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Benoît Kongbo » opoto

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Un petit moment de décontraction et de franche rigolade dans ce monde de brute. L’humour à l’africaine n’est pas forcement connu dans ce bas monde. Voici quelques pistes à savourer les zygomatiques déployés.
(Dessin paru dans
Urtikan.net le premier webdo satirique. C’est tout nouveau : une petite visite s’impose)

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…
Ça commence ainsi : «Je t’ai promis pote du Camer d’accoupler le sango francisé et le camfranglais tu es tombé dans un gros rire. Une main sur le ventre et l’index pointé vers mon œil mâle comme si tu voulais me le crever tu as crié tu as dit : «Look-moi le Centro-ci Ma’ Clai’ ! Il no pas parler Cam il veut déjà l’écrire. Je me demande que comment il va s’y prendre dans ce roman qui prétend raconter le mboa (Cameroun).» Et la façon que tu as lap (rit) hein ! C’est la honte même qui a refusé carrément de me tuer. Oui tu as rigoléééé que ta nga Marie Claire a tell : «Sango francisé ô c’est quel nom d’animal même ! Toi le Centro-là tu te prenais pour un Wate (blanc) de l’Afrique centrale toujours en train de faire le nyanga avec le français. Le temps que tu te tuais à watiser comme un gosse de Sarkozy moi je cuisine ma francophonie avec les ndjindja et les ndjassan de mon peuple. Et c’est maintenant tu veux innover dans ce roman un français style sango ta langue maternelle. Ekiééé ! Laisse-nous lap un peu».
Lire un large extrait

Mouss Diouf, Humour noir, Éd. le Cherche-Midi , 2009
Il existe de nombreux ouvrages consacrés à l’humour français, anglo-saxon, belge, juif, etc., mais étrangement, jamais encore un livre de ce type n’avait été consacré à l’humour  » noir « .
Avec ce recueil composé d’histoires drôles, de citations, de dictions et de proverbes africains, Mouss Diouf répare cet oubli. Et c’est bien un continent, jusqu’ici inconnu, de drôlerie, de fantaisie et d’esprit que l’on découvre ici, un véritable trésor fait d’absurde, de dérision, mais aussi d’une sagesse toute particulière. Le premier livre d’humour noir !

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Nicolas Martin-Granel, Rires noirs : Anthologie romancée de l’humour dans le roman africain, Éd. Sépia, 1991
Parler de « rires noirs », n’est-ce pas creuser le malentendu en partant d’une mauvaise plaisanterie, à propos de sujets (la colonisation et la décolonisation, la misère et les déceptions, le pouvoir et ses divers abus) qui mériteraient d’être traités sur un ton plutôt sérieux ? L’auteur de ce livre a choisi d’assumer cette tare originelle, jusqu’à faire voler ces rires en éclats.
Le livre n’est pas disponible chez l’éditeur mais se trouve encore assez facilement sur les sites d’occasion.

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Almo, Zamzam le tiers-mondiste : Les Mbenguétaires, Éd. Almo Productions, 2011
Les mille et une péripéties d’un petit Africain comme tous les autres, qui ne meurt pas de faim, qui ne respire pas la corruption et qui ne rêve pas de s’exiler à Mbengue. (Illustrations en couleur).
En savoir + et découvrir l’univers d’Almo

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Quelques mois après Kitoko Djaz, Benoît Kongbo est de retour avec l’histoire d’Aïcha…

Benoît Kongbo, C’est si triste de ne pouvoir te haïr, Éd. Opoto, 2011

« Je déposerais mon manuscrit avec le stylo sur le lit à côté de toi. Je humerais l’odeur âcre de tes aisselles. Je lècherais la sueur piquante de ton entrejambes. Je serais vraiment navrée de ne pouvoir te dire adieu autrement. A peine me serais-je évaporée dans le vent que tu te réveillerais. Ta nudité t’étonnerait. Ton souvenir serait confus et vague. Tu te rappellerais que la veille tu étais rentré avec une fille prénommée Aïcha. Tu ne saurais pas pourquoi elle ne serait pas là moins encore pourquoi la porte de ta chambre serait grande ouverte. A l’idée que tu pourrais être victime de vol tu te mettrais à vérifier soigneusement tes affaires et ce serait à cet instant-là que tu dé-couvrirais mon manuscrit… »
Après le distraillant roman Kitoko Djaz, Benoît Kongbo nous présente l’histoire d’Aïcha. Portrait d’une jeune femme centrafricaine a l’érotisme qui « sauvage maaal »,  C’est si triste de ne pouvoir te haïr est le roman d’une jeunesse perdue dans une Afrique actuelle : pleine de bruits, de fureurs et d’injustices.

