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Festival littéraire accueilli à Arles en novembre 2013, Paroles Indigo est le premier rendez-vous des éditeurs arabes et africains et de leurs auteurs avec le grand public.
En proposant une programmation littéraire et ludique destinée aux familles, aux connaisseurs et aux professionnels du livre cette fête du livre arlésienne rassemble tous les publics.
En débats, lectures, contes, expositions, concerts, images, les langues se lient et se délient. Français, wolof, arabe, langue d’oc, bambara, peul… langues maternelles ou langues de vie, venues du Moyen-Orient, du Grand Sud de la Méditerranée ou d’Afrique jusque dans le sud de la France… les langues vont se parler, se chanter, se dire, se lire, se partager et dévoiler leur puissance poétique.

Pour organiser cette belle rencontre un petit coup de pouce serait le bien venu

Pas d’idées de cadeaux ? Et hop, voici la petite liste des préférés d’Opoto pour l’année 2011 : de bons moments de lecture en perspective. Bon Noël et joyeuse année. (image Warnauts et Raives)

BD
Brüno, Nury, Atar Gull ou le destin d’un esclave modèle, Éd. Dargaud, 2011
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Attilio Micheluzzi, Bab-el-Mandeb, Éd. Mosquito, 2010
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Polar
Taylor Stevens, Dernière piste, Éd. Presses de la Cité ( Sang d’encre), 2011
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Poésie
Fernando d’Almeida, L’ouvert de l’ultime : tombeau de Gatien Lapointe, Éd. L’écrit des fores, Éd. Henry, 2011
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Romans
Marc Trillard, Les mamiwatas, Éd. Actes sud, 2011
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Léonora Miano, Ces âmes chagrines, Éd. Plon, 2011
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Benoît Kongbo, C’est si triste de ne pouvoir te haïr, Éd. Opoto, 2011
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Sami Tchak, Al Capone le malien, Éd. Mercure de France (bleue), 2011
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Vécu
Lieve Joris, Ma cabine téléphonique africaine, Éd. Actes Sud, 2011
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La grande Dame nous a quitté. Merci. Merci pour tout.

Cesaria Evora, Appelez-moi Cize : Conversations avec Stéphane Boudsocq, Ed. City, 2009
Cesaria Evora, c’est un talent, une sincérité, l’ambassadrice d’un style musical et d’un peuple.
Cesaria, c’est une carrière et une vie que, pour la première fois, la chanteuse raconte. Elle se remémore ses années d’enfance au Cap-Vert dans les quartiers pauvres de la capitale. Sans fard, elle en évoque les moments difficiles, lorsqu’elle est placée chez des religieuses ou sa relation avec l’alcool. Avec la simplicité qui la caractérise, Cesaria raconte dans ces pages sa carrière musicale, ses succès immenses et sa philosophie d’une vie à la fois riche et simple.

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Sandrine Teixido, Cesaria Evora, Ed.Demi-Lune (Voix Du Monde), 2008
Cesaria EVORA est devenue une légende qui a fait connaître au monde entier la morna et la coladeira capverdiennes. Diva à la voix rauque et profonde dont la vie est tout droit sortie d’un roman, elle a souvent été comparée à Billie Holiday. Une enfance pauvre, un goût immodéré pour le cognac et le tabac, une vie passée à chanter dans les bars, une reconnaissance tardive à la cinquantaine et une authenticité intacte : tels sont les attributs d’une chanteuse hors norme aujourd’hui acclamée par le public international. Grâce à elle un engouement s’est créé pour la musique capverdienne riche de nouveaux talents.
L’auteur retrace les différents moments de la vie de «Cize», l’ambiance des bars de Mindelo, l’activité du port, les aléas d’une vie difficile mais aussi le succès et les efforts entrepris pour arriver à une consécration méritée. Elle tente également d’expliquer l’émergence d’un succès si imposant au sein des musiques du monde et brosse un panorama de la musique capverdienne longtemps méconnue du public occidental.
Une série d’ouvrages biographiques dédiés aux plus grandes figures des musiques du monde. La collection Voix du monde se fixe pour ambition d’explorer les parcours et les courants musicaux de ces artistes majeurs, emblématiques de leur pays, à travers des ouvrages de référence, concis et vivants, écrits par des spécialistes passionnés.

