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le bout du pinceau » opoto

le bout du pinceau


didier_kassai_lrd_def-db21cLa Centrafrique raconte l’histoire d’un effondrement : celui d’une Nation tout autant que l’échec de la gestion des affaires par les puissances européennes, anciennement colonisatrices. Depuis dix ans, ce pays plus grand que la France, rebondit de crise en crise. Celle de 2013-2014 est sa troisième guerre civile de la décennie. La plus violente, la plus meurtrière, mais aussi celle dont le monde commence à percevoir l’écho. Et le drame.

En effet, qui se souvient des renversements de pouvoir de 2004, puis 2008, adoubés par la France ? Qui sait exactement ce que font les troupes françaises dans ce pays qui accueille l’une de leurs principales bases d’intervention sur le continent ? Qui a bien compris les raisons de l’opération Sangaris, décidée en un éclair par le président de la République ?

Pour éclairer le vécu des Centrafricains, voici le témoignage d’un auteur de bande dessinée, habitant de Bangui.  est chrétien, mais cela ne faisait pas de différence jusqu’à maintenant. Sa femme est musulmane, mais là aussi, cela ne changeait pas le quotidien de cette famille sans histoire. Leur environnement a basculé l’été dernier, avec les premiers massacres à coloration confessionnelle. Coloration, car les motivations profondes de cette nouvelle guerre pour le pouvoir ne semble guère reposer sur de vrais antagonismes religieux. Il est plutôt question d’appétits politiques, économiques et sociaux.

Alors que le Parlement français a voté, mardi 25 février, à l’unanimité des groupes politiques, la prolongation de l’opération militaire dans laquelle sont engagés 2 000 soldats, nul ne sait comment parvenir à reconstruire de toutes pièces un état devenu invisible.

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pPetit tour d’horizon des BD parues ces derniers mois. A ne pas manquer le très intéressant Dico de Christophe Cassiau-Haurie (image Piazzo)

congo

Hermann, Yves H., Retour au Congo, éd. Glenat, 2013
Le jeune journaliste Rémy Georget se trouve coincé dans un règlement de comptes lors d’un voyage au Congo. Une parodie très laborieuse dans le Congo Belge des années 20, par le duo Hermann père et fils.
L’histoire : Nous sommes en 1928, au sein de la rédaction du journal bruxellois Le Matin. Alfred Lambillon est mandaté par son boss pour couvrir le déplacement du roi des belges au Congo, une colonie du royaume. Un concours de circonstances va amener Rémy Georget, jeune journaliste dessinateur, à accompagner Lambillon. En effet, la veille, l’assassinat d’un dénommé Brancard débouche sur un article de journal, avec une photo montrant la victime aux cotés d’un dénommé Célestin Georget. Les deux hommes trônent en tenue coloniale devant la dépouille d’un magnifique lion, abattu au Congo en 1905. Intrigué, Rémy va enquêter au musée colonial de Tervuren dans la banlieue de Bruxelles, où le trophée figurant sur la photo est exposé. Célestin Georget est un oncle de Rémy, dont la famille avait dissimulé l’existence pour des raisons que le jeune homme ignore. Lorsque le conservateur du musée, un dénommé Albert Lingot, lui propose de remplacer au pied levé son secrétaire pour l’accompagner dans son voyage vers le Congo, Rémy n’hésite pas un instant. Mais dès les premières heures de la traversée, un complot va se nouer. Rémy se retrouve enfermé à fond de cale. C’est menottes au poignet qu’il débarque sur le sol africain…
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jardinN. Pitz, Les jardin du Congo, éd. La boîte à bulles, 2013
1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l’Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Hélas, les occupants ne quittent pas les lieux. Les semaines passent, puis les mois et les années… Au total, ce sont quatre interminables années qu’il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie…
Lorsqu’il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d’air pour effacer ses cauchemars et se donner l’occasion de démarrer de plain pied sa vie d’adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses.
Avec sa nature envoûtante et ses innombrables défis à relever, le Congo lui redonne peu à peu de l’assurance et lui permet de rattraper les années perdues. Mais dans une Afrique qui aspire irrémédiablement à son indépendance, Yvon parviendra-t-il à préserver cet équilibre de vie qu’il a trouvé à l’autre bout du monde ?
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gilJean-Charles Kraehn, Ballade africaine, éd. Glénat (Gil Saint André), 2013

