha Appanah, dans la préface de l’album, donne des sirandanes une belle définition, subtile et complexe : « les sirandanes ne sont pas que des devinettes. Cette joute orale en langue créole faite d’énigmes est un « ouvre-l’œil » sur ce qui nous entoure. C’est une manière de dire le monde, de lui enlever son masque de tous les jours, et de le surprendre ». Un exemple de ces joutes poétiques ? Qui est la demoiselle qui nous suit partout et que l’on ne peut jamais embrasser ? L’ombre, bien sûr… Gabrielle Wiehe met tout son talent à servir la poésie de ces sirandanes en proposant des collages, à partir de papiers très divers, qu’elle recouvre à l’acrylique, au pastel, ou encore, au fusain. On sent une véritable profondeur de l’image, nimbée de mystère, qui vient soutenir un texte aux multiples entrées de sens…
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Madagascar

Jeanne Ralimahenintsoa, Dominique Chelot, Ridha Andriatomanga, Paul Razafindraibe, ABDlire, Éd. jeunes malgaches, 2007
Abécédaire bilingue français/malgache pour les enfants en classe de maternelle qui découvrent les rapports entre les lettres et les images. Chaque page est présentée sans commentaire pour laisser les enfants libres dans l’interprétation des images. La photographie a été utilisée pour les illustrations.
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Cyprienne TOAZARA, Soza le pêcheur, Éd. jeunes malgaches, 2007
La pirogue de Soza n’ a pas su franchir la barrière de corail et le pêcheur de langouste fait naufrage. Pourtant, il reviendra chez lui, pour le bonheur et la paix de tous. C’est le retour du justicier en terre du Sud.
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Mali

Modibo Keita, Svetlana Amegankpoe, L’épopée de Soundjata, Éd. Donniya, 2005
Inspirée de la tradition orale malinké, l’histoire de Soundjata Keita, courageux fondateur de l’empire du Mali, est magnifiquement représentée par les illustrations de Svetlana Amegankpoe.
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Aïda Mady Diallo, Ibrahima Aya, Ali Zoromé, Awa et Adama à Wadakédji, Éd. Tombouctou (Awa et Adama), 2009
Saluons la création d’une nouvelle maison d’édition malienne, dirigée par Aïda Diallo et Ibrahima Aya, auteurs engagés en faveur de la lecture des jeunes. Voici le premier titre de leur collection de bandes dessinées documentaires qui prévoit la découverte de diverses régions du Mali, tenant compte des souhaits de leurs habitants, à travers les voyages des jumeaux Awa et Adama. Il s’agit ici de Wadakédji. Chaque étape de ce voyage des enfants est l’occasion d’une découverte des particularités de la région et aussi l’occasion d’aborder des thèmes plus généraux comme l’importance d’inscrire ses enfants à l’état civil ou de voter, la culture du karité…

Guinée Bissao

Teresa Montenegro, Kriol Ten, Ku Si Mon Editora, 2007
Livre écrit en portuguais et non traduit, mais cela ne devrait pas poser de problème aux francophones : « O vivo sabor do crioulo guineense falado através de termos, expressões, provérbios, com traduções em português. Fugindo à ordem alfabética, a apresentação é feita em vinte e um campos semânticos entre os quais o mundo, os animais, o corpo, o intelecto, os sentimentos, o carácter, a vontade, o parentesco, as viagens ».
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Coédition

Béatrice Lalinon Gbado, Mamadou Wolid Niang, Ousseynou Sakho, Abdoulaye Seck, Ibrahima Dia, Chérif Diop, Maman, éditions Ruisseaux d’Afrique (Bénin), Mokand’Art (Congo Brazzaville), BLD (Sénégal), Éburnie (Côte d’Ivoire) et Sankofa & Gurli (Burkina Faso), 2006
Une magnifique coédition panafricaine en jeunesse : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Congo Brazzaville. Ce texte poétique, écrit par Béatrice Lalinon Gbado, est un véritable hommage à la femme, un long poème magnifiquement illustré par plusieurs artistes sénégalais travaillant la technique du « sous-verre ».

Pour être (beaucoup) plus complet il faut évidement faire un grand tour sur le site takamtikou et notamment sur la Bibliographie de l’Afrique – mars 2010 et la Bibliographie de l’océan Indien – mars 2010
Il y a aussi d’autres ouvrages sur le site de l’alliance internationale des éditeurs indépendants où l’on trouve une bibliographie que j’avais déjà présentée sur opoto et qui est plus que jamais
d’actualité.

