sam 28 nov 2009
La Cameroun c’est le Cameroun !
Posted by Bruno under voili voilà
J’avais il y a quelques temps, dans la toute première version du blog opoto, évoqué le problème du piratage du livre au Cameroun. Mais depuis il semble que l’inventivité pour spolier les auteurs a fait beaucoup de progrès ! L’histoire qui suit est racontée par Marcelin Vounda Etoa, directeur des éditions Clé et qui tient une chronique littéraire (fort intéressante) tous les jeudi dans le quotidien Mutations.
On connaissait les adaptations de romans au cinéma : Les Misérables de Victor Hugo, Une vie de Guy de Maupassant, Thérèse Desqueyroux de François Mauriac, etc. Il faudra désormais s’accommoder d’une invention camerounaise : l’adaptation du roman au roman.
L’adaptation dont il est question (…) opère, au mépris du sens de ce mot et des pratiques en cours dans le champ littérature, c’est un subterfuge qui essaye de changer la paternité d’une œuvre par un jeu de passe-passe malhabile. Au terme cette esbroufe, un jeune auteur est spolié de ses droits patrimoniaux et de ses droits moraux sur une œuvre qu’il a mis quatre ans à écrire.
Les faits :
En 2006, un jeune homme jusque-là anonyme, Alphonse Ngang’hi, publie chez un éditeur basé à Yaoundé, un roman intitulé Billet retour. Il est structuré en six chapitres auxquels s’ajoutent une préface et un épilogue. L’ensemble compte 124 pages. Quelques journaux dont Mutations font la recension de la nouvelle parution. Le 2 octobre 2008, Justin Blaise Akono relève le caractère biographique de Billet retour en affirmant que : «l’auteur s’est incarné en Essomba, puisque les souvenirs de son enfance, ses voyages pour les vacances dans un petit village dans le département de la Haute-Sanaga, ou son parcours académique le démontrent à souhait.» Billet retour est en effet un roman fortement inspiré de la vie et de l’aventure de l’émigration en Russie de son auteur, Alphonse Ngang’hi. C’est ce roman, donc l’histoire est liée à celle de son auteur qui a été repris, contre toutes les règles de l’édition, par le propre éditeur de Ngang’hi sous le titre Comme un singe en hiver , curieusement sous la plume d’un autre auteur : Leudja Alex.
Lire l’intégralité de l’article de Marcelin Vounda Etoa.