Remarqué comme « Plume émergente » par la revue Notre Librairie, Benoît Kongbo vit et travaille à Bangui.

Lire les 3 premiers chapitres et/ou commander le livre

Avant la sortie dans quelques jours (j’en parlerai tout bientôt) du nouveau roman de Benoît Kongbo voici deux titres que l’on peut acquérir (pas cher) et lire sur son ordinateur, son téléphone, sa liseuse…

Benoît Kongbo, Balenguindi, Éd. L’harmattan (Encres Noires), 2003
A travers ce recueil de nouvelles, l’on découvre la vie des Centrafricains, enfants de la rue, chasseurs, chercheurs de diamants, pêcheurs des rives de l’oubangui. Une vie où se mêlent étroitement modernité et tradition, réalité et mystères .
Ce recueil exprime aussi la révolte d’une jeunesse contre la corruption, contre la misère des enfants de la rue et contre certaines pratiques héritées du passé comme l’excision.

Lien de téléchargement

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) mâtiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…

Lien de téléchargement

Kitoko Djaz de Benoît Kongo vient d’entreprendre son voyage dans les librairies de l’exagone.

Pour découvrir ce roman en camfranglais il suffit de lire de larges extraits dans la bibliothèque numérique ou en cliquant sur ce lien :

Bonne lecture

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…
Ça commence ainsi : «Je t’ai promis pote du Camer d’accoupler le sango francisé et le camfranglais tu es tombé dans un gros rire. Une main sur le ventre et l’index pointé vers mon œil mâle comme si tu voulais me le crever tu as crié tu as dit : «Look-moi le Centro-ci Ma’ Clai’ ! Il no pas parler Cam il veut déjà l’écrire. Je me demande que comment il va s’y prendre dans ce roman qui prétend raconter le mboa (Cameroun).» Et la façon que tu as lap (rit) hein ! C’est la honte même qui a refusé carrément de me tuer. Oui tu as rigoléééé que ta nga Marie Claire a tell : «Sango francisé ô c’est quel nom d’animal même ! Toi le Centro-là tu te prenais pour un Wate (blanc) de l’Afrique centrale toujours en train de faire le nyanga avec le français. Le temps que tu te tuais à watiser comme un gosse de Sarkozy moi je cuisine ma francophonie avec les ndjindja et les ndjassan de mon peuple. Et c’est maintenant tu veux innover dans ce roman un français style sango ta langue maternelle. Ekiééé ! Laisse-nous lap un peu».
En savoir +

Caryl Ferey, Zulu, Éd. Gallimard (Folio policier), 2010
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.
Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

Chimamanda Ngozi Adichie, L’autre moitié du soleil, Éd. Gallimard (Folio), 2010
Lagos, début des années soixante. L’avenir paraît sourire aux sœurs jumelles : la ravissante Olanna est amoureuse d’Odenigbo, intellectuel engagé et idéaliste ; quant à Kainene, sarcastique et secrète, elle noue une liaison avec Richard, journaliste britannique fasciné par la culture locale. Le tout sous le regard intrigué d’Ugwu, treize ans, qui a quitté son village dans la brousse et qui découvre la vie en devenant le boy d’Odenigbo.
Quelques années plus tard, le Biafra se proclame indépendant du Nigeria. Un demi-soleil jaune, cousu sur la manche des soldats, s’étalant sur les drapeaux : c’est le symbole du pays et de l’avenir. Mais une longue guerre va éclater, qui fera plus d’un million de victimes.
Évoquant tour à tour ces deux époques, l’auteur ne se contente pas d’apporter un témoignage sur un conflit oublié ; elle nous montre comment l’Histoire bouleverse les vies. Bientôt tous seront happés dans la tourmente. L’autre moitié du soleil est leur chant d’amour, de mort, d’espoir.

Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Éd. Points (Points Grand Roman), 2010
A bord de l’avion Paris- Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale.
Passionné d’espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l’auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu’il ne sera pas près doublier.
Patrick Besson propose un tableau fascinant de l’Afrique subsalharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d’amour et de colère. Mais le fleuve tuera l’homme blanc se présente comme l’œuvre la plus accomplie d’un auteur qui, depuis son premier livre parmi en 1971, quand il avait dix-sept ans, n’a cessé d’étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.

Zoé Wicomb, Des vies sans couleur, Éd. 10/18 (Domaine Étranger, n° 4354), 2010
Marion Campbell dirige une agence de voyages prospère au Cap et mène une vie solitaire et sans histoire. Mais tout n’est qu’apparence. La nuit, son sommeil est agité, et le jour, elle est hantée par les souvenirs confus qu’à fait resurgir en elle la photographie d’une femme en première page du journal. Une chose est sûre : Marion est liée à elle d’une manière ou d’une autre. Or son vieux père refuse catégoriquement de s’associer à sa nouvelle quête. Seule la tenace et vive Brenda l’aidera à replonger, non sans douleur, au cœur des sentiers sinueux de son passé… Un drame subtil et déchirant sur le destin méconnu des métis, ces « ni noirs, ni blancs » durant l’apartheid et dont la puissance romanesque a été saluée par Toni Morrison et J.M. Coetzee, prix Nobel de littérature.

Kitoko Djaz de Benoît Kongbo va bientôt sortir.
Voici la genèse de sa naissance par courriels interposés…

Opoto
J’ai relu avec plaisir ton article en camfranglais s’accouplant au sango. Je le trouve vraiment très bon. As-tu continué sur ta lancée ?
J’aimerai bien publier pour un prochain livre l’histoire de  Kitoko mais lorsque je pète les plombs je deviens Troukou Traka !
Benoît Kongbo
suis en ce moment au Kamer.
travaille toujours sur ton livre
kitoko djaz il s’intitulera. (3 mars 2009)
Opoto
Alors, en panne d’inspiration ?
Les lecteurs attendent avec impatience Kitoko djaz (26 avril 2010)
Benoît Kongbo
à propos de Kitoko Djaz, c’est le volcan qui va tout gater, tu peux compter sur moi.(5 mai 2009)
Benoît Kongbo
Le travail sur Kitoko Djaz avance… Il me reste en gros deux ou trois chapitres…
Kitoko est un voyage dans ce que j’appelle la domestication de la francophonie. Un véritable travail sur le français des Afriques francophones et ses particularités lexicales. Kitoko n’a rien à voir avec Allah n’est pas obligé, non plus avec Verre cassé… C’est un roman, à mon avis, écrit avec les accents de l’émotion nègre, les sautes d’humeur… c’est le va-et-vient constant entre l’équilibre du sobre et le déséquilibre du soûlard… Difficile de garder le rythme, bref ! (7 juillet 2009)
Benoît Kongbo
Salu Opoto,
Vu k’il è possible que je perde mè clé usb à tou momen,
je t’envoie lè 8 premié chapitres de Kitoko et la version sur laquelle je travaille en ce momen. ti pé déjà lire lè 8 chapitres pour me donné tè z’impression.
on se maîtrise (kom y dize là-ba o Kamer)
Ben (6 août 2009)
Opoto
…deux types debout : un petit blanc rondouillard style colon avec casque et habits blancs comme les colons du début du XX siècle. A coté de lui un grand noir bien musclé, en habits modernes, au sourire malicieux. Il pose son bras sur l’épaule du petit blanc.
Le blanc à l’air tout penaud alors que le black à l’air bien à l’aise. C’est un contre pied à l’imagerie coloniale où le blanc écrasait toujours le noir.
Le livre est un petit roman écrit en camfranglais, plein d’humour et de dérision.
Titre : Kitoko Djaz (c’est le nom du héros).
Qu’en penses-tu ? (13 août 2009)
Piazo
J’étais full occupé en classe cette semaine.
j’ai quand même pu faire quelque chose (31 août 2009)
Benoît Kongbo
voilà comme promis je t’envoie l’intégralité de Kitoko Djaz. (12 septembre 2009)
Piazo
je pensais plus à désaturer les tons de l’images, pour qu’on retrouve plus un coté émotifs
je vous présente cela ce week end et on verra ce que ca donne !
je vous envois de quoi ce week end !(20 janvier 2010)
Piazo
J’ai essayé de garder un look plus artistique que moderne
ça m’a pris plus de temps que prévu, mais je suis fier du résultat.
Cette image (la 1ière de couverture) est en 11x17cm (2 février 2010)
Benoît Kongbo
je trouve très superbe la couv de Kitoko Djaz.
je m’y attendais même pas, je te dis. (3 fevrier 2010)
Benoît Kongbo
(si tu vois bien, vers la fin de Kitoko j’ai écrit des lignes qui retracent déjà mon parcours. ça à la limite tu peux en mettre un extrait à la quatrième de couverture). (26 avril 2010)
Opoto
Si tu penses à d’autres mots tu peux en rajouter quelques uns ; mais pas trop : le lecteur peut aussi faire un effort d’imagination !
Kitoko sortira donc en mai…(26 avril 2010)

