Archive for juin, 2009

Une fois n’est pas coutume, alors voici quelques documentaires qui me semblent passionnants pour aborder l’histoire de l’Afrique depuis l’esclavage et la colonisation jusqu’aux jours actuels.

Ernesto Che Guevara, Journal du Congo : souvenirs de la guerre révolutionnaire, Éd. Mille et une nuits (Essai), 2009
A la tête d’un groupe de révolutionnaires cubains, Ernesto Che Guevara arrive au Congo après l’assassinat de Patrice Lumumba pour aider le mouvement de libération à combattre le régime mis en place par les puissances coloniales. Mais la situation congolaise met en échec les stratégies du Che, qui fait dans ce journal une analyse lucide de son expérience et de la réalité africaine.
« Ceci est l’histoire d’un échec. [...] Lorsque nous sommes arrivés sur le territoire congolais, la Révolution était dans une période de récession ; ensuite sont survenus des épisodes qui allaient entraîner sa régression définitive ; pour le moment, du moins, et sur cette scène de l’immense terrain de lutte qu’est le Congo. Le plus intéressant ici n’est pas l’histoire de la décomposition de la Révolution congolaise [...], mais le processus de décomposition de notre moral de combattants, car l’expérience dont nous avons été les pionniers ne doit pas être perdue pour les autres et l’initiative de l’Armée prolétaire internationale ne doit pas succomber au premier échec. »
À l’aube du 24 avril 1965, Ernesto « Che » Guevara traverse le lac Tanganyika avec une dizaine de révolutionnaires cubains et accoste sur la rive congolaise. Dans la clandestinité, « Tatu » - c’est son nom au Congo - vient soutenir le Mouvement de libération, après la mort de Lumumba, mené notamment par Laurent-Désiré Kabila. Désorganisation, indiscipline et désertions au sein de l’Armée de libération, zizanie entre les chefs, barrière de langues… c’est une défaite cuisante. Guevara renoncera à l’Afrique pour porter sa dernière guérilla, en 1966, en Amérique du Sud, en Bolivie.

Marcel Dorigny, Max-Jean Zins, Daniel Voguet, Les traites négrières coloniales : histoire d’un crime, Éd. Cercle d’art, 2009
Issus d’une conférence internationale organisée à Dakar et Gorée fin 2007, ces textes ont pour objectif principal de croiser les regards portés sur la traite négrière et l’esclavage de part et d’autres des trois faces du triangle qui a lié les côtes européennes, africaines et américaines.
Très richement illustré de plus de 130 documents historiques et artistiques, cet ouvrage propose les analyses neuves des circonstances de la traite négrière et de l’esclavage. En un peu plus de trois siècles, 12 millions d’Africains ont été déportés aux Amériques et dans les îles de l’océan Indien. Le monde d’aujourd’hui, métissé et mêlé, porte la trace ce drame historique.
Alors que notre société a encore les plus grandes difficultés à intégrer la connaissance et la mémoire de l’esclavage dans son histoire nationale, allant jusqu’à la refouler dans une «mémoire communautaire», voire «ethnique», ce livre publie les travaux des chercheurs historiens sur les thèmes des traites, esclavages, résistances, abolitions, mémoires, et de leur enseignement.
L’ouvrage réunit les textes débattus lors de la rencontre organisée à Dakar et à Gorée (l’île aux Esclaves) à la fin de l’année 2007. Cette conférence internationale, organisée à l’initiative de l’ADEN, Association de descendants d’esclaves noirs et de leurs amis, avait pour objectif principal de croiser regards et sensibilités des trois continents du triangle infernal : Europe, Afrique, Amériques.

Colette Braeckman, Les nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique centrale, Éd. Aden, Bruxelles, 2009
Bilan de la situation politique de la République démocratique du Congo et de ses voisins. La politologue, spécialiste des relations internationales en Afrique, évalue l’impact de l’intérêt que l’Europe et les Etats-Unis portent à cette région au sous-sol riche en minerais rares et en pétrole.
Quatrième de couverture
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses ?
La dictature de Mobutu avait été un frein à l’exploitation du cobalt, de l’or, du diamant : pour les prédateurs, il était urgent d’ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l’éclatement du conflit. Depuis l’assassinat de Kabila, en janvier 2001, l’équation a changé : au nom de l’ouverture, le pays s’est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d’assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l’ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - États-Unis, France, Grande-Bretagne - s’y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c’est une autre histoire qui s’est imposée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu’aux derniers rebondissements de janvier 2009.