Véronique Mortaigne, Pierre René-Worms, Cesaria Evora et le Cap-Vert, Ed. Tournon (Tournon Rfi), 2008
Ni Cap, ni Vert, l’archipel du Cap-Vert est un ensemble de dix îles qui possèdent chacune leur caractère. Cesaria Evora a joué un rôle fondamental dans la découverte de ce pays sahélien, venteux, envoûtant, aride petit pays à l’histoire incongrue. La « morna » qu’elle chante en fait l’incarnation de ce destin atlantique qui commença un jour de l’an 1456, quand les caravelles d’Henri le Navigateur abordèrent ces terres inconnues. Africain, portugais, anglais, juif, cubain, brésilien, le Cap-Vert est tout cela, mais il est essentiellement créole et résistant. Cesaria Evora ne dévoile rien, mais traduit tout avec intelligence. En suivant ses pas, et celui de la « morna », voici une découverte heureuse, paysagère et musicale d’un archipel hors du commun. Auteurs : Véronique Mortaigne est critique musicale au Monde et spécialiste de la World Music. Elle a vécu de nombreuses années au Brésil. Parmi ses ouvrages publiés, « Musiques du Maghreb » (Le Chêne, 2002), « Portugal : fado, chant de l’âme » (Le Chêne, 1998) et « Cesaria Evora, la voix du Cap-Vert » (Actes Sud, 1997). Pierre René-Worms est connu à travers le monde pour ses portraits de Bob Marley, Youssou N’Dour, Etienne Daho. Il est l’un des grands photographes de la sono mondiale. Ses images composent plusieurs ouvrages chez Tournon.

Et pour le plaisir…

Disponibles sur le site de l’Unesco les huit tomes de l’Histoire générale de l’Afrique n’attend que vos téléchargement. Une somme de culture à la portée de tous pour monter à Sarkozy que le paysan africain à une belle et riche histoire. (tableaux de Hervé Yamguen et Sulaiman Ishola)

L’UNESCO a lancé en 1964  l’élaboration de l’Histoire générale de l’Afrique pour remédier à l’ignorance généralisée sur le passé de l’Afrique. Pour relever ce défi qui consistait à reconstruire une histoire  de l’Afrique libérée des préjugés raciaux hérités de la traite négrière et de la colonisation et favoriser une perspective africaine,  l’UNESCO a fait appel aux plus grands spécialistes africains et internationaux de l’époque.

Supervisée par un Comité scientifique international dont deux tiers étaient africains, l’élaboration des huit volumes de l’Histoire générale de l’Afrique a mobilisé plus de 230 historiens et autres spécialistes pendant plus de 35 années. Achevé en 1999, ce travail colossal qui eut un grand retentissement en Afrique et, au-delà, dans les milieux scientifiques et universitaires, est considéré comme une contribution majeure à la connaissance de l’histoire et de l’historiographie africaines.
Étant donné son importance pour l’humanité, l’Histoire générale de l’Afrique a été traduite en 13 langues dont notamment en anglais, français, arabe, mais aussi dans trois langues africaines. Poursuivant son action en faveur de l’Afrique, l’UNESCO vient de lancer la seconde phase de ce projet : l’utilisation pédagogique de l’Histoire générale de l’Afrique.

Télécharger les 8 volumes


Une très belle expo pour tout savoir sur la girafe est en ligne sur le site de la bibliothèque Desguine.

Marie Nimier, La girafe, Éd. Gallimard (Folio), 1989
 » Je n’ai aimé qu’un seul être au monde, et je l’ai tué.
Elle s’appelait Hedwige. Son squelette est exposé au Muséum d’histoire naturelle. Des milliers d’enfants passent devant lui chaque année. J’ignore tout de l’enquête qui suivit sa mort. Il me semble que personne ne se douta de rien. L’analyse des viscères ne révéla aucune trace suspecte, peut-être n’y eut-il simplement pas d’enquête. Trop heureuse de trouver un sujet en parfaite condition physique, la science aura récupéré le corps et étouffé l’affaire… »
Ainsi commence le plus insolite des romans d’amour. Mais qui est Hedwige ?