En savoir + : découvrir le papier de Benoît Kongbo qui a tout déclanché !

Aurélien Ducoudray, Eddy Vaccaro, Championzé, Éd. Futuropolis? 2010 
Qui connaît Battling Siki? Premier Français champion du monde de boxe, sénégalais, son nom a été effacé des encyclopédies sportives. Les années du début du XXè siècle sont placées sous le signe des colonies, et le racisme ordinaire s¹accorde mal avec la négritude du championŠ Plus qu¹une destinée hors du commun, Aurélien Ducoudray, dont c¹est le premier scénario, et Eddy Vaccaro brossent avec brio le tableau d¹une époque. Amadou M¹Barick Fall, surnommé Siki, jeune gamin de huit ans, né à Saint-Louis du Sénégal en 1897, vit de peu, de rien. Jusqu¹au jour où une riche danseuse hollandaise, de passage dans le pays, décide d¹en faire son boy sur scène et l¹embarque avec elle pour la France. Elle le rebaptise Louis Siki Fall. Quand elle repart à Rotterdam, quelques mois plus tard, il reste seul à Marseille, car il n¹a pas de papiers d¹identité. À la rue, plusieurs années durant, le jeune garçon enchaîne les petits boulots. Il survit. Repéré par un entraîneur de boxe, lors d¹une vulgaire bagarre avec un client du restaurant dans lequel il est plongeur, il devient Battling Siki. Concourant dans la catégorie « poids coq », il enchaîne les combats dans le Sud de la France. Sa carrière s¹interrompt, le temps de la Première Guerre mondiale où, sur un malentendu (Š), il est engagé volontaire, comme artilleur sénégalais bien sûr. Décoré de la Croix de guerre et de celle du Mérite pour ses nombreux et héroïques faits d¹arme, il reprend les combats, bat le champion des Pays-Bas, celui de Belgique et s¹installe à Paris, en 1922, en compagnie de sa jeune épouse hollandaise. Le 24 septembre, il devient champion du monde en battant le Français Georges Carpentier.
Mais un Noir champion du monde de boxe n¹est pas pour plaire, « le noble art n¹est pas une cage à nègres ». Accusé de tricherie afin de lui reprendre son titre, l¹affaire se retrouve devant l¹Assemblée Nationale. Mais rien ne peut annihiler le racisme ordinaire de cette France et du monde occidental colonialistes. Aux Etats-Unis, on ne lui permettra jamais d¹affronter leur champion BlancŠ Ce racisme, dont il est l¹objet depuis toujours, aura finalement sa peau : alcoolisme, déchéance, on retrouvera son corps, criblé de cinq balles, sur le pavé new-yorkaisŠ On est en 1925.
En savoir + et voir la vidéo de l’album

