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opoto

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Tristesse. Le poète du Wouri, Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor de la Maison africaine de la poésie internationale 2008, pilier de l’école de Douala et de la poérotique, nous a quitté brutalement.

« Je ne parle que de cela qui est poème
Attente fiévreuse du mot et de la chose
Car ici je n’ai tendu la main
Qu’à cette inconnue que tu nommes
Poésie
».

fernandofacFernando d’Almeida, né en 1955 à Douala (Cameroun) d’une mère camerounaise et d’un père dahoméen (béninois) d’ascendance noire brésilienne, d’où son nom à consonances portugaises, était Docteur ès lettres de l’Université Paris-Sorbonne, journaliste, conférencier, critique littéraire, mais surtout poète. Sans doute l’un des plus décisif, des plus accompli du Cameroun et l’un des meilleurs de la francophonie littéraire africaine. Premier africain lauréat du Grand Prix de poésie Léopold Sédar Senghor en 2008, décerné par la Maison africaine de poésie internationale (MAPI).

Auteur de nombreux recueils de poèmes on peut pour faire plus ample connaissance se reporter aux archives d’opoto et bien sûr sur le site du poète camerounais Anne Cillon Perri.

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Voilà : Maintenant opoto va entamer une longue série de présentation de polars. L’actualité sera toujours présente mais uniquement via le scoop.it (en haut à droite du site). Bonnes découvertes et bonnes lectures.

NicolMike Nicol, Killer Country, éd. Ombres noires, 2014
Mike Nicol nous propose une nouvelle immersion dans l’Afrique du Sud contemporaine, en proie à la violence et au racisme mais aussi riche de cultures ancestrales et de paysages sublimes. Envoûtant.
Mace et Pylon, deux ex-free fighters reconvertis dans la sécurité, offrent leurs services aux riches touristes du Cap, donr les rues sont gangrénées par la violence. Mais lorsqu’ils décident d’investir de l’argent sale dans un deal immobilier douteux, ils ont affaire à des adversaires d’un nouveau genre : Obed Chocho, tout juste remis en liberté conditionnelle, et Spitz, un psychopathe qui assassine au son de playlists méticuleusement sélectionnées. Dans l’ombre, la vénéneuse Sheemina tire les ficelles, méditant sa vengeance…
Mace et Pylon échapperont-ils à la colère de leur vieille ennemie et au tueur lancé à leur poursuite ?
Parce que lire en musique c’est quand même sympa, rendez-vous sur Youtube et découvrez la playlist de Spitz, cette fameuse musique qui coule dans son Ipod lorsqu’il assassine froidement ses proies…
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smithRoger Smith, Le piège de Vernon, éd. Calmann-Lévy, 2014

Le Cap. « Dans une ville où c’est le sang qui sépare les riches des pauvres, la vérité n’est que le mensonge auquel on croit le plus. » Cette citation du magazine Goodreads dit on ne peut mieux la brutalité et la psychologie perverse qui règnent dans la capitale de l’Afrique du Sud.
Au moment où Sunny Exley, quatre ans, se noie près d’une maison de plage luxueuse, son père, Nick, fume de l’herbe et sa mère, Caroline, est dans les bras de son amant. Quant à celui qui pourrait sauver la fillette, Vernon Saul, un ancien flic au passé trouble et à l’enfance désastreuse, il ne bouge pas d’un cil. Bien au contraire, alors même qu’il assiste au drame, il attend. Puis, quand tout est fini, il fait un bouche à bouche inutile à la fillette, mais très utile à ses plans : Vernon est en effet quelqu’un qui, Noirs ou Blancs, entend dominer et manipuler tout le monde. Et, bien sûr, dès qu’il découvre la tragédie, Nick Exley devient une proie de premier ordre.
Étude sans concession des mécanismes subtils de la culpabilité et de la douleur, Le Piège de Vernon nous montre une société où les repères du bien et du mal ne sont plus à même d’aider les individus à prendre les décisions qui s’imposent.
Terrifiant.
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ebersohnWessel Ebersohn, La tuerie d’octobre, éd. Rivages (noir), 2014

Un mystérieux assassin supprime les uns après les autres des blancs qui avaient perpétré des années auparavant massacre contre des militants anti-apartheid. Après plus de 15 ans d’absence, le 4e volume des enquêtes de Yudel Gordon, psychiatre rattaché aux services de l’autorité policière sud-africaine.
Les 3 autres volumes de la série, tous en collection Rivages/Noir, sont : La nuit divisée (1993), Coin perdu pour mourir (1994), Le cercle fermé (1996).
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meyerDéon Meyer, Kobra, éd. Seuil (policiers), 2014

