Un petit moment de décontraction et de franche rigolade dans ce monde de brute. L’humour à l’africaine n’est pas forcement connu dans ce bas monde. Voici quelques pistes à savourer les zygomatiques déployés.
(Dessin paru dans
Urtikan.net le premier webdo satirique. C’est tout nouveau : une petite visite s’impose)

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…
Ça commence ainsi : «Je t’ai promis pote du Camer d’accoupler le sango francisé et le camfranglais tu es tombé dans un gros rire. Une main sur le ventre et l’index pointé vers mon œil mâle comme si tu voulais me le crever tu as crié tu as dit : «Look-moi le Centro-ci Ma’ Clai’ ! Il no pas parler Cam il veut déjà l’écrire. Je me demande que comment il va s’y prendre dans ce roman qui prétend raconter le mboa (Cameroun).» Et la façon que tu as lap (rit) hein ! C’est la honte même qui a refusé carrément de me tuer. Oui tu as rigoléééé que ta nga Marie Claire a tell : «Sango francisé ô c’est quel nom d’animal même ! Toi le Centro-là tu te prenais pour un Wate (blanc) de l’Afrique centrale toujours en train de faire le nyanga avec le français. Le temps que tu te tuais à watiser comme un gosse de Sarkozy moi je cuisine ma francophonie avec les ndjindja et les ndjassan de mon peuple. Et c’est maintenant tu veux innover dans ce roman un français style sango ta langue maternelle. Ekiééé ! Laisse-nous lap un peu».
Lire un large extrait

Mouss Diouf, Humour noir, Éd. le Cherche-Midi , 2009
Il existe de nombreux ouvrages consacrés à l’humour français, anglo-saxon, belge, juif, etc., mais étrangement, jamais encore un livre de ce type n’avait été consacré à l’humour  » noir « .
Avec ce recueil composé d’histoires drôles, de citations, de dictions et de proverbes africains, Mouss Diouf répare cet oubli. Et c’est bien un continent, jusqu’ici inconnu, de drôlerie, de fantaisie et d’esprit que l’on découvre ici, un véritable trésor fait d’absurde, de dérision, mais aussi d’une sagesse toute particulière. Le premier livre d’humour noir !

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Nicolas Martin-Granel, Rires noirs : Anthologie romancée de l’humour dans le roman africain, Éd. Sépia, 1991
Parler de « rires noirs », n’est-ce pas creuser le malentendu en partant d’une mauvaise plaisanterie, à propos de sujets (la colonisation et la décolonisation, la misère et les déceptions, le pouvoir et ses divers abus) qui mériteraient d’être traités sur un ton plutôt sérieux ? L’auteur de ce livre a choisi d’assumer cette tare originelle, jusqu’à faire voler ces rires en éclats.
Le livre n’est pas disponible chez l’éditeur mais se trouve encore assez facilement sur les sites d’occasion.

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Almo, Zamzam le tiers-mondiste : Les Mbenguétaires, Éd. Almo Productions, 2011
Les mille et une péripéties d’un petit Africain comme tous les autres, qui ne meurt pas de faim, qui ne respire pas la corruption et qui ne rêve pas de s’exiler à Mbengue. (Illustrations en couleur).
En savoir + et découvrir l’univers d’Almo

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