Breyten Breytenbach, Outre-voix = Voice Over, Éd. Actes Sud, 2009

Le verset qui abrite sous son aile un seul poète
a déjà perdu tout rythme

Il y a un peu plus d’un an que le poète palestinien Mahmoud Darwich est décédé. Dans cette conversation nomade avec Mahmoud Darwich, Breyten Breytenbach poursuit sa conversation interrompue avec son ami. Elle prend désormais la forme de ce long poème.

Extrait :
au moment de mourir, Mahmoud
ton aorte se débat
comme éclate un serpent pourpre
car les versets n’arrivent plus
à filer la parfaite métaphore
de ton cœur jaillit tel un poème
le sang ultime
dans cet hôpital étranger
du pays barbare,
ton cœur enfin
devenu oiseau sans ailes

Lire un autre (beau) texte de Breyten Breytenbach  : Un os à ronger (La République des Lettres)