sam 26 sept 2009
Besson, mais pas celui de la jungle !
Posted by Bruno under la pointe de la plume
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Patrick Besson, Mais le fleuve tuera l’homme blanc, Éd. Fayard, 2009
A bord de l’avion Paris- Brazzaville, Christophe, cadre dans une grande compagnie pétrolière reconnaît une passagère : Blandine de Kergalec, officier de la DGSE ayant quitté le service Action deux décennies plus tôt après un scandale.
Passionné d’espionnage, Christophe la suit dans la capitale congolaise. Il surprend sa rencontre, dans un dancing au bord du fleuve, avec un militaire rwandais. Le jeune homme se trouve alors impliqué dans un règlement de comptes brutal, à multiples facettes. Par un jeu troublant de flash-backs et de points de vue alternés, l’auteur piège son lecteur dans un labyrinthe qu’il ne sera pas près doublier.
Patrick Besson propose un tableau fascinant de l’Afrique subsaharienne, espace du romanesque intense, où chacun considère autrui comme une source inépuisable de légendes, de mystères, de pouvoirs occultes. Description détaillée et fiévreuse de la jungle urbaine équatoriale, thriller politique, roman d’amour et de colère. Mais le fleuve tuera l’homme blanc se présente comme l’œuvre la plus accomplie d’un auteur qui, depuis son premier livre parmi en 1971, quand il avait dix-sept ans, n’a cessé d’étonner par ses ouvrages, ses chroniques et ses engagements.
Comme souvent un nouveau roman de Patrick Besson ne laisse pas indifférent. Voici une petite revue de presse :
Sur Bibliosurf : “Depuis combien de temps Patrick Besson n’a t-il pas écrit un bon livre ? 10 ans ? Mais le fleuve tuera l’homme blanc, sinueux roman de 450 pages, marque son retour de façon fracassante, livre ambitieux et audacieux, construit sur plusieurs étages de narration, polyphonique et labyrinthique.”
Sur TV5 : “Enfin un bon roman de Patrick Besson! Rectifions: un bon demi-roman. Disons jusqu’à la page 243. Le problème, c’est qu’il en compte 484.”
Sur Lire : “L’avantage - ou le problème - avec Patrick Besson, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. A quoi peut ressembler l’appartement d’un individu réputé provocateur qui écrivait simultanément au Figaro et à L’Humanité?”
Sur France soir : “Près de 500 pages qui se lisent d’une traite. Sans que jamais l’intérêt du lecteur faiblisse. De la haute voltige.”
Et une petite citation bessoniènne pour vous donner l’eau à la bouche : “En Afrique, on se couche tôt. Comme en prison. Ou à l’hôpital. Se coucher tard est un privilège, se lever tard une marque de distinction. Les aristocrates et les bourgeois aiment la nuit parce qu’elle les rassemble. C’est leur huis-clos dans lequel ils baisent entre eux après s’être enrichis sur le dos des prolétaires pendant le jour. Après le coucher du soleil qui coïncide avec celui des pauvres, les chefs d’Etat africains, en compagnie de leurs conseillers blancs et de leurs putes noires, dévorent l’âme du peuple”
















