
Petit tour d’horizon dans la pays de Mandela.

Roger Smith, Blondie et la mort, Éd. Calman Levy, 2012
Par une énième nuit de chaleur insupportable, l’ex-top modèle Roxy Palmer et son mari Joe, trafiquant d’armes, sont kidnappés dans leur voiture. Joe finit dans une mare de sang et, les voyous partis, Roxy prend alors une décision qui va à jamais changer le cours de sa vie. Les deux kidnappeurs, Disco et Godwynn, n’ont disparu que pour mieux la traquer. Billy Afrika, lui non plus, n’a pas l’intention de la laisser filer : Joe lui devait en effet une grosse somme d’argent…
Quant à Piper, psychopathe éperdu d’amour, il est bien décidé à ramener Disco, sa « femme », à la « maison », c’est-à-dire la prison de Pollsmoor.
Commence alors dans le décor somptueux du Cap un ballet d’une violence fascinante entre tous ces réprouvés qui ne cherchent qu’une chose : la rédemption.
Déon Meyer, A la trace, Éd. Seuil (policier), 2012
Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.
Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.
L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.
Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.
Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays.
Malla Nunn, Le sang et la poussière, Éd. Des deux terres, 2012
Une enquête de l’inspecteur Cooper.
Durban, Afrique du Sud, 1953. Alors que l’inspecteur Emmanuel Cooper gagne sa vie en surveillant les docks de manière clandestine, le meurtre brutal d’un jeune garçon le force à sortir de l’ombre. Lorsque deux assassinats semblables font de lui le suspect numéro un, il est obligé de se cacher de la police et de mener officieusement sa propre enquête. Il plonge alors dans le milieu de la pègre de Durban –un univers trouble, où se côtoient gangsters, prostituées et maquereaux– pour comprendre le véritable enjeu politique de l’affaire. Sous la pression des nouvelles lois ségrégationnistes, il doit coûte que coûte trouver le meurtrier avant que la police ne l’inculpe, et rendre enfin justice au garçon couché dans le sang et la poussière.
Caryl Ferey, Zulu, Éd. Gallimard (folio policier), 2010
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…
Margie Orford, Les captives de l’Aube, Éd. Payot, 2009
Dans les nuits de Cape Town, des jeunes filles disparaissent : la première enquête de la journaliste et profileuse Clare Hart, par Margie Orford, la nouvelle reine du suspense sud-africain.
Alors que Clare fait un reportage sur le trafic des femmes en Afrique, le cadavre d’une adolescente est retrouvé. La police demande l’aide de la profileuse, m ais déjà un autre corps est découvert…
Cape Town compte un nouveau tueur en série. Son territoire : le Waterfront, sa luxueuse marina, mais aussi ses bars à hôtesses. Et si, justement, les meurtres étaient liés à l’industrie du sexe ? Pour le savoir, Clare devra explorer les tréfonds de la ville : une descente au cœur de la perversité et de la violence.
Louis Ferdinand Despreez, Le noir qui marche à pied, Éd. Phébus, 2008
L’inspecteur Zondi, surnommé ” Bronx ” par ses collègues à cause de son bref passage au FBI, a commencé sa carrière en coursant la racaille de Johannesburg et des townships du Gauteng.
Lui qui s’est toujours conduit en profiler, qui a toujours cherché à comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête des criminels, va devoir aujourd’hui plus que jamais user de ce talent : c’est la cinquième disparition d’enfant signalée à Pretoria depuis la rentrée des classes. Aucune demande de rançon, et pas la moindre piste.
Existe aussi au format poche : Éd. Points (policier)
Vincent Crouzet, Villa Nirvana, Éd. Flammarion, 2007
Cap de Bonne-Espérance.
Un agent de la DGSE est porté manquant. Son frère de combat au Service Action, François Vargas, mène l’enquête. Installé dans une maison adossée au granit, la Villa Nirvana, l’espion affronte les pires superstitions. Un grand requin blanc – tueur absolu – croise au large, des psychopathes hantent la nuit, les enfers ravagent les regards de Kimberley, la patronne des coast guards, et de Heather, princesse de sang xhosa.
La menace rôde-t-elle vraiment sous les eaux profondes ? Pourquoi tant de violence sous les lunes noires ? Rites cruels ou légendes obscures ? En Afrique, tout est question de masques. Le soir tombe. Le » docteur « , un vent austral cruel, se lève sur l’océan Indien, rafale les crêtes de Judas Peak, tourmente la lande, et, inexorablement, fond sur un cap de naufrages. Les persiennes commencent à chanter. Bienvenue à la Villa Nirvana.
