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Brüno, Nury, Atar Gull ou le destin d’un esclave modèle, Ed. Dargaud, 2011
1830, Afrique noire. Atar Gull, un superbe esclave, est chargé sur le bateau du capitaine Benoît pour être vendu aux Antilles. Son prix est élevé : c’est le fils d’un roi, un athlète, un guerrier… Son histoire nous entraînera des soutes d’un négrier jusqu’à la Jamaïque, des marchés aux esclaves au coeur des plantations ; son destin sera tragique…

Fabien Nury et Brunö signent une incroyable fresque flamboyante, une aventure sidérante à mille lieux des poncifs mélodramatiques, un superbe album de 88 pages qui vous hantera bien longtemps après l’avoir refermé.
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Laurent Galandon, Stefano Casini, La vénus du Dahomey : La civilisation hostile, Ed. Dargaud, 2011

Diamanka était la fierté du peuple dahoméen. Aux côtés de ses soeurs amazones, elle a défendu son roi contre les assauts des colons français. Mais la raison du mieux armé est toujours la meilleure… Seule survivante de sa caste, la belle guerrière est devenue animal de foire. Exposée au jardin d’acclimatation de Vincennes, elle effraie le badaud autant qu’elle le fascine… À commencer par Fernand de la Filière, médecin rêvant d’exotisme depuis son cabinet parisien. Espérant l’apprivoiser, voilà qu’il invite la servante du dieu serpent dans sa maison bourgeoise…
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Hugo Pratt, Anne de la jungle, Ed. Casterman, 2011
Quelque part en Afrique orientale, à la veille de la Première Guerre mondiale, Gombi est un village de garnison, aux avant-postes des possessions britanniques dans cette partie du monde. ?C’est là que vivent une poignée de militaires et de civils occidentaux, dont la jeune Ann Livingston, fille d’un médecin anglais. ?L’aventure commence lorsqu’un message, propagé par les tam-tams de toutes les tribus de la région, annonce la mort de Wambo, le très vindicatif sorcier des Wagaïas. Le message ajoute que Wambo va revenir d’entre les morts pour massacrer tous les Blancs…
Quatre aventures composent ce recueil, directement inspiré à Pratt par les images de sa propre adolescence africaine. Une somptueuse leçon de dessin, et un hommage ébloui à l’esprit de la grande aventure.
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2O ans après sa disparition, Attilio Miccheluzzi est honoré par le festival d’Angoulême.

Attilio Micheluzzi, Bab-el-Mandeb, Éd. Mosquito, 2010

Égypte 1935, bruits de bottes autour du canal de Suez, les services secrets s’agitent : les Italiens sont sur le point d’envahir l’Éthiopie. En marge de la grande Histoire l’improbable rencontre entre un sergent-major anglais, une danseuse égyptienne, un révolutionnaire italien et une Lady raffinée…
Et les voilà traversant le désert pour livrer deux automitrailleuses aux guerriers du Négus.
Sur fond de tensions géopolitiques autour du canal de Suez, la valse des destins de quatre personnages en 1935, conduits à assurer une livraison d’armes en Abyssinie. Le choc de l’amour, de l’argent, de l’idéal politique et de la grande aventure, et le sens de la mise en scène de l’italien.

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L’année commence bien : un nouvel album des amis Raives et Warnauts. Même si le (superbe) album n’est pas directement lié à l’Afrique, sa présence envoutante (p. 38) suffit amplement à mon bonheur, d’où sa place dans ce blog.