Henri Brunschwig, Le partage de l’Afrique noire, Éd.Flammarion (champs), 2009
Le partage du continent a commencé au début du XIXe siècle, avec la longue rivalité franco-britannique qui culmina à Fachoda en 1898. Deux autres pays intervinrent : la Belgique et l’Allemagne. Un résumé de cette période cruciale de l’histoire africaine.
Il y a partage d’une contrée lorsque plusieurs puissances étrangères se mettent d’accord pour la placer, entièrement ou partiellement, sous leur souveraineté. Cela suppose donc des rivalités et des négociations entre les partageants, et l’incapacité de résister de la part du partagé. De semblables conditions n’ont été que tardivement réalisées en Afrique noire. Ce partage a été commencé au début du XIXe siècle, par une longue rivalité franco-britannique qui culmina à Fachoda en 1898. Léopold II de Belgique intervint également dans les affaires africaines à partir de 1879, ainsi que l’Allemagne de Bismarck en 1884. La notion de sphère d’influence apparut alors dans les documents officiels et facilita le dépècement.
Les Africains subirent ce partage dont le résultat a été l’accélération brutale d’une évolution qui les orientait vers une participation plus étroite à l’élaboration d’une civilisation mondiale. Ils perdirent le contrôle de leur propre culture et furent cruellement traumatisés par la domination de l’impérialisme.

Françoise Spiekermeier, Dr Mo, Éd. J. Di Sciullo éditeur (Photovérité), 2009
Ce documentaire photographique, réalisé par F. Spiekermeier, anthropologue et grand reporter, rend hommage au philanthrope, le docteur Mo, qui fait régner la paix et la bonne gouvernance en Afrique, au Mozambique en particulier.
« Je suis l’un d’entre eux : je n’ai aucun pouvoir, je n’ai pas d’armée, je n’ai pas de tanks, je n’ai pas de police, pas d’hélicoptères - Je n’ai que des mots. » Dr. Mo

Jo Nesbo, Chasseurs de tête, Éd. Gallimard (série noire), 2009
Roger Brown est le meilleur chasseur de têtes de Norvège. C’est lui qui le dit : Je suis chasseur de têtes. Ce n’est pas très difficile. Mais je suis le meilleur. Et il n’a pas tord. Tout les DRH des grandes sociétés attendent qu’il fébrilement qu’il leur trouve le meilleur employé. Roger à sa méthode pour parvenir à sonder les candidats : le schéma d’interrogatoire en neuf étapes du FBI. C’est une arme automatique dans un monde de pois sauteurs, un outil qui fait activer les choses, qui ne fait pas de prisonniers, mais donne des résultats aussi rapides que concrets.
Roger conduit une belle voiture, une Volvo S 80, neuve bien sûr. Roger habite une belle maison, grande, évidement. Roger aime une belle femme, Diana, et ne lui refuse rien.
Roger a donc toujours besoin de beaucoup d’argent.
Roger a donc un autre travail : voleur. Plus précisément cambrioleur. Ses proies sont les candidats qu’il sélectionne en fonction des tableaux qu’ils possèdent.
Si l’idée est assez originale il n’y a pas de quoi faire un polar captivant. Il faut pour cela introduire un grain de sable. Il s’appelle Clas Greve et risque de ruiner Roger, de le tuer et pire : de lui ravir Diane.
Le tableau posé Nesbo ne cesse de jouer avec nos nerfs. Tout d’abord il rend sympathique son personnage principal puis ouvre des portes ouvertes pour mieux les refermer et nous laisser dans l’expectative.
Jo Nesbø délaisse son héros habituel, l’inspecteur Harry Hole.  Je partage le jugement de JM Laherrére (blog actu-du-noir) : Qu’en dire ? Pas grand-chose de très original. Pour un thriller, c’est du haut de gamme. Pour un Nesbø, c’est un poil décevant.
Presque en même temps Gallimard sort en Folio policier Le sauveur où l’on retrouve Harry Hole, ses problèmes d’alcool, ses doutes et son regard pertinent et (presque) désabusé sur la société.
Alors il suffit de déguster Chasseurs de têtes, avant de réveillonner en tête à tête avec Harry, en guise de mise en bouche car on ne s’ennuie pas une seconde : Roger n’est-il pas le meilleur ?