Benoît Kongbo, Ali Boum Ye : le combat du siècle, Éd. Oskar, 2008
Un roman africain plein d’espoir qui montre comment la boxe aide un jeune africain à s’émanciper.
Ce roman est sélectionné dans le cadre d’un concours de l’Alliance Française de Bangui.
Ali Boum Yé est le titre de la chanson écrite à l’occasion du combat de Mohamed Ali.
Nago est un jeune africain de 14 ans. Orphelin, il a été élevé par sa grand-mère Tabitha. Il vit à Walingba, un des plus grands quartiers de Bangui et ne va pas à l’école car sa grand-mère n’a pas les moyens de le scolariser. À force de traîner toute la journée, Nago est devenu une sorte de caïd. Il se rend souvent au Méga Jet Li, le cinéma de la ville où son cousin Ouagra travaille. Un jour, Grondement dans la jungle, le film sur le combat de Mohamed Ali contre George Foreman en 1974, est projeté. C’est alors une véritable révélation pour Nago qui ne s’était jamais posé de questions sur son avenir. Il deviendra boxeur, comme Mohamed Ali…
Le nouveau roman de Benoït Kongbo va sortir le mois prochain aux éditions opoto : Kitoko Djaz : une aventure en camfranglais matinée de sango avec una superbe couverture de Piazo.

Benoît Kongbo, Ali Boum Yé : le combat du siècle , Éd. Oskar, 2008

Un roman africain plein d’espoir qui montre comment la boxe aide un jeune africain à s’émanciper.
Nago est un jeune africain de 14 ans. Orphelin, il a été élevé par sa grand-mère Tabitha. Il vit à Walingba, un des plus grands quartiers de Bangui et ne va pas à l’école car sa grand-mère n’a pas les moyens de le scolariser. À force de traîner toute la journée, Nago est devenu une sorte de caïd. Il se rend souvent au Méga Jet Li, le cinéma de la ville où son cousin Ouagra travaille. Un jour, Grondement dans la jungle, le film sur le combat de Mohamed Ali contre George Foreman en 1974, est projeté. C’est alors une véritable révélation pour Nago qui ne s’était jamais posé de questions sur son avenir. Il deviendra boxeur, comme Mohamed Ali…(Ali Boum Yé est le titre de la chanson écrite à l’occasion du combat de Mohamed Ali.)
savoir + : Benoît Kongbo

Salima Sy, Personne ne voulait me croire : nourrie, logée, sequestrée, Éd.J’ai lu,  2009

Témoignage d’une esclave moderne.
Originaire de Dakar, Salima est venue en France à l’age de 17 ans, par l’entremise d’une «amie» de sa famille, pour voir le monde, étudier, profiter d’une opportunité d’avancer dans la vie. Comme pour beaucoup d’esclaves domestiques, son histoire commence par une promesse, un espoir. Très rapidement, l’«amie» lui confisque ses papiers et la traite en esclave : séquestrée, humiliée, terrorisée, Salima servira, cinq ans durant, de bonne à tout faire dans cet appartement de Saint-Germain-en-Laye. Malgré son ignorance et sa crainte du monde extérieur, la jeune fille fait des plans pour s’évader, grâce à l’aide d’une assistante sociale. Aujourd’hui, libre et épanouie, elle témoigne.

Gisèle Pineau, Un papillon dans la cité, Éd. Sépia, 2009

Quand Félicie apprend qu’elle va retrouver sa mère en France, elle comprend vite qu’il va falloir laisser seule sa grand-mère, Man Ya, qui l’a élevée…
Quand, dans une cité de la banlieue parisienne, elle fait la connaissance de sa mère, de Papa Jo et de son nouveau petit frère, elle supporte un peu mieux sa nouvelle vie.
Quand elle se lie d’amitié avec un camarade de classe venu, lui aussi, d’ailleurs, elle ne rêve que d’une chose : luire faire connaître son île lointaine…
Un roman plein de tendresse, d’humour et se sensibilité qui enchantera aussi bien les jeunes que leurs aînés.

