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Tristesse. Le poète du Wouri, Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor de la Maison africaine de la poésie internationale 2008, pilier de l’école de Douala et de la poérotique, nous a quitté brutalement.

« Je ne parle que de cela qui est poème
Attente fiévreuse du mot et de la chose
Car ici je n’ai tendu la main
Qu’à cette inconnue que tu nommes
Poésie
».

fernandofacFernando d’Almeida, né en 1955 à Douala (Cameroun) d’une mère camerounaise et d’un père dahoméen (béninois) d’ascendance noire brésilienne, d’où son nom à consonances portugaises, était Docteur ès lettres de l’Université Paris-Sorbonne, journaliste, conférencier, critique littéraire, mais surtout poète. Sans doute l’un des plus décisif, des plus accompli du Cameroun et l’un des meilleurs de la francophonie littéraire africaine. Premier africain lauréat du Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor en 2008, décerné par la Maison africaine de poésie internationale (MAPI).

Auteur de nombreux recueils de poèmes on peut pour faire plus ample connaissance se reporter aux archives d’opoto et bien sûr sur le site du poète camerounais Anne Cillon Perri.

François Hollande a déclaré que « la République reconnaît avec lucidité » la répression « sanglante » de la manifestation d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961. Des « Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression », a déclaré le président français. « La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes », a-t-il ajouté, à l’occasion du 51ème anniversaire de ces évènements. Il était temps !

Mehdi Lallaoui, Une nuit d’octobre, éd. Alternatives, 2001

 » Je me souviens d’un mauvais rêve où je voyais des hommes voler dans les airs. Nous étions en train de traverser le pont de Neuilly. Plus tard, au même endroit, les images de ce cauchemar me sont revenues. Les hommes que je voyais voler avaient le visage déformé par la peur. Ils ne volaient pas, ils tombaient tout habillés dans la Seine. Mon père a attendu que je devienne un homme pour me parler de cette histoire. Il ne voulait pas me voir supporter les mauvaises choses de la vie… L’humiliation. Lui, en a réchappé et moi, quand je pense à ça, les larmes me viennent. Par une sorte de filiation, je me sens pareil à un survivant, un rescapé de cette nuit-là.  » En février 1999, l’ancien préfet de police de la Seine poursuit en diffamation un écrivain. Ce dernier l’accuse d’avoir couvert des assassinats lors de la manifestation des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris. Durant le procès, un petit groupe d’amis très hétéroclites mais unis dans la recherche de la vérité va se mettre en quête de témoins et de preuves afin d’établir définitivement la réalité des faits. Réalité que nie toujours l’ancien préfet. Ce procès sera l’occasion de croiser des personnages d’âges et de destins différents mais liés par cette tragique nuit d’octobre.

Leïla Sebbar, La Seine était rouge, éd. Actes Sud (Babel), 2009

Paris, 17 octobre 1961. La fin de la guerre d’Algérie est proche. En réponse au couvre-feu imposé aux Algériens par Maurice Papon, alors préfet de police, le FLN organise à Paris une manifestation pacifique. La police charge : violences, arrestations massives, matraquages, meurtres, Algériens jetés dans la Seine. Nanterre, 1996. Amel a seize ans. Elle entend parfois sa mère et sa grand-mère discuter de choses graves dans une langue, l’arabe, qu’elle comprend mal. Quand elle pose des questions, les femmes se dérobent. Avec Omer, journaliste algérien réfugié, et grâce au film documentaire de Louis, fils d’une Française ayant adopté la cause algérienne, elle cherche à comprendre. Roman polyphonique dense, essentiel, poignant, La Seine était rouge lève le voile de l’oubli sur l’une des pages les plus douloureuses de l’histoire de la France contemporaine.

Didier Daeninckx, Mako, Octobre noir, éd. AD Libris, 2011

Paris 1961. Vincent est un jeune chanteur dans un groupe de rock, Les Gold Star, côté scène. Dans le privé Vincent s’appelle Mohand, il est Algérien dans la France des « Événements d’Algérie ». Le soir du 17 octobre, son groupe participe à un tremplin rock donnant accès au gagnant à la scène réputée de l’Olympia. Mohand, partagé entre son envie de participer au concert et sa volonté de soutenir son peuple en manifestant à l’appel du FLN, il rejoint finalement son groupe au Golf Drouot.
En sortant du concert il découvre un Paris en guerre. De retour chez lui, il apprend que sa sœur Khelloudja a disparu. Commence alors une quête qui révèlera la violence de la répression de la manifestation. Le 17 octobre 1961, à l’appel du FLN une manifestation pacifique est organisée pour protester contre le couvre-feu discriminatoire instauré par le Préfet de police Maurice Papon. Les forces de l’ordre dispersent très violemment cette manifestation: Selon les historiens, on compte aux alentours de 100 à 200 morts et disparus et 2300 blessés.

