mer 18 nov 2009
Plongée dans l’horreur des enfants soldats
Posted by Bruno under Livres jeunesse, la pointe de la plume
J’avais déjà présenté des titres concernant les enfants soldats. Voici une petite suite, toujours marquée d’autant d’horreurs…
Mehari Senait, Cœur de feu : J’étais une enfant soldat, Éd.Archipoche,2009
Abandonnée encore bébé par sa mère, Senait Mehari passe ses premières années dans un orphelinat, où sa naïveté lui permet de survivre aux pires abominations des hommes.
Elle part ensuite vivre chez son père, où violence, humiliation et privations marqueront son quotidien. Mais le pire est encore à venir… Elle a six ans lorsque, ne pouvant la nourrir, son père la confie au front de libération de l’Erythrée, qui fera d’elle une enfant-soldat… Ce sont les horreurs de la guerre et la mort vues à travers ses yeux d’enfant miraculée qu’elle livre dans ce témoignage. Mais aussi les sentiments qu’elle éprouva lors de son exil, point de départ d’une seconde vie.
Georges Yemi, Tarmac des hirondelles, Éd. Pocket, 2009
A douze ans, soldat sans foi d’une guerre sans loi, Djéméah a vu et commis les pires atrocités.
Autant bourreau que victime, il sait à peine quel est son camp dans la lutte qui oppose les leaders corrompus de son pays. Mais un jour son groupe, le Tarmac des hirondelles, est décimé dans une embuscade. Egaré, blessé, affamé, brutalement sevré de drogues, Djéméah entame alors une longue errance à travers un pays ravagé. Un voyage parsemé de rencontres et rythmé par de terribles visions du passé. Une quête hallucinée et mystique de son destin au terme de laquelle il retrouvera, peut-être, un peu d’espoir et d’humanité perdue.
Léonora Miano, Les aubes écarlates : Sankova cry, Éd. Plon, 2009
Epa a été enrôlé de force dans les troupes d’Isilo, un mégalomane qui rêve de rendre sa grandeur à toute une région de l’Afrique équatoriale.
Emmené au cœur d’une zone isolée, il découvre qu’il est entouré de présences mystérieuses : plusieurs fois, il aperçoit des ombres enchaînées demander réparation pour les crimes du passé. Sur tout le continent, les esprits des disparus de la traite négrière distillent l’amertume et la folie en attendant que justice leur soit rendue… Parvenant à s’échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l’aide à reprendre goût à la vie.
Comment donner à l’Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d’une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d’infortune et les rendre à leur famille.
Ishmael Beah, Le chemin parcouru : Mémoires d’un enfant soldat, Éd.Pocket, 2009
Écrasés sous le poids de leurs armes, ils hantent la savane comme des insectes de cauchemar.
Les “enfants soldats” qui combattent dans bien des pays d’Afrique sont une des inventions les plus terribles de notre temps : hier encore, ils jouaient à la guerre. Désormais, ils la font. Ishmael a 12 ans quand la guerre civile embrase la Sierra Leone, son pays. Tous les siens sont assassinés. Il s’enfuit alors au hasard dans la forêt, entre villages incendiés et monceaux de cadavres. Recruté de force par des rebelles parmi une petite troupe affamée, droguée et hagarde, on le transforme en machine à tuer.
Quinze ans plus tard, sauvé de cet enfer par une mission humanitaire, Ishmael se souvient et raconte cette inimaginable enfance au-delà du bien et du mal, de la pitié et de l’horreur.
Voir aussi : Le libéralisme c’est (aussi) les enfants soldats

novembre 18th, 2009 at 19:43
[...] aussi : Plongée dans l’horreur des enfants soldats « Dernières nouvelles de la censure | Censure encore et encore » [...]