Voir le site de Marie Nimier

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Anne Louchard, Cou-ci cou-ça: comment les girafes font-elles?, Éd. Minedition, 2010
Les girafes, comme tous les animaux, ont besoin de dormir. Nous sommes tous d’accord là-dessus. Seulement voilà, comment peuvent-elles bien faire avec un cou si long ? Plusieurs solutions sont proposées, toutes aussi loufoques les unes que les autres. Dorment-elles enroulées en boule comme les chats ? Se font-elles tenir la tête par des petits oiseaux pendant qu’elles sommeillent ? Ou encore se calent-elles la tête entre deux branches d’arbre pour la tenir ? Bien d’autres solutions sont évoquées et finalement la solution à cette énigme est des plus logique et poétiques.
Voir la suite sur l’excellent blog Beurk des livres !
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Gabriel Dardaud, Olivier Lebleu, Une girafe pour le roi, Éd. Elytis, 2007
Fouillant dans les archives de la bibliothèque du Caire, Gabriel Dardaud a retrouvé épisode par épisode l’extraordinaire aventure de la première girafe arrivée en France en 1827.
Cadeau du pacha d’Egypte au roi Charles X, la girafe débarqua à Marseille, pour être acheminée – accompagnée par l’éminent naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire et deux cornacs égyptiens – jusqu’à la ménagerie du roi, au Jardin des Plantes.
S’ensuit le récit d’un périple où chacun s’affaire pour le bien-être de l’animal, livre son sentiment sur la nourriture à lui offrir et redouble d’ingéniosité pour être au plus près de l’évènement.
De fait, l’arrivée de l’insolite girafe baptisé Zarafa, entraîna une véritable girafomania dans tout le pays.
Olivier Lebleu, “spécialiste” de cette première girafe française – dont la dépouille repose à La Rochelle – ponctue le fabuleux récit de Gabriel Dardaud d’éléments historiques et revient sur la personnalité de l’auteur.


Jean-Louis Hartenberger, Grandeurs et décadences de la girafe, Éd. Belin
« La girafe est un des premiers, des plus beaux, des plus grands des animaux, et qui sans être nuisible, est en même temps des plus inutiles » clame Buffon dans son Histoire Naturelle.
Jean-Louis Hartenberger montre que l’on ne peut qu’en partie partager le point de vue du grand naturaliste. Il rappelle qu’il n’y a guère qu’un peu plus de 150 ans que le bel animal mit un premier sabot sur le sol de France. S’en suivit une épopée qui, de Marseille à Paris, s’est gravée dans les mémoires. Pourtant si la girafe fut fêtée par le peuple tout au long de son parcours, les scientifiques par la suite ne l’ont guère servie.
Au point que, alors qu’elle est menacée d’extinction, la grande arpenteuse des savanes, qui aime tant jouer à « casse cou », dans d’étonnants combats entre mâles, reste encore bien mal connue. Doté d’une biologie étrange, cet être surdimensionné est venu des contreforts de l’Himalaya peupler l’Afrique voici 5 millions d’années, et, depuis cette époque, côtoie nos ancêtres dans les savanes à acacias: leur histoire est aussi la nôtre.