Ahmed Kalouaz, Les fantômes d’octobre, éd. Oskar, 2011

Ce roman nous plonge dans les événements du 17 octobre 1961. Lors d’une manifestation non-violente organisée à l’appel de la Fédération de France du FLN pour protester contre un couvre-feu discriminatoire et réclamer l’indépendance de l’Algérie, des dizaines de centaines d’Algériens ont été assassinés à Paris par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs sous l’autorité du préfet de Police de l’époque, Maurice Papon.
Au travers de l’histoire d’une famille algérienne, nous découvrons la vérité sur cette terrible journée…

Didier Daeninckx, Meutres pour mémoire, éd. Gallimard (folio policier), 1998

Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s’oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit prof d’histoire, a le tort de passer trop près de la manifestation qui fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait jamais sortie de l’ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s’était fait truffer de plomb, à Toulouse.

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Pour en savoir + :

Jean-Luc Einaudi, La bataille de Paris : 17 octobre 1961, éd. Seuil (Points), 2001

Le mardi 17 octobre 1961, à l’appel du FLN, les Algériens de la région parisienne tentent de manifester contre le couvre-feu décrété douze jours plus tôt par le préfet de police, Maurice Papon. La répression sera atroce : plusieurs dizaines de morts cette nuit-là et les jours suivants… Le communiqué officiel de la préfecture de police ne fera état que de deux morts. Ce livre raconte l’histoire de ce massacre perpétré en plein de cœur de Paris. Un massacre oublié pendant des décennies, refoulé par la conscience collective, étouffé par le gouvernement… Le dossier complet de l’une des pages les plus sombres de l’histoire de la Ve République.

Récits, fictions, documentaires, témoignent ici de l’horreur dans laquelle un continent surnage. Pas la peine d’en rajouter les textes suffisent amplement. Restent à ne pas se tromper et d’être bien conscient des responsabilités de chacun. (image tirée du film Johnny mad dog lui même adapté du roman d’Emmanuel Dongala : Johnny chien méchant. Découvrir le site de la fondation Johnny mad dog).

Ryszard Kapuscinski, D’une guerre l’autre : Angola, 1975, Éd. Flammarion, 2011
Angola, 1975.
Au lendemain de l’indépendance accordée par le Portugal, le pays s’enfonce dans la guerre civile. Une guerre sale, opiniâtre et cruelle, qui met aux prises plusieurs partis de libération, armés jusqu’aux dents. Chacun est l’ennemi de chacun, personne ne sait qui va mourir, entre les mains de qui, quand et où. Ni pourquoi. Dans cet enfer, inaccessible de l’extérieur, un témoin de l’intérieur raconte : l’écrivain reporter Ryszard Kapuscinski, correspondant de l’agence de presse polonaise, installé d’abord à Luanda, comme un prisonnier dans une ville assiégée, puis naviguant au péril de sa vie entre les différents fronts d’une guérilla sans nom.
Avant la réflexion sur les mécanismes du pouvoir qui nourrira Le Négus et Le Shah, Kapuscinski nous livre ici son récit le plus personnel et le plus attachant, en spectateur effaré de l’agonie d’une ville abandonnée aux chiens errants et d’un conflit absurde. Un conflit de bric et de broc où les soldats sont des enfants mais où l’on meurt pour de vrai.

Junior Nzita, Si ma vie d’enfant soldat pouvait être racontée, Éd.Persée, 2012
« Au moment où le chauffeur démarra, notre camarade était encore au sol, tenant avec ses deux mains la ridelle du véhicule pour monter.
J’ai essayé de l’attraper par les deux mains pour le tirer parmi nous. Les rebelles, nous voyant, ont tiré une roquette qui le toucha au niveau de la hanche et… le fendit en deux. A bord du véhicule, je suis resté avec la partie supérieure de son corps, c’est-à-dire la tête, les mains et le tronc… Lorsque le chauffeur s’est arrêté, nous sommes descendus avec les parties du corps de notre compagnon et les avons emballées dans un sachet que nous avons jeté en pleine brousse.
J’avais à peine 13 ans, c’était vraiment horrible ! J’ai même failli craquer ; toutefois, j’ai fait un effort pour me consoler et implorer le Bon Dieu d’agir tel qu’il l’avait fait avec David devant Goliath… ». Terrible témoignage d’un enfant soldat.