Éric Warnauts, Guy Raives, Les temps nouveaux : T 1, le retour, Éd. Le Lombard, 2011
Après huit ans passés au Congo belge, Thomas éprouve le mal du pays et revient dans ses Ardennes natales.
Mais revient-on jamais chez soi ? Alice, son amour de jeunesse, est maintenant la mère des enfants de son frère Charles. Et la Belgique de 1938, déchirée entre les rexistes pro-nazis de Léon Degrelle et ses querelles intestines, peine à se déterminer au sein de cette Europe trouble, agitée par les conquêtes hitlériennes et la guerre d’Espagne. Warnauts et Raives ouvrent une page sombre de l’Histoire, au prisme de la vie d’un village tout ce qu’il y a de plus tranquille… en apparence !
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Séraphin Kajiwami, Les diamants de Kamituga, Éd.  AAD, 2011
Lina, une jeune Congolaise de Bukavu, rend visite à sa maman Asha à l’hôpital, accompagnée de ses amis. Asha est atteinte du SIDA. Un souvenir apporté par sa fille la replonge soudain dans le passé et la conduit à parler de sa vie aux jeunes gens.
Elle leur raconte comment son mari, Mayele, longtemps sans emploi, a choisi de se faire engager dans la mine de coltan et de cassitérite de Kamituga pour subvenir aux besoins de sa famille. Là-bas, les tentations sont nombreuses. Lorsqu’il est impliqué dans une affaire de diamants, il s’enfuit et tente d’échapper aux militaires. Il rejoint finalement Bukavu, porteur, sans le savoir, du virus du SIDA.
Ce « thriller humanitaire », entre aventure et sensibilisation sur le virus du SIDA, nous offre un témoignage bouleversant sur le quotidien des habitants de la région des Grands Lacs.
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Maryse Charles, Jean-François Charles,  Francis Carin, Ella Mahé, T 2,  Princesse des Sables, Éd. Glénat, 2011
Une grande saga romanesque au coeur de l’Égypte d´aujourd’hui et d’hier.
Ella Mahé se remet doucement du départ de ce mufle de Thomas Reilly. Après avoir pérégriné quelques jours en touriste, il est temps pour elle de se souvenir qu’elle est en Égypte à l’invitation du musée du Caire. Son conservateur, séduit par l’expertise française en matière de restauration de manuscrits anciens, la prie de se rendre à Ismaïlia, la perle du canal de Suez, pour apporter ses bons soins à une réserve précieuse d’ouvrages. Sur la route qui relie Le Caire à Ismaïlia, Ella Mahé est fascinée par les paysages traversés, comme si elle y avait vécu…Trois mois seulement après la sortie du premier tome, la saga Ella Mahé s’enrichit d’un deuxième volume, dessiné en partie par Jean-François Charles et cette fois accompagné de Francis Carin.
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Du 3 au 5 décembre 2010, mairie du cinquième arrondissement de Paris : entrée libre

En 2010, 14 pays africains fêtent le cinquantième anniversaire de leur indépendance. Coïncidence, 1960 est également la date de naissance de la première bd publiée dans un pays du continent africain.
Depuis 50 ans, la bande dessinée a évolué en Afrique, acquérant ses lettres de noblesse à l’intérieur de ses frontières et exportant ses talents à travers les autres pays de la francophonie, en particulier la France.
Le salon propose un grand voyage à travers le continent avec une pléïade d’auteurs : Joëlle Ebongue, Barly Baruti, Pat Masioni, Éric Warnauts, Guy Raives, Jean-Philippe Stassen, Jean Dufaux, Umar Timol, Joël Salo…)

Entre autres réjouissances :
Deux expos :
- 50 années de bande dessinée en Afrique francophone
- « Africaricatures » (exposition numérique de travaux de caricaturistes africains)

Des rencontres débats :
- 50 ans de bande dessinée en Afrique, vendredi 3 décembre 14h00
- Regards croisés des auteurs africains et européens sur la bande dessinée, samedi 4 décembre 15h00
- Caricature et citoyenneté, la liberté d’expression par la bande dessinée, samedi 4 décembre 17h00
- Colonisation et décolonisation dans la bande dessinée, dimanche 5 décembre 15h00