Paul Anthony Morris, mystérieux client britannique de la guest-house d’un domaine viticole de Fransshoek, a disparu, et ses trois gardes ont été tués. Seul indice : des douilles de cartouches gravées d’une tête de cobra. Dès le début de son enquête, Benny Griessel se heurte à la réticence du consulat et de sa hiérarchie.
Au Cap, le jeune Tyrone Kleinbooi dérobe sous l’œil d’une caméra de surveillance le sac d’une touriste dans la marina du port. Alors qu’ils s’apprêtent à l’interroger, les agents de sécurité sont abattus méthodiquement par un tueur cagoulé qui laisse sur place des douilles gravées d’une tête de cobra.
Tyrone réussit à s’échapper en emportant son butin, mais quand, peu après, sa sœur Nadia est kidnappée, Benny le soupçonne d’être en possession d’un élément crucial.
Le tueur semble être un professionnel surnommé Kobra, mais pour qui travaillerait-il ?
Et Paul Anthony Morris se révèle être un brillant mathématicien, inventeur d’un logiciel permettant de repérer, dans les transactions financières mondiales, le parcours de l’argent sale issu du crime organisé et du terrorisme. Qui a commandité son enlèvement ?

baxBruno Bax, La dangereuse africaine, Éd. Ditis (La chouette), 1958

Hervé de Hersault (H. pour les services secrets) était prodigieusement intéressé par ce qui venait d’apparaître sur l’écran; le système de Télévision qui lui permettait d’observer les visiteurs bien avant que ceux-ci n’aient atteint son repaire, lui montrait en effet l’élégante silhouette de Dominique, avançant furtivement dans la nuit pluvieuse… Pourquoi cette femme si sûre d’elle était-elle en proie à la terreur ? Pourquoi Dominique le suppliait-elle de résoudre un problème et refusait-elle de lui en fournir les données ?
On trouve le livre à partir de 1 €, par exemple ici

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Des polars comme s’il en pleuvait : une bonne grosse averse de lecture palpitante, papillonnante, passionnante, pour la saison des pluies ; à déguster sans modération jusqu’au retour du soleil… (image Eric Warnauts)

PaulinFréderic Paulin, La grande peur du petit blanc, éd. Goater noir, 2013
Rennes, début des années 1970.
Louis Gascogne, ancien militaire, un temps barbouze et nouvellement détective privé tente de se reconstruire une vie loin de l’Algérie.
Achraf Laïfaoui, officier du FLN tombé en disgrâce travaille désormais à l’usine Citroën de Rennes, loin de sa famille, loin de son pays.
Mais le temps et la distance ne semblent pouvoir rien y faire : une décennie après la fin des combats, la mort, elle, continue à frapper aveuglément ces hommes revenus brisés d’une guerre qui n’a pas dit son nom.
Car, par-delà les souvenirs des années de conflit et leurs nouvelles existences au rabais, il semblerait que les ennemis d’hier doivent rendre des comptes à un fantôme…

khadraYasmina Khadra, Qu’attendent les singes, éd. Juillard, 2014

Une jeune étudiante est découverte assassinée dans la forêt de Baïnem, près d’Alger. Une femme, Nora Bilai, est chargée de mener l’enquête, loin de se douter que sa droiture est un danger mortel dans un pays livré aux requins en eaux troubles. Qu’attendent les singes est un voyage à travers l’Algérie d’aujourd’hui où le Mal et le Bien se sentent à l’étroit dans la diablerie naturelle des hommes.

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otsiemiJanis Otsiemi, Le chasseur de lucioles, éd. Pocket, 2014

Le corps d’un ex-flic retrouvé sur la plage, abattu au canon scié, calibre 22. Un fourgon blindé attaqué en plein Libreville, pour un butin d’une vingtaine de millions de francs CFA. Des prostituées assassinées par un tueur en série bien décidé à débarrasser la ville de toutes ses lucioles.
Au Gabon, comme ailleurs, la nature a horreur du vide, surtout en matière de crime. Meurtres, chantage, corruption… ici, on tire à balles réelles, et puisque l’argent est le nerf de la guerre, les flics peuvent difficilement la gagner sans se salir les mains…

smithRoger Smith, Le sable était brûlant, éd. LGF ‘Livre de poche), 2014

Accusé du meurtre de sa femme et de ses enfants, Robert Dell comprend que c’est à sa vie qu’en veut Inja Mazibuko, le flic et chef zoulou qui l’a arrêté. Désespéré, il s’attend au pire lorsqu’il est kidnappé par son père, ancien mercenaire de la CIA, bien décidé à rendre justice lui-même. Commence alors une traque infernale à travers une Afrique du Sud où la violence côtoie la misère et l’archaïsme tribal.
Dans sa quête de vengeance, Dell croisera le chemin de Sunday, une adolescente prête à tout pour échapper au mariage forcé auquel elle est destinée, et de Disaster Zondi, un ancien flic.