Feuilleter le livre

Le polar offre quelques petites perles au roman colonial. Pas de quoi pavoiser, c’est toujours bien blanc, bien propre. On survole l’Afrique sans s’y arrêter. Témoignage d’une époque, ces romans sont avant tout destinés aujourd’hui aux chercheurs. Car les représentations de l’Afrique sont dans les années 30 et 40 quasiment uniquement tournées vers les « bienfaits » du colonialisme. Exception notable : après un voyage en Afrique Georges Simenon a le courage de décrire dans trois polars la réalité sauvage des coloniaux, mais nous en avons déjà parlé ici. Reste que, même si cela n’est pas glorieux, les premier polars d’Afrique (écrits par des blancs) sont d’un exotisme désuet et d’un contenu nauséabond. On peut aussi les lire comme des témoignages de l’imbécilité occidentale…
(l’image dans son contexte c’est ici)

André Georges Cuel, Feu de brousse, Éd. Plon, 1941
Un chanteur en vogue est tué au cours de son récital. Marion, son ex-épouse est la coupable désignée. Un inconnu lui remet alors de quoi s’enfuir au Dahomey (Aujourd’hui le Bénin). A Cotonou, ne connaissant personne elle ne trouve pas de travail mais rencontre Romain, le propriétaire d’une factorie, qui tombe amoureux d’elle et l’épouse. Mais voilà que l’ associé de son mari n’est autre qu’un comparse des assassins du chanteur.
L’ouvrage se termine dans un feu de brousse (d’où le titre du bouquin) et cela craint vraiment pour Marion et Romain tandis que la bande de méchants bandits est décimée.
Pour les amateurs du genre, le livre est toujours disponible chez les bouquinistes et sur certains sites marchants (priceminister, Soumbala,…), ou, comme moi, vous pouvez aussi le trouver dans  une échoppe par hasard.

Christian de Caters, La sauterelle Améthyste, Éd. La renaissance du livre 1933
Le livre a aussi paru aux éditions Jules Tallandier en 1952 sous le nom d’André Falcoz.
C’est un peu la grande aventure que l’on trouve ici. Des meurtres sauvages, des intrigants fourbes, des femmes fatales, des un boy (noir évidement) fidèle, d’autres (noirs toujours) très très méchants et gouroutisés et un héros blanc pétri de bons sentiments. On rajoute à cela une (belle) histoire d’amour et hop nous avons un petit roman pas déplaisant à lire et qui en plus nous offre aussi un feu de brousse. Franchement cela parait aujourd’hui d’une débilité profonde. (on le trouve chez beaucoup de revendeurs à l’un ou l’autre nom d’auteurs).

Un petit moment de décontraction et de franche rigolade dans ce monde de brute. L’humour à l’africaine n’est pas forcement connu dans ce bas monde. Voici quelques pistes à savourer les zygomatiques déployés.
(Dessin paru dans
Urtikan.net le premier webdo satirique. C’est tout nouveau : une petite visite s’impose)

Benoît Kongbo, Kitoko Djaz, Éd. opoto, 2010
Des aventures rocambolesques dans un Cameroun actuel, au plus près des habitants et forcement hors des sentiers touristiques. Kitoko Djaz déboule dans les cercles littéraires et se pique de parler (et d’écrire) le camfranglais (une pincée d’anglais mélangée au français et à des zestes de langues locales) matiné de sango (faut pas renier ses origines tout de même). Cela donne un cocktail enivrant de mots et d’expressions à déguqster sans modération. Mais attention quand la colère monte Kitoko devient Troukou Traka et là…
Ça commence ainsi : «Je t’ai promis pote du Camer d’accoupler le sango francisé et le camfranglais tu es tombé dans un gros rire. Une main sur le ventre et l’index pointé vers mon œil mâle comme si tu voulais me le crever tu as crié tu as dit : «Look-moi le Centro-ci Ma’ Clai’ ! Il no pas parler Cam il veut déjà l’écrire. Je me demande que comment il va s’y prendre dans ce roman qui prétend raconter le mboa (Cameroun).» Et la façon que tu as lap (rit) hein ! C’est la honte même qui a refusé carrément de me tuer. Oui tu as rigoléééé que ta nga Marie Claire a tell : «Sango francisé ô c’est quel nom d’animal même ! Toi le Centro-là tu te prenais pour un Wate (blanc) de l’Afrique centrale toujours en train de faire le nyanga avec le français. Le temps que tu te tuais à watiser comme un gosse de Sarkozy moi je cuisine ma francophonie avec les ndjindja et les ndjassan de mon peuple. Et c’est maintenant tu veux innover dans ce roman un français style sango ta langue maternelle. Ekiééé ! Laisse-nous lap un peu».
Lire un large extrait