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Au début du blog opoto j’ai commis deux ou trois billet sur Tintin au Congo : on était alors en plein débat : racisme, révélateur d’une époque passée, pour les uns, censure, valeur patrimoniale pour les autres, etc…
J’avais aussi ironisé sur le goût prononcé des héritiers d’Hergé à exploiter l’image du jeune reporter jusqu’à la dénaturer et, en pied de nez, j’avais présenté quelques pastiches trouvés ça et là.
Depuis je m’aperçois que ces articles sont toujours fortement visités. Certes ils ne représentent pas l’esprit d’Opoto (qui est surtout destiné à la présentation des littératures africaines) mais je me suis dit que par respect envers tous ces visiteurs il fallait qu’un jour je propose un document (un peu) plus élaboré.
J’ai cherché et fouillé.
Toutes les images ici rassemblées errent sur la toile. Dans la mesure du possible j’ai essayé d’indiquer les liens vers les sites où elles sont hébergées et/ou vers ceux de leurs auteurs.
Il faut prendre se document numérique comme il est : brut, sans prétention et le reflet de ce qui circule sur le net. Un témoignage en somme.
Quant au titre de cet opuscule électronique c’est un lapsus entendu lors d’un cours de droit à l’IUT de Bordeaux III (métiers du livre). Il nous a fait beaucoup rire à l’époque, prof et étudiants. Des années après il me fait toujours rire autan (au premier et au deuxième degré, voir plus si affinité). Ce qui ne m’empêche pas de relire souvent les aventures qui ont bercées mon enfance…

Collectif, Congo 50, Éd. Africalia-Roularta, 2010
L’album de bande dessinée Congo 50, réalisé par huit dessinateurs appartenant à l’association BD Kin Label de Kinshasa, raconte en 48 planches couleurs, la vie des jumeaux Dipanda et Lipanda baptisés à Kinshasa le 30 juin 1960, le jour même de l’indépendance du Congo. Leurs existences forment le fil rouge d’un scénario qui traverse les 50 ans d’indépendance congolaise, offrant au lecteur l’occasion de découvrir certains personnages politiques, ainsi que les événements sociaux et culturels qui secoueront cet immense pays auquel la Belgique ne saurait rester indifférente.
L’indépendance du Congo, un sujet dont on a pas mal parlé ces derniers temps. En observant la couverture de cet album collectif, tout en jetant un regard sur l’histoire, me vint un mot : Tolérance ! On l’oublie bien souvent dans ce 21ème siècle en proie, malheureusement encore, au racisme et à la xénophobie. Il est primordial, aujourd’hui encore, de lutter pacifiquement pour vivre ensemble, pour transcender nos différences philosophiques et culturelles. Je suis particulièrement fier, en tant qu’amoureux de BD, de voir ainsi ce support culturel contribuer à ce combat.
L’histoire nous a présenté des hommes et des femmes de tous horizons, dont les convictions fraternelles sont venues ébranlées les théories de suprématies de ces personnes qui, longtemps, ce sont pronostiqués supérieurs à une autre « race » ! En cette année 2010, le collectif « BD Kin Label », tout en retraçant l’histoire de l’indépendance congolaise, nous rappel le véritable sens du mot tolérance. Il me vient une phrase de Ayn Rand « Nous sommes tous frères sous la peau, et j’aimerais écorcher l’humanité pour le prouver » ! Entre la Belgique et le Congo, demeure une histoire commune, mais au-delà, c’est l’histoire de l’humanité qui requiert de méditer sur cette phrase, empreinte d’une grande sagesse.
C’est donc avec privilège et grâce à Alain Brezault, qui signe la préface de l’album, que celui-ci se retrouve présenté sur ce site. J’espère qu’il y en aura d’autres, puisque cet espace est totalement libre à qui souhaite apporter sa pierre à l’édifice. (sources : DB cool.be -une visite s’impose !!!)
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Franz Zumstein, Le faucon du désert, T2 : Hal far, Éd. Delcourt G. Productions (Histoire & Histoires), 2010
Lors de la dernière guerre mondiale, Ali vole avec succès sous les couleurs de l’Afrika Korps mais son rêve de devenir un as de l’aviation est très vite entaché par l’horreur de la guerre.
Un reporter meurt dans ses bras et lui demande une faveur : transmettre une lettre à sa fiancée à Munich. Pensant ainsi remonter la piste de sa mère, Ali s’envole aussitôt pour l’Allemagne, manquant de peu Aïcha venue lui annoncer qu’elle est enceinte de lui…
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Jérôme Jouvray, Stéphane Presle, La Pès Rekin, T1 : La Pès Rekin, Éd. Futuropolis, 2010