BussiMichel Bussi, Ne lâche pas ma main, éd. Pocket, 2014

Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. Un cocktail parfait. Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de six ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au coeur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

mabanckouAlain Mabanckou, Tais-toi et meurs, éd. Pocket, 2014

Pour un roman noir, et sans jeu de mots, c’en est un. Décor : le Paris du milieu des Africains, leurs boîtes, leurs bandes et leurs « hommes d’affaires » sapés en technicolor, avec des pompes évidemment en croco, bleu ciel ou vert (ou rouge). L’histoire : Julien, un cave venu du Congo avec un faux nom, se fait prendre sous l’aile de Pedro, un caïd. Pedro fait un coup foireux à l’issue duquel une femme se jette par la fenêtre. Enquête de police : Julien se fait refiler de force l’identité de Pedro et finit à Fresnes, où il écrit ce récit. Le style : caméra au poing. Plus d’un sociologue des milieux d’immigrés y trouvera matière à réflexion.  À la dernière page, on a l’impression d’éteindre la télé après être passé des toilettes d’un club branché à une cellule de Fresnes en compagnie d’un tordu furieux. Les portraits des filles qui hantent les parages sont gratinés. Mais celui de l’avocat, Me Champollion ( !), n’est pas mal non plus. La moralité : quand t’es le plus faible, tais-toi et meurs.
Couronné par plusieurs prix littéraires, Mabanckou écrit dru. Et certainement vrai. Un petit hic : il renforce à son insu certains préjugés sur l’immigration. Mais c’est certain : il n’écrit pas pour rien.
Gerald Messadié

la traque de la musaraigne [blog]-193x300Florent Couao-Zotti, La traque de la musaraigne, éd. Jigal, 2014

Quand Stéphane Néguirec, jeune Breton un brin rêveur, poète à ses heures, amoureux du large et des horizons lointains, débarque à Cotonou, au Bénin, il ne sait pas encore que question dépaysement, il va être servi ! Aux paysages enchanteurs qui l’électrisent, s’ajoutent les charmes des filles aux courbes délicieuses et notamment, ceux de la mystérieuse Déborah Palmer qui lui propose très vite un mariage blanc contre une fortune en billets verts.
À l’autre bout de la ville, Jésus Light, un voyou ghanéen, traque sans relâche sa femme, Pamela, partie précipitamment avec le butin de son dernier casse… En temps normal, leurs chemins n’auraient jamais dû se croiser… Mais c’était sans compter sur cette bande de ravisseurs islamistes venus du Nigéria voisin à la recherche d’otages européens…

ebersohnWessel Ebersohn, La tuerie d’octobre, éd. Rivages (rivages/noir), 2014

Un mystérieux assassin supprime les uns après les autres des blancs qui avaient perpétré des années auparavant un massacre contre des militants anti-apartheid. Après plus de 15 ans d’absence, le 4e volume des enquêtes de Yudel Gordon, psychiatre rattaché aux services de l’autorité policière sud-africaine.?Les 3 autres volumes de la série, tous en collection Rivages/Noir, sont : La nuit divisée (1993), Coin perdu pour mourir (1994), Le cercle fermé (1996).

didier_kassai_lrd_def-db21cLa Centrafrique raconte l’histoire d’un effondrement : celui d’une Nation tout autant que l’échec de la gestion des affaires par les puissances européennes, anciennement colonisatrices. Depuis dix ans, ce pays plus grand que la France, rebondit de crise en crise. Celle de 2013-2014 est sa troisième guerre civile de la décennie. La plus violente, la plus meurtrière, mais aussi celle dont le monde commence à percevoir l’écho. Et le drame.

En effet, qui se souvient des renversements de pouvoir de 2004, puis 2008, adoubés par la France ? Qui sait exactement ce que font les troupes françaises dans ce pays qui accueille l’une de leurs principales bases d’intervention sur le continent ? Qui a bien compris les raisons de l’opération Sangaris, décidée en un éclair par le président de la République ?