Jo Nesbo, Le sauveur, Éd. Gallimard (Folio Policier), 2009
En plein hiver à Oslo, l’Armée du Salut met les bouchées doubles pour aider les exclus. Un concert de charité organisé en présence du Premier ministre tourne pourtant au drame lorsqu’un bénévole s’écroule, un petit trou bien net dans le front. Ex enfant soldat de Vukovar, héros de guerre qui slalomait la nuit entre les lignes serbes pour placer des bombes sous les chars, le tueur s’est enfui. Mais, bloqué à l’aéroport par une tempête de neige, ce spécialiste de l’élimination des criminels de guerre et des pédophiles réalise qu’il s’est trompé de cible et décide de rester pour achever son travail. Que sa véritable proie soit un membre influent de l’Armée du Salut, promis aux plus hautes fonctions, ne l’arrête pas. Il sait que l’habit ne fait pas toujours le moine. Tandis qu’Harry Hole entre à son tour dans la danse, le jeu sanglant du chat et de la souris ne fait que commencer…

Lire un interviou de Jo Nesbo

Pascal Dibie, Stéphane Martin, Tarzan ! , Éd. Somogy, Musée du quai Branly, 2009
A partir de l’œuvre d’Edgar Rice Burroughs, père fondateur du personnage de Tarzan en 1912, les déclinaisons du héros depuis un siècle sont présentées : bande dessinée, cinéma, affiches, figurines, disques et jeux. Des ethnologues, des historiens, des psychiatres et des sociolinguistes tentent de décrypter le mythe qu’incarne cette icône de l’imagerie populaire.
Depuis 1912, son fameux cri retentit dans la forêt africaine, repris en choeur sur tous les continents, dans les jungles urbaines ou les cours d’école.
« L’homme-singe », créé par Edgar Rice Burroughs, d’abord héros de roman, puis de cinéma et de bande dessinée, s’est définitivement élevé au rang de mythe.
Cet ouvrage, magnifiquement illustré, permet de le redécouvrir, éclairé par l’histoire, l’ethnologie, la linguistique, la psychanalyse et la critique de cinéma.
Hommages d’illustrateurs contemporains, planches originales de Hal Foster ou encore de Burne Hogarth, photographies et photogrammes des acteurs cultes - Johnny Weissmuller en tête -, c’est tout l’univers de Tarzan, Jane et Cheeta, rassemblé en un volume.
Tarzan, fils et défenseur de la nature, prouve qu’il est plus que jamais un héros d’actualité !

En savoir + sur l’expo Tarzan

Spécial détente : écouter le (vrai) cri de Tarzan !

Un peu d’humour : Tarzan pastiche…

Breyten Breytenbach, Le Monde du milieu, Éd. Actes Sud, (Lettres africaines), 2009
Regard d’un poète engagé sur le monde et ses dérives, sur son pays l’Afrique du Sud, dans sa nouvelle actualité, sur le continent africain et son devenir.
ce recueil de quinze textes est un cri, un appel à la réflexion, à la remise en question, une invitation à la rigueur et à la vigilance. Ce livre tend un miroir accusateur à ceux qui écrasent, pillent ou utilisent le continent africain clans l’indifférence ou le silence complice ; il interroge sur la place de l’artiste et sur ce qu’il advient de l’imaginaire clans ce continent si terriblement désespéré, et parfois si désespérant.
Évoquant, tour à tour, son identité afrikaner ou ses souvenirs de prison, sa fervente admiration pour Mahmoud Darwich ou la mort des clandestins sur le chemin de l’exil, dénonçant la terrible responsabilité de Sharon et de Bush au Moyen-Orient, ou esquissant un rapprochement entre Nelson Mandela et Barack Obama, Breyten Breytenbach nous entraîne à travers les interstices du monde. Il nous invite à la rencontre de tous ceux qui, par leurs idées, leurs itinéraires, leurs choix, se sont arrachés à leur contexte premier pour accéder à un autre point de vue, pour créer une autre sphère de réflexion.
Et c’est ainsi qu’il révèle ce “Monde du milieu” tout en nuances, différences, altérités, toujours en marge, et pourtant essentiel, où se retrouvent, en un fabuleux cortège d’intelligences, de nombreux artistes et intellectuels, de tous temps et de tous lieux.

En savoir + sur Breyten Breytenbach

« mes mots ne cracheront plus
sur la crasse du mensonge
mes pas ne connaîtront plus
le chemin de l’exil »

Extrait d’un précédent receuil :

La voix du silence

Silence ! les mots insolites et bruyants
Cessez donc de vociférer
Silence ! vous dérangez la nuit
Qui s’endort épuisé aux pieds des misérables
Et l’aube que vous réveillez
Les yeux rouges d’insomnie
Silence ! les morts se reposent
Au fond de leurs ténèbres, assourdis
Par le crissement des dents carnassières
Silence ! les esprits sont épouvantés
Par vos bruits étranges
Ils harcèlent la nuit éveillée
Qui les empêche de se montrer
Silence ! je dois me concentrer
Pour comprendre vos complaintes.