Phil est un homme d’âge mûr, malade, alcoolique, violent, désespéré, que sa femme a quitté. Il capture des chiens errants afin de s’en servir d’appâts vivants pour la pêche aux requins. Une pêche illégale et misérable : le requin ne servant que de décoration aux plats servis aux touristes…
Nelson vit dans un bidonville. C’est un jeune adolescent turbulent, n’allant plus trop à l’école, multipliant larcins et autres méfaits. Son père, qui « se crève le cul à travailler dans les champs de canne, alors que plus personne ne veut faire ce métier, pour que lui et sa petite s¦ur puissent avoir à manger, de quoi s’habiller et aller à l’école », le corrige régulièrement à coups de ceinturon. Jusqu’au jour où Nelson se rebelle… Et il fugue, non sans avoir auparavant piquer les maigres économies familiales. Une chienne et ses trois chiots deviennent ses compagnons de vie.
Quand Phil s’empare de ses chiens, Nelson fait tout son possible pour les récupérer. Avec on ne sait pas vraiment quelle idée derrière la tête, le pêcheur sanguinaire séquestre le gamin. Nelson va grandement commencer à regretter d’avoir quitté sa famille…

Arnaud Floc’h, La Compagnie des cochons, Éd. Delcourt (Mirages ), 2009

Bamako, gigantesque fourmilière qui court des bas-fonds de Maniambougou aux quartiers chics de Faladiè, n’a aucun secret pour Sidibé. Photographe réputé et détenteur sur pellicule des indiscrétions des Africains et Européens fortunés de la ville, il engrange dans son atelier de fortune ces secrets d’alcôve et les souvenirs parfois sulfureux d’une capitale où la misère côtoie l’aisance et l’opulence…
Je ne l’avais pas vu à sa sortie, l’année passée ! Cela vaut vraiment le coup !!!
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Merwan Chabane, Fabien Bedouel, Maurin Defrance, Fabien Nury, L’or et le sang, T2 – L’or et le sang, Éd.12 Bis, 2010
Léon Matillo et Calixte de Prampéand rejoignent Tanger à bord de leur voilier, l’Arudj, chargé d’armes. Cette cargaison sera vendue aux combattants rifains qui livrent une guerre d’indépendance aux espagnols colonisateurs. Nos deux aventuriers, trafiquants à la petite semaine, vont se retrouver piégés par un prétendu combattant qui est à la solde de l’occupant.
Une fois emprisonnés ils retrouvent Ahmed, qui doit être fusillé. Léon et Calixte prennent les choses en mains et feront évader leur compagnon. Dès lors ils deviendront des héros de guerre indépendantiste. Mais l’aventure ne fait que commencer…
L’Or et le sang a reçu un accueil très élogieux à la parution du tome 1. Nominé à Angoulême, il consacre Fabien Nury comme l’un des tous meilleurs scénaristes actuels et nous a fait découvrir trois talents en devenir… Merwan Chabane et Fabien Bedouel au dessin et Maurin de France qui est à l’origine de cette fabuleuse histoire.
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Aleksic, Bruno Falba, Antichristus, T2 – Bonaparte, Éd. Soleil Productions (Secrets Du Vatican), 2010
Le voile se lève sur le voyage de Napoléon en Égypte.
1798 ap. J.-C. Bonaparte, l’ennemi de l’Église, veut prendre Alexandrie. Mais pourquoi ? Le chevalier Achard de Bonvouloir le suit contre ses convictions. S’il a pactisé avec l’Antéchrist, c’est pour mieux déjouer ses plans. Sa quête n’est pas sans danger. Ses alliés dévoilent en Égypte leur véritable visage. Les francs-maçons sont ici. La résistance musulmane s’organise. La flotte britannique rode. Que cherchent-t-ils ? L’or des Templiers, le pouvoir ou la mémoire du monde ? C’est ce que le chevalier Achard de Bonvouloir va tenter de découvrir.