Pour éclairer le vécu des Centrafricains, voici le témoignage d’un auteur de bande dessinée, habitant de Bangui.  est chrétien, mais cela ne faisait pas de différence jusqu’à maintenant. Sa femme est musulmane, mais là aussi, cela ne changeait pas le quotidien de cette famille sans histoire. Leur environnement a basculé l’été dernier, avec les premiers massacres à coloration confessionnelle. Coloration, car les motivations profondes de cette nouvelle guerre pour le pouvoir ne semble guère reposer sur de vrais antagonismes religieux. Il est plutôt question d’appétits politiques, économiques et sociaux.

Alors que le Parlement français a voté, mardi 25 février, à l’unanimité des groupes politiques, la prolongation de l’opération militaire dans laquelle sont engagés 2 000 soldats, nul ne sait comment parvenir à reconstruire de toutes pièces un état devenu invisible.

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Deuxième livraison de ce début d’année avec un retour remarqué (et remarquable) du « père » du polar sud africain : Wessel Ebersohn. (Avec encore une superbe image)

ebersohnWessel Ebersohn, La tuerie d’octobre, éd. Rivages (rivages/noir), 2014
Un mystérieux assassin supprime les uns après les autres des blancs qui avaient perpétré des années auparavant un massacre contre des militants anti-apartheid. Après plus de 15 ans d’absence, le 4e volume des enquêtes de Yudel Gordon, psychiatre rattaché aux services de l’autorité policère sud-africaine.?Les 3 autres volumes de la série, tous en collection Rivages/Noir, sont : La nuit divisée (1993), Coin perdu pour mourir (1994), Le cercle fermé (1996).

agualusaJosé-Eduardo Agualusa, La guerre des anges, éd. Metailié, 2014

Les morros et les favelas de Rio sont en flammes, la police, sous couvert de répression du trafic de drogue, a mitraillé une procession religieuse et tué des enfants. Le jour approche où cette guerre va descendre sur la ville et les beaux quartiers du bord de mer. Francisco, un ancien colonel de la Sécurité en Angola, installé au Brésil pour fuir les pièges d’un amour féroce et les tourments de sa mémoire, prépare ce jour en vendant des armes. Un journaliste angolais plonge dans cet incendie à la recherche de réponses aux questions que peu de gens veulent bien se poser. Racisme ou mépris social ? Émeute ou révolte d’esclaves ? José Eduardo Agualusa crée dans une prose limpide des personnages inoubliables, Jararaca, le jeune chef de bande charismatique, Catiavala, le colonel à la voix de Nat King Cole, Euclides, le journaliste nain, Jacaré le rappeur fou de drogue, Anastacia la spécialiste de l’ayahuasca et des vagins dentés, Florzinha la belle vénéneuse, Monte le tortionnaire rédacteur de discours présidentiels… Un grand roman littéraire dans lequel la fiction est rattrapée par l’actualité.

van niekerkMarlene Van Niekerk, Agaat, Marlene Van Niekerf, éd. Gallimard (Du monde entier), 2014

Milla est clouée sur son lit, paralysée. Seule sa domestique noire prend soin de cette femme abandonnée de tous. Quarante ans plus tôt, Milla régnait pourtant en maîtresse sur cette grande ferme près du Cap, et sa vie était pleine de promesses. Maintenant, la mort est proche, et sa mémoire passe en revue les souvenirs éparpillés d’une vie en morceaux : la décision d’adopter Agaat, une petite fille noire, quand son mariage avec Jak ne lui donne pas les enfants espérés, puis la naissance tardive d’un fils qui transforme Agaat en servante, et les conflits incessants avec son mari.
Milla est condamnée au silence, mais en clignant des yeux, elle espère encore communiquer avec Agaat qui veille sur elle, malgré tout. Entre loyauté et vengeance, fierté et tendresse, un combat silencieux s’engage entre les deux femmes, pendant qu’à l’extérieur le monde de l’apartheid vit ses toutes dernières heures. Agaat impressionne par sa puissance, à la fois épique et polyphonique, et plonge le lecteur dans un drame intime et familial d’une rare densité.