Gil Saint André déploie son plan en Afrique pour tenter de démasquer les coupables du meurtre de la famille de Diane de Rochart-Haumont. Une fin un poil rocambolesque pour un triptyque divertissant.
L’histoire : Projeté à la tête du groupe GRH par la très belle Diane de Rochart-Haumont, Gil est envoyé en Afrique pour signer un accord commercial avec les autorités du Malaki Masso. Le président de ce pays d’Afrique sub-saharienne, assassiné quelques jours plus tôt, comptait sur cet engagement de production d’agro-carburants pour apporter la richesse à sa jeune démocratie. Mais ceux qui ont décimé la famille de Diane ont agi pour stopper le projet, tandis que la riche héritière est soupçonnée d’avoir assassiné son ex-boyfriend, dans des circonstances surprenantes. Arrivé sur place, accompagné des deux cousins Rochart-Haumont, Gil Saint André espère que le voyage va lui permettre de mettre à jour le rôle qu’ils ont joué dans les évènements. Mais rien sur place ne se passe comme prévu. La cousine Thècle le drague très ostensiblement, tout comme une jeune hôtesse de l’air embarquée à la dernière minute, sans oublier la call-girl de luxe arrivée dans les bagages de l’émissaire du gouvernement français. Gil garde intacts ses sentiments pour Diane, dont il ne peut croire la culpabilité. Le Monsieur Afrique tente de corrompre un futur candidat à la présidence, tandis que des envoyés de Singapour approchent son opposant. Les menaces et les jeux d’influence se croisent, jusqu’à ce qu’un évènement imprévu fasse tout basculer…
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dantesPierre Boisserie, Philippe Guillaume, Erik Juszezak, Le poison d’Ebène, éd. Dargaud (Dantès), 2013

Avec ce tome 1 de la 2e saison de Dantès, Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Erik Juszezak font planer la menace d’un nouveau scandale au-dessus de leur héros ; il est cette fois question de déchets toxiques envoyés en Afrique…?Dantès reprend en main ses affaires après avoir été blanchi de toute implication dans le scandale financier de la banque BGCI. Les activités de l’une des entreprises qu’il dirige, spécialisée dans le traitement des déchets et du recyclage énergétique, attirent son attention. Il est d’autant plus inquiet que, étant président du groupe, il serait immédiatement accusé si une affaire éclatait. Un autre scandale en perspective ? Dantès tient à découvrir la vérité ; il se rend, en compagnie d’Isaac, en Côte d’Ivoire, où la filiale suspecte développe ses activités. ?1er volet du deuxième cycle de Dantès, une BD aux allures de thriller pour dénoncer les grands scandales de notre société.
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dicoChristophe Cassiau-Haurie, Dictionnaire de la bande dessinée d’Afrique francophone, éd. L’Harmattan (Africultures), 2013

Ces dernières années, notamment avec la série Aya de Yopougon, la bande dessinée issue du continent africain fait de plus en plus parler d’elle en Europe. Etape essentielle dans la reconnaissance de ce courant artistique, ce dictionnaire, issu du projet AfriBD, rend compte de cette effervescence. Il est le témoin vivant de l’évolution et de la vitalité d’un art apparu il y a maintenant près de soixante-dix ans sur le continent.

Le plein de BD sous les soleils africains

(Ill. Warnauts & Raives)

Labiano, Les quatre coins du monde : livre 1, Éd. Dargaud, 2012
Le 1er épisode des Quatre Coins du monde commence au début du XXe siècle, alors que la vielle Europe sommeille, ne se doutant pas encore qu’elle serait bientôt dévastée par une guerre terrible. Certains militaires français sont envoyés au fin fond du Sahara pour devenir «méharistes». Ces hommes, qui ne connaissent que la verdoyante campagne française, se retrouvent à des milliers de kilomètres de chez eux, à dos de chameau, entourés de Touaregs, à vivre une aventure à nulle autre pareille.
Les Quatre Coins du monde : quand un grand dessinateur se fait auteur accompli pour une BD qui retrouve le souffle des grandes épopées et des plus belles histoires humaines.
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Christian Perrissin, Boro Pavlovic, Les larmes de Kibera (Les Munroe t. 3), Éd. Glénat, 2012

La suite de la grande saga familiale et coloniale sous le soleil brûlant d’Afrique
Après avoir échappé à l’inspecteur Njoya, Sean Munroe poursuit sa cavale, décidé plus que jamais à se faire justice lui-même. Au même moment, sa sœur Karen s’aventure dans le bidonville de Kibera, persuadée que Sean cherchera à s’y réfugier auprès de son vieil ami le père Causcu. Quand Sean apprend que Karen s’est mise en grand danger dans Kibera, il n’a plus d’autre choix que de la retrouver et affronter l’impitoyable justice du bidonville…?Pendant ce temps, Robert ne pense qu’au bourbier dans lequel il se trouve suite au scandale provoqué par son ex-maîtresse Gladys Caldwell. Son mariage est désormais compromis, et sa plantation au bord du gouffre.
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Renaud de Heyn, Soraïa, Éd. Casterman, 2012