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Jean-Christophe Chauzy, Anne Barrois, Bonne arrivée à Cotonou, Éd. Dargaud, 2010
Un personnage, nommé Charles, parisien et féru d’Afrique gagne un voyage/safari au Bénin. Il arrive de plein pied dans un univers qu’il a imaginé, recrée à partir d’images stéréotypées et découvre la réalité de l’Afrique et le fossé entre l’image rêvée et la réalité. Un voyage criblé de pièges et loufoque dans un décor luxuriant et animalier.
Kùabò ! C’est ainsi que l’on est accueilli à Cotonou où la langue fon est bien plus parlée que le français qui, pourtant, a valeur de langue officielle. Kùabò ! Bonne arrivée ! Quels mots réconfortants pour le yovo (l’étranger) qui y arrive pour la première fois, surpris par la moiteur de l’air et un brin angoissé dans l’attente de découvrir, après que son avion s’est posé de nuit, à quoi ressemblent les choses lorsqu’elles sont dans la lumière du jour ! (d’autres infos sur Bodoï)

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Mathieu Sapin, Marguerite Abouet, Akissi, T1 : Attaque de chats, Éd. Gallimard Bd, 2010
Pauvre Akissi ! Les chats du quartier la poursuivent pour lui prendre son poisson, son petit singe Boubou manque de finir à la casserole avec une bonne sauce graine, et elle n’est qu’un misérable margouillat aux yeux de son grand frère Fofana… Mais il en faudrait beaucoup plus pour décourager Akissi. Car cette petite fille-là est survitaminée, une aventurière, une championne du monde de la bêtise, un piment.
«Akissi est très dynamique et le lecteur s’attache très vite à elle. Ses petites aventures, contées sous forme de bandes dessinées, son toutes aussi drôles les unes que les autres». (Lire l’intégralité de l’article sur Livres-à-lire)

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Hippolyte, L’Afrique de papa, Éd. Des Bulles Dans L’océan, 2010
«Jusqu’en 1980, Saly était un village de pêcheurs au sud de Dakar. C’est aujourd’hui le plus grand centre touristique d’Afrique de l’Ouest.
En haute saison, plus de 20 000 personnes s’y retrouvent le long des plages. Soleil, mer, golf, quad… Saly attire aussi des retraités européens. L’un d’eux est le père ­d’Hippolyte. «Elle est pas belle la vie ?» lui demande-t-il. Le fils ne répond pas : il dessine, photographie et raconte «L’Afrique de papa». L’Afrique de Papa mêle subtilement BD traditionnelle et photographies. La grande force réside dans l’alliance des deux techniques qui se font écho, apportant une vraie force au propos». (Lire l’intégralité de l’article sur Weebulle )