Mouss Diouf, Humour noir, Éd. le Cherche-Midi , 2009
Il existe de nombreux ouvrages consacrés à l’humour français, anglo-saxon, belge, juif, etc., mais étrangement, jamais encore un livre de ce type n’avait été consacré à l’humour  » noir « .
Avec ce recueil composé d’histoires drôles, de citations, de dictions et de proverbes africains, Mouss Diouf répare cet oubli. Et c’est bien un continent, jusqu’ici inconnu, de drôlerie, de fantaisie et d’esprit que l’on découvre ici, un véritable trésor fait d’absurde, de dérision, mais aussi d’une sagesse toute particulière. Le premier livre d’humour noir !

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Nicolas Martin-Granel, Rires noirs : Anthologie romancée de l’humour dans le roman africain, Éd. Sépia, 1991
Parler de « rires noirs », n’est-ce pas creuser le malentendu en partant d’une mauvaise plaisanterie, à propos de sujets (la colonisation et la décolonisation, la misère et les déceptions, le pouvoir et ses divers abus) qui mériteraient d’être traités sur un ton plutôt sérieux ? L’auteur de ce livre a choisi d’assumer cette tare originelle, jusqu’à faire voler ces rires en éclats.
Le livre n’est pas disponible chez l’éditeur mais se trouve encore assez facilement sur les sites d’occasion.

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Almo, Zamzam le tiers-mondiste : Les Mbenguétaires, Éd. Almo Productions, 2011
Les mille et une péripéties d’un petit Africain comme tous les autres, qui ne meurt pas de faim, qui ne respire pas la corruption et qui ne rêve pas de s’exiler à Mbengue. (Illustrations en couleur).
En savoir + et découvrir l’univers d’Almo

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Industrialisation sauvage, guerres civiles, désintégration des liens sociaux sont les effets les plus destructeurs sur des millions d’enfants qui semblent ne voir le jour que pour sombrer aussitôt dans la nuit. Pour un enfant sur dix dans le monde, la rue est devenue son foyer. Des laissés pour compte dans la jungle libérale dont le quotidien est la survie.
(photo tirée du spectacle Les enfants du Bing Bang, librement inspiré de Capitaine des sables de Jorge Amado, par le Tango Thêatre et le Guignol à roulettes)

Marie Morelle, La rue des enfants, les enfants des rues : Yaoundé et Antananarivo, Éd. CNRS (Société), 2007
«On a tiré sur moi. Quand je suis tombé, ça m’a fait comme si je rêvais. Quand les gendarmes sont venus et qu’on a appelé la femme,
elle a dit : « Non, ce n’est pas lui le gars qui m’a arrachée ». Les gendarmes,
eux, ont dit : « Bon, on va t’amener à l’hôpital et on va te couper tes pieds-là… et les mains-là. » Puis une autre femme m’a dit :
« Fais ta dernière prière. Si tu as tué, alors dis-le à Jésus parce que tu vas mourir. » Moi, je reste comme ça. Mon coeur, mon coeur me dit que c’est vrai. Que je vais mourir…»
«Je peux faire quoi maintenant ? Je ne sais rien faire. Il me faut avoir un métier. Mes amis ? Ceux que je considérais comme des amis ne sont pas venus me voir. Ils commencent à raconter au quartier que je suis mort…»
Pour comprendre les itinéraires des enfants des rues, Marie Morelle les a suivis de Yaoundé à Antananarivo. Elle nous révèle ici,
avec force et talent, les lignes brisées de leur vie, de l’enfance qu’on meurtrit et détruit.
En savoir + et entretien avec Marie Morelle