Esther Mujawayo, Souâd Belhaddad, SurVivantes : édition revue et augmentée, Éd. Métis Presses (Imprescriptible), 2011
Génocide : comment cela peut-il arriver ? Et si on en réchappe, comment peut-on y survivre ? A travers le destin d’Esther, Rwandaise, Tutsi, c’est le destin collectif de tout le Rwanda qui nous est dévoilé.
Esther, fille de pasteur, sociologue, mariée, mère de trois filles, échappe à la tuerie avec ses enfants alors que sa famille et celle de son mari – lui compris – sont décimées. Pour ces femmes et ces enfants qui ont survécu comme elle, Esther a repris ses études. Aujourd’hui, elle poursuit inlassablement sa mission de thérapeute spécialisée dans les traumatismes psychiques d’après-génocide. Extraordinairement forte, belle, lumineuse, vivante, Esther raconte son parcours -depuis sa naissance dans un village tutsi jusqu’à sa vie actuelle, en Allemagne.
Si nous serrons les poings d’incompréhension devant les horreurs que l’homme peut imposer à l’homme, jamais Esther ne nous laissera tomber dans le pathos.

Léonard Vincent, Les Erythréens, Éd. Rivages, 2012
C’est une contrée qui borde la mer Rouge.
Au nord le Soudan, au sud l’Éthiopie. À première vue, le bout du monde parfait. Mais Issaias Afeworki règne sur ce pays, l’Érythrée, depuis vingt ans. Après avoir conduit la guerre d’indépendance, l’homme s’est mué en dictateur alcoolique et paranoïaque. Il dirige son État comme une caserne. Chaque parcelle est verrouillée, la police est omniprésente, les prisons sont pleines. Tous cherchent à s’enfuir.
Grâce aux trafiquants et quelques centaines de dollars économisés au fil du temps, certains y parviennent. Pour la première fois, dans ce récit d’une grande justesse, les Érythréens ont la parole. Ils lèvent le voile sur un peuple pris en otage. En attendant le jour de la délivrance.

Les frustrations et la misère bousculent les tyrans du nord de l’Afrique et donnent envie de voir ces mouvements gagner le continent et se propager dans le vaste monde.
Cinq livres, un par pays, parmi tant d’autres éclairent ces événements qui n’ont rien de spontanés mais prennent racines dans des décennies d’exploitation.

« Je suis peuple, peuple innombrable,
J’ai dans ma voix la force pure,
Pour traverser le silence
Et germer dans les ténèbres ».
Pablo Néruda, Chant général, Éd. Gallimard (poésie n°182)

Naguib Mahfouz, Karnak café, Éd. Actes Sud, 2010
Le Caire, vers le milieu des années 1960.
Au café Al-Karnak que gère une ancienne danseuse, le narrateur fait connaissance avec trois étudiants, Hilmi, Ismaïl et Zaynab. Le premier est l’amant de la gérante, et les deux autres, amis d’enfance, s’aiment tendrement. Tous les trois se considèrent comme des enfants de la révolution de 1952 et défendent ardemment ses principes et ses réalisations. Mais un jour ils cessent de fréquenter le café et, à leur retour, les clients apprennent qu’ils ont été arrêtés par la police politique qui les suspectait, contre toute évidence, d’appartenir au mouvement des Frères musulmans.
Déjà ébranlés dans leurs certitudes, ils sont encore arrêtés à deux reprises sous d’autres prétextes fallacieux. L’un d’eux, Hilmi, meurt en prison tandis que Zaynab et Ismaïl en sortent comme des loques humaines. Surviennent alors, en juin 1967, la guerre contre Israël et la cuisante défaite de l’armée égyptienne… Écrit en 1971 et publié en 1974, ce roman a eu un grand retentissement, et le film qui en a été tiré, avec à l’affiche les plus grandes vedettes du cinéma égyptien, a longtemps été censuré à la télévision.
Mahfouz y fait preuve de son habituel talent de conteur, faisant du petit café le microcosme d’une Égypte en train de perdre ses repères.