Mehdi et Soraïa, frère et sœur, survivent au sein d’une famille très pauvre de la région du Rif, au Maroc. Mais un coup du sort – la destruction par la police des plantations de haschich, unique ressource locale – contraint la famille à vendre Soraïa à des bourgeois de la grande ville de Tetouan. Une destinée qui n’a rien d’enviable : surexploitée, humiliée, battue et en butte à la lubricité de son patron, la jeune fille devient vite l’une de ces esclaves modernes qui pullulent au Proche et au Moyen-Orient. De son côté, révolté par ce qu’il devine du sort de sa sœur, Mehdi, sans autre ressource que sa volonté, part à sa recherche. Succession d’épreuves douloureuses et de funestes rencontres, sa quête le mettra en présence de militants du djihad, violents et sectaires, qui instrumentalisent à leur profit la misère sordide des bidonvilles marocains…
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Margueritte Abouet, Mathieu Sapin, Vacances dangereuses (Akissi t. 3), Éd. Gallimard, 2012

Akissi et son frère Fofana quittent la ville pour s’aérer au grand air dans le village de leurs grands-parents. Au programme, de super vacances, sauf pour Mémé et Pépé. Un retour endiablé, en sept nouvelles histoires…
Vole-mouton : En route ! Akissi agite sans honte sa main par la fenêtre du bus pour dire au revoir – et sans sangloter – à ses parents. Car ce sont les vacances ! Et le voyage qui s’annonce n’est que le début d’un séjour attendu dans le village des grands-parents. Mais le voyage est long et le chauffeur du bus plutôt imprudent. Il y a aussi des moutons pas bien attachés…
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Jean François Charles, Maryse Charles, Christophe Simon, La couleur des dieux (Ella Mahé t. 4), Éd. Glénat, 2012

Retrouvée par les habitants du petit village où la mystérieuse princesse vécu jadis, Ella guidée par le docteur Adjib, découvrira enfin la tombe de Celle qui n’a pas de nom. La jeune femme touche au but. Fin d’un cycle.
Thomas n’est pas l’archéologue qu’il prétend être, mais plutôt un aventurier sans scrupule qui veut s’approprier, à des fins purement mercantiles, le secret de la couleur des Dieux. Ella regrette de s’être lancée dans le désert avec lui, mais il est trop tard ! Victime d’un enlèvement, la jeune femme est finalement recueillie dans le village où Celle qui n’a pas de nom séjourna comme guérisseuse, il y a plusieurs milliers d’années de cela. Impressionné par le regard de la jeune restauratrice, le docteur Adjib, descendant de Fréderic Labadie, la mènera jusqu’à tombeau de la divinité aux yeux vairons et lui contera l’histoire de celle qui, née fille de pharaon, préféra fuir et vivre au milieu de son peuple plutôt que de subir le poids de la tradition pharaonique… quitte à le faire au péril de sa vie.
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Loïc Malnati, Olivier Marro, Congo-Océan, Éd. Glénat (Hors collection), 2012
Brazzaville, en 1934.
Lisa est la fille unique de Charles Tréchault, puissant négociant colonial. Elle est enceinte et promise à Walter, fils de Cecil Robbes, propriétaire de mines de diamants. Lisa a d’autres rêves que la vie de riche héritière : elle est horrifiée par la cruauté des chasseurs qui désunissent sans pitié les couples de calaos, oiseaux connus pour leur fidélité en amour. Et c’est avec une cruauté bien pire que Walter traite les employés indigènes qui s’épuisent sur le chantier du train, le Congo-Océan… Lisa croise un jour le chemin de Paul, chez qui tout n’est que douceur. Tous deux tombent immédiatement et irrémédiablement amoureux. Mais Charles Tréchault et Cecil Robbes n’ont pas l’habitude de voir leurs plans contrariés…
Dans ce très beau roman graphique, Loïc Malnati nous emmène en Afrique à une époque révolue, pour nous conter une histoire romantique, exotique et universelle.
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Christian Clot,  Esteban Mathieu, Guillaume Dorison,  Julien Telo, Mary Kingsley : La montagne des dieux, Éd. Glénat, (Explora), 2012

Lorsqu’elle débarque en Angola au milieu de l’année 1893, Mary Kingsley n’a connu que trois choses : son quartier de Londres qu’elle n’a jamais quitté, sa mère malade dont elle s’est occupée et les écrits de voyages africains d’un père toujours absent. Pourtant, à la mort de ses deux parents, elle embarque aussitôt pour une Afrique où sauvagerie, violence et horreur se côtoient selon les récits des explorateurs. Une Afrique dont elle ne connaît rien, mais qui lui a volé son père !
Elle est venue pour mourir. Ce qu’elle va vivre lui en coupe l’envie ! Dans la forêt tropicale, sur des fleuves ou des montagnes, elle apprendra les rudiments de la survie en milieu hostile, rencontrera des tribus « cannibales et sauvages » pourtant si riches, et ira plus loin que nul n’a encore été.
Au travers du regard d’une femme qui deviendra l’avocate infatigable du mode de vie africain, ce voyage, parfois au cœur de l’enfer, est un hymne aux échanges culturels et à la tolérance.
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Marazano, Frusin, L’expédition : Le roi de Nubie, Éd. Dargaud, 2012