N dongoMamadou Mahmoud N’Dongo, Les corps intermédiaires, éd. Gallimard (continents noirs)
« Abbas avait mis au point un procédé pour repérer la plus belle femme dans une assemblée, une approche simple…

C’est celle que toutes regardent… Rétrospectivement, je le reconnaissais bien là, il s’appuyait sur autrui pour parvenir à ses fins ; pour ma part, j’employais une technique plus rudimentaire où mon désir allait d’une fille à l’autre, mais avant cette phrase, comme toute proie, je ne sentis sa présence que lorsqu’il le décida, c’est-à-dire quand j’étais déjà mort. » Thomas Schoeller est un artiste-vidéaste, qui travaille à sa dernière installation ayant pour thème : « Les femmes dans la révolution de Jasmin ».
Abbas Sidi Saïd est un riche collectionneur, fils de Nabil Sidi Saïd, despote et guide religieux d’un pays gagné à son tour par les révolutions arabes. Abbas commande son portrait à Thomas Schoeller. De cette rencontre aux diaboliques péripéties, Mamadou Mahmoud N’Dongo nous offre avec Les corps intermédiaires un formidable roman, au confluent de l’histoire, du religieux, de la création artistique, où les passions deviennent obsessions.

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Première sélection de romans pour cette nouvelle année que l’on vous souhaite agréable et pleine de projets. (photo Beb Licence Creative Commons

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Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part, éd. Zulma, 2014
C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…
Porté à merveille par une traduction qui mêle français classique et langue populaire d’Afrique de l’Ouest, ce roman époustouflant nous laisse pantelants, heureux de la traversée d’un monde si singulier.

cardosoDulce Maria Cardoso, Le retour, éd. Stock, 2014

Adolescent, Rui vit en Angola avec ses parents et sa soeur. En 1975, la guerre civile fait rage et, comme tous les Blancs, ils doivent partir pour la métropole. Mais c’est à trois qu’ils feront le voyage de retour : soupçonné par l’armée de libération d’être le « boucher de Grafanil », le père de Rui est arrêté devant ses yeux et emprisonné.
À Lisbonne, la famille incomplète est accueillie dans un hôtel 5 étoiles, rempli de rapatriés comme eux. Rui va y découvrir l’automne, les fi lles, la honte et la peur de devenir le seul homme de la famille. Son père reviendra-t-il un jour ?
Dulce Maria Cardoso livre un roman sensible sur la perte – perte du pays aimé, perte de l’innocence – porté par le regard juste et touchant d’un adolescent. Elle rend hommage à tous les exilés qui ont un jour dû laisser une terre derrière eux

huchuTendai Huchu, Le meilleur coiffeur de Harare, éd. Zoé, 2014

Vimbai est la meilleure coiffeuse du Zimbabwe. Fille-mère au caractère bien trempé, c’est la reine du salon de Madame Khumala; jusqu’à l’arrivée de Dumi, surdoué, beau, généreux, attentionné, très vite il va détrôner Vimbai.
Quand Vimbai comprend enfin le secret de Dumi, elle fait un chemin intérieur que le pouvoir au Zimbabwe est loin de suivre.
Le meilleur coiffeur de Harare ne se contente pas d’une romance aigre-douce et des cancans d’un salon de coiffure. Outre la dénonciation de l’homophobie, il propose une peinture légère, mais implacable de la vie quotidienne et politique au Zimbabwe.

plantagenetAnne Plantagenet, Trois jours à Oran, éd. Stock, 2014

J’ai toujours su qu’un jour il faudrait que j’aille en Algérie.
Je suis fille, petite-fille, arrière-petite-fille de piedsnoirs. Enfant, j’en étais fière, ensuite j’en ai eu honte. Longtemps je me suis trouvée là, entre ces deux rives. Et la relation complexe, douloureuse, que j’entretenais avec mes racines a dirigé ma vie malgré moi, dicté mes choix.
Quand ma grand-mère est morte, j’ai pensé que ce jour était arrivé.
Le 15 septembre 2005, j’ai embarqué avec mon père sur un vol à destination d’Oran. J’ignorais ce que nous allions trouver là-bas, si la maison où il était né existait encore, comment nous serions accueillis. J’ignorais surtout si ce voyage, dont j’attendais beaucoup et que j’ai forcé mon père à accomplir avec moi, serait une victoire, ou une erreur. Il y avait un risque. Je l’ai pris.