En savoir +

Taoufik Ben Brik, Ben Brik président, Éd. Exils, 2003
 » Gourmand du pouvoir, je le fus aussi de tout ce que le palais pouvait offrir : je deviens un pillard, discret mais prompt à remplir sa besace, champion dans l’art de la rapine.
Mes poches étaient déformées par le poids des argenteries, montres suisses, stylos en or et pochettes de soie. Un Jean Valjean de passage. Je suis… Je suis… Je suis EL PRESIDENT  » Ceci est un livre de combat, à la fois baroque et direct. Sa cible ? Le président tunisien Ben Ali qui, le 26 mai 2002, a obtenu par référendum de modifier la Constitution afin de rester à la tête du pays pendant de longues années encore.
Ben Ali, président à vie, ou Ben Avi, le  » tyranneau de Carthage « … Face à cette situation, qui réduit à néant les espoirs de l’opposition tunisienne, Taoufik Ben Brik invente une fable, à la fois burlesque et tragique. Il décide que, pourquoi pas, lui-même sera Président, élu en 2004 pour une centaine d’années. Ainsi le livre entremêle-t-il les exploits de Ben Brik au palais et ceux de son prédécesseur, des virées de journaliste dans les recoins du pays, et l’écho de la souffrance muette du peuple.
Un récit politique donc, écrit avec les armes de la poésie.

Hisham Matar, Au pays des hommes, Éd. Denoël, 2007
Tripoli, 1979.
La société libyenne étouffe sous le régime autoritaire du colonel Kadhafi mais le jeune Suleiman, neuf ans, a bien d’autres soucis : il s’ennuie sous l’écrasante chaleur estivale. Son père est absent, on le dit en voyage d’affaires. Sa mère, adorée, crainte, erre dans la demeure, de plus en plus souvent ivre, et délire jusqu’à épuisement. Tout est murmure, tout est secret, tout est hostilité. Mais bientôt le monde du petit Suleiman bascule : en plein centre-ville, un matin, il aperçoit Baba, son père, caché derrière d’épaisses lunettes noires.
Pas un signe, pas un geste, l’homme les ignore, sa mère et lui. Subtilement, la peur et le doute s’installent dans la vie de Suleiman. Qui sont ces hommes en armes qui viennent fouiller la maison ? Pourquoi le père de Karim, son meilleur ami, est-il emmené par la police ? Comment se fait-il que sa mère brûle un à un les livres de la bibliothèque, jusqu’alors véritable trésor familial ? Un livre puissant et juste sur la fin de l’enfance et l’horreur de la répression politique.
Hisham Matar est né à New York de parents libyens. Il a passé une partie de son enfance à Tripoli puis au Caire. Venu suivre des études à Londres, il apprend en 1990 l’enlèvement puis le rapatriement de force de son père dans les geôles libyennes : il n’a aucune nouvelle de lui depuis 1995. Au pays des hommes, son premier roman, figurait dans la dernière sélection du prestigieux Booker Prize.

Rachid Mimouni, Une peine à vivre, Éd. Pocket, 1993
Face au peloton d’exécution, le dictateur attend la mort.
Tandis que les soldats épaulent leurs fusils, l’homme se souvient… De son enfance misérable; de son engagement dans l’armée; de son absence de scrupules et d’humanité; du putsch sanglant qui fit de lui le maître absolu… Il se souvient surtout de la seule femme qu’il ait aimée et qui a mystérieusement disparu. Dans quelques instants, les balles traverseront sa poitrine et il sourit… Étrange itinéraire d’un dictateur amoureux qui courut à sa perte pour avoir été confronté à un dilemme terriblement humain : l’amour ou le pouvoir…

En savoir +

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Fouad Laroui, Le jour où Malika ne s’est pas mariée, Éd. Julliard, 2009
Qu’ils soient restés au pays ou partis à l’étranger, les jeunes Marocains, déchirés entre traditions et modernité, sont mal dans leur peau. Dans ces nouvelles tragiques ou cocasses, Fouad Laroui met en lumière le dur combat qu’ils doivent mener pour que leurs rêves d’émancipation ne soient pas broyés sous la chape de plomb de la réalité.
À Casablanca, par une chaleur écrasante, un groupe de jeunes gens désœuvrés refait le monde à la terrasse du café de l’Univers. La moindre rencontre – un passant excentrique, un touriste égaré – est prétexte aux échanges de palabres, souvenirs réels ou légendes colportées. Un dispositif narratif astucieux d’où va naître une série de récits pétris d’humour et d’autodérision, reflétant les aspirations profondes des jeunes Marocains.  Au Maroc comme ici, les causeries intellectuelles au café du coin sont de tradition séculaire. Empruntant au conte philosophique le ton de la critique faussement candide, les narrateurs attablés interrogent avec drôlerie la morale de chaque anecdote relatée. Et s’aperçoivent que là où règnent l’injustice et le non-sens, seuls l’art et le plaisir de raconter des histoires peuvent encore ordonner le monde.
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Sherko Fatah, Le navire obscur, Éd. Métailié (bibliothèque allemande), 2011

