jeu 25 juin 2009
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Posted by Bruno under Actualité
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Une fois n’est pas coutume, alors voici quelques documentaires qui me semblent passionnants pour aborder l’histoire de l’Afrique depuis l’esclavage et la colonisation jusqu’aux jours actuels.
Ernesto Che Guevara, Journal du Congo : souvenirs de la guerre révolutionnaire, Éd. Mille et une nuits (Essai), 2009
A la tête d’un groupe de révolutionnaires cubains, Ernesto Che Guevara arrive au Congo après l’assassinat de Patrice Lumumba pour aider le mouvement de libération à combattre le régime mis en place par les puissances coloniales. Mais la situation congolaise met en échec les stratégies du Che, qui fait dans ce journal une analyse lucide de son expérience et de la réalité africaine.
« Ceci est l’histoire d’un échec. [...] Lorsque nous sommes arrivés sur le territoire congolais, la Révolution était dans une période de récession ; ensuite sont survenus des épisodes qui allaient entraîner sa régression définitive ; pour le moment, du moins, et sur cette scène de l’immense terrain de lutte qu’est le Congo. Le plus intéressant ici n’est pas l’histoire de la décomposition de la Révolution congolaise [...], mais le processus de décomposition de notre moral de combattants, car l’expérience dont nous avons été les pionniers ne doit pas être perdue pour les autres et l’initiative de l’Armée prolétaire internationale ne doit pas succomber au premier échec. »
À l’aube du 24 avril 1965, Ernesto « Che » Guevara traverse le lac Tanganyika avec une dizaine de révolutionnaires cubains et accoste sur la rive congolaise. Dans la clandestinité, « Tatu » - c’est son nom au Congo - vient soutenir le Mouvement de libération, après la mort de Lumumba, mené notamment par Laurent-Désiré Kabila. Désorganisation, indiscipline et désertions au sein de l’Armée de libération, zizanie entre les chefs, barrière de langues… c’est une défaite cuisante. Guevara renoncera à l’Afrique pour porter sa dernière guérilla, en 1966, en Amérique du Sud, en Bolivie.
Marcel Dorigny, Max-Jean Zins, Daniel Voguet, Les traites négrières coloniales : histoire d’un crime, Éd. Cercle d’art, 2009
Issus d’une conférence internationale organisée à Dakar et Gorée fin 2007, ces textes ont pour objectif principal de croiser les regards portés sur la traite négrière et l’esclavage de part et d’autres des trois faces du triangle qui a lié les côtes européennes, africaines et américaines.
Très richement illustré de plus de 130 documents historiques et artistiques, cet ouvrage propose les analyses neuves des circonstances de la traite négrière et de l’esclavage. En un peu plus de trois siècles, 12 millions d’Africains ont été déportés aux Amériques et dans les îles de l’océan Indien. Le monde d’aujourd’hui, métissé et mêlé, porte la trace ce drame historique.
Alors que notre société a encore les plus grandes difficultés à intégrer la connaissance et la mémoire de l’esclavage dans son histoire nationale, allant jusqu’à la refouler dans une «mémoire communautaire», voire «ethnique», ce livre publie les travaux des chercheurs historiens sur les thèmes des traites, esclavages, résistances, abolitions, mémoires, et de leur enseignement.
L’ouvrage réunit les textes débattus lors de la rencontre organisée à Dakar et à Gorée (l’île aux Esclaves) à la fin de l’année 2007. Cette conférence internationale, organisée à l’initiative de l’ADEN, Association de descendants d’esclaves noirs et de leurs amis, avait pour objectif principal de croiser regards et sensibilités des trois continents du triangle infernal : Europe, Afrique, Amériques.
Colette Braeckman, Les nouveaux prédateurs : politique des puissances en Afrique centrale, Éd. Aden, Bruxelles, 2009
Bilan de la situation politique de la République démocratique du Congo et de ses voisins. La politologue, spécialiste des relations internationales en Afrique, évalue l’impact de l’intérêt que l’Europe et les Etats-Unis portent à cette région au sous-sol riche en minerais rares et en pétrole.
Quatrième de couverture
Le temps viendra-t-il où le Congo surmontera la malédiction de ses richesses ?
La dictature de Mobutu avait été un frein à l’exploitation du cobalt, de l’or, du diamant : pour les prédateurs, il était urgent d’ouvrir les immenses réserves congolaises aux prospecteurs et aux aventuriers. Dans le même temps, les pays voisins - Rwanda, Ouganda, Zimbabwe - rêvaient de bâtir leur développement sur les ressources puisées chez leur voisin. Mais Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu, qui aurait dû être le fondé de pouvoir de ce vaste projet régional, ne tarda pas à renier ses promesses. Telle fut la raison profonde de l’éclatement du conflit. Depuis l’assassinat de Kabila, en janvier 2001, l’équation a changé : au nom de l’ouverture, le pays s’est soumis aux institutions financières internationales, les promesses d’assistance se sont multipliées, les prédateurs ont subi de fortes pressions. Car, après le 11 septembre, il importe que l’ordre règne dans les banlieues du monde, et les grandes puissances - États-Unis, France, Grande-Bretagne - s’y emploient. Mais si les rôles ont été redistribués, si de nouveaux acteurs sont apparus, les ambitions demeurent, et les intérêts des populations continuent de passer au second plan. Les accords de paix de Sun City ont ouvert la voie aux élections démocratiques, que le peuple congolais attendait depuis si longtemps. Mais c’est une autre histoire qui s’est imposée et que nous décode ici Colette Braeckman, jusqu’aux derniers rebondissements de janvier 2009.
Henri Brunschwig, Le partage de l’Afrique noire, Éd.Flammarion (champs), 2009
Le partage du continent a commencé au début du XIXe siècle, avec la longue rivalité franco-britannique qui culmina à Fachoda en 1898. Deux autres pays intervinrent : la Belgique et l’Allemagne. Un résumé de cette période cruciale de l’histoire africaine.
Il y a partage d’une contrée lorsque plusieurs puissances étrangères se mettent d’accord pour la placer, entièrement ou partiellement, sous leur souveraineté. Cela suppose donc des rivalités et des négociations entre les partageants, et l’incapacité de résister de la part du partagé. De semblables conditions n’ont été que tardivement réalisées en Afrique noire. Ce partage a été commencé au début du XIXe siècle, par une longue rivalité franco-britannique qui culmina à Fachoda en 1898. Léopold II de Belgique intervint également dans les affaires africaines à partir de 1879, ainsi que l’Allemagne de Bismarck en 1884. La notion de sphère d’influence apparut alors dans les documents officiels et facilita le dépècement.
Les Africains subirent ce partage dont le résultat a été l’accélération brutale d’une évolution qui les orientait vers une participation plus étroite à l’élaboration d’une civilisation mondiale. Ils perdirent le contrôle de leur propre culture et furent cruellement traumatisés par la domination de l’impérialisme.
Françoise Spiekermeier, Dr Mo, Éd. J. Di Sciullo éditeur (Photovérité), 2009
Ce documentaire photographique, réalisé par F. Spiekermeier, anthropologue et grand reporter, rend hommage au philanthrope, le docteur Mo, qui fait régner la paix et la bonne gouvernance en Afrique, au Mozambique en particulier.
« Je suis l’un d’entre eux : je n’ai aucun pouvoir, je n’ai pas d’armée, je n’ai pas de tanks, je n’ai pas de police, pas d’hélicoptères - Je n’ai que des mots. » Dr. Mo