Eorsenaric Orsenna, Mali ô Mali, éd. Stock, 2014

Dix ans après avoir publié « Madame Bâ », un roman émouvant sur une institutrice au Mali, Erik Orsenna retrouve son personnage fétiche et décrit le Mali d’aujourd’hui dans « Mali, ô Mali ».
Dix ans après avoir retrouvé son petit-fils à Paris, Madame Bâ retourne au Mali, un pays désormais menacé par les djihadistes. L’auteur entraîne le lecteur dans la réalité du Mali d’aujourd’hui, faisant écho à l’actualité de ce pays instable et attachant.

al-FMohamed al-Fakharamy, La traversée du K.-O., éd. Seuil, 2014

Plongée vertigineuse dans le quotidien, les rêves et les désillusions des habitants d’un bidonville situé à la périphérie du Caire, La Traversée du K.-O. est un roman qui ne recule devant rien. À travers ce récit d’une grande inventivité formelle, au réalisme brutal, Mohamed al-Fakharany donne à voir la vérité toute nue de ces territoires invisibles où la vie impose toute sa violence aux individus, où la morale et la légalité constituent de pures abstractions, où le terme « gouvernement » sert à désigner la police, où le trafic de stupéfiants et la prostitution sont à peu près les seuls métiers envisageables, où la consommation de drogues de toutes sortes et la violence entre les sexes sont les exutoires les plus courants de la rage collective. Un roman à la fois prémonitoire des renversements politiques qu’a connus l’Égypte ces toutes dernières années et, malheureusement, encore d’actualité.

kanorFabienne Kanor, Faire l’aventure, éd. Lattès, 201

Biram a 17 ans et il n’a encore rien vécu. Mais il a du temps et beaucoup d’imagination. Alors avec ses jumelles pointées sur la ligne d’horizon, il imagine ce que sera sa vie à des milliers de kilomètres du Sénégal et de Mbour : il dansera un funk sur une piste de danse, il portera une veste de cuir, il conduira une voiture allemande, des filles l’entoureront. Il oubliera ce village loin de tout, la maison de sa tante, la buvette où il travaille deux jours par semaine, ces pleureuses qu’il croise chaque jour sur la plage, là où elles ont vu leur fils partir faire l’aventure et ne jamais revenir. Il oubliera même Marème, cette petite crâneuse, une fille de Dakar, qui passe ces vacances au village et qui est son premier amour. Lorsque Biram se tient face à l’océan, c’est comme s’il possédait le monde. Il se fiche des discours de ceux qu’il appelle les « anciens combattants », ceux qui sont partis en Europe, preuves vivantes que l’aventure se termine souvent au point de départ, sur un convertible épuisé à ressasser des souvenirs de voyages ratés. Biram, comme Marème, rêvent de quitter Mbour où le temps semble passer moins vite qu’ailleurs. Ils « feront l’aventure ».

pPetit tour d’horizon des BD parues ces derniers mois. A ne pas manquer le très intéressant Dico de Christophe Cassiau-Haurie (image Piazzo)

congo

Hermann, Yves H., Retour au Congo, éd. Glenat, 2013
Le jeune journaliste Rémy Georget se trouve coincé dans un règlement de comptes lors d’un voyage au Congo. Une parodie très laborieuse dans le Congo Belge des années 20, par le duo Hermann père et fils.
L’histoire : Nous sommes en 1928, au sein de la rédaction du journal bruxellois Le Matin. Alfred Lambillon est mandaté par son boss pour couvrir le déplacement du roi des belges au Congo, une colonie du royaume. Un concours de circonstances va amener Rémy Georget, jeune journaliste dessinateur, à accompagner Lambillon. En effet, la veille, l’assassinat d’un dénommé Brancard débouche sur un article de journal, avec une photo montrant la victime aux cotés d’un dénommé Célestin Georget. Les deux hommes trônent en tenue coloniale devant la dépouille d’un magnifique lion, abattu au Congo en 1905. Intrigué, Rémy va enquêter au musée colonial de Tervuren dans la banlieue de Bruxelles, où le trophée figurant sur la photo est exposé. Célestin Georget est un oncle de Rémy, dont la famille avait dissimulé l’existence pour des raisons que le jeune homme ignore. Lorsque le conservateur du musée, un dénommé Albert Lingot, lui propose de remplacer au pied levé son secrétaire pour l’accompagner dans son voyage vers le Congo, Rémy n’hésite pas un instant. Mais dès les premières heures de la traversée, un complot va se nouer. Rémy se retrouve enfermé à fond de cale. C’est menottes au poignet qu’il débarque sur le sol africain…
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jardinN. Pitz, Les jardin du Congo, éd. La boîte à bulles, 2013
1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l’Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Hélas, les occupants ne quittent pas les lieux. Les semaines passent, puis les mois et les années… Au total, ce sont quatre interminables années qu’il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie…
Lorsqu’il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d’air pour effacer ses cauchemars et se donner l’occasion de démarrer de plain pied sa vie d’adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses.
Avec sa nature envoûtante et ses innombrables défis à relever, le Congo lui redonne peu à peu de l’assurance et lui permet de rattraper les années perdues. Mais dans une Afrique qui aspire irrémédiablement à son indépendance, Yvon parviendra-t-il à préserver cet équilibre de vie qu’il a trouvé à l’autre bout du monde ?
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gilJean-Charles Kraehn, Ballade africaine, éd. Glénat (Gil Saint André), 2013