Il est des lectures dont on ne sort pas indemne. Des lectures qui questionnent le monde, au delà de l’ histoire, pourtant tragique, des personnages.
Dans le navire obscur il est question d’enfermement.
Kerim est un jeune kurde d’Irak ; il n’a d’ailleurs pas de nom de famille, c’est vous, c’est moi.
Il est un peu universel : on pourrait le rencontrer partout où l’horreur de la guerre déverse ses flots d’injustices : chez Ahmadou Kourouma ou Manuel Dongala, en Afrique, chez Jean Hougron ou Denis Jonhson en Asie, chez Daniel Chavarria ou Rolo Diez an Amérique du Sud…Balloté entre deux eaux, subissant sans pouvoir tenir le gouvernail.
Kerim traverse sa courte vie en tenant la mort à la main. De son enfance à sa vie de jeune homme c’est une compagne qui ravi ses proches, son univers et son futur.
Il surnage, se demandant si un ailleurs est possible.
Son existence  est une succession d’épreuves douloureuses qu’il subi porté par le hasard des rencontres, des montagnes poussiéreuses du Kurdistan à une ville Allemande humide.
Peut de rayons de soleil dans ce parcourt. Peut-être son professeur d’anglais qu’il réussira à épargner alors que les barbus lui ordonnent de le tuer : il s’en sortira par un mensonge. Peut-être Sonja qui l’initie aux délices du désir et de la volupté. Pourtant c’est plutôt la compagnie d’un religieux qu’il recherche, béquille d’une quête spirituelle pour un jeune homme solitaire. Plutôt que d’aller de l’avant Kerim s’enfonce dans une lente descente aux enfers, tiraillé entre une vie à vivre et le dévouement aveugle à une cause.
Tenté par sa nouvelle vie et bridé par son passé, Kerim est un résumé d’une jeunesse perdue : tout à tour enrôlé chez les fous de Dieu, passager clandestin sur un cargo, naufragé sur une île déserte, demandeur d’asile en Europe. Un destin banal pour des centaines de milliers de migrants fuyant la violence et la misère et désireux de trouver un refuge pour commencer à vivre ; enfin.
L’écriture de Sherko Fatah, sobre et précise, accentue la malaise : on sent Kerim pris ai piège. Malgré ses efforts pour évoluer, la lassitude le gagne. Il se résigne au fil des pages malgré notre envie de lecteur de le pousser en avant. S’en dégage une atmosphère pesante mais pas l’idée de refermer le livre et de l’abandonner dans un coin. Au contraire on dévore les pages à la recherche d’un fol espoir.
Mais le conte de fée n’a pas lieu. Kerim n’a plus son destin en main : d’autres vont tirer les ficelles. Il subit les événements plutôt qu’il ne les provoque, trouve refuge dans une foi moyenâgeuse et s’enferme peu à peu avec ses doutes.  Et c’est sans doute pour cela que Le navire obscur est un grand livre. Il parle de la vraie vie. Une fois le livre terminé persiste un sentiment d’injustice, une colère sourde : comment l’humanité peut-elle en arrivée là ?

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Critique dans le cadre de :

Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsitsa, Kamerun ! : Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), Éd. La découverte (cahiers libres), 2011
Pendant plus de quinze ans, de 1955 à 1971, la France a mené au Cameroun une guerre secrète.
Une guerre coloniale, puis néocoloniale, qui a fait des dizaines de milliers de victimes, peut-être bien davantage. Une guerre qui a littéralement disparu des histoires officielles. En France, où l’on enseigne toujours que la décolonisation de l’Afrique francophone a été exemplaire et pacifique. Comme au Cameroun, où beaucoup s’en souviennent tant elle a marqué la société, mais où, aujourd’hui encore, rares sont ceux qui osent en parler… C’est dire l’importance de ce livre, rigoureusement documenté, retraçant pour la première fois l’histoire de la guerre oubliée qui opposa les autorités françaises aux partisans de l’Union des populations du Cameroun (UPC), le parti indépendantiste de Ruben Um Nyobè, Félix Moumié et Ernest Ouandié, assassinés respectivement en 1958, 1960 et 1971.
Pendant quatre ans, les auteurs ont enquêté en France et au Cameroun. Ils ont recueilli des dizaines de témoignages inédits, de survivants des massacres comme d’anciens militaires. Dans les archives, ils ont consulté des milliers de documents et fait d’incroyables trouvailles. Ils montrent comment l’administration et l’armée françaises, avec leurs exécutants locaux, a mené pendant des années une contre-guérilla particulièrement sanglante : bombardement des populations, milices d’assassins, propagande, manipulation, torture généralisée, etc.
Des pratiques qui marqueront durablement le nouvel Etat camerounais. Cinquante ans après la pseudo-indépendance accordée au Cameroun le 1er janvier 1960, cette histoire est plus que jamais d’actualité. Car elle est aussi celle de la naissance de la Françafrique, fruit du consensus colonial de la IVe République, de François Mitterrand à Gaston Defferre, et de la diplomatie secrète de la Ve République, celle du général de Gaulle, de Pierre Messmer et de Jacques Foccart.
Issu de l’impitoyable répression des nationalistes, le régime de Yaoundé incarne en effet plus que tout autre Etat africain l’histoire de la Françafrique. Après vingt-cinq ans de règne du parti unique d’Ahmadou Ahidjo, puis vingt-cinq ans de déliquescence sous Paul Biya, le Cameroun attend encore une véritable indépendance.
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Patrick Pesnot, Monsieur X, Les dessous de la Françafrique, Nouveau Monde Éditions (Porc Epic), 2011
On ne touche pas à la Françafrique ! Aujourd’hui encore, alors que nos intérêts en Afrique sont de plus en plus menacés par la Chine, il ne fait pas bon critiquer les liens traditionnels qui unissent la France aux dirigeants de ses anciennes colonies. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Coopération, l’a appris à ses dépens : ayant osé mettre en cause la Françafrique, il a été remercié par Nicolas Sarkozy. Il en fut de même en 1981 lorsque Jean-Pierre Cot voulut profiter de l’élection de François Mitterrand pour établir des rapports moins ambigus avec les États francophones d’Afrique…
Depuis l’indépendance de ces pays, Paris n’a jamais cessé d’imposer sa tutelle pour préserver ses intérêts économiques et politiques (uranium nigérien, pétrole gabonais, cacao ivoirien…). Pour réaliser cette ambition, les gouvernements français successifs ont employé les moyens les plus retors : putschs, envois de mercenaires, accords secrets autorisant Paris à s’immiscer dans les affaires intérieures, constitutions de réseaux barbouzards, pressions économiques… Ces intrusions ont parfois donné lieu à des épisodes sanglants et à des massacres dans lesquels la responsabilité de la France est engagée.
Extrait :
Madagascar : le piège et l’horreur
Cent mille morts ! Cent mille personnes tuées sur ce qui était encore le sol français et par des soldats français ! Mais ce massacre est tout juste évoqué dans les livres d’histoire. Quelques lignes à peine. Passé sous silence. Relégué dans les coulisses de l’Histoire. Oubliés tous ces morts qui ne peuvent que déranger au pays des droits de l’homme. Et pourtant c’était hier en 1947. Mais loin, très loin de la métropole. Dans une colonie où l’on pouvait tuer impunément, sous les ordres de généraux français et sans même encourir la moindre réprimande d’un gouvernement qui regroupait alors des démocrates-chrétiens, des socialistes et des communistes.
C’était donc à Madagascar, la Grande Ile ou encore l’Ile Rouge, comme on l’appelle. Paris y a envoyé des troupes coloniales pour mater une insurrection indépendantiste qui a commencé par des tueries d’Européens. Pendant de longs mois, les rebelles subissent une répression très dure, impitoyable. Pourchassés, affamés, les insurgés finissent par se rendre les uns après les autres. Plusieurs d’entre eux sont jugés et condamnés à mort. Mais bien d’autres sont sommairement exécutés. Et les rares témoins font état de nombreuses exactions : tortures, villages détruits, etc. De nouveaux Oradour !
En 1948, l’affaire est entendue : les «événements de Madagascar», comme on dit pudiquement en métropole, ont vécu. C’est le haut-commissaire lui-même qui donne le chiffre de cent mille morts. Un Malgache sur quarante a donc été tué. Tandis que du côté des militaires et des colons, on recense cinq cent cinquante morts.
Aucun soldat, aucun policier, aucun fonctionnaire ne sera sanctionné, alors que le gouvernement était parfaitement informé de la situation sur le terrain. Mais le drame s’est déroulé dans la plus parfaite indifférence de la métropole. Le sort des Malgaches n’a guère ému une population mal informée et bien plus concernée par les restrictions de l’après-guerre et les nombreuses grèves suscitées par le parti communiste.