Avec L’Expédition, dont Le Lion de Nubie est le 1er tome, Marazano et Frusin nous entraînent en Égypte, peu après la conquête romaine, pour une grande série d’aventures classique…
Le 1er volet de L’Expédition commence en Égypte avec la découverte par une centurie romaine d’une embarcation à la dérive. À son bord se trouve le cadavre d’un homme noir portant sur lui des documents dans une langue inconnue et de riches bijoux, autant d’éléments suggérant l’existence d’une civilisation riche et puissante. Une civilisation inconnue de Rome. Le centurion Caïus Bracca ne pouvant pas monter d’expédition officielle, il organise la désertion de dix hommes et les envoie, sous les ordres de Marcus Livius, à sa recherche. Seuls trois d’entre eux parviendront effectivement aux portes de ce royaume fabuleux, et Marcus Livius sera le seul à en revenir pour raconter leur incroyable aventure.
Ce 1er tome de l’Expédition inscrit la série dans la pure tradition de la bande dessinée d’aventures : un album balayé par le souffle de l’Histoire, traversé par des personnages héroïques au milieu de décors grandioses.
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Eric Borg, Alex Talamba, Sidi Bouzid Kids, Éd. Casterman (KSTR), 2012

« Tout le monde parle de toi, et pas qu’à Sidi Bouzid, dans toute la Tunisie ! Tu as libéré les cœurs, et la parole. Les jeunes se bougent enfin. C’est magnifique… » Ainsi Foued parle-t-il à son ami Mohamed, dont il ne reste qu’une silhouette agonisante, méconnaissable et silencieuse sur un lit d’hôpital, enveloppée de bandelettes, quelques jours après qu’il se soit immolé par le feu un jour de décembre 2010. Mohamed mourra peu après, mais son geste terrible, en effet, a enfin libéré les forces intérieures du peuple tunisien, étouffé depuis si longtemps. L’insurrection commence et la peur, pour la première fois, va changer de camp…
Sur le mode de la chronique, au plus près de la réalité humaine de la rue, Sidi Bouzid Kids tient tout en sobriété et en retenue le journal de la révolte tunisienne, déclenchée il y a quelques mois à peine par le désespoir d’un petit marchand de primeurs, au fin fond d’une ville de province où il ne se passait jamais rien. Un témoignage coup de poing sur les premiers pas du printemps arabe.
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Maurice Attia, Jacques Ferrandez, Alger la noire, Éd. Casterman (univers d’auteurs), 2012

Alger, fin janvier 1962. Sur l’une des plages de la ville, on retrouve les cadavres nus de deux jeunes gens enlacés. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau, les trois lettres « OAS ». Exécution presque ordinaire au titre du nettoyage ethnique, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l’assassinat de Mouloud et d’Estelle cache-t-il autre chose ? S’échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l’inspecteur Paco Martinez mène l’enquête flanqué de l’irascible Choukroun, le vieux flic juif qui lui sert de mentor. Rythmées par les plasticages et les règlements de compte, qui ne cessent d’empoisonner un peu plus une atmosphère déjà irrespirable, leurs investigations les conduiront dans les coulisses et les arrières cours bien peu reluisantes de la grande ville, entre passions politiques, affairisme, banditisme, mœurs dissolues et violence omniprésente. Oui, décidément, Alger la blanche pourrait tout aussi bien s’appeler Alger la noire…
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Frédéric Bihel, Jean-François Charles, Maryse Charles, Africa Dreams : Dix volontaires sont arrivés enchaînés, Éd. Casterman, (Univers d’auteurs), 2012

1897. Dans le port d’Anvers, on charge et on décharge les vapeurs qui « font le Congo ». Cargaisons d’ivoire et de caoutchouc d’un côté, d’armes et de chaines de l’autre… Car en dépit du nom officiel de cette lointaine possession africaine – E.I.C., pour État Indépendant du Congo –, c’est bien le Roi Léopold qui en est l’unique propriétaire légal. Et sa consigne est claire : rentabiliser au mieux et au plus vite cette immense colonie, quitte à y faire régner l’arbitraire le plus absolu. Loin des regards, un quasi esclavage est imposé aux populations locales, comme l’a constaté depuis sa récente arrivée au Kivu le jeune missionnaire Paul Delisle. En dépit des discours « civilisateurs », éducation et évangélisation ne sont décidément pas les priorités du tyran de Bruxelles…
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Pas grand chose dans les nouveautés ce mois ci, à part les quelques titres ci-dessous. Pourquoi ne pas en profiter pour visiter la librairie Présence Africaine de Paris : Nouvelle devanture, nouvelle enseigne, locaux refaits à neuf… la librairie a fait peau neuve durant cet été. Au cœur du quartier latin, la librairie est, plus que jamais, le lieu incontournable pour trouver le livre, l’article, l’atmosphère qui vous plonge dans le tourbillon de l’incroyable vitalité qui anime le continent africain et ses différentes diasporas.??

