Éric Raoult est coutumier des coups médiatiques. Il s’en prend maintenant à Marie Ndiaye qui selon lui a tenu des « propos d’une rare violence, peu respectueux voire insultants, à l’égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l’État ». Il demande même au Ministre de la Culture et de la Communication de rappeler la romancière à l’ordre, comme si celle-ci était une vulgaire élue UMP, et en lui imaginant pour l’occasion un « devoir de réserve ».
Le député PS, Christian Paul, parle d’« une forme exécrable de censure ».
Il demande à Éric Raoult, « pour notre pays et son histoire, de retirer ses propos et de s’en excuser, et au ministre de la Culture de faire son devoir, en condamnant cette dérive. Je suis indigné et honteux qu’en France ces temps-ci, par bêtise partisane, exerçant une ignoble intimidation, un parlementaire s’adresse ainsi à une artiste ».
Les propos de Marie Ndiaye, tenu en 2007 disait son amertume et décidait de quitter une « France monstrueuse » où régnait « atmosphère de flicage, de vulgarité ». Ce matin dans un interviou diffusé sur Europe 1 elle précise : « Je n’aime pas dire les choses ainsi. C’est très excessif. Je ne veux pas avoir l’air de fuir je ne sais quelle tyrannie insupportable [...]. Depuis quelques temps, je trouve l’atmosphère en France assez dépressive, assez morose. Il me semble qu’à Berlin, elle est plus exaltante ».
Les propos d’Éric Raoult semblent en tout cas lui donner raison.
Et la meilleure réponse à lui apporter et de courir à sa bibliothèque préférée pour emprunter le livre ou de faire un saut à la librairie et l’acheter…
Lire à ce sujet l’interviou de Bernard Pivot
Écouter l’interviou de Marie Ndiaye sur Europe 1
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