Gillian Slovo, Poussière rouge, Éd. Bourgois, 2001
Aussi percutant qu’un excellent polar mais saisissant par son accent de vérité, Poussière rouge est un livre capital sur l’apartheid mais aussi sur le poids de l’histoire.
Pour en finir une bonne fois pour toutes avec le souvenir de l’apartheid, les autorités sud-africaines ont mis en place dans les années quatre-vingt-dix la commission « Vérité et Réconciliation », chargée d’organiser la confrontation entre bourreaux et victimes pour tirer un trait sur le passé. C’est dans ce cadre que comparaît à Smitsrivier Dirk Hendriks, un ex-policier blanc, face à Alex Mpondo, militant de l’ANC. À cette occasion Sarah Barcant, qui a grandi à Smitsrivier mais exerce le métier de procureur à New York, revient au pays pour découvrir que la résurgence du passé est particulièrement délicate et que la vérité est plus complexe qu’il n’y paraît. Aussi percutant qu’un excellent polar mais saisissant par son accent de vérité, c’est un livre capital sur l’apartheid mais aussi sur le poids de l’histoire.
Wessel Ebersohn, La nuit divisée, Éd. Rivages (noir n° 153), 1993
Johannesburg, 1978. Victime de son état torturé et de son corps gangrené, un petit commerçant ouvre chaque nuit la porte de sa réserve pour piéger les cambrioleurs amateurs qui s’y introduisent. Parce que le “Criminal Procedure Act” du pays autorise l’utilisation de la violence pour défendre la propriété privée, parce que ses victimes sont pour l’essentiel de jeunes Noirs désargentés, il n’a jamais été inquiété. Lorsque le colonel de police Freek Jordaan l’envoie consulter son ami Yudel Gordon, psychiatre attaché à l’autorité judiciaire, ce dernier comprend qu’il a affaire à un patient dangereux et qu’il n’existe qu’une seule issue : le guérir au plus vite pour l’empêcher de recommencer. Cinglante mise en accusation du gouvernement sud-africain et de ses lois à sens unique, ce roman a obligé Wessel Ebersohn à se réfugier quelque temps dans la clandestinité pour des raisons de sécurité. (édité en 1981 et traduit en 1989).
Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…
Ça commence ainsi : «Je t’ai promis pote du Camer d’accoupler le sango francisé et le camfranglais tu es tombé dans un gros rire. Une main sur le ventre et l’index pointé vers mon œil mâle comme si tu voulais me le crever tu as crié tu as dit : «Look-moi le Centro-ci Ma’ Clai’ ! Il no pas parler Cam il veut déjà l’écrire. Je me demande que comment il va s’y prendre dans ce roman qui prétend raconter le mboa (Cameroun).» Et la façon que tu as lap (rit) hein ! C’est la honte même qui a refusé carrément de me tuer. Oui tu as rigoléééé que ta nga Marie Claire a tell : «Sango francisé ô c’est quel nom d’animal même ! Toi le Centro-là tu te prenais pour un Wate (blanc) de l’Afrique centrale toujours en train de faire le nyanga avec le français. Le temps que tu te tuais à watiser comme un gosse de Sarkozy moi je cuisine ma francophonie avec les ndjindja et les ndjassan de mon peuple. Et c’est maintenant tu veux innover dans ce roman un français style sango ta langue maternelle. Ekiééé ! Laisse-nous lap un peu».
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Caryl Ferey, Zulu, Éd. Gallimard (Folio policier), 2010
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…
Chimamanda Ngozi Adichie, L’autre moitié du soleil, Éd. Gallimard (Folio), 2010
Lagos, début des années soixante. L’avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d’Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné par la culture locale. Le tout sous le regard intrigué d’Ugwu, treize ans, qui a quitté son village dans la brousse et qui découvre la vie en devenant le boy d’Odenigbo.
Quelques années plus tard, le Biafra se proclame indépendant du Nigeria. Un demi-soleil jaune, cousu sur la manche des soldats, s’étalant sur les drapeaux : c’est le symbole du pays et de l’avenir. Mais une longue guerre va éclater, qui fera plus d’un million de victimes.
Évoquant tour à tour ces deux époques, l’auteur ne se contente pas d’apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l’Histoire bouleverse les vies. Bientôt tous seront happés dans la tourmente. L’autre moitié du soleil est leur chant d’amour, de mort, d’espoir.
Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Éd. Points (Points Grand Roman), 2010
A bord de l’avion Paris- Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale.
Passionné d’espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l’auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu’il ne sera pas près doublier.
Patrick Besson propose un tableau fascinant de l’Afrique subsalharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d’amour et de colère. Mais le fleuve tuera l’homme blanc se présente comme l’œuvre la plus accomplie d’un auteur qui, depuis son premier livre parmi en 1971, quand il avait dix-sept ans, n’a cessé d’étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.
Zoé Wicomb, Des vies sans couleur, Éd. 10/18 (Domaine Étranger, n° 4354), 2010
Marion Campbell dirige une agence de voyages prospère au Cap et mène une vie solitaire et sans histoire. Mais tout n’est qu’apparence. La nuit, son sommeil est agité, et le jour, elle est hantée par les souvenirs confus qu’à fait resurgir en elle la photographie d’une femme en première page du journal. Une chose est sûre : Marion est liée à elle d’une manière ou d’une autre. Or son vieux père refuse catégoriquement de s’associer à sa nouvelle quête. Seule la tenace et vive Brenda l’aidera à replonger, non sans douleur, au cœur des sentiers sinueux de son passé… Un drame subtil et déchirant sur le destin méconnu des métis, ces « ni noirs, ni blancs » durant l’apartheid et dont la puissance romanesque a été saluée par Toni Morrison et J.M. Coetzee, prix Nobel de littérature.
Mots-clefs : Afrique du sud, Benoît Kongbo, Cameroun, Caryl Ferey, Centrafrique, Chimamanda Ngozi Adichie, Congo, Nigéria, Patrick Besson, roman, Zoé Wicomb
L’Afrique du sud en littérature on connait depuis longtemps : Brink, Coëtze, Gordimer, … En polar moins. Portant depuis quelques temps le pays de Nelson Mandela s’affirme comme un acteur de choix sur la place du roman policier. On se souvient de Wersel Eberson qui eut le courage de publier des polars dans une Afrique du sud sous le joug de l’apartheid. A découvrir maintenant trois bons polars bien noirs(sans jeu de mot) et sans concessions quant aux problèmes sociaux politiques et raciaux. Meyer et Despreez sont africains et Ferey français. Despreez écrit en français et Ferey à séjourné en Afrique du sud. Tous les trois nous parlent d’une Afrique du sud actuelle, qui gére son passé et prépare son avenir. Ce n’est pas simple et parfois douloureux.
L’inspecteur Zondi, surnommé » Bronx » par ses collègues à cause de son bref passage au FBI, a commencé sa carrière en coursant la racaille de Johannesburg et des townships du Gauteng.
Lui qui s’est toujours conduit en profiler, qui a toujours cherché à comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête des criminels, va devoir aujourd’hui plus que jamais user de ce talent : c’est la cinquième disparition d’enfant signalée à Pretoria depuis la rentrée des classes. Aucune demande de rançon, et pas la moindre piste.
Louis-Ferdinand Despreez, Le noir qui marche à pied, Éd. Phébus, 2008
A la Body Armour, société de protection des puissants, les gorilles sont chargés d’intimider les malfaiteurs – les invisibles, qui ne paient pas de mine, étant des gardes du corps bien plus redoutables.
Invisible, Lemmer a fait quatre ans de taule pour meurtre et tente de refaire sa vie lorsqu’on lui confie une nouvelle mission: protéger la belle et frêle Emma Le Roux, patronne d’un cabinet de consultants. Il va la voir et écoute son histoire. Elle lui dit avoir vu son frère à la télé. Il est soupçonné d’avoir tué un sorcier et des braconniers dans la province de Mpumalanga et serait en fuite. Seul problème: ce frère est censé être mort depuis longtemps.
Emma appelle la police et accepte l’idée qu’il s’agirait d’une erreur. Mais, deux jours plus tard, trois hommes essaient de la tuer. Lemmer, qui la prenait pour une folle, décide de l’aider dans son enquête. Qu’elle lui mente sûrement n’a plus d’importance: lui aussi veut savoir.
Deon Meyer, Lemmer, l’invisible, Éd. Seuil (policiers), 2008
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin.
Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait. Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records. Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch.
Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds. Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale.
Caryl Férey, Zulu, Éd. Gallimard (Série noire), 2008