Mansour El Souwaim, Souvenirs d’un enfant des rues, Éd. Phebus, 2012
La guerre civile domine la scène politique soudanaise depuis l’indépendance du pays, opposant musulmans, chrétiens et animistes. Depuis les années 90, les raids d’enfants perpétrés par les différentes factions armées pour nourrir le marché quasi officiel de l’esclavage ont jeté dans les rues de Khartoum des milliers d’enfants de toutes confessions, orphelins et déracinés.
Kasshi, le héros du roman, est né paraplégique. Doté d’une intelligence supérieure et d’une mémoire phénoménale, il s’abreuve au savoir de ses maîtres, apprend le Coran par cœur, et se lance dans l’étude des sciences occultes et autres disciplines ésotériques. Nous le suivons de la petite enfance à l’âge adulte, au fil des rencontres avec les gamins des rues, chefs de gangs, voleurs ou vendeurs à la tire, indigents et infirmes. La nature l’ayant gratifié d’un sexe qui fait se pâmer la gente féminine, il découvre tôt les plaisirs charnels. Ses charlatans de maîtres à penser vont exploiter cette aubaine pour attirer les belles naïves dans des pièges dont elles ne sortiront pas indemnes.
L’auteur réussit à faire d’une vie marquée par le sceau de l’échec, du désespoir et de la violence, un récit quasi légendaire. Ainsi va la vie de Kasshi, tour à tour voyou et prophète, prince et mendiant, libre et captif, maître et victime de sa propre destinée.

Ivan Vladislavic, Folie, Éd. Zoe, 2012

Quelque part dans l’immensité du veld sud-africain, un homme arrive dans un terrain vague et y prend ses quartiers. M. et Mme Malgas, les occupants de la maison voisine, observent avec la plus grande attention cet intrus qui interrompt singulièrement leur routine. Monsieur est quincailler, Madame dépoussière les bibelots, regarde la télévision et attend le retour de son mari. L’inconnu explique à son voisin, de plus en plus fasciné, son plan: la construction très mystérieuse de sa maison, une maison mentale. La voisine, quant à elle, est convaincue de la folie de cet homme qu’elle s’obstine à appeler « l’Autre », et qui lui vole son bon mari. Folie est un huis clos à trois, récit d’une désillusion comique, tissée de clous et de fils, de chimère et de mots.

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Djiby Sy, Roger Lavergne, La véritable histoire de Monsieur Sy, Éd. Sépia, 2012
Monsieur Sy est un travailleur émigré sénégalais qui est arrivé en France dans les années soixante. Son parcours est exemplaire.

Le jeune Djiby Sy qui s’embarque en trichant légèrement sur son âge, se verra confronté au choc des cultures. Il ne sait ni lire ni écrire. Il apprendra d’abord à prendre le bus, à s’habituer à la nourriture française : sa nouvelle vie est si différente de celle de son village. Il exercera de nombreux « petits boulots » à Marseille, Bordeaux, Paris… Mais surtout, il apprendra à lire, à écrire et à prendre sa place dans la société française en citoyen responsable.
Le jeune Sy parle de son déchirement, de la place des femmes, de son mariage, de son engagement syndical et de sa retraite en banlieue parisienne. L’émigré est devenu « Monsieur Sy ». Il est respecté par tous et ses conseils sont écoutés.
Un livre qui déborde d’humanité.

Henri Lopes, Une enfant de Poto-Poto, Éd. Gallimard (Continents Noirs), 2012

«À la une, la photo d’une foule en liesse… En bas, dans le coin gauche, quelqu’un lève deux doigts. C’est Pélagie. À sa gauche, c’est moi, Kimia… C’était le 15 août 1960. La nuit de notre Indépendance… Pour Pélagie et moi, il s’agissait plus d’une occasion de réjouissance que d’une date historique.» Suit le récit d’une amitié liant deux jeunes femmes que l’évolution de leurs pays va séparer un temps. Amitié profonde, complexe, sillonnée de rivalités, de jalousie et, surtout, mue par une indéfectible solidarité au cœur d’un monde divisé.
Entre Pélagie et Kimia, un Moundélé, comme on appelle les Blancs, là-bas! Mais ne serait-il pas, lui aussi, un enfant de Poto-Poto?… Doublant l’intrigue amoureuse, une plongée dans les consciences de trois êtres dont les identités se forgent à la fusion des boues et des glaises des sols d’Afrique et d’ailleurs. À contre-courant des clichés, l’auteur, à l’écriture dépouillée, rapide, cinématographique, nous offre trois palpitants destins en perpétuels dialogues.
De l’Europe aux États-Unis, ce trio fiévreux de passion et d’intelligence reste uni par une aspiration commune, le désir de s’assumer et de se dépasser, que traversent les parfums et les saveurs du Congo dans les rythmes des rumbas du pays bantou.