Savoir + : Gisèle Pineau

Allan Stratton, Les guerres de Chanda, Éd.Bayard

Jeunesse (Millezime), 2009
Depuis le décès de leur mère, Chanda a dû abandonner ses études pour s’occuper d’Iris et Soly, sa sœur et son frère.
Un jour, sur la demande de sa grand-mère, ils se rendent à Tiro. Là, Chanda apprend que ses grands-parents veulent qu’elle épouse Nelson Malunga, un fils de leurs voisins. La jeune fille se sent trahie : elle refuse de perdre son indépendance et sa liberté ! Alors qu’elle s’apprête à repartir, les rebelles du général Mandiki attaquent le village et kidnappent Iris et Soly, pour en faire des enfants soldats.
Folle d’angoisse, Chanda se lance aussitôt sur leurs traces. Elle reçoit l’aide inattendue de Nelson, dont le petit frère a lui aussi été enlevé. Un récit bouleversant qui dénonce un fléau d’aujourd’hui : les enfants soldats.

François Nkémé, Le cimetière des bacheliers, Éd. Ifrikiya, 2008

François Nkémé raconte les difficultés d’un jeune lycéen lorsqu’il arrive à l’université de Yaoundé (Cameroun). Drôle souvent, mais terrible aussi.

Bonne nouvelle : on peut maintenant commander le livre en ligne

« Chez moi, le regard de la tête, c’est le rêve. Chez l’autre, ça
veut dire une chose ou une autre ou peut-être rien. Les langues
sont tellement compliquées qu’elles me font mal à la tête. Pour une

phrase dite en sango, écrite en français, la grammaire
francophone m’a taxé d’“argoteur” ou “Connais-pas-Français”.»

Benoît Kongbo,né en septembre 1979 à Bangui (Centeafrique), s’est intéressé aux arts plastiques (dessinateur et sculpteur il a participé à plusieurs expositions à Bangui) avant de se tourner vers l’écriture. Il est l’auteur de nombreux poèmes, nouvelles, romans et pièces de théâtre.
Il réside à Bangui où il a fondé et dirige l’Acrétat (Atelier de Création Tamtam Théâtre) et le Centre Baobab (maison des jeunes). En 2005 il est remarqué comme « plume émergente »par Notre Librairie, Revue des littératures du Sud.
Actuellement il est en résidence à l’Assoumiére (Yaoundé-Cameroun), dans la loge poétique du poète Anne Cillon Perri et prépare un roman.

Bibliographie (mais plein de textes attendent dans le tiroir de son bureau…)
Sous les tropiques du pays bafoué, roman, L’Harmattan, collection « Encres Noires », 2005.
Balenguindi, recueil de nouvelles, L’Harmattan, août 2003.
Automate, poésie, extraits publiés dans la revue « Indicible frontière », n° 5/6 juin 2003.
Siriri, adaptation du conte Il n’y a pas de petite querelle d’Amadou Hampâté Bâ, mise en scène par Hurel Régis Béninga, création à Bangui en novembre 2003.
L’Ombre et la vanité, mise en scène : Kocou Gbenakpon Yemadjé, festival « Déplaçons-nous » / Collectif 12 à Mantes la Jolie, en novembre 2007.
Paroles du coeur de l’Afrique. Edition bilingue français-sango, textes de : Michel Ouedane, Benoît Kongbo, Albert Kangbo, Pascal Roda. Editions du Jasmin, 2007.

Quelques mots sur deux de ses ouvrages disponibles en librairie :

Sous les tropiques du Pays Bafoué

La République du Fleuve était dirigée par le président Oligacha. Il était le premier président démocratique élu et se considérait comme le nouveau Moïse qui devait conduire son peuple longtemps opprimé par ses prédécesseurs à la Terre promise. Trois ans après son élection, des soldats de l’armée nationale se rebellèrent contre son régime. Comme un miroir à multiples facettes, ce livre présente cette période de troubles où Rapido la capitale du Fleuve a sombré dans la confusion, la haine, la division, la folie destructrice et meurtrière.
Benoît Kongbo

Balenguindi
A travers ce recueil de nouvelles, l’on découvre la vie des Centrafricains, enfants de la rue, chasseurs, chercheurs de diamants, pêcheurs des rives de l’oubangui. Une vie où se mêlent étroitement modernité et tradition, réalité et mystères .
Ce recueil exprime aussi la révolte d’une jeunesse contre la corruption, contre la misère des enfants de la rue et contre certaines pratiques héritées du passé comme l’excision.

Lire un texte de Benoît Kongbo : Naloléon (paru dans Notre Librairie, n° 158, 2005)