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Christian Perrissin, Boro Pavlovic, Les Munroe : T. 1, La vallée du Rift, Éd. Glénat, 2010
Longtemps les Blancs du Kenya ont fait la pluie et le beau temps dans la vallée du Rift. Aujourd’hui, leurs jours sont comptés. Robert Munroe, aristocrate à la tête d’une plantation de café, doit faire face à une succession de crises dont la cavale de Sean, son fils cadet, n’est pas la moindre. Hostile depuis toujours à la communauté blanche ultraconservatrice, Sean ose s’amouracher d’une Kikuyu des bidonvilles de Nairobi. Jugé coupable du meurtre de celle-ci, il cherche à se faire justice.
Robert aimerait pouvoir alors compter sur l’aide de son fils aîné et de son unique fille pour faire face à ces problèmes, mais Ted est un bon à rien et Karen ne supporte plus son père…
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Jean-Christophe Rufin, Katiba, Éd. Flammarion, 2010
Une katiba est un camp de combattants islamistes installé dans le Sahara c’est à la fois une cache et un relais, un lieu où l’on prie, où l’on négocie et tue. Repère invisible en avion ou par satellite, c’est là que les pièges se resserrent et que se décident les attaques. Le chef de la zone qui s’étend entre le Mali, l’Algérie et la Mauritanie, Kader Bel Kader, a décidé de court-circuiter les autres bandes de trafiquants qui sévissent, afin d’asseoir son influence auprès des chefs d’al-Qaida. Expédié en Mauritanie par l’agence de renseignements Providence (qui agissait déjà dans l’ombre, avec Le Parfum d’Adam), pour espionner les artisans de ces menaces terroristes, Dim trouve sur sa route une jeune femme, Jasmine. A la fois française et algérienne, connaissant de l’intérieur la diplomatie occidentale et les nouvelles lois de la guerre terroriste, elle marche à la frontière entre deux mondes ennemis, elle fascine et inquiète. Elle incarne à elle seule le proverbe sénégalais qui ouvre le roman et en tisse la trame principale : « Un chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut suivre deux chemins à la fois. » Un grand roman où se croisent et s’affrontent deux civilisations.
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Christian Epanya, Le taxi-brousse de Papa Diop, Éd Syros, 2005
Quand Sène ne va pas à l’école, il aime accompagner son oncle Papa Diop dans son taxi-brousse. Car même si le trajet est toujours le même ? il relie Dakar à Saint-Louis du Sénégal ?, pour Sène c’est chaque fois une aventure différente : un jour, il fait monter dans le taxi toute une équipe de lutteurs qui vient de gagner un tournoi important, un autre c’est une mariée, et un autre encore, une femme qui accouche dans le taxi !
Un album au style, au ton et aux couleurs de l’Afrique. Les moments de vie croqués dans le taxi-brousse permettent d’évoquer le quotidien de la société sénégalaise. Les illustrations de Christian Epanya sont autant de clins-d’œil à la peinture africaine, narration naïve et colorée.

Contes d’Afrique, Éd. Rue Des Enfants, 2010
Aux côtés d’un oiseleur, d’un singe un peu moqueur ou bien d’un homme étrangement touffu, les enfants sont amenés à découvrir les plus beaux contes du continent africain. Ils se laisseront alors embarquer sur les ailes d’une grande aigrette et peut-être parviendront-ils à retrouver un étrange anneau magique… Chaque récit est un voyage peuplé d’êtres et d’histoires aussi mystérieux que fascinants.
Les couleurs chaudes et éclatantes des illustrations les feront pénétrer en plein cœur des fabuleux paysages de l’Afrique.

Marc Cantin, Moi, Félix, 10 ans, sans-papiers, Éd. Milan (Milan Poche Junior, n° 21), 2007
Ils sont quatre, à se cacher à bord d’un cargo parti d’Abidjan, en route pour Brest. La mère, Moussa le frère aîné, Bayamé la petite sœur et puis Félix, 10 ans. Ils fuient la misère des champs de cacao pour une vie meilleure, une vie rêvée en France. D’abord clandestins chez l’oncle Massoudé, en attendant du travail, et une régularisation. Mais les choses tournent mal, la police intervient. Seul Félix échappe miraculeusement à l’expulsion. Mais il est seul.