Denis Labaye, Noirs sur blanc, Éd. dialogues, 2012

Comment Zola Méké, jeune Africain issu d’une famille démunie, est-il devenu chirurgien à Paris ? ?Pour faire ses études, Zola, adolescent, est obligé de s’exiler. D’abord à Cuba, puis en Russie et en France. Une ascension sociale terriblement coûteuse : déchirement familial, petits boulots pour survivre, racisme, tiraillement entre l’attrait d’une vie « moderne » et l’emprise de la culture originelle.?Mais ce roman est aussi une histoire forte d’amitié et d’amour entre quatre jeunes aux destins divergents. Une aventure humaine où les personnages de rencontre abondent : un idéaliste égaré, une singulière mère adoptive, un curieux chirurgien russe adepte du silence… Le tout narré d’une plume alerte où l’humour s’invite souvent.
« Noirs en blanc » est une fiction inspirée des témoignages de médecins étrangers travaillant dans nos hôpitaux. Il évoque la fuite des cerveaux d’Afrique ? un drame pour ce continent… « Reprenez vos ONG et rendez-nous nos médecins ! » s’écrie Myezi, une femme chirurgien amoureuse de Zola.
« C’est un roman formidable et courageux. La première partie, un Cubain aurait pu l’écrire, les deux autres, un Africain aurait aimé les écrire. » Eduardo Manet

Brüno, Nury, Atar Gull ou le destin d’un esclave modèle, Ed. Dargaud, 2011
1830, Afrique noire. Atar Gull, un superbe esclave, est chargé sur le bateau du capitaine Benoît pour être vendu aux Antilles. Son prix est élevé : c’est le fils d’un roi, un athlète, un guerrier… Son histoire nous entraînera des soutes d’un négrier jusqu’à la Jamaïque, des marchés aux esclaves au coeur des plantations ; son destin sera tragique…

Fabien Nury et Brunö signent une incroyable fresque flamboyante, une aventure sidérante à mille lieux des poncifs mélodramatiques, un superbe album de 88 pages qui vous hantera bien longtemps après l’avoir refermé.
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Laurent Galandon, Stefano Casini, La vénus du Dahomey : La civilisation hostile, Ed. Dargaud, 2011

Diamanka était la fierté du peuple dahoméen. Aux côtés de ses soeurs amazones, elle a défendu son roi contre les assauts des colons français. Mais la raison du mieux armé est toujours la meilleure… Seule survivante de sa caste, la belle guerrière est devenue animal de foire. Exposée au jardin d’acclimatation de Vincennes, elle effraie le badaud autant qu’elle le fascine… À commencer par Fernand de la Filière, médecin rêvant d’exotisme depuis son cabinet parisien. Espérant l’apprivoiser, voilà qu’il invite la servante du dieu serpent dans sa maison bourgeoise…
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Hugo Pratt, Anne de la jungle, Ed. Casterman, 2011
Quelque part en Afrique orientale, à la veille de la Première Guerre mondiale, Gombi est un village de garnison, aux avant-postes des possessions britanniques dans cette partie du monde. ?C’est là que vivent une poignée de militaires et de civils occidentaux, dont la jeune Ann Livingston, fille d’un médecin anglais. ?L’aventure commence lorsqu’un message, propagé par les tam-tams de toutes les tribus de la région, annonce la mort de Wambo, le très vindicatif sorcier des Wagaïas. Le message ajoute que Wambo va revenir d’entre les morts pour massacrer tous les Blancs…
Quatre aventures composent ce recueil, directement inspiré à Pratt par les images de sa propre adolescence africaine. Une somptueuse leçon de dessin, et un hommage ébloui à l’esprit de la grande aventure.
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Enfin des BD intelligentes où l’Afrique (et les africains) ne servent pas uniquement de décors mais sont au centre du propos. Image Eric Warnauts.