Gil Saint André déploie son plan en Afrique pour tenter de démasquer les coupables du meurtre de la famille de Diane de Rochart-Haumont. Une fin un poil rocambolesque pour un triptyque divertissant.
L’histoire : Projeté à la tête du groupe GRH par la très belle Diane de Rochart-Haumont, Gil est envoyé en Afrique pour signer un accord commercial avec les autorités du Malaki Masso. Le président de ce pays d’Afrique sub-saharienne, assassiné quelques jours plus tôt, comptait sur cet engagement de production d’agro-carburants pour apporter la richesse à sa jeune démocratie. Mais ceux qui ont décimé la famille de Diane ont agi pour stopper le projet, tandis que la riche héritière est soupçonnée d’avoir assassiné son ex-boyfriend, dans des circonstances surprenantes. Arrivé sur place, accompagné des deux cousins Rochart-Haumont, Gil Saint André espère que le voyage va lui permettre de mettre à jour le rôle qu’ils ont joué dans les évènements. Mais rien sur place ne se passe comme prévu. La cousine Thècle le drague très ostensiblement, tout comme une jeune hôtesse de l’air embarquée à la dernière minute, sans oublier la call-girl de luxe arrivée dans les bagages de l’émissaire du gouvernement français. Gil garde intacts ses sentiments pour Diane, dont il ne peut croire la culpabilité. Le Monsieur Afrique tente de corrompre un futur candidat à la présidence, tandis que des envoyés de Singapour approchent son opposant. Les menaces et les jeux d’influence se croisent, jusqu’à ce qu’un évènement imprévu fasse tout basculer…
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dantesPierre Boisserie, Philippe Guillaume, Erik Juszezak, Le poison d’Ebène, éd. Dargaud (Dantès), 2013

Avec ce tome 1 de la 2e saison de Dantès, Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Erik Juszezak font planer la menace d’un nouveau scandale au-dessus de leur héros ; il est cette fois question de déchets toxiques envoyés en Afrique…?Dantès reprend en main ses affaires après avoir été blanchi de toute implication dans le scandale financier de la banque BGCI. Les activités de l’une des entreprises qu’il dirige, spécialisée dans le traitement des déchets et du recyclage énergétique, attirent son attention. Il est d’autant plus inquiet que, étant président du groupe, il serait immédiatement accusé si une affaire éclatait. Un autre scandale en perspective ? Dantès tient à découvrir la vérité ; il se rend, en compagnie d’Isaac, en Côte d’Ivoire, où la filiale suspecte développe ses activités. ?1er volet du deuxième cycle de Dantès, une BD aux allures de thriller pour dénoncer les grands scandales de notre société.
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dicoChristophe Cassiau-Haurie, Dictionnaire de la bande dessinée d’Afrique francophone, éd. L’Harmattan (Africultures), 2013

Ces dernières années, notamment avec la série Aya de Yopougon, la bande dessinée issue du continent africain fait de plus en plus parler d’elle en Europe. Etape essentielle dans la reconnaissance de ce courant artistique, ce dictionnaire, issu du projet AfriBD, rend compte de cette effervescence. Il est le témoin vivant de l’évolution et de la vitalité d’un art apparu il y a maintenant près de soixante-dix ans sur le continent.