Christian Straboni, Laurence Maurel, Le chapeau de Rimbaud, Éd. Akileos (Regard Noir Et Blanc), 2010
Juillet 1886, Abyssinie…
Dans le port de Tadjoura, minuscule protectorat français, un homme débarque du boutre d’Aden…
Son nom est Jean-Roch Folelli, ancien ouvrier typographe.
Que cherche-t-il ? Un ailleurs, toujours plus loin, et une caravane pour y aller. Pendant trois mois, Folelli découvre la petite colonie de commerçants et de militaires.
D’entrée, le soupçonneux chef de la garnison de Tadjoura, le Quartier-Maître Le Dantec, l’espionne. Folelli fait la connaissance d’un négociant français, Arthur Rimbaud, coincé depuis sept mois avec son serviteur Djami par les difficultés rencontrées pour lever une caravane. Il doit livrer à Ménélik, le roi guerrier du Choa, 2000 fusils et 60000 cartouches. Enlisé dans d’incessantes démarches et d’interminables négociations pour la constitution de sa caravane, Rimbaud s’ennuie. Pour tromper l’attente, il marche, bricole une lanterne magique, fait de la photographie, ironise sur ses compatriotes et se commande un chapeau de paille d’Italie sur catalogue.
Folelli obtient de Rimbaud de se joindre à sa caravane. La veille du départ de la caravane, Le Dantec découvre que Folelli est un évadé du bagne de Calédonie où il avait été déporté comme communard.
Alors qu’il menace de l’arrêter, Folelli le tue…
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A. Dan, Laurent Galandon, Tahya el Djazaïr, T2 – Du sable plein les yeux, Éd. Bamboo (Grand Angle), 2010
Quand la bande dessinée soulève le dernier tabou de l’histoire de France, la guerre d’Algérie.
Pierre et Paul se sont connus dans la résistance. Ils se retrouvent en Algérie en 1954. Le premier est engagé dans l’armée française. Le second était instituteur à Alger avant de fuir les événements et de se réfugier dans un village des Aurès avec sa compagne musulmane.
Paul ne pourra rester neutre lorsque celle-ci est victime d’un massacre qui semble orchestré par le FLN. Il va rallier Pierre à Alger et découvrir l’insoutenable face cachée de la « pacification » que son âme de résistant ne peut cautionner. Il adhère alors à la cause algérienne.
Un récit poignant à propos d’un sujet oublié dans la tourmente algérienne, les combattants européens ralliés aux indépendantistes.
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Didier Daeninckx, Galadio, Éd. Gallimard, 2010
Allemagne, années trente.
Ulrich est un adolescent de Duisbourg comme les autres. A un détail près : sa peau est noire… Son père, un soldat africain, est venu en Allemagne avec les troupes françaises d’occupation chargées de veiller à l’application du traité de Versailles. Il est reparti en 1921, quelques mois avant la naissance de cet enfant, fruit d’un bref amour avec une jeune Allemande. Ils sont des centaines, comme Ulrich, à incarner ce qu’Hitler et les nationalistes ne cesseront de dénoncer, dans l’entre-deux-guerres, comme la  » honte noire « , symbole de l’avilissement délibéré du sang aryen par les occupants.
Leur sort ne sera en général guère plus enviable que celui des Juifs. Ulrich, pour sa part, va connaître un destin inattendu et mouvementé, et découvrir une autre facette de son identité : Galadio. Comme toujours, Didier Daeninckx s’appuie sur une documentation très fouillée pour éclairer un aspect méconnu de l’histoire du vingtième siècle. Il révèle ici le sort terrible des Allemands métis dans un pays emporté par le délire nazi.
De Duisbourg aux studios de cinéma de Babelsberg, jusqu’aux rivages du Sénégal où se déroulent les premiers combats entre pétainistes et gaullistes, Ulrich apprend à connaître les hommes.
Voir un interviou de Didier Daeninckx