En savoir +: Anissa Mohammedi

Il n’y a pas si longtemps trouver des livres jeunesse édités en Afrique relevait du parcourt du combattant. Aujourd’hui, grâce à l’heureuse initiative de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, cela devient très simple : il suffit de faire son choix dans le catalogue A la découverte de la littérature jeunesse africaine et d’envoyer sa commande, que l’on soit un particulier ou une bibliothèque.
On peut y trouver des ouvrages “de qualité, colorés, parfois bilingues, aux personnages attachants et aux aventures extraordinaires, qui vous
entraîneront vers d’enrichissantes découvertes, ayant pour décor les paysages africains et le quotidien de leurs habitants. Laissez vous envoûter par les contes, les légendes et les mythiques épopées. Il y a tant de mondes à explorer, rêver et inventer dansla littérature jeunesse africaine.”
Les ouvrages présentés dans ce catalogue sont une sélection de titres destinés à la jeunesse. Ils sont publiés en Afrique, par des éditeurs africains.
La réalisation de ce catalogue et la diffusion des ouvrages du Sud au Nord est à l’initiative de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.
Les ouvrages sont commercialisés par l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, il faut donc passer par l’Alliance pour toute commande : soit par téléphone au +33 (0)1 43 14 73 66, soit par email : lhugues@alliance-editeurs.org

Découvrir le catalogue

Évariste Parny, Chansons madécasses, Éd. opoto, 2009
Cette édition s’orne d’une somptueuse couverture réalisée par Éric Warnauts et Guy Raives. On peut découvrir le cheminement de leur travail, du crayonné à la couverture finale, sur leur blog et découvrir en même temps leur univers graphique.
Évariste Désiré de Forges (1753-1814) Né à la Réunion, a été militaire avant de devenir écrivain. C’est en Inde qu’il écrit ces poèmes qui sont d’une étonnante modernité. Ils sont parmi les premiers poèmes en prose de la littérature française. Et, surtout, ils proposent le regard des Malgaches (les «Madécasses») sur les Blancs : Méfiez-vous des blancs, habitants du rivage. Du temps de nos pères, des blancs descendirent dans cette île. On leur dit : Voilà des terres, que vos femmes les cultivent ; soyez justes, soyez bons, et devenez nos frères. Les blancs promirent, et cependant ils faisaient des retranchements. Un fort menaçant s’éleva ; le tonnerre fut renfermé dans des bouches d’airain ; leurs prêtres voulurent nous donner un Dieu que nous ne connaissons pas ; ils parlèrent enfin d’obéissance et d’esclavage.
Parny était farouchement opposé à l’esclavage et à la colonisation. Jouant aussi de la supercherie, il présente ces textes comme une traduction en français, ce qu’ils ne sont pas : il en est bien l’auteur. Les surréalistes ont vu en ces chansons comme une lointaine ascendance.
A l’heure où certains veulent confiner l’homme africain dans une non histoire, il est salutaire de constater qu’il y a plus de 200 ans Évariste Parny se méfiait des “bien faits” de la colonisation.
Les Chansons madécasses sont disponibles, gratuitement (pour l’instant avec l’ancienne couverture), dans la bibliothèque numérique d’opoto. Et fin juin dans toutes les (bonnes) librairies pour quelques euros.

Fernando d’Alméida, L’évangile du coït, Éd. opoto, 2009
Fernando d’Alméida revient sur la poérotique. Dans la bibliothèque numérique on peut découvrir ses réflexions sur le sujet (de la poérotique). Aujourd’hui il nous propose des textes, écrits entre Douala et Montréal avec une escale à Paris.
Actuellement à l’imprimerie le livre paraitra le 15 juin et sera disponible dans toutes les bonnes librairies (bon, s’il n’est pas sur la table de votre libraire il peut aussi faire l’effort de le commander).

Doublement africain par ses origines béninoises et camerounaises, Fernando d’Alméida est également d’ascendance noire brésilienne.
Il est considéré comme le poète le plus décisif, le plus accompli du Cameroun et l’un des meilleurs de la francophonie littéraire africaine.
Premier africain lauréat du Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor en 2008 décerné par la Maison africaine de poésie internationale, d’Alméida est universitaire. Il enseigne les littératures française, belge et québécoise à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines à l’Université de Douala.
L’évangile du coït a été écrit lors de son dernier séjour au Québec.

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