Mansour El Souwaim, Souvenirs d’un enfants des rues, Éd. Phébus, 2010
La guerre civile domine la scène politique soudanaise depuis l’indépendance du pays, opposant musulmans, chrétiens et animistes. Depuis les années quatre-vingt-dix, les raids perpétrés par les différentes factions armées pour nourrir le marché quasi officiel de l’esclavage ont jeté dans les rues de Khartoum des milliers d’enfants de toutes confessions, orphelins et déracinés. Kasshi, le héros du roman, est né paraplégique. Doté d’une intelligence supérieure et d’une mémoire phénoménale, il s’abreuve au savoir de ses maîtres, apprend le Coran par cœur, et se lance dans l’étude des sciences occultes et autres disciplines ésotériques. Nous le suivons de la petite enfance à adulte, au fil des rencontres avec les gamins des rues, chefs de gangs, voleurs à la tire, indigents et infirmes. La nature l’ayant gratifié d‘un sexe qui fait se pâmer la gente féminine, il découvre tôt les plaisirs charnels, Ses maîtres en tous trafics vont exploiter ses exceptionnels attributs pour attirer les belles naïves dans des pièges dont elles ne sortiront pas indemnes.
En savoir +

Jean Damascène Ndayambaje, Mbaye uwande?, Éd. Bakame, Kigali 2007
Documentaire en Kinyarwanda
Dans ce livre, l’auteur nous parle de l’éducation des enfants au Rwanda. Il nous montre les changements survenus aujourd’hui dans l’éducation, le pourquoi des enfants de la rue que l’on nomme mayibobo. Il leur donne la parole. Ils nous témoignent de leur vie de vagabonds, expriment leurs souhaits de quitter la rue afin de se bâtir  un bon avenir.
En savoir + sur les éditions Bakame

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Tierno Monénembo, L’ainé des orphelins, Éd. Seuil (Points), 2005
Au Rwanda, Faustin Nsenghimana, né d’un père hutu et d’une mère tutsi, est l’aîné de quatre enfants.
Son père, Théoneste, considéré comme l’idiot du village, lui a appris à voir clair : c’est-à-dire, à s’accommoder de tout. Il a treize ans lorsque des hommes entourent les collines de Nyamata et exhortent les gens à aiguiser les machettes et les couteaux. Ses parents sont massacrés, il prend la fuite, mène une vie errante et misérable pendant des mois. Et lorsqu’enfin il retrouve ses frères et sueurs, sa vie est de nouveau bouleversée…
Usant de la fiction romanesque pour évoquer le génocide rwandais, Tierno Monénembo place ce personnage de jeune garçon, fuyard, orphelin, pensionnaire et prisonnier, au cœur d’une tragédie qui secoua tout le continent africain.

Elizabeth Laird, Yosef Kebede, Princes des rues, Éd. Gallimard-Jeunesse (Folio Junior), 2004
Terrorisé par son père, le jeune Dani quitte sa luxueuse demeure pour les quartiers mal famés d’Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.
Il rencontre un jeune orphelin, Mamo, qui, vendu à un fermier brutal, s’est enfui lui aussi. Devenus amis, ils se joignent à un groupe d’enfants vivant dans la rue. Malgré la faim, l’humiliation et la peur, la solidarité qui les unit donnera aux deux garçons la force de chercher une vie meilleure. Inspiré de témoignages, ce récit bouleversant décrit le courage de ces enfants livrés à eux-mêmes. Un roman porteur d’espoir qui célèbre la force de l’amitié.

Nathalie Saugeon, Ali Zaoua, prince de la rue, Éd. Milan (Milan poche Junior), 2001
Au début, ils étaient quatre.
Quatre garçons à se partager un bout de quai abandonné du port de Casablanca. Quatre enfants à devoir braver la vie, la solitude et la bande de Dib. Et un jour, ils ne furent plus que trois. C’est alors que commença leur vraie vie…

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Dominique Mwankumi, Prince de la rue, Éd. Ecole des Loisirs (lutin poche), 2001
Shégué, jeune Congolais livré à lui-même, subsiste tant bien que mal en vendant les jouets qu’il fabrique avec son ami Lokombe. Existence plutôt dure, sans confort physique ni moral, mais assurant aux deux garçons une liberté véritablement princière. Et puis Shégué possède un talent qui peut-être, un jour, le rendra riche et célèbre…