Etienne Gendrin, Broit d’Asile, Éd. Les ronds dans l’O, 2011
Jeune dessinateur de BD, Etienne rencontre des demandeurs d’asile et des jeunes en difficulté au Foyer du jeune homme de Strasbourg géré par l’Armée du Salut et financé par la Région Alsace. Portraits émouvants de jeunes ayant fui leur pays en guerre pour certains, remplis d’espoir malgré tout. Mise en abîme d’un auteur de BD se servant de son expérience personnelle pour donner la parole à de jeunes garçons dont chaque histoire est bouleversante.
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Grégory Jarry , Otto T., Petite histoire des colonies françaises T 4 : La Françafrique, Éd. Flblb, 2011
La Françafrique n’existe pas, elle n’a jamais existé.
D’abord, qu’est-ce que ça voudrait dire la Françafrique ? Ça voudrait dire qu’après la décolonisation, dans le dos du peuple français, en dehors du champ démocratique, nos élites politiques auraient conservé des liens de sujétion avec nos anciennes colonies d’Afrique en plaçant à leur tête des présidents dévoués à leurs maîtres d’hier ?. Comment aurions-nous réussi un coup pareil ? Il aurait fallu plus que des bases militaires dans ces pays, plus que des Monsieur Afrique de l’Élysée, plus que des Elf, des COGEMA, des Bouygues et des Bob Denard pour faire la Françafrique.
Il aurait fallu un silence total et l’assentiment de toute la classe politique. La France est un pays libre, les journalistes, les universitaires, les associations, les juges et les artistes font un travail extraordinaire de contre-pouvoir qui empêche tout népotisme. Allons, soyez tranquilles, la Françafrique n’existe pas et elle n’existera jamais.
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Marguerite Abouet , Mathieu Sapin, Akissi T 2 : Super héros en plâtre, Éd. Gallimard, 2011
Véritable poil à gratter pour sa famille, Akissi est une petite fille effrontée et dégourdie, pas toujours animée des meilleurs intentions.
Avec son meilleur copain Edmond, elle songe à jeter un sort à leur maître d’école pour les venger d’une punition ; là voilà ensuite prête à tout pour que sa mère cesse de la coiffer, y compris à attraper des poux ! Mais quand Edmond se prend pour le super-héros Spectreman, Akissi se fait pour une fois la voix de la raison…

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Laurence Baldetti Sébastien Floc’h , Nicolas Vial , Perle blanche T 2 : L’œuvre du serpent, Éd. Glénat, 2011
La fin d´un diptyque tonique et magique ! L’Afrique, XVIIe siècle.
Deux belles pirates élevées dans la magie vaudoue, Perle et Blanche, jouent les justicières contre le trafic d’esclaves. Leur ennemi de toujours, le Gouverneur, a décidé de se débarrasser une bonne fois pour toutes de ces empêcheuses de commercer en rond ! Il compte mener un procès public qui découragera tous les esprits séditieux. Mais c’est oublier un peu trop vite que les courageuses amies ont de nombreux alliés, parmi lesquels on compte bien sûr leur Mama et ses terribles sorts vaudous, mais aussi William, le jeune scientifique qui est en train de changer de camp, sous le charme de Blanche…Un diptyque à l’action et l’humour trépidants, mené par un Sébastien Floc’h, scénariste confirmé, et par Laurence Baldetti, une jeune dessinatrice à l’incroyable maturité.
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Collectif, Il était une fois…, Éd. Vizavi, 2011
Cet album fait suite à la conception et à la réalisation d’un premier album collectif de BD, intitulé « Congo 50″, réalisé par huit bédéistes congolais de l’Association partenaire d’AfriBD pour l’Afrique Centrale, « BD Kin Label », afin de célébrer à leur façon les cinquante ans d’indépendance de la République Démocratique du Congo.
Le succès populaire de « Congo 50″ aidant, AfriBD décida de monter un second projet d’album collectif, en collaboration avec son partenaire pour l’Océan Indien, le CroArt, basé à Maurice et animé par Thierry Permal associé à Evan Sohun, deux remarquables artistes qui consacrent leurs talents multiples à la promotion du « 9ème Art » dans leur île.
Scénariste et collaborateur d’AfriBD, Alain Brezault est allé à Maurice durant deux semaines, en juillet 2010, pour animer avec Thierry Permal et Evan Sohun un atelier de scénarisation, dans le but de concevoir collectivement la trame d’un scénario destiné à évoquer en plusieurs épisodes l’aventure parfois douloureuse du peuplement de l’ancienne « Ile de France ».
Cette histoire (qui se développe sur plusieurs siècles et s’achève dans un futur proche, par une mise en garde contre les méfaits éventuels d’une urbanisation galopante), devait avoir un fil conducteur suffisamment significatif et porteur d’un message consensuel à transmettre aux jeunes et aux moins jeunes générations.
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2O ans après sa disparition, Attilio Miccheluzzi est honoré par le festival d’Angoulême.

Attilio Micheluzzi, Bab-el-Mandeb, Éd. Mosquito, 2010

Égypte 1935, bruits de bottes autour du canal de Suez, les services secrets s’agitent : les Italiens sont sur le point d’envahir l’Éthiopie. En marge de la grande Histoire l’improbable rencontre entre un sergent-major anglais, une danseuse égyptienne, un révolutionnaire italien et une Lady raffinée…
Et les voilà traversant le désert pour livrer deux automitrailleuses aux guerriers du Négus.
Sur fond de tensions géopolitiques autour du canal de Suez, la valse des destins de quatre personnages en 1935, conduits à assurer une livraison d’armes en Abyssinie. Le choc de l’amour, de l’argent, de l’idéal politique et de la grande aventure, et le sens de la mise en scène de l’italien.