Catherine Coquery-Vidrovitch, Petite histoire de l’Afrique : L’Afrique au sud du Sahara, de la préhistoire à nos jours, Éd. La découverte, 2011
L’Afrique subsaharienne est le berceau de l’humanité, et son histoire la plus vieille du monde.
Ce petit livre, qui se destine à un public curieux mais non spécialiste, se nourrit d’un demi-siècle de travaux fondamentaux portant sur la question. Non seulement il fait le point sur une histoire au moins aussi variée et passionnante que les autres, mais il s’attache à déconstruire un à un les grands clichés qui continuent de nourrir les imaginaires occidentaux ; ceux qui font de l’Afrique un continent subalterne, à part, irrémédiablement à la traîne.
Or l’Afrique, depuis toujours, influe sur le reste du monde ; elle lui a fourni main-d’œuvre, or et matières premières, qui ont joué un rôle essentiel, aujourd’hui encore méconnu, dans la mondialisation économique. Elle a développé, au fil des siècles, un savoir parfaitement adapté à ses conditions environnementales, savoir qui fut taillé en pièces par l’extrême brutalité de la colonisation, pourtant si brève au regard de l’histoire longue.
Mais, si on lui a beaucoup pris, l’Afrique a aussi donné, avec une formidable vitalité. Cet ouvrage n’a pas pour objet de raconter l’histoire africaine dans le détail, mais il en dégage les étapes cruciales, en mettant en avant, pour chacune d’elles, quelques idées fondamentales et souvent neuves. L’objectif de ce livre est aussi, et surtout, d’aider à comprendre le présent et à en dégager des perspectives d’action pour l’avenir.
Lire un (large) extrait

Avant la sortie dans quelques jours (j’en parlerai tout bientôt) du nouveau roman de Benoît Kongbo voici deux titres que l’on peut acquérir (pas cher) et lire sur son ordinateur, son téléphone, sa liseuse…

Benoît Kongbo, Balenguindi, Éd. L’harmattan (Encres Noires), 2003
A travers ce recueil de nouvelles, l’on découvre la vie des Centrafricains, enfants de la rue, chasseurs, chercheurs de diamants, pêcheurs des rives de l’oubangui. Une vie où se mêlent étroitement modernité et tradition, réalité et mystères .
Ce recueil exprime aussi la révolte d’une jeunesse contre la corruption, contre la misère des enfants de la rue et contre certaines pratiques héritées du passé comme l’excision.

Lien de téléchargement

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) mâtiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…

Lien de téléchargement

Après les triomphes des années passées (Léonora Miano, Ahmadou Kourouma, Alain Mabanckou, Tierno Monénembo …), difficile de trouver un rayon de soleil africain pour égailler la grisaille des tristes prix médiatisés et vaguement littéraires de cet automne.
On trouve (quant même) un bout de l’Interallié qui a en plus le mérite de ne pas être nombrilique et le prix de flore au prometteur Abdellah Taïa. Ouf !

Jean-Michel Olivier,L’amour nègre, Éd. De Fallois, 2010
Dans son malheur, Adam a de la chance : né en Afrique, dans la misère, il a onze ans quand il est adopté par un couple de stars du cinéma. A Hollywood, il découvre le glamour et le désœuvrement. Les paradis artificiels. Mais Adam multiplie les bêtises. Pour le punir, on l’envoie chez Jack Malone, un acteur qui vante les mérites d’une capsule de café. Adam s’enfuit à nouveau et rencontre Gladys, fille et femme de banquier, qui l’attire en Suisse, où son destin s’accomplira.
A travers les cinq continents, L’Amour nègre explore les vertiges de la vie factice. On se délecte des tribulations d’un Candide africain confronté aux mille tentations du monde global : luxe et culture unique, bling-bling et dépression, matérialisme triomphant.
En savoir + : une belle petite critique bien léchée sur Fluctuat.net

Abdellah Taïa, Le jour du roi, Éd. Le Seuil, 2010

Nous sommes en 1987.
Dans un Maroc qui vit encore dans la peur, sur une route entre deux villes, Rabat et Salé, le roi Hassan II va passer. Perdus au milieu de la foule, deux amis, Omar et Khalid, un pauvre et un riche, l’attendent. Le riche a été choisi pour aller baiser la main du souverain. L’autre est jaloux. La guerre des classes est déclarée. Elle se terminera au milieu de la forêt, dans le sang.