Yves Pinguilly, Laurent Corvaisier, Frissons de foot à Bangui, Éd. Rue Du Monde (Romans Du Monde Bleus 7-12 Ans), 2010
Voici un roman plein de suspens, où le talent sportif doit rivaliser avec les plus viles jalousies… Un livre sans candeur mais porteur d’espoir pour saluer la première Coupe du monde de foot en Afrique.
Zangba habite à Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Il a 15 ans, et la vie, déjà, ne l’a pas épargné. Cela fait longtemps qu’il a quitté l’école et plus encore qu’il est orphelin. Pour survivre, il vend ce qu’il peut dans la rue. Surtout, comme beaucoup de ses copains, il joue au foot. D’ailleurs, même sans chaussures, même le ventre vide, son talent surpasse largement celui de ses coéquipiers. Il se prend à rêver à une sélection dans l’équipe juniors qui doit disputer la Coupe d’Afrique des nations…
Justement, Zangba a déjà été repéré par le public et par les experts, ce qui déplaît fortement à un riche homme d’affaires, prêt à tous les mauvais coups pour que son propre fils soit sélectionné. Cet homme puissant dans son pays n’hésite pas à évoquer le sida pour tenter d’isoler Zangba, ou à sortir les billets de banque… D’échecs en désillusions, Zangba se heurte à de sordides pratiques. Le véritable football, servi par ce joueur hors pair, finira-t-il, oui ou non, par l’emporter ?…
L’auteur de Frissons de foot à Bangui, grand connaisseur du continent africain, nous offre un texte vibrant d’Afrique où l’on se fait « cadeauter » et où, à chaque but marqué, on crie : « Gbanda a yingi, le filet a tremblé ! »

Alain Serres, Zaü, Mandela, l’africain multicolore, Éd. Rue Du Monde (Grands Portraits), 2010
Il y a vingt ans, Nelson Mandela retrouvait la liberté après 27 années de prison. Il allait devenir le premier président noir d’Afrique du Sud. Depuis les prairies de son enfance jusqu’à la victoire suprême, voici le parcours d’un humaniste hors du commun, devenu symbole universel de paix et de liberté. Un album aux couleurs de l’espoir.
Il a vu le jour sous le nom de Rolihlahla. Sept ans plus tard, lors de son entrée à l’école, on l’obligeait à prendre un prénom plus britannique…
Première contrainte, première rencontre avec la domination blanche. Très vite, le jeune Mandela fait de sa vie un combat pour faire bouger les lois. Mais, au fil des années, le poids des mots ne suffit plus. La répression dans les townships aiguise la lutte. La riposte se fait parfois plus violente. Nelson Mandela est emprisonné : 27 années passées entre quatre murs à Robben Island. Au coeur du livre, 27 pages particulières égrènent cette éternité : 27 dessins en noir et blanc, encadrés par deux bandes rouges qui disent l’enfermement.
Puis la couleur revient dans l’album pour fêter la libération, à 71 ans, du plus ancien prisonnier politique du monde. Après la souffrance, les victoires de Mandela et de l’ANC se succèdent : le droit de vote accordé aux Noirs, l’élection de Mandela, la réconciliation nationale, le double prix Nobel de la paix… Sans jamais renoncer à croire en l’humain, Mandela restera celui qui, à la seule force de sa conviction, aura tracé un improbable arc-en-ciel au-dessus de l’Afrique du Sud.

David Gilman, Zone Danger : Le Souffle du Diable, Éd. Gallimard ( Folio Junior  n° 1550), 2010
Max Gordon, 15 ans, part en Namibie, à la recherche de son père, géologue-archéologue. Aux confins du désert où le guettent dangers et ennemis mortels, il va devoir affronter le plus redoutable d’entre eux, Shaka Chang, et empêcher un désastre écologique qui mettrait en péril la vie d’un peuple tout entier, les Bushmen.
Le premier volume d’une série d’aventures au rythme effréné qui nous entraîne, à travers le monde, au plus près de la nature, de ses lois et de ses secrets.

Michael Morpurgo, Sarah Young, Enfant de la jungle, Éd. Gallimard jeunesse, 2010
Will passe des vacances de rêve avec sa mère en Indonésie. Un jour, alors qu’il se promène à dos d’éléphant le long de la plage, l’animal, paniqué, s’enfuit soudain dans la jungle. Et une vague immense déferle… Perdu au cœur de la forêt, Will n’est pas seul: Oona, l’éléphante qui lui a sauvé la vie, fera de lui un enfant de la jungle…
Un magnifique roman d’aventure qui célèbre l’amour de la nature et voit triompher l’amitié.