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Deux romans récompensés. Cette fois les prix littéraires sont vraiment de qualité. Pour Marie Darrieussecq le Médicis, pour Léonora Miano le Fémina. (et encore un superbe dessin des amis Eric et Guy)

darMarie Darrieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes, éd. POL, 2013
Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l’homme est noir. « C’est quoi, un noir ? Et d’abord, c’est de quelle couleur ? » la question que pose Jean Genet dans « les nègres », cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et c’est quoi, l’Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C’est la Solange du dernier roman de Marie Darrieussecq, « Clèves », elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, ou tout le monde était blanc.
Le roman réserve d’ailleurs quelques surprises aux lecteurs de « Clèves », même s’il n’est pas nécessaire De l’avoir lu pour entrer dans cette nouvelle histoire. L’homme qu’elle aime est habite par une grande idée : il veut tourner un film adapte de « au coeur des Ténèbres » de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu’au bout du Monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte De « je ntem moi non plus ».
La forêt vierge est très présente dans toute cette deuxième partie du roman, Qui se passe en pirogue et en 4×4 au milieu des pygmées et des bûcherons clandestins, sous l’oeil d’une Solange qui se sent négligée. Depuis « truismes » en passant par « le bébé » ou « Tom est mort » jusqu’a « Clèves », les romans de marie Darrieussecq travaillent les stéréotypes : ce qu’on attend d’une femme, par exemple ; ou les phrases toutes faites autour du deuil, de la maternité, de la virginité.
Dans « il faut beaucoup aimer les hommes » cet homme noir et cette femme blanche se débattent dans l’avalanche de cliches qui entoure les couples qu’on dit « mixtes ». Le roman se passe aussi dans les milieux du cinéma, et sur les lieux d’un tournage Chaotique, peut-être parce qu’on demande a un homme noir de jouer un certain rôle : d’être noir. Et on demande a une femme de se comporter de telle ou telle façon : d’être une femme.
Le titre est tiré d’une phrase de Marguerite Duras qui sert d’exergue : « il faut beaucoup aimer les Hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter. »
miaLéonora Miano, La saison de l’ombre, éd. Grasset, 2013
« Le jour s’apprête à chasser la nuit, sur les terres du clan mulungo, les femmes dorment. Même les yeux fermés les femmes savent qu’il faut se garder des voix sans visage. Le Mal existe. Il sait se faire passer pour autre qu’il n’est. Cependant que faire sans certitude ? Un grand malheur vient de s’abattre sur le village. »Il n’y a pas d’époque, ni de lieu précis, nous sommes en Afrique sub-saharienne, quelque part à l’intérieur des terres, les fils aînés ont disparu, et les femmes en pleurs sont regroupées à l’écart de leur clan.
Quelle est cette catastrophe fondatrice ? Où sont les garçons ? Quelle est la responsabilité des mères ? Faut-il se mettre à la recherche des disparus et comment ? Doit-on accepter l’absence de sépulture ? Les hommes du clan Mulongo ne savent pas combattre, ils respectent la vie. Et pourtant, le Mal existe et il faudra bien y faire face. Peu à peu, au cours d’une quête au moins autant initiatique que réelle et dangereuse, les émissaires du clan, le chef Mukano épris de pouvoir, comme les femmes Eyabe, Ebeise, Ebusi, vont comprendre que leurs voisins, les Bwele, armés et vindicatifs, sont responsables de cette disparition de la chair de leur chair, ces garçons enchaînés et précipités vers la côte, capturés et vendus aux « hommes aux pieds de poule », ces étrangers venus du Nord.Le roman épique et sombre de Léonora Miano traite d’un sujet sensible, la traite négrière, et la complicité d’Africains ligués, par appât du gain, contre leurs semblables ou les peuples voisins.
Un roman historique sur la traite transatlantique ? Non, un roman-conte où l’histoire de l’Afrique sub-saharienne se drape dans une prose magnifique et mystérieuse, que marquent la religion, le mysticisme, la croyance, et « l’obligation d’inventer pour survivre », raconter des histoires, raconter jusqu’à ce que la nuit arrache le dernier conteur à son rêve.

Festival littéraire accueilli à Arles en novembre 2013, Paroles Indigo est le premier rendez-vous des éditeurs arabes et africains et de leurs auteurs avec le grand public.
En proposant une programmation littéraire et ludique destinée aux familles, aux connaisseurs et aux professionnels du livre cette fête du livre arlésienne rassemble tous les publics.
En débats, lectures, contes, expositions, concerts, images, les langues se lient et se délient. Français, wolof, arabe, langue d’oc, bambara, peul… langues maternelles ou langues de vie, venues du Moyen-Orient, du Grand Sud de la Méditerranée ou d’Afrique jusque dans le sud de la France… les langues vont se parler, se chanter, se dire, se lire, se partager et dévoiler leur puissance poétique.

Pour organiser cette belle rencontre un petit coup de pouce serait le bien venu

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