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L’année commence bien : un nouvel album des amis Raives et Warnauts. Même si le (superbe) album n’est pas directement lié à l’Afrique, sa présence envoutante (p. 38) suffit amplement à mon bonheur, d’où sa place dans ce blog.

Éric Warnauts, Guy Raives, Les temps nouveaux : T 1, le retour, Éd. Le Lombard, 2011
Après huit ans passés au Congo belge, Thomas éprouve le mal du pays et revient dans ses Ardennes natales.
Mais revient-on jamais chez soi ? Alice, son amour de jeunesse, est maintenant la mère des enfants de son frère Charles. Et la Belgique de 1938, déchirée entre les rexistes pro-nazis de Léon Degrelle et ses querelles intestines, peine à se déterminer au sein de cette Europe trouble, agitée par les conquêtes hitlériennes et la guerre d’Espagne. Warnauts et Raives ouvrent une page sombre de l’Histoire, au prisme de la vie d’un village tout ce qu’il y a de plus tranquille… en apparence !
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Séraphin Kajiwami, Les diamants de Kamituga, Éd.  AAD, 2011
Lina, une jeune Congolaise de Bukavu, rend visite à sa maman Asha à l’hôpital, accompagnée de ses amis. Asha est atteinte du SIDA. Un souvenir apporté par sa fille la replonge soudain dans le passé et la conduit à parler de sa vie aux jeunes gens.
Elle leur raconte comment son mari, Mayele, longtemps sans emploi, a choisi de se faire engager dans la mine de coltan et de cassitérite de Kamituga pour subvenir aux besoins de sa famille. Là-bas, les tentations sont nombreuses. Lorsqu’il est impliqué dans une affaire de diamants, il s’enfuit et tente d’échapper aux militaires. Il rejoint finalement Bukavu, porteur, sans le savoir, du virus du SIDA.
Ce « thriller humanitaire », entre aventure et sensibilisation sur le virus du SIDA, nous offre un témoignage bouleversant sur le quotidien des habitants de la région des Grands Lacs.
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Maryse Charles, Jean-François Charles,  Francis Carin, Ella Mahé, T 2,  Princesse des Sables, Éd. Glénat, 2011
Une grande saga romanesque au coeur de l’Égypte d´aujourd’hui et d’hier.
Ella Mahé se remet doucement du départ de ce mufle de Thomas Reilly. Après avoir pérégriné quelques jours en touriste, il est temps pour elle de se souvenir qu’elle est en Égypte à l’invitation du musée du Caire. Son conservateur, séduit par l’expertise française en matière de restauration de manuscrits anciens, la prie de se rendre à Ismaïlia, la perle du canal de Suez, pour apporter ses bons soins à une réserve précieuse d’ouvrages. Sur la route qui relie Le Caire à Ismaïlia, Ella Mahé est fascinée par les paysages traversés, comme si elle y avait vécu…Trois mois seulement après la sortie du premier tome, la saga Ella Mahé s’enrichit d’un deuxième volume, dessiné en partie par Jean-François Charles et cette fois accompagné de Francis Carin.
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Du 3 au 5 décembre 2010, mairie du cinquième arrondissement de Paris : entrée libre

En 2010, 14 pays africains fêtent le cinquantième anniversaire de leur indépendance. Coïncidence, 1960 est également la date de naissance de la première bd publiée dans un pays du continent africain.
Depuis 50 ans, la bande dessinée a évolué en Afrique, acquérant ses lettres de noblesse à l’intérieur de ses frontières et exportant ses talents à travers les autres pays de la francophonie, en particulier la France.
Le salon propose un grand voyage à travers le continent avec une pléïade d’auteurs : Joëlle Ebongue, Barly Baruti, Pat Masioni, Éric Warnauts, Guy Raives, Jean-Philippe Stassen, Jean Dufaux, Umar Timol, Joël Salo…)

Entre autres réjouissances :
Deux expos :
– 50 années de bande dessinée en Afrique francophone
– « Africaricatures » (exposition numérique de travaux de caricaturistes africains)

Des rencontres débats :
– 50 ans de bande dessinée en Afrique, vendredi 3 décembre 14h00
– Regards croisés des auteurs africains et européens sur la bande dessinée, samedi 4 décembre 15h00
– Caricature et citoyenneté, la liberté d’expression par la bande dessinée, samedi 4 décembre 17h00
– Colonisation et décolonisation dans la bande dessinée, dimanche 5 décembre 15h00

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