Plus de livres pour grandir

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…
Ça commence ainsi : «Je t’ai promis pote du Camer d’accoupler le sango francisé et le camfranglais tu es tombé dans un gros rire. Une main sur le ventre et l’index pointé vers mon œil mâle comme si tu voulais me le crever tu as crié tu as dit : «Look-moi le Centro-ci Ma’ Clai’ ! Il no pas parler Cam il veut déjà l’écrire. Je me demande que comment il va s’y prendre dans ce roman qui prétend raconter le mboa (Cameroun).» Et la façon que tu as lap (rit) hein ! C’est la honte même qui a refusé carrément de me tuer. Oui tu as rigoléééé que ta nga Marie Claire a tell : «Sango francisé ô c’est quel nom d’animal même ! Toi le Centro-là tu te prenais pour un Wate (blanc) de l’Afrique centrale toujours en train de faire le nyanga avec le français. Le temps que tu te tuais à watiser comme un gosse de Sarkozy moi je cuisine ma francophonie avec les ndjindja et les ndjassan de mon peuple. Et c’est maintenant tu veux innover dans ce roman un français style sango ta langue maternelle. Ekiééé ! Laisse-nous lap un peu».
En savoir +

Caryl Ferey, Zulu, Éd. Gallimard (Folio policier), 2010
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

Chimamanda Ngozi Adichie, L’autre moitié du soleil, Éd. Gallimard (Folio), 2010
Lagos, début des années soixante. L’avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d’Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné par la culture locale. Le tout sous le regard intrigué d’Ugwu, treize ans, qui a quitté son village dans la brousse et qui découvre la vie en devenant le boy d’Odenigbo.
Quelques années plus tard, le Biafra se proclame indépendant du Nigeria. Un demi-soleil jaune, cousu sur la manche des soldats, s’étalant sur les drapeaux : c’est le symbole du pays et de l’avenir. Mais une longue guerre va éclater, qui fera plus d’un million de victimes.
Évoquant tour à tour ces deux époques, l’auteur ne se contente pas d’apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l’Histoire bouleverse les vies. Bientôt tous seront happés dans la tourmente. L’autre moitié du soleil est leur chant d’amour, de mort, d’espoir.

Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Éd. Points (Points Grand Roman), 2010
A bord de l’avion Paris- Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale.
Passionné d’espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l’auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu’il ne sera pas près doublier.
Patrick Besson propose un tableau fascinant de l’Afrique subsalharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d’amour et de colère. Mais le fleuve tuera l’homme blanc se présente comme l’œuvre la plus accomplie d’un auteur qui, depuis son premier livre parmi en 1971, quand il avait dix-sept ans, n’a cessé d’étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.

Zoé Wicomb, Des vies sans couleur, Éd. 10/18 (Domaine Étranger, n° 4354), 2010
Marion Campbell dirige une agence de voyages prospère au Cap et mène une vie solitaire et sans histoire. Mais tout n’est qu’apparence. La nuit, son sommeil est agité, et le jour, elle est hantée par les souvenirs confus qu’à fait resurgir en elle la photographie d’une femme en première page du journal. Une chose est sûre : Marion est liée à elle d’une manière ou d’une autre. Or son vieux père refuse catégoriquement de s’associer à sa nouvelle quête. Seule la tenace et vive Brenda l’aidera à replonger, non sans douleur, au cœur des sentiers sinueux de son passé… Un drame subtil et déchirant sur le destin méconnu des métis, ces « ni noirs, ni blancs » durant l’apartheid et dont la puissance romanesque a été saluée par Toni Morrison et J.M. Coetzee, prix Nobel de littérature.

Kitoko Djaz de Benoît Kongbo va bientôt sortir.
Voici la genèse de sa naissance par courriels interposés…