Yves Pinguilly, Un tirailleur en enfer : Verdun 1916, Éd. Nathan Jeunesse (Les romans de la mémoire), 2008
Tierno est un jeune Africain originaire de Mamou en Guinée. Il doit partir pour Dakar afin de poursuivre ses études. À Conakry, il fait la connaissance de Aboubacar, un jeune homme qui, comme lui, doit poursuivre ses études à Dakar. Mais arrivés là-bas, ils sont embarqués de force sur un navire à destination de la France. Nous sommes en 1915 et la Grande Guerre fait rage en Europe. Bon gré mal gré, les deux jeunes Africains acceptent leur sort et sont débarqués, quelques jours plus tard, à Saint-Raphaël, avec plein d’autres Africains de leur âge. Désormais, ils sont des «tirailleurs sénégalais».

Lire un interviou d’Yves Pinguilly

Myron Joel Echenberg, Les Tirailleurs sénégalais en Afrique occidentale française (1857-1960), Éd. Karthala (Hommes et Sociétés), 2009
Ce livre est le fruit d’un travail historique pionnier qui examine l’importance des forces militaires africaines dans la construction de l’empire colonial français et le rôle de celles-ci dans l’évolution des sociétés ouest-africaines.
Admirablement écrit, il résulte d’une recherche minutieuse qui retrace une histoire sociale globale combinant l’usage de méthodologies quantitatives et qualitatives. Il fait une place particulière aux témoignages oraux. Couvrant une grande variété de sociétés africaines, Echenberg explore des thèmes tels que les types de conscription et les modes de refus, le rapport des soldats coloniaux à l’idéologie de l’assimilation.
Il aborde aussi les questions relatives à l’utilisation de l’armée en temps de paix comme force de travail, aux efforts pour créer des corps d’officiers indigènes, au tribut payé par les dizaines de milliers d’Africains tués durant les deux guerres mondiales et à l’essor continu des associations d’anciens combattants qui se sont parfois engagés dans les combats politiques locaux. Reliant la période précoloniale, l’ère coloniale et le temps de l’indépendance, en considérant en particulier les moments de transitions, cet ouvrage fixe une nouvelle norme pour l’analyse historique de l’Afrique : il montre comment l’histoire militaire peut servir à comprendre d’autres aspects majeurs des sociétés africaines coloniales et postcoloniales, leurs stratifications et leurs héritages.
Ses analyses rigoureuses en font une étude incontournable pour les historiens de l’Afrique et de la France qui souhaitent mieux comprendre les interactions de deux peuples en contexte de domination.
En savoir + avec Persee.fr

Loustal , Paringaux, Kid Congo, Éd. Casterman, 1998
La France gère ses colonies africaines sans se soucier beaucoup de ses habitants noirs. Joseph travaille pour des « petits blancs » dans la région de Dakar. Il n’a pas le choix. Il est aussi l’amant de la propriétaire, Rose, et pour ça aussi, il n’a pas eu le choix. Quand l’homme blanc les surprend, Rose le tue et s’embarque pour la France accompagnée de son sculptural amant. Elle espère reprendre son ancien métier dans le bordel de Madame Marthe. Mais elle a vieilli et la maquerelle préfère embaucher le Noir comme étalon. Jusqu’au jour où Monsieur Henri, client du boxon, décide d’initier Joseph à la boxe. Tout en continuant son travail au bordel, il livre quelques combats qu’il remporte aisément sous le nom de Kid Congo. Tout serait parfait si le soleil de son pays ne manquait pas au jeune homme et si la lente déchéance de Rose ne lui brisait le cœur. Mais la guerre arrive qui balaye tout sur son passage. Engagé dans les tirailleurs sénégalais, Joseph sera amputé d’un pied et, bien plus, amputé de sa dignité.
En savoir + et découvrir des planches de l’album