Lire le premier chapitre du livre


Abdellah Taïa, Le Jour du Roi_Seuil

Hunter S. Thompson, Rhum express, Éd. Gallimard (Folio), 2010
L’avantage avec un livre de poche c’est que l’on peut le trimbaler par tout. Et cela tombe plutôt bien tant lorsque l’on commence rhum express on a qu’une envie : aller à tout prix jusqu’à la dernière goûte. Commencé au petit dej. et posé sur l’étagère du devoir accompli tard dans la soirée. Entre temps la lecture se fait à l’arrêt de bus, dans le bus, puis dans la rue jusqu’au bureau en évitant soigneusement les réverbères et autres panneaux indicateurs, véritables écueils pour les lecteurs inassouvi, la tête penchée dans la barrique. Une main étant occupée à tenir la livre, la pose du midi se résume à un casse-croute/café dans une salle de bar pleine de bruit à l’heure du coup de feu.
Apéro du soir oblige, devant la cheminée, on hume les mots d’Hunter S. Thompson, on déguste en rythme, on sirote à la santé du désespoir.
Bon, l’histoire est assez simple :  » Dans les années cinquante, Paul Kemp, jeune journaliste globe-trotteur, buveur de rhum confirmé et alter ego de l’auteur, quitte Greenwich Village pour Porto Rico où il a décroché un boulot de reporter au San Juan Daily News« .
Son monde tourne autour du journal. Un fortin peuplé de ratés, d’ambitieux, de parias, que seul le rhum réuni.
C’est une cuite de 300 pages qui attend le lecteur avec au final une mémorable gueule de bois : « j’ai surpris mon visage dans une glace : j’avais l’air sale et miteux. Un vagabond hâve aux yeux rouges. » (p. 26)
Tous les protagonistes, du chauffeur de taxi au bisenèsemane, du flic au pilote d’avion, du tenancier d’estaminet au patron d’hôtel, sont dépeints sans complaisance. Personne ne trouve grâce aux yeux de l’auteur. Pas même les touristes en goguette : « Pas une jeune dans le lot. Toutes étaient vêtues de robes cocktail sans manches qui les collaient comme des sacs poubelles. »(p. 30)
Entre Yeamon, viré du journal, qui chasse le poulet au harpon, Sala persécute par les enfants : « Ces petits cons trouvent que ma bagnole ressemble à un cafard […]. Je devrais en écraser quelques-uns. » (p. 75) et l’énigmatique Sanderson, affairiste sans scrupules, Kemp n’est pas loin du désespoir : « C’était peut-être qu’au cours de l’embuscade que le temps m’avait tendue, cette idée d’être un champion, fidèle monture sur laquelle je cavalais, avait reçu une balle perdue. »(p. 49)
Dans une île asservie, laboratoire du capitalisme (aujourd’hui, on dirait libéralisme) américain et de sa croisade anti-communiste, Kemp évolue entre bitures mémorables et baises pathétiques.
Kemp  a cependant le rhum lucide :  » Voilà, j’étais payé 25 dollars par jour pour bousiller le seul lieu au monde où j’avais éprouvé une certaine pais intérieure en l’espace de 10 ans. […] Et si j’étais là, c’était uniquement parce que je m’étais soûlé, fait arrêter et que j’étais devenu ainsi un pion dans une partie débile qui me dépassait. » (p. 217)
La paradisiaque triade rhum, sex & sun vire aux cuites permanentes, aux fêtes délirantes à la sexualité brutale : « On arrête pas de se bourrer et on enchaîne catastrophe sur catastrophe, de pire en pire.(p. 271). Une perdition, véritable fuite en avant tel que celle que l’on retrouve dans le roman Cinq matins de trop où l’australien Kenneth Cook nous fait vivre le cauchemar éveillé d’un jeune instituteur, qui devient peu à peu accro à l’alcool, au jeu, au sexe, à la violence, jusqu’à l’autodestruction.
Rhum express aurait pu être un livre culte, le roman d’une jeunesse désabusée, s’il avait trouvé un éditeur (courageux) dans les années 50. Au delà des personnages il montre une société qui se cherche dans un monde en évolution accélérée, des protagonistes avides de sensations fortes. Dix en plus tard Hunter S. Thompson aurait situé l’action sur l’île de Wight, Ten Years After ou Jimi Hendrix, aurait remplacé les rythmes caribéens, le cannabis le rhum ; mais Chenault se serait aussi débarrassée de sa culotte de soie.
Chenault.
C’est par elle que commence le livre et qu’il se fini.
Elle traverse le roman, entre pulsions et mauvais trips, et le cœur de Kemp.
Du « joli petit corps, tendu par une impatience qui trahissait une masse d’énergie refoulée » (p.22) jusqu’à son départ :  » On est deux âmes sœurs. On boira encore du rhum ensemble, on dansera tout nus. Viens me voir à New York. J’aurais deux ou trois surprises pour toi. » (p. 313).
Une fois le livre terminé il reste encore quelques rasades au fond du bouteillon : chose rare on se prend à replonger avec délice et gourmandise dans des passages hallucinés ! Comme cela, juste pour prolonger le plaisir et … l’ivresse.

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