Opoto
J’ai relu avec plaisir ton article en camfranglais s’accouplant au sango. Je le trouve vraiment très bon. As-tu continué sur ta lancée ?
J’aimerai bien publier pour un prochain livre l’histoire de  Kitoko mais lorsque je pète les plombs je deviens Troukou Traka !
Benoît Kongbo
suis en ce moment au Kamer.
travaille toujours sur ton livre
kitoko djaz il s’intitulera. (3 mars 2009)
Opoto
Alors, en panne d’inspiration ?
Les lecteurs attendent avec impatience Kitoko djaz (26 avril 2010)
Benoît Kongbo
à propos de Kitoko Djaz, c’est le volcan qui va tout gater, tu peux compter sur moi.(5 mai 2009)
Benoît Kongbo
Le travail sur Kitoko Djaz avance… Il me reste en gros deux ou trois chapitres…
Kitoko est un voyage dans ce que j’appelle la domestication de la francophonie. Un véritable travail sur le français des Afriques francophones et ses particularités lexicales. Kitoko n’a rien à voir avec Allah n’est pas obligé, non plus avec Verre cassé… C’est un roman, à mon avis, écrit avec les accents de l’émotion nègre, les sautes d’humeur… c’est le va-et-vient constant entre l’équilibre du sobre et le déséquilibre du soûlard… Difficile de garder le rythme, bref ! (7 juillet 2009)
Benoît Kongbo
Salu Opoto,
Vu k’il è possible que je perde mè clé usb à tou momen,
je t’envoie lè 8 premié chapitres de Kitoko et la version sur laquelle je travaille en ce momen. ti pé déjà lire lè 8 chapitres pour me donné tè z’impression.
on se maîtrise (kom y dize là-ba o Kamer)
Ben (6 août 2009)
Opoto
…deux types debout : un petit blanc rondouillard style colon avec casque et habits blancs comme les colons du début du XX siècle. A coté de lui un grand noir bien musclé, en habits modernes, au sourire malicieux. Il pose son bras sur l’épaule du petit blanc.
Le blanc à l’air tout penaud alors que le black à l’air bien à l’aise. C’est un contre pied à l’imagerie coloniale où le blanc écrasait toujours le noir.
Le livre est un petit roman écrit en camfranglais, plein d’humour et de dérision.
Titre : Kitoko Djaz (c’est le nom du héros).
Qu’en penses-tu ? (13 août 2009)
Piazo
J’étais full occupé en classe cette semaine.
j’ai quand même pu faire quelque chose (31 août 2009)
Benoît Kongbo
voilà comme promis je t’envoie l’intégralité de Kitoko Djaz. (12 septembre 2009)
Piazo
je pensais plus à désaturer les tons de l’images, pour qu’on retrouve plus un coté émotifs
je vous présente cela ce week end et on verra ce que ca donne !
je vous envois de quoi ce week end !(20 janvier 2010)
Piazo
J’ai essayé de garder un look plus artistique que moderne
ça m’a pris plus de temps que prévu, mais je suis fier du résultat.
Cette image (la 1ière de couverture) est en 11x17cm (2 février 2010)
Benoît Kongbo
je trouve très superbe la couv de Kitoko Djaz.
je m’y attendais même pas, je te dis. (3 fevrier 2010)
Benoît Kongbo
(si tu vois bien, vers la fin de Kitoko j’ai écrit des lignes qui retracent déjà mon parcours. ça à la limite tu peux en mettre un extrait à la quatrième de couverture). (26 avril 2010)
Opoto
Si tu penses à d’autres mots tu peux en rajouter quelques uns ; mais pas trop : le lecteur peut aussi faire un effort d’imagination !
Kitoko sortira donc en mai…(26 avril 2010)

En savoir + : découvrir le papier de Benoît Kongbo qui a tout déclanché !

Deon Meyer, Treize heures, Éd. Seuil (Seuil Policiers), 2010
Le Cap. 5:36 – Une femme monte la côte de Lion’s Head en courant. Elle est jeune, belle, Américaine, et terrifiée. Des hommes la traquent, comme une bête.5:37 – L’appel réveille l’inspecteur Bennie Griessel. Il y a eu un meurtre. Une femme, la gorge tranchée. Elle gît à deux pas de St Martini, l’église luthérienne de Long Street.7:02 – Saoule, l’ex-sensation du chant Alexa Barnard découvre le cadavre de son mari volage à côté d’elle, par terre. Et un pistolet juste à côté d’elle.À neuf heures, avec deux meurtres à résoudre et une insupportable envie de boire, Griessel comprend soudain qu’entraîner une nouvelle génération d’inspecteurs risque d’être un rien plus compliqué que ce qu’il escomptait.Passé midi, la course contre la montre engagée pour sauver une jeune touriste de la mort vire au cauchemar.Et à cinq heures et demi de l’après-midi, on tire sur Griessel, en plein cœur.Soit treize heures bien ordinaires dans la vie d’un inspecteur des Homicides du Cap.

Moussa Konaté, La malédiction du lamantin, Éd. Points (Points Policier), 2010
Sur l’îlot de Kokrini, les notables de la tribu des Bozos, dont Kouata est le chef, pensent que la dernière crue du Niger est le prix à payer pour l’outrage commis, des années plus tôt, par l’un des leurs. Celui-ci avait volé leur totem, le lamantin, pour le revendre. Kouata et Nassoumba, sa première épouse, sont retrouvés foudroyés. Encore une vengeance du lamantin ? L’affaire s’annonce délicate pour le commissaire Habib.

Antonio Junior NZAU , Traite au Zaïre, L’Harmattan (Polars noirs ; 1), 1984
Traite au Zaïre d’Antonio J. Nzau offre un cocktail qui avait déjà fait ses preuves, en d’autre temps et sous d’autres latitudes, en réunissant énigme policière, personnages crapuleux et arrière fond politique. Ici, un médecin congolais est aux prises avec les tenants des réseaux de prostitution, des politiciens véreux, les barbouzes des services secrets, des diplomates plus ou moins scrupuleux, et quelques autres personnages au demeurant fort peu recommandables…