René Caillié,  né dans les Deux-Sèvres en 1799, fils de boulanger et orphelin très jeune, René Caillié s’embarque comme mousse pour le Sénégal en 1816, dans l’expédition qui verra le naufrage de la Méduse. Il a 16 ans. Seul et sans ressource, malgré les multiples obstacles qui se dressent sur sa route, il tente une première fois de partir à la recherche de l’explorateur Mungo Park, disparu depuis plus de 10 ans. Il doit y renoncer. Il vit avec les marchands maures et apprend l’arabe. Après 16 ans d’efforts et plusieurs allers-retours aux Antilles, il parvient, enfin, à pénétrer dans l’intérieur de l’Afrique. En 1828, malgré les mises en garde du baron Roger et les multiples avanies du voyage, il devient le premier Européen à revenir vivant de Tombouctou, la cité interdite aux Chrétiens. Il rentre en France en 1830. Le récit de son expédition, Journal d’un voyage à Tombouctou et à Djenné dans l’Afrique centrale, connaîtra un très grand succès auprès du public. René Caillié meurt en Charente-Maritime en 1838, des séquelles d’une maladie contractée en Afrique.

Christophe DABITCH, Jean-Denis PENDANX, Abdallahi, le serviteur de dieu : Intégrale, Éd. Futuropolis, 2011
Il y a près de deux siècles, l’aventurier René Caillé décidait d’être le premier Européen à pénétrer dans Tombouctou, au Mali, ville qui à l’époque leur était interdite. L’administration coloniale refusant tout soutien à ce fils de forçat, René Caillé, devient alors Abdallahi. Confronté au choc des cultures, il se convertit à l’Islam, s’invente un passé de fils d’Égyptien réduit à l’esclavage par les blancs. Il dut lutter contre les maladies et les préjugés pour mener à bien son expédition. Dans un périple de 4 500 kilomètres il arrivera seul à ‘I’ombouctou, ville mythique interdite aux Blancs, ouvrant sans le vouloir la voie à la colonisation de l’Afrique… Tout en respectant l’esprit du journal qu’a laissé l’aventurier, les auteurs ont, par moments, volontairement romancé sa vie, inventé des situations, de manière à injecter dans le récit leur propre vision du continent africain. Celui qui fût considéré comme le « Marco Polo de l’Afrique » est mort dans l’indifférence générale en 1834.
René Caillié, Tombouctou, Éd. Magellan et Cie, 2011
Sous une fausse identité, René Caillié (1799-1838) est le premier «chrétien» a être entré à Tombouctou, et à en revenir au prix de mille souffrances à travers le désert. Sans aide matérielle, seul et brimé au milieu d’une grande caravane de marchands arabes, il va au bout de son rêve d’enfant. Par lui, le mythe de la cité mystérieuse devient réalité. Le long récit de sa folle aventure offre à ses contemporains les premières descriptions d’un lieu qui nourrit tous les fantasmes, et de ses habitants d’un autre monde.
Texte extrait de Journal d’un voyage à Tombouctou et dans l’intérieur de l’Afrique, publié en 1830.

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René Caillié, Voyage à Tombouctou, Éd. La découverte (poche/littérature et voyage), 2007 (coffret 2 tomes)
Seul ouvrage disponible en version papier qui rassemble la totalité du voyage de René Caillié. Il trouve naturellement sa place dans cette collection dédiée aux voyageurs (pas seulement occidentaux).
Il constitue un tableua sans équivalent des sociétés arabes et africaines encore dans toute leur souveraineté, des échanges de civilisations entre le Sahara, du Maghreb à l’Afrique noire au début du XIXe siècle, avant la pénétration européenne. A travers ces pages riches en observations de toutes sortes apparaît le portrait de ce jeune homme d’origine ouvrière, humble et obstiné, tout imprégné encore de la soif de connaissance du siècle des lumières, qui vit dans l’abnégation une véritable ascèse : un voyageur bien différent de la légende douteuse qui fit de lui une sorte de héros national précurseur de la conquête…

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En savoir